14/02/2013
Atmosphère années 50 .... évolution du niveau de vie...

Dès 1948 … après la guerre, à peine a-t-elle pansé ses plaies, Bruxelles se place aux avant-postes du combat pour une Europe Unie.

Le Benelux, premier rapprochement et le 17 mars de cette même année, la seconde étape : la signature du traité de Bruxelles, consacrant l’alliance étroite de la France, de la Grande-Bretagne, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg.

naissance du Bénélux 1947
Au début des années 50, tout a commencé à augmenter ; par contre, on en avait deux fois plus pour notre argent !
Il faut dire que durant les années 50-60, Bruxelles avait ceci de particulier pour un tout petit pays ; Brasser des affaires gigantesques à l’échelle mondiale !

Le Sénat
Des institutions régularisent la vie de l’argent. Le sang des affaires circule bien et donne à Bruxelles, qui en est le cœur, des battements ordonnés et paisible.

La Bourse
A cette époque, on prenait en considération pour le budget, le prix des aliments de base pour le ménage, le prix du chauffage (souvent le charbon à cette époque) et en extra, un petit budget pour l’habillement et quelques accessoires ménagés.

Ce n’est que vers 1955, que le comportement des citoyens a réellement changé. Sont venu s’ajouter au budget des extras, les sorties (dancing, cinémas etc.), le prix des transports en communs, les salons de coiffures et d’esthétiques, les jouets sophistiqués pour enfants, la télévision … et la carte de crédit (une redoutable machine à consommation) pour ceux qui n’arrivaient pas à suivre…





Collection de Mr Denis Keller
Série de pochettes photos. Étant donné que votre blog fonctionne surtout par l'imagerie, j'ai trouvé amusant de montrer quelques-unes de ces pochettes anciennes fournies par les magasins de photo pour placer les tirages de leurs clients. C'était au temps où la photo numérique n'existait pas encore et où tout le monde fonctionnait avec de la pellicule "argentique". J'ai sélectionné uniquement des pochettes publicitaires de magasins situés à Bruxelles. Les adresses de ces magasins figurent sur les pochettes.








mettez la souris sur l'image pour connaître le modèle de l'appareil


1958… Bruxelles est fin prête pour montrer au monde entier lors de l’Exposition que nous sommes un modèle de société tournée vers la finance et le futur….La Banque Nationale étant le régulateur de la vie monétaire et de la tenue du franc, La Belgique se doit d’être à la hauteur de ses ambitions.




Son gouverneur reste le grand conseil et le frein de tous les gouvernements, quel que soit le parti auquel ils appartiennent.

Le Crédit Communal est le grand trésorier des communes et leur banquier ; c’est un autre élément régulateur qui freine les mégalomanies possibles (disait-on).


Avec sagesse, Bruxelles est devenu la terre d’élection de très grands trust : par exemple, la Société Générales, la Banque de Bruxelles, la Kredietbank, la Banque Lambert, le Groupe Empain, le Groupe Nagelmakers…

Collection Mr Keller Denis


6/ Sabena
Deux étiquettes de bagages des années 1950s
C’est la Société Générale qui a construit de toutes pièces l’Union Minière du Haut Katanga. La Banque de Bruxelles a soutenu de toutes ses forces l’industrie liégeoise. Le Groupe Empain s’est occupé de la chimie et de l’électricité.


A cette époque, le groupe de la Banque de Bruxelles était conduit par un homme d’une main de fer, le comte de Launoit. Il mené une des plus vaste opérations financières …. La fusion des trois plus importantes sociétés de métallurgie : Ougrée-Marihaye, John Cockerill et Ferbatil.

Le bénéficiaire le plus évident c’était le « standing du pays ».

Quartier Gare Centrale ...Les naveteurs


Tout un peuple vivait autour de ces banques ; Le soir, la gare centrale (cité aux falaises de béton) absorbait comme une fourmilière les hommes qui œuvraient à l’accroissement financier du pays.

Le commerçant qui réalisait un bon chiffre d’affaire portait à la banque le fruit de son dur labeur.

C’était des milliers de commerçants qui contribuaient au « Pactole » et par la suite ils avaient la possibilité d’acheter des actions.


On pouvait même considérer que le chiffre d’affaires du Bas de la Ville avec ses petits commerçants atteignait la moitié du chiffre d’affaire de l’agglomération entière. Tous les secteurs de l’activité commerciale étaient représentés.

Ceux-ci étaient localisés dans des endroits bien précis…. Par exemple : Machines de bureaux dans la rue d’Assaut, bijouteries-horlogeries rue au Beurre, collectionneurs de timbres et monnaies rue du Midi, papiers peints et luminaires rue Blaes, articles de mode rue des Eperonniers…. Et aussi tous les métiers ambulants et autres artisans….. Il y en avait pour tout le monde….. Sans exceptions !

Les petites affaires comme les grandes étaient exposées à la lumière de la place publique. Les rotatives livraient chaque jour au peuple les secrets des affaires en des journaux bourrés de chiffres.

Bruxelles était la Capitale des Affaires. Celui qui était « rusé » pouvait devenir puissant… Une petite entreprise pouvait très vite prospérer.

19-21 Bld du Midi
Autre exemple d’ascension :
La caisse d’épargne IPPA connaît après la deuxième guerre mondiale, un essor fulgurant.
Les sièges et bureaux se multiplient dans les années 50, le siège de Bruxelles vient occuper de nouveaux locaux.
Le chiffre d’affaire ne cesse d’augmenter. Le premier milliard de dépôts d’épargne est atteint en 1951, le dixième en 1967.
Le nombre d’agences n’a cessé de s’accroître… d’une agence en 1903, il passe à plus de 1.400 en 1970 !
Au vu de son succès, IPPA créera le groupe TRANSGA, la compagnie immobilière qui offrira à ceux qui préfèrent placer leur argent dans des « briques » ou des terrains, un large choix de placements immobiliers.

On commence dès lors à parler de pouvoir d’achat et de consommateurs… On s’imaginait que l’avenir serait « rose »… Un peu le rêve américain… Le niveau de vie était plus élevé et les salaires augmentaient… s’ajoutaient à cela, les avantages divers comme une deuxième semaine de congés payés et les allocations familiales… Rien d’alarmant puisque jusqu’au début des années 60, le taux de chômage était de 2,3%...


prévoyance sociale ancien

C’est le 18 décembre 1957 que Delhaize le Lion inaugure le premier magasin « self-service » à la place Flagey à Ixelles….C’était un genre de magasin à « l’américaine ». Très bonne stratégie pour l’époque puisque l’endroit était desservit par le tram, il y avait un parking et on pouvait compter sur de nombreux habitants à « fort pouvoir d’achat ».
Les gens repartaient avec leurs victuailles emballées dans des sacs en papier brun et la viande était déjà préemballée.
Toute la presse parlait de cette nouvelle manière de faire ses achats mais d’abord en la critiquant !

Photo Pub Monoprix en France (idem)






En 1959, les enfants font la découverte de Barbie pour les filles et les garçons ne sont pas en reste non plus …. Les grands magasins regorgent d’idées pour attirer les familles…. Et à la Saint Nicolas, c’est dans un décor féérique que les enfants sages découvrent toutes les nouveautés dans le monde du jouet…

Collection de Mr Vanstenkiste...... attraction lors de la Saint Nicolas à l'Innovation dans les années 50

Innovation années 50

Pour les garçons

Rayon ménager miniature pour les filles

Décembre 1951, les merveilleuses poupées à l'Innovation... Le rêve de chaque petite fille....
Merci à Monsieur Vansteenkiste de nous faire partager ces souvenirs
Témoignage de Mr Denis Keller
Grands magasins : ici je dois raconter. Lorsque j'étais enfant dans les années 1940s et 50s les grands magasins exerçaient sur moi une fascination fantastique. C'était un univers de rêve que l'on visitait en famille. Pas nécessairement pour acheter mais pour voir et découvrir toutes les nouveautés de l'époque où le modernisme et le confort étaient des thèmes essentiels. On accédait encore aux étages par des ascenseurs grillagés "conduits" par un liftier en uniforme et gants blancs qui annonçaient les départements à chaque étage. Les plus modernes commençaient à disposer d'Escalator mécaniques en bois. La concurrence entre ces grands magasins était assez forte et chacun proposait des événements attractifs : goûters dansants, émissions radiophoniques en direct, des fauves en cage de verre, etc... Les vitrines de fêtes (St Nicolas, Pâques, Noël, Nouvel an,...) étaient magnifiques et animées même avec des personnages vivants. Les premières télévisions étaient exposées en fonctionnement en vitrine et étaient une attraction populaire qui attirait beaucoup de monde. C'était aussi l'époque où on pouvait écouter, chez les disquaires, les premiers disques en Vinyle dans des cabines individuelles sur un tourne-disque à aiguille saphir et avec le son mono et pas stéréo car l’hi-fi n'existait pas encore.
La plupart des jeunes femmes ont un emploi en dehors de leur foyer et l’arrivée des électroménagers facilitent la vie de celles-ci.


1er Bic à 4 couleurs1950
On retrouve dans ce nouveau mode de vie, le confort de la cuisine équipée et la généralisation de l’achat d’un frigo, d’une cocotte minute et de poêle Tefal, d’une machine à laver le linge avec rouleau pour l’essorage et de la poudre à lessiver, les détergents miracles font également leur apparition etc ... Et les crédits explosent… notamment pour l’achat d’une voiture …





Durant cette décennie, on dépense, on gaspille, on vit « bien », on s’invite au restaurant, certains investissent, d’autres s’offrent des vacances à l’étranger, on fume, on danse, on fait la fête… La vie est devenue si paisible… du moins pour une grande majorité d’employés, de fonctionnaires et de commerçants…






1955

Rue Neuve
Qu’en était-il des préoccupations de nos parlementaires pour satisfaire la population durant ce temps-là ? (petit rappel)…
De 1910 aux années 50, plus de 80% des artères de la ville, y compris celles du centre, étant neuves, remaniées ou reconstruites, le rythme des travaux d’urbanisme fut incessant.

Vue sur les Bas Fonds 1955
Les deux périodes de guerre, les crises économiques et monétaires, la dénatalité, la substitution d’impulsions collectives et trop souvent mesquines aux larges et efficientes initiatives léopoldiennes, ont fait que ...


Impasse de la Maternité
...plus des trois quarts des « taudis » et impasses furent rayées de la carte du Pentagone ; tandis qu’une autre grande partie des immeubles « anciens » de la capitale ont été cédés à des investisseurs étrangers, à de grandes sociétés ou même aux banques… Un paradis pour les promoteurs…

Quant aux bruxellois, après avoir vécu dans des anciens quartiers sans confort, ils ont préférés s’établir ailleurs….
Les couples qui travaillaient dans le privé ou dans l’administration pouvaient s’offrir le luxe de l’achat à crédit d’un appartement.

La construction de grands nouveaux immeubles situés dans d’autres communes et dans des quartiers paisibles et verdoyants à proximité du centre de la ville a encouragé la population à déménagé.

Les autres, aux revenus plus modestes se sont peu à peu installés en « banlieue » laissant la place aux utopistes….et aux indéracinables bruxellois.

Il faut dire qu’après la guerre, les vieilles pierres n’intéressaient plus grand monde.
Suite à la demande et à l’offre de crédit des banques, le béton coulait à flots aux quatre coins de la capitale !

Tunnel Rogier vers Viaduc direction Koekelberg
On reprit, après maintes tergiversations, les travaux de la Jonction et du Mont des Arts, du percement des tunnels à travers la ville.
Ces travaux d’urbanisme conjuguèrent leurs effets à ceux de la « City Building »… processus commun au centre de toutes les grandes villes contemporaines.

1954



CEE
Il faut noter que durant cette période, les expropriations urbanistiques on coûté quelque 30.000 habitants, dont la moitié pour la Jonction. Et la prolifération des constructions non destinées à l’habitation jointe au progrès de la dénatalité en ont fait disparaître plus de 50.000 autres.
Durant des dizaines d’années, certains quartiers fantômes en attente des grands travaux ont été la terre d’accueil des plus démunis.

La place était faite pour accueillir le monde de la finance des spéculateurs et des affaires….. Il n’y avait plus qu’à attendre que le temps fasse sont travail sur l’état de délabrement de ces vieux quartiers…

Les constructions incessantes de nouveaux immeubles dans les faubourgs de la ville, l’installation du métro en sous-sol, l’ouverture de galeries commerçantes etc.… offraient un tel nombre de postes que la Belgique dû faire appel à la main d’œuvre étrangère.

Malgré tout ces projets grandioses, où allait-on loger toutes ces nouvelles familles ?.... Réponse : Tant qu’il n’y avait pas d’avis de démolition…
Dans ces fameux quartiers « fantômes)…. En attendant les propositions des grands promoteurs…

Vue de la Colonne du Congrès en 1954
Considérée comme un paradis fiscal avec une sécurité sociale à la pointe que rêver de mieux pour y vivre paisiblement ? La Belgique offrait tous les avantages sociaux et l’aide nécessaire à l’intégration des familles …

Paisible Marché place Ste Catherine années 50

Le Vieux Marché dans les années 50.... les bonnes affaires...
La Belgique à accueillit a bras ouverts ces nouvelles populations venue de si loin qui allaient se joindre à nous pour contribuer à l’essor de nos économies !
Avec 1.248.310 d’habitants en région bruxelloise en 1959 que devions-nous craindre ?
Un tel essor au niveau économique et social faisait de notre capitale l’endroit idéal pour évoluer dans la société. Chacun y trouvait sa place. Et puis avec un taux de chômage aussi bas…. Pourquoi redouter le futur ? Dans l’euphorie de la réussite sociale et économique, étions-nous en mesure de prévoir la crise en 2007 ?

1954
Paradoxalement, les gens troublés par des nouvelles pessimistes venant de tous côtés, il était déjà devenu courant d’entendre parler « du bon vieux temps » dans les années 60-70 !..... Celui d’avant 1914 !

Eh oui…. Il semblerait qu’il a bien existé…. Et pourtant…
La marchandise était de bon aloi et l’ersatz n’encombrait pas nos tiroirs.



Le bon vieux temps peut-être regretté par les poètes et par les riches, PAS par les ouvriers.
Pour créer un pays aussi riche, il en a fallut des sacrifices, des révolutions et des débats.
Avec un salaire considéré comme « beau » à l’époque de 4,25FB par jour pour un receveur de tram, seuls dans l’industrie privée, des contremaîtres de valeur arrivaient à cent sous !
Sans compter les heures de travail qui n’étaient pas encore réglementées !


Terrasse à la Bourse.... un matin... bien animé et pourtant paisible...
Pourtant, ……Mon dieu qu’il faisait bon vivre ici !





18:50 Publié dans anderlecht, ANNEES 50, automobile, aviation, aérodrome,sabena, bas fonds, BRUXELLES, ET PENDANT CE TEMPS LA A BRUXELLES ..., fêtes,foires,fêtes forraines, horta,maison du peuple,architecture,art nouveau, Incendie Innovation et catastrophes, jeux,jouets d'autrefois,livres enfance, manneken-pis, Marolle, marolles, Place de Brouckère, Place de la Chapelle, PORTRAITS, RESTAURANTS CUISINE ET GUIDE DE BRUXELLES, vieux marché,place du jeu de balle,aemet,puces de Bruxelles et environs, vieux quartiers, vismet - marchés-port de bruxelles,canal,senne | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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20/01/2013
Bruxelles sous la neige

29 décembre 1893, récolte de glace au Bois de la Cambre.
Sacrée aubaine pour les marchands de glace que cet hiver rigoureux : la glace atteint cette année de 20 à 21 cm d’épaisseur ! C’est un objet de curiosité que la façon dont s’effectue la récolte de glace. Nombre de promeneurs, malgré le froid intense, viennent sur les bords des étangs du bois voir comment on la pratique. Montés sur des bateaux, les ouvriers brisent la couche gelée à l’aide de longues piques. Près de la rive, des chariots reçoivent les glaçons qui sont emmagasinés jusqu’à l’été pour fournir les nombreuses glacières de la capitale. Après un hiver comme celui que nous subissons actuellement, les Bruxellois ne risquent pas de manquer de glace l’été prochain : il est le plus rude que nous ayons connu depuis dix ans.



Le 24 janvier 1886, il a neigé sur Bruxelles toute la journée. Très rapidement, la ville s’est recouverte d’un épais manteau blanc, qui a perturbé le trafic dans le centre, spécialement celui des omnibus à traction chevaline. Dans la soirée, la Grand’Place revêtait une allure fantasmagorique. Aspect encore accentué par les deux grands mâts électrique récemment installés en son centre et dont la lumière crue allume de bizarres reflets sur le sol enneigé. Cette débauche de lumière que certains ont critiquée est aujourd’hui la bienvenue : elle permet aux balayeurs de déblayer la place, tandis que les habitants du quartier peuvent dorénavant y circuler une fois la nuit tombée. Sans courir le danger de se voir détroussés par un quelconque malandrin qui profitait de ce coupe-gorge obscur pour perpétrer impunément son forfait.



Bois de la Cambre

Au Parc de Bruxelles


En 1886

Au Parc de Saint-Gilles en 1922

Le Marchand de marrons chauds.
Les premières froidures de cet hiver 1886 on vu réapparaître dans les rues de la capitale les représentants d’un petit métier ambulant qui forment le décor immuable de notre cité dès que les températures chutent : Les marchands de marrons chauds. Leur cri, bien connu des habitués, retentit dans les artères du centre et sur les places publiques où ils s’installent pour s’abriter du vent, leur appel traditionnel : « Chauds, chauds les marrons chauds » ! Leur clientèle, composée d’habitués et de passants attirés par le fumet des châtaignes rôtissant sur un feu de charbon de bois ou de coke, comporte nombre d’enfants qui apprécient cette friandise. Un cornet contenant une douzaine de marrons coûte 5 centimes… Au Prix d’un travail pour le moins ingrat. Passer son existence à l’extérieur, peu importe le temps, n’a rien d’agréable !

21 décembre 1922. Depuis quelques jours, la neige tombe sur Bruxelles, transformant notre capitale en la recouvrant de son blanc manteau. Qui donc reconnaît encore, sur cette photo, ce carrefour parmi les plus animés de la ville qu’es la Porte de Namur ? Le mauvais temps en a fait un endroit presque désert où trône, impassible, la Fontaine de Brouckère…

En ce mois de janvier 2013, nous sommes victimes d'une offensive hivernale.... Pensons aux SDF et aux victimes de la crise

Malgré les services d'aides qui existent depuis bien des années, agissons ensemble aujourd'hui, ...ne soyez pas indifférents !

Il y a de plus en plus de personnes seules...Consacrez un peu de votre temps....




SI VOUS VOYEZ UN SDF EN DETRESSE ou 1 PERSONNE EN DIFFICULTE, MERCI DE BIEN VOULOIR CONTACTER LES SERVICES SUIVANTS :

En espérant quand-même que cela ne vous mine pas non plus le moral, voici une attraction d'époque pas si lointaine que ça à WOLUWE ST LAMBERT .... le ski artificiel....

16:38 Publié dans BELGIQUE, BRUXELLES, divers, journaux, ET PENDANT CE TEMPS LA A BRUXELLES ..., fêtes,foires,fêtes forraines, Incendie Innovation et catastrophes, ixelles,watermael boitsfort, ixelles,watermael boitsfort, jeux,jouets d'autrefois,livres enfance, petits métiers d'autrefois, vieux quartiers, Woluwe-st lambert,st pierre,... | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
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10/01/2013
Chez Toone à l'époque ....

Pendant la semaine sainte, Toone met en scène le Vrai Mystère de la Passion de Notre-Seigneur. Alors que tous les personnages sont présents sur la scène, la Vierge s’approche de son fils pour le réconforter. Le Christ, infiniment las, lui répond : « Och, Moema ! Ik hem flanelle biene ! ». Dit dans le langage de chez nous, par les acteurs de Toone, n’est-ce pas là un moment des plus émouvants du théâtre ?

Dans les coulisses, les plus grands noms de l’histoire : Charlemagne-à-la-barbe-fleurie, Poepa, le duc de Guise, Blache de Nevers, Lagardère, les spadassins, la Sainte-Vierge, Jeudass, Juuzeke et tant d’autres.
La préférence de Toone va aux pièces de cape et d’épée dans lesquelles les nobles chevaliers sont aux prises avec les vilains traîtres.

Toone leur fait parler tous la même langue mais il parvient à se placer dans la peau de chacun de ses personnages.
Ses représentations ont fait les délices de Bruxelles-Kermesse, à l’exposition universelle de 1910.
Extrait du livre « La rue Bruxelloise vers 1900 » de la CGER


1931, Toone est ressuscité ! C’est dans un des coins les plus pittoresques de la rue Haute, au n°6 de la rue Christine, que s’est ouvert en cette fin du mois de mars le théâtre de marionnettes de Toone V, plus communément dénommé Daniel Van Landewijck. Il succède à Jan de Crol.
Extrait du journal « Le Soir »

Noël chez Toone.
Vers les années 1917-18, le grand écrivain belge Michel de Ghelderode entreprit la tâche de mettre par écrit, pour qu’elle ne se perde jamais la tradition orale qui se transmettait de père en fils dans la dynastie des montreurs de marionnettes et qui remontait à l’époque de la domination espagnole. Dans ce but, il se mit à fréquenter assidûment les Marolles et recueillit de la bouche de Jean Hembauf, dit Toone IV, les éléments nécessaires à la rédaction de ces petits chefs-d’œuvre de folklore.

Voici en résumé l’histoire de la Nativité telle que José Géal 6ème de la dynastie des Toone la présent encore aujourd’hui.
-La scène du castelet représente Béthléem où Joseph et Marie se sont rendus pour calcul des enfants. La ville de la Nativité est présentée sous l’aspect… de la Grand’Place de Bruxelles.
Le préposé à l’ordre public n’est autre qu’un brave ajoein ou stockagent (agent de police) de la capitale, qui accueille le couple….
L’agent : - Qu’est-ce que vous faites sur la voie publique ? Allei, circulei !
Joseph : - Rien. Nous sommes à la rue. Ayez pitié de nous !
L’agent : Ca est triste. Vous avez l’air de gens convenab’. Si vous êtes pas trop difficiles, prenez la première rue à droite. Vous trouverez une étab’ avec un âne et un bœuf.
Marie : - Merci, monsieur l’agent. Le petit Jésus va naître à minuit…
Un ange de Dieu apparaît aux bergers effrayés. Leurs trognes enluminées, représentant des hommes du peuple, rappellent irrésistiblement les Masques ostendais du peintre James Ensor.
L’ange : - Allez adorer le petit Jésus. Moi, je regarderai à votre troupeau.
Un berger : - Ousqu’y faut aller, Monsieur l’Ange ?
L’ange : - C’est là ousque l’étoile pend dessus.
Les bergers, en chœur : - Allons adorer le petit Jésus qui à froid !
Hérode, le traître de la Nativité, est représenté sous le costume d’un homme de loi (genre de personnage très peu prisé du populaire. Il vient d’apprendre de la bouche de son devin Pinnemouch que Jésus était né et que ce petit bébé allait le mettre bas, lui le grand roi célèbre dans l’Histoire Sainte.
Il appelle ses sbires (représentés par des marionnettes habillées en soldats espagnols de l’époque de Philippe II) et leur dit :
-Vous allez tuer tous les petits enfants qui viennent de naître. Comme ça, je suis sûr de pas manquer le petit Jésus !
Un sbire : - Sire, y z’ont rien fait, tous ces mennekes !
Hérode : - Ca est un ordre ! Et pour finir, coupe la tête de ce Jean-Baptiste qui a baptisé le petit Jésus … et apporte-la.
Le sbire : - Dans du papier ou sur une assiette ?
Nous somme à nouveau sur la Grand’Place de Béthléem-Bruxelles. Les sbires procèdent au massacre des innocents sous l’œil attérré des parents. Hurlement, batailles féroces, brutis d’orage. Tout à coup, le capitaine des sbires crie Victoire ! …
Tous s’en vont et le capitaine va faire son rapport à Hérode.
Le capitaine : - Sire, on les a tous tués !
Hérode : - Tu es un leugenoet (menteur). Ca est pas vrai ! Le petit Jésus à joué Schampavie !
Le capitaine : - Ca est impossib’ !
Hérode : - Combien de ketjes as-tu tranchés ?
Le capitaine : - 200..357 tous justes.
Hérode : - Il y en a un trop peu. Recommence !
Le capitaine : Pitié, Sire ! Je n’ai plus le courage….
Hérode : - Ara ! (il tue tous les bires).
Tout à coup, Lucifer et la Mort apparaissent dans une apothéose de feux de Bengale. Hérode est terrifié.
Lucifer : - Misérable bourreau ! Ton heure a sonné !
Hérode : - Attends ! Je vais me repentir …
Lucifer : - Trop tard !
Lutte effroyable… Hérode est entraîné en enfer avec tous ses sbires.
Lorsque le spectacle est terminé, la toile de fon du castelet se lève et une crèche illuminée apparaît. Elle reproduit fidèlement, avec des marionnettes, celles que l’on peut voir les églises. Michel de Ghelderode, qui assista aux anciennes représentations de Toone, rapporte :
« En ce moment, un joueur entonnait une chanson de circonstance. A la fin de l’air, il jetait des bonbons bon marché dans la salle. Le public populaire, qui attendait cet instant, criaillait à tue-tête : Koekskes ! Koekskes !



21:32 Publié dans BELGIQUE, BRUXELLES, dancing,cabaret,théâtre, ET PENDANT CE TEMPS LA A BRUXELLES ..., expressions bruxelloises, jeux,jouets d'autrefois,livres enfance, marolles, toone, vieux marché,place du jeu de balle,aemet,puces de Bruxