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14/02/2013

Atmosphère années 50 .... évolution du niveau de vie...

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Dès 1948 … après la guerre, à peine a-t-elle pansé ses plaies, Bruxelles se place aux avant-postes du combat pour une Europe Unie. 

 

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Le Benelux, premier rapprochement et le 17 mars de cette même année, la seconde étape : la signature du traité de Bruxelles, consacrant l’alliance étroite de la France, de la Grande-Bretagne, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg.   

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naissance du Bénélux 1947

Au début des années 50, tout a commencé à augmenter ;  par contre, on en avait deux fois plus pour notre argent !

Il faut dire que durant les années 50-60, Bruxelles avait ceci de particulier pour un tout petit pays ; Brasser des affaires gigantesques à l’échelle mondiale !

 

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Le Sénat

Des institutions régularisent la vie de l’argent.  Le sang des affaires circule bien et donne à Bruxelles, qui en est le cœur, des battements ordonnés et paisible. 

 

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La Bourse

A cette époque, on prenait en considération pour le budget, le prix des aliments de base pour le ménage, le prix du chauffage (souvent le charbon à cette époque)  et en extra, un petit budget pour l’habillement et quelques accessoires ménagés.

 

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Ce n’est que vers 1955, que le comportement des citoyens a réellement changé.  Sont venu s’ajouter au budget des extras, les sorties (dancing, cinémas etc.), le prix des transports en communs, les salons de coiffures et d’esthétiques, les jouets sophistiqués pour enfants, la télévision … et la carte de crédit  (une redoutable machine à consommation)  pour ceux qui n’arrivaient pas à suivre…

 

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Collection  de Mr Denis Keller

Série de pochettes photos. Étant donné que votre blog fonctionne surtout par l'imagerie, j'ai trouvé amusant de montrer quelques-unes de ces pochettes anciennes fournies par les magasins de photo pour placer les tirages de leurs clients. C'était au temps où la photo numérique n'existait pas encore et où tout le monde fonctionnait avec de la pellicule "argentique". J'ai sélectionné uniquement des pochettes publicitaires de magasins situés à Bruxelles. Les adresses de ces magasins figurent sur les pochettes.

 

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1958… Bruxelles est fin prête pour montrer au monde entier lors de l’Exposition que  nous sommes un modèle de société tournée vers la finance et le futur….La Banque Nationale étant le régulateur de la vie monétaire et de la tenue du franc, La Belgique se doit d’être à la hauteur de ses ambitions.

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Son gouverneur reste le grand conseil et le frein de tous les gouvernements, quel que soit le parti auquel ils appartiennent.

 

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Le Crédit Communal est le grand trésorier des communes et leur banquier ; c’est un autre élément régulateur qui freine les mégalomanies possibles (disait-on).

 

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Avec sagesse, Bruxelles est devenu la terre d’élection de très grands trust : par exemple, la Société Générales, la Banque de Bruxelles, la Kredietbank, la Banque Lambert, le Groupe Empain, le Groupe Nagelmakers…

 

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Collection Mr Keller Denis

 

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6/ Sabena
Deux étiquettes de bagages des années 1950s

 

C’est la Société Générale qui a construit de toutes pièces l’Union Minière du Haut Katanga.  La Banque de Bruxelles a soutenu de toutes ses forces l’industrie liégeoise.  Le Groupe Empain s’est occupé de la chimie et de l’électricité.

 

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A cette époque, le groupe de la Banque de Bruxelles était conduit par un homme d’une main de fer, le comte de Launoit.  Il mené une des plus vaste opérations financières …. La fusion des trois plus importantes sociétés de métallurgie : Ougrée-Marihaye, John Cockerill et Ferbatil. 

 

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 Le bénéficiaire le plus évident c’était le « standing du pays ».

 

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Quartier Gare Centrale ...Les naveteurs

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Tout un peuple vivait autour de ces banques ;  Le soir, la gare centrale (cité aux falaises de béton) absorbait comme une fourmilière les hommes qui œuvraient à l’accroissement financier du pays. 

 

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Le commerçant qui réalisait un bon chiffre d’affaire portait à la banque le fruit de son dur labeur.

 

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C’était des milliers de commerçants qui contribuaient au « Pactole » et par la suite ils avaient la possibilité d’acheter des actions. 

 

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On pouvait même considérer que le chiffre d’affaires du Bas de la Ville avec ses petits commerçants atteignait la moitié du chiffre d’affaire de l’agglomération entière.  Tous les secteurs de l’activité commerciale étaient représentés. 

 

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Ceux-ci étaient localisés dans des endroits bien précis…. Par exemple : Machines de bureaux dans la rue d’Assaut, bijouteries-horlogeries rue au Beurre, collectionneurs de timbres et monnaies rue du Midi, papiers peints et luminaires rue Blaes, articles de mode rue des Eperonniers…. Et aussi tous les métiers ambulants et autres artisans….. Il y en avait pour tout le monde….. Sans exceptions !

 

 

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Les petites affaires comme les grandes étaient exposées à la lumière de la place publique.  Les rotatives livraient chaque jour au peuple les secrets des affaires en des journaux bourrés de chiffres.  

 

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Bruxelles était la Capitale des Affaires.  Celui qui était « rusé » pouvait devenir puissant…  Une petite entreprise pouvait très vite prospérer.

 

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19-21 Bld du Midi

 

 

Autre exemple d’ascension :

La caisse d’épargne IPPA connaît après la deuxième guerre mondiale, un essor fulgurant. 

Les sièges et bureaux se multiplient dans les années 50, le siège de Bruxelles vient occuper de nouveaux locaux. 

Le chiffre d’affaire ne cesse d’augmenter.  Le premier milliard de dépôts  d’épargne est atteint en 1951, le dixième en 1967. 

Le nombre d’agences n’a cessé de s’accroître… d’une agence en 1903, il passe à plus de 1.400 en 1970 !

Au vu de son succès, IPPA créera le groupe TRANSGA, la compagnie immobilière qui offrira à ceux qui préfèrent placer leur argent dans des « briques » ou des terrains, un large choix de placements immobiliers.  

 

 

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 On commence dès lors à parler de pouvoir d’achat et de consommateurs… On s’imaginait que l’avenir serait « rose »… Un peu le rêve américain… Le niveau de vie était plus élevé et les salaires augmentaient… s’ajoutaient à cela, les avantages divers comme une deuxième semaine de congés payés et les allocations familiales… Rien d’alarmant puisque jusqu’au début des années 60, le taux de chômage était de 2,3%...

 

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prévoyance sociale ancien

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C’est le 18 décembre 1957 que Delhaize le Lion inaugure le premier magasin « self-service » à la place Flagey à Ixelles….C’était un genre de magasin à « l’américaine ».  Très bonne stratégie pour l’époque puisque l’endroit était desservit par le tram, il y avait un parking et on pouvait compter sur de nombreux habitants à « fort pouvoir d’achat ». 

Les gens repartaient avec leurs victuailles emballées dans des sacs en papier brun et la viande était déjà préemballée. 

Toute la presse parlait de cette nouvelle manière de faire ses achats mais d’abord en la critiquant ! 

 

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Photo Pub Monoprix en France (idem)

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En 1959, les enfants font la découverte de Barbie pour les filles et les garçons ne sont pas en reste non plus …. Les grands magasins regorgent d’idées pour attirer les familles…. Et à la Saint Nicolas, c’est dans un décor féérique que les enfants sages découvrent toutes les nouveautés dans le monde du jouet…

 

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Collection de Mr Vanstenkiste...... attraction lors de la Saint Nicolas à l'Innovation dans les années 50

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Innovation années 50

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Pour les garçons

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Rayon ménager miniature pour les filles

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Décembre 1951, les merveilleuses poupées à l'Innovation... Le rêve de chaque petite fille....

Merci à Monsieur Vansteenkiste de nous faire partager ces souvenirs

 

Témoignage de Mr Denis Keller

 

Grands magasins : ici je dois raconter. Lorsque j'étais enfant dans les années 1940s et 50s les grands magasins exerçaient sur moi une fascination fantastique. C'était un univers de rêve que l'on visitait en famille. Pas nécessairement pour acheter mais pour voir et découvrir toutes les nouveautés de l'époque où le modernisme et le confort étaient des thèmes essentiels. On accédait encore aux étages par des ascenseurs grillagés "conduits" par un liftier en uniforme et gants blancs qui annonçaient les départements à chaque étage. Les plus modernes commençaient à disposer d'Escalator mécaniques en bois. La concurrence entre ces grands magasins était assez forte et chacun proposait des événements attractifs : goûters dansants, émissions radiophoniques en direct, des fauves en cage de verre, etc... Les vitrines de fêtes (St Nicolas, Pâques, Noël, Nouvel an,...) étaient magnifiques et animées même avec des personnages vivants. Les premières télévisions étaient exposées en fonctionnement en vitrine et étaient une attraction populaire qui attirait beaucoup de monde. C'était aussi l'époque où on pouvait écouter, chez les disquaires, les premiers disques en Vinyle dans des cabines individuelles sur un tourne-disque à aiguille saphir et avec le son mono et pas stéréo car l’hi-fi n'existait pas encore.

La plupart des jeunes femmes ont un emploi en dehors de leur foyer et l’arrivée des électroménagers facilitent  la vie de celles-ci. 

 

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1er Bic à 4 couleurs1950

 

 

On retrouve dans ce nouveau mode de vie, le confort de la cuisine équipée et la généralisation de l’achat d’un frigo, d’une cocotte minute et de poêle Tefal, d’une machine à laver le linge avec rouleau pour l’essorage et de la poudre à lessiver, les détergents miracles font également leur apparition etc ...  Et les crédits explosent… notamment  pour l’achat d’une voiture …  

 

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Durant cette décennie, on dépense, on gaspille, on vit « bien », on s’invite au restaurant, certains investissent, d’autres s’offrent des vacances à l’étranger, on fume, on danse, on fait la fête…  La vie est devenue si paisible… du moins pour une grande majorité d’employés, de fonctionnaires et de commerçants…

 

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1955

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Rue Neuve

Qu’en était-il des préoccupations de nos parlementaires pour satisfaire la population durant ce temps-là ? (petit rappel)…

 

De 1910 aux années 50, plus de 80% des artères de la ville, y compris celles du centre, étant neuves, remaniées ou reconstruites, le rythme des travaux d’urbanisme fut incessant. 

 

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Vue sur les Bas Fonds 1955

 

Les deux périodes de guerre, les crises économiques et monétaires, la dénatalité, la substitution d’impulsions collectives et trop souvent mesquines aux larges et efficientes initiatives léopoldiennes, ont fait que ...

 

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Impasse de la Maternité

...plus des trois quarts des « taudis » et impasses furent rayées de la carte du Pentagone ; tandis qu’une autre grande partie des immeubles « anciens » de la capitale ont été cédés à des investisseurs étrangers, à de  grandes sociétés ou même aux banques… Un paradis pour les promoteurs…  

 

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Quant aux bruxellois, après avoir vécu dans des anciens quartiers sans confort,  ils ont préférés s’établir ailleurs….

 

Les couples qui travaillaient dans le privé ou dans l’administration pouvaient   s’offrir  le luxe de l’achat à crédit d’un appartement.

 

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La construction de grands nouveaux  immeubles situés dans d’autres communes et dans des quartiers paisibles et verdoyants à proximité du centre de la ville a encouragé la population à déménagé. 

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Les autres, aux revenus plus modestes se sont peu à peu installés en « banlieue » laissant la place aux utopistes….et aux indéracinables bruxellois.

 

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Il faut dire qu’après la guerre, les vieilles pierres n’intéressaient plus grand monde. 

Suite à la demande et à l’offre de crédit des banques, le béton coulait à flots aux quatre coins de la capitale !

 

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Tunnel Rogier vers Viaduc direction Koekelberg

 

On reprit, après maintes tergiversations, les travaux de la Jonction et du Mont des Arts, du percement des tunnels à travers la ville. 

Ces travaux d’urbanisme conjuguèrent leurs effets à ceux de la « City Building »… processus commun au centre de toutes les grandes villes contemporaines.

 

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1954

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CEE

 

Il faut noter que durant cette période, les expropriations urbanistiques  on coûté quelque 30.000 habitants, dont la moitié pour la Jonction.  Et la prolifération des constructions non destinées à l’habitation jointe au progrès de la dénatalité en ont fait disparaître plus de 50.000 autres.

Durant des dizaines d’années, certains quartiers fantômes en attente des grands travaux ont été la terre d’accueil des plus démunis.

 

 

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La place était faite pour accueillir le monde de la finance des spéculateurs et des affaires…..  Il n’y avait plus qu’à attendre que le temps fasse sont travail sur l’état de délabrement de ces vieux quartiers…

 

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Les constructions incessantes de nouveaux immeubles dans les faubourgs de la ville, l’installation du métro en sous-sol, l’ouverture de galeries commerçantes etc.… offraient un tel nombre de postes que la Belgique dû faire appel à la main d’œuvre étrangère.

 

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Malgré tout ces projets grandioses, où allait-on loger toutes ces nouvelles familles ?.... Réponse : Tant qu’il n’y avait pas d’avis de démolition…

Dans ces fameux quartiers « fantômes)…. En attendant les propositions des grands promoteurs… 

 

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Vue de la Colonne du Congrès en 1954

Considérée comme un paradis fiscal avec une sécurité sociale à la pointe que rêver de mieux pour  y vivre paisiblement ?  La Belgique offrait tous les avantages sociaux et l’aide nécessaire à l’intégration des familles …

 

 

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Paisible Marché place Ste Catherine années 50

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Le Vieux Marché dans les années 50.... les bonnes affaires...

 

 

 

 

La Belgique à accueillit a bras ouverts ces nouvelles populations venue de si loin qui allaient se joindre à nous pour contribuer à l’essor de nos économies !

 

Avec 1.248.310 d’habitants en région bruxelloise en 1959 que devions-nous craindre ? 

Un tel essor au niveau économique et social faisait de notre capitale l’endroit idéal pour évoluer dans la société.   Chacun y trouvait sa place.   Et puis avec un taux de chômage aussi bas…. Pourquoi redouter le futur ?  Dans  l’euphorie de la  réussite sociale et économique, étions-nous en mesure de prévoir la crise en 2007 ?

 

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1954

 

 

Paradoxalement,  les gens troublés par des nouvelles pessimistes venant de tous côtés, il était déjà devenu courant d’entendre parler « du bon vieux temps » dans les années 60-70 !..... Celui d’avant 1914 !

 

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Eh oui…. Il semblerait qu’il a bien existé…. Et pourtant…

 

La marchandise était de bon aloi et l’ersatz n’encombrait pas nos tiroirs. 

 

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Au parc de Bruxelles 2 1954.jpg

 

 

Le bon vieux temps peut-être regretté par les poètes et par les riches, PAS par les ouvriers.

Pour créer un pays aussi riche, il en a fallut des sacrifices, des révolutions et des débats.

Avec un salaire considéré comme « beau » à  l’époque de 4,25FB par jour  pour un receveur de tram, seuls dans l’industrie privée, des contremaîtres de valeur arrivaient à cent sous !

Sans compter les heures de travail qui n’étaient pas encore réglementées !

 

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Terrasse à la Bourse.... un matin... bien animé et pourtant paisible...

 

 

Pourtant, ……Mon dieu qu’il faisait bon vivre ici !

 

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26/01/2013

Le ventre de Bruxelles... les halles et les marchands

 

 

 

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Les Halles Centrales étaient situées rue de la Vierge Noire, c’est la ville qui décida de construire celles-ci en 1873 à la place de l’ancien lit de la Senne. 

 

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Composée de deux ailes, et séparée par un passage menant à la rue Grétry. 

Ce fut le pôle du négoce jusqu’en 1892. 

 

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sous l'occupation....

 

En 1893, l’aile nord (dit le Pôle Nord)  fut aménagée en une vaste patinoire l’hiver et l’été se muait en un music-hall de 2.000 places (Palais d’Eté). 

 

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Durant 40 ans, l’endroit ne se désemplit jamais… 

Durant la guerre de 40-45, il y avait un vaste cynodrome (piste qui sert aux courses de Lévriers) avec lapin mécanique…. Un vrai lieu de paris !

 

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En 1916, durant les temps difficiles, ont y faisait la file pour un peu de beurre

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A l'occasion du 75ème anniversaire de la Belgique.  Cortège de St Médard patron des Jardiniers à la fête de Halles et Marchés bruxellois

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En vue de la transformation radicale du Vieux Bruxelles et afin d’accueillir les touristes durant l’exposition de 1958, la ville décida en 1957 de démolir l’aile gauche pour faire place à un vaste parking nommé « Parking 58 »….

L’aile sud fut maintenue jusqu’au milieu des années 60…. Le rez-de-chaussée fut occupé par le magasin PRIBA. 

A ce jour, ce bloc de béton et ce parking défigurent le quartier !

 

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Les halles de Bruxelles ont une physionomie particulière.  C’est le meilleur endroit pour y découvrir les habitants sous leurs véritables aspects.  On y savoure la réelle personnalité de chacun  et le savoureux accent de la ville résonne à chaque coin de rue. 

Ce sont comme on dit : « les gagne-petit »… ceux qui exercent toutes sortes de métiers pour pouvoir joindre les deux bouts. 

Malgré le fait que Bruxelles s’agrandit et s’embourgeoise peu à peu, il y a aussi les familles nombreuses qui vivent dans des quartiers plus pauvres et qui font face au coût de la vie qui devient jour après jour de plus en plus chère. 

Lorsque l’on a plusieurs bouches à nourrir, il faut se débrouiller et accepter d’effectuer son commerce à même le trottoir….

Combien de ces humbles ne se rencontraient-ils pas dans les rues à l’époque et dont l’existence dépendait d’abord du temps, puis de l’intérêt public ?

 

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Ces cris disparus ou noyés dans le brouhaha actuel, resteront pour nous le symbole de la vie quiète et assurée, à jamais perdue…..

 

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Dans les halles, partout s’empilent les fruits, les légumes, les poissons, les viandes, les volailles, les fleurs… toutes sortes de victuailles sont exposées en attente de la criée…

 

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Après transactions en publique, toute cette marchandise quitte colis par colis, les halles en direction des marchés. 

 

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A la criée aux poissons, les poissons de rivière et de mer sont entassés dans d’énormes paniers.

Dans la galerie les revendeurs et les restaurateurs se disputent franc par franc les lots.  Le tout se déroule dans une ininterrompue criaillerie et dans un brouhaha continu. 

Certains s’apostrophent et dans un langage assez coloré reprochent aux vendeurs la hausse des prix. 

 

 

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Sitôt l’achat conclut, le marchand empoigne son lot et s’en va en direction d’un marché pour revendre à son tour et pour un maigre bénéfice sa découverte du jour.

 

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Au marché aux poissons, il y a plusieurs longues rangées d’étals.  Les poissonnières sont au poste, guettant le regard du client.  Gare à sa voisine si celle-ci vend d’avantage ou rabat ses prix !

 

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C’était aussi la brouette chargée de trois larges paniers plats, hauts d’un peu plus d’une main sur champ et superposés, grouillants d’anguilles.  Un long cri en deux notes « Pa…ling » attirait la ménagère munie d’un récipient dans lequel s’agitaient aussitôt les anguilles écorchées et dépouillées, jetées une à une  avec dextérité par la marchande.

Le spectacle plutôt répugnant mais irrésistible à notre curiosité, se renouvelait chaque semaine. 

 

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On entendait aussi les cris de « Guèrenaude en crabbe » !  « Caricole ! Caricole » !  Ce sont les crevettes et les carrick attendus.  Le vendredi, c’est la brouette chargée d’un sac de moules et l’annonce « Mosselo » modulée par le marchand. 

 

Au bout d’un certain temps, l’odeur de la marée vous gagne les narines et vous pousse au dehors.

 

A la criée aux légumes, les restaurateurs et les verdurières se disputent les prix.  A chaque vente de colis, on ouvre le suivant et on le présente au public.  Le crieur, une main dans la poche et l’autre levée se pique d’être « dans le vent » et se force à parler un français « pincé ». 

 

A la criée de la viande, le monde s’amasse … c’est à cet endroit que se décidera la base du plat du jour que le restaurateur servira à la carte et que la ménagère présentera à sa grande famille.  Les prix sont tellement intéressants que les bouchers de la ville rougissent de colère. 

 

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Un peu plus loin, il y a le domaine « crèmerie »… du beurre, du fromage, des œufs…. Les marchandes vous accostent le bras tendu avec ou bout d’un couteau la preuve de la qualité de son produit. Il faut dire qu’en ces temps, la rumeur rapporte que certaines « victuailles » sont « artificielles » !

 

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Soudain résonne au lointain « Mosselen … les huîtres du peuple »… et là se plante un marchand avec une brouette remplie de moules…. De la gastronomie au détail ! …. De vieille tradition religieusement respectée par les bruxellois et pour deux centimes, il vous est permis de manger des moules crues… En général, entre la dixième et la quinzième moule, et à cause de la sauce qui les accompagnent, vous êtes gagné par une petite toux…

 

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Aux environs des halles et de chaque marché, il y a aussi la marchande « de contrebande »… panier au bras, elle exerce sans patente un commerce qui risque de lui rapporter plus d’ennuis que de réels bénéfices…. Souvent, la police les chasse….

 

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Trienneke et ses fleurs à la bourse … arrivée à l’aube, elle quitte son emplacement qu’à la tombée du jour…. Longtemps elle a fait partie du folklore du quartier….

 

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Nille de citroenwaaif…. Pétronille la marchande de citron s’était établi rue de Flandre… proche du vismet…

 

Swaske débite sa marchandise à l’abri d’une porte cochère près du Marché Ste Catherine…chaque jour, elle y vend des œufs, du beure et du fromage…

 

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Tanneken (Anna) se promène sur le boulevard, d’un côté à l’autre de la chaussée, son panier empli de petits bouquets qu’elle confectionne la nuit. 

 

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Le marchand de mouron

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Voici quelques expressions bruxelloises :

Aberdoen : désigne la ville d’Aberdeen en Ecosse, l’endroit de la pêche à la morue.

« Rotten aberdoen » : injure désignant une personne âgée négligée.

Afzetter : voleur à la petite semaine

Babbeleir : personne qui parle beaucoup et souvent sans discernement

Bibberer : trembler …. Avoir le « bibbe »

Bleiter : personne qui se plaint à tout propos

Buffel ou Goulaf : Gros mangeur … gourmand…. Glouton …

Deevegge : Voleuse

Den deuvel on â nek : (le diable sur la nuque)…. Va au diable !

Doemei ben ik dik (avec ça je suis gros) : « Ca me fait une belle jambe » !

Gardevil : agent de police ou on peut dire aussi Ajoen (oignon) … qui faisait allusion à la forme de leurs casques

Ieten Boek : chaud lapin

Loerik : paresseux

 

20/01/2013

Bruxelles sous la neige

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29 décembre 1893, récolte de glace au Bois de la Cambre.

Sacrée aubaine pour les marchands de glace que cet hiver rigoureux : la glace atteint cette année de 20 à 21 cm d’épaisseur !  C’est un objet de curiosité que la façon dont s’effectue la récolte de glace.  Nombre de promeneurs, malgré le froid intense, viennent sur les bords des étangs du bois voir comment on la pratique.  Montés sur des bateaux, les ouvriers brisent la couche gelée à l’aide de longues piques.  Près de la rive, des chariots reçoivent les glaçons qui sont emmagasinés jusqu’à l’été pour fournir les nombreuses glacières de la capitale.  Après un hiver comme celui que nous subissons actuellement, les Bruxellois ne risquent pas de manquer de glace l’été prochain : il est le plus rude que nous ayons connu depuis dix ans.

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Le 24 janvier 1886, il a neigé sur Bruxelles toute la journée.  Très rapidement, la ville s’est recouverte d’un épais manteau blanc, qui a perturbé le trafic dans le centre, spécialement celui des omnibus à traction chevaline.  Dans la soirée, la Grand’Place revêtait une allure fantasmagorique.  Aspect encore accentué par les deux grands mâts électrique récemment installés en son centre et dont la lumière crue allume de bizarres reflets sur le sol enneigé.  Cette débauche de lumière que certains ont critiquée est aujourd’hui la bienvenue : elle permet aux balayeurs de déblayer la place, tandis que les habitants du quartier peuvent dorénavant y circuler une fois la nuit tombée.  Sans courir le danger de se voir détroussés par un quelconque malandrin qui profitait de ce coupe-gorge obscur pour perpétrer impunément son forfait.

 

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Bois de la Cambre

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Au Parc de Bruxelles

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En 1886

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Au Parc de Saint-Gilles en 1922

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Le Marchand de marrons chauds.

Les premières froidures de cet hiver 1886 on vu réapparaître dans les rues de la capitale les représentants d’un petit métier ambulant qui forment le décor immuable de notre cité dès que les températures chutent : Les marchands de marrons chauds.  Leur cri, bien connu des habitués, retentit dans les artères du centre et sur les places publiques où ils s’installent pour s’abriter du vent, leur appel traditionnel : « Chauds, chauds les marrons chauds » !  Leur clientèle, composée d’habitués et de passants attirés par le fumet des châtaignes rôtissant sur un feu de charbon de bois ou de coke, comporte nombre d’enfants qui apprécient cette friandise.  Un cornet contenant une douzaine de marrons coûte 5 centimes… Au Prix d’un travail pour le moins ingrat.  Passer son existence à l’extérieur, peu importe le temps, n’a rien d’agréable !

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21 décembre 1922.  Depuis quelques jours, la neige tombe sur Bruxelles, transformant notre capitale en la recouvrant de son blanc manteau.  Qui donc reconnaît encore, sur cette photo, ce carrefour parmi les plus animés de la ville qu’es la Porte de Namur ?  Le mauvais temps en a fait un endroit presque désert où trône, impassible, la Fontaine de Brouckère…

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En ce mois de janvier 2013, nous sommes victimes d'une offensive hivernale.... Pensons aux SDF et aux victimes de la crise

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Malgré les services d'aides qui existent depuis bien des années, agissons ensemble aujourd'hui, ...ne soyez pas indifférents !

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Il y a de plus en plus de personnes seules...Consacrez un peu de votre temps....

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SI VOUS VOYEZ UN SDF EN DETRESSE ou 1 PERSONNE EN DIFFICULTE, MERCI DE BIEN VOULOIR CONTACTER LES SERVICES SUIVANTS :

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En espérant quand-même que cela ne vous mine pas non plus le moral, voici une attraction d'époque pas si lointaine que ça  à WOLUWE ST LAMBERT .... le ski artificiel....

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16/01/2013

petite chronique de 1933 suite

 

 

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Plus de 1800 familles utilisent les carnets de dix coupons, au Théâtre royal de la Monnaie, et font une économie de 20%.  Prix du carnet : 280 FB.

 

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Théâtre de l'Alhambra

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Théâtre Molière

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Le Théâtre du Parc

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Le Cirque Royal

 

La question du chapeau au théâtre est un des graves problèmes de l’heure présente.  Quand le chapeau est interdit aux dames, il en est qui, légitimement, peuvent prétendre que le minuscule bonnet qu’elles portent de côté n’est pas un chapeau.  L’ouvreuse n’est pas de cet avis.  Le bourgmestre Max vient de les mettre d’accord : il a donné pour instructions à la police de tolérer que les dames occupant dans les théâtres les places où les chapeaux est interdit portent des coiffures basses, enserrant la tête et dont les garnitures ne puissent gêner d’autres spectateurs.

 

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Théâtre de la Monnaie et Taxis

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Théâtre Flamand

 

 

 

 

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-La Police bruxelloise compte 1256 personnes.  Un budget de plus de 30 millions.  Signalons que le nombre d’automobilistes qui ont reçu une contravention pour avoir dépassé les 40 km/h en ville s’est élevé à 1834, pour l’ensemble de l’année dernière.

 

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COMMISSAIRE EN CHEF SOUS LES VERROUS

Dimanche 17 décembre 1933, le juge d’instruction Demuylder, après avoir conféré avec M. Simons, premier président de la cour d’appel, a placé sous mandat d’arrêt M. Geroges Angerhausen, a avoué avoir servi d’intermédiaire pour la vente d’huiles et d’essences de la maison Pauwels, avoir touché de ce chef des commissions, et avoir, à la demande de Pauwels, « classé sans suite » plusieurs contraventions ou procès verbaux.

 

GENDARMERIE ET T.S.F.

Le budget de la Gendarmerie, pour 1933, est en diminution de 12 millions environ sur celui de l’année dernière.  Il y a cependant un poste nouveau important : celui de 410.000 FB, qui prévoit la réalisation du réseau permanent de télégraphie sans fil de la Gendarmerie.

A propos, combien y a-t-il d’appareils de T.S.F. en Belgique ? A l’heure actuelle plus de 285.000 détenteurs de postes récepteurs ont acquitté la taxe.  Plus les fraudeurs…..

 

-Le mardi 16 mai 1933, les nouveaux gendarmes motocyclistes chargés de la surveillance de nos routes ont opéré pour la première fois.  Aux environs de Cortenberg, ils ont arrêté un automobiliste, qui avait oublié de corner lors d’un dépassement en rase campagne.  L’automobiliste a reçu des instructions précises sur les règles de la circulation qu’il venait d’enfreindre.

 

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LE CRIME DES SŒURS PAPIN

Le 2 février 2013, dans l’après-midi, un habitant du Mans rentrant chez lui avait découvert sa femme et sa fille étendues sur un palier, le visage broyé, le crâne écrasé et la partie inférieure du corps tailladée.  Les deux bonnes, les sœurs Papin, qui avaient commis ce double meurtre, étaient dans leur chambre.  Elles avouèrent, calmes en apparence, leur forfait.  Trois psychiatres concluent à leur entière responsabilité.

 

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-Le mardi 9 mai 1933, M. Hymans, ministre des Affaires étrangère et vice-président du Conseil des ministres à demandé aux Chambres d’accorder des pouvoirs spéciaux au gouvernement pour une durée de trois mois.  Il les a obtenus.  Début juin, le gouvernement promulguait dix arrêtés-lois dont le but était de rétablir l’équilibre budgétaire.  Traitements, pensions d’ancienneté, pensions de vieillesse subissent une réduction générale de 5%.  Les subventions et les subsides sont réduits de 20%.  Les dépenses d’administration sont diminuées en bloc de 10%.  Une taxe de crise frappe les titulaires de revenus supérieurs à 35.000 FB.  Une contribution d’un et demi pour cent est appliquée à tous les citoyens.  Au mois de juillet, se livre la première bataille politique des ondes : on entend sur les antennes de l’I.N.R. ministres et membres de l’opposition.

 

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-L’Art nègre est à la mode… Les marchands de curiosité, à Bruxelles, Paris, Berlin, Londres, New York, se sont évertués à orner les musées et les salons de statuettes et de masques.  Un tel engouement a inévitablement créé des imitations.  Des objets ont été fabriqués en nombre sur le sol même de l’Afrique, sous la conduite d’Européens malins.

 

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A LA GLOIRE DE LA MAROLLE

 

Ce dimanche 1er juillet 1933 folklore bruxellois a connu une journée exceptionnelle.  Les amis de la zwanze et du délicieux parler bruxellois qui, hélas, se meurt lentement, ont inauguré, en contrebas du Palais de Justice, un bas-relief du sculpteur Pierre Wolf représentant un jour de guindaille dans le vieux quartier populaire de Bruxelles.  Traitée à la manière de Pierre Breughel le vieux, peintre incontesté des liesses brabançonnes, l’œuvre rappelle qu’il fut, lui aussi, habitant de ce quartier (sa maison se situait rue Haute et est enterré dans l’église de la Chapelle… enfin… dit-on).  Ce fut un pittoresque épisode de cette vie populaire de notre capitale qui se termina, comme il se doit, dans les estaminets du quartier, où gueuze, faro et lambic coulèrent à flot.

 

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TRANSFUSION SANGUINE

Le professeur Bogomoletz, membre de l’Académie des sciences de Moscou, vient de signaler que la transfusion du sang pourra désormais être largement opérée.  Cette transfusion en masse a été rendue possible par la découverte d’une méthode de conservation du sang.  C’est ainsi que du sang expédié de Moscou a pu être utilisé dans d’excellentes conditions à Vladivostok, à plus de 10.000 km.

 

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-Hitler plébiscité par 40 millions d’Allemands. 

L’ancien peintre en bâtiment Adolf Hitler, celui-là même qui avait tenté un coup de force à Munich en 1930 mais avait alors échoué, va, en une seule année -1933- prendre le pouvoir absolu en Allemagne.

 

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UN REMOULEUR A L’ ABRI

Décidemment, on n’arrête pas le progrès.  Cet aiguiseur bruxellois a remisé la charrette à bras qu’il poussait de par les rues pour la remplacer par une automobile.  Pour rendre à nouveau tranchants couteaux et ciseaux, notre homme n’a plus besoin de pédaler sur sa meule, puisque celle-ci est entraînée par le moteur.  Mais où s’en va le pittoresque d’hier ?

Que le pittoresque s’en aille, affirme-t-il, n’a guère d’importance pour moi.  Depuis que j’ai mis mon installation au goût du jour, je me fatigue beaucoup moins.  Et, en outre, je n’ai plus à me soucier des intempéries !

 

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11/11/2010

Figure du Vieux Marché Le patriarche de la famille De Staerke

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Hommage à Henri De Staerke dit "Papou".... Merci à "Garçon" pour cette très belle photo.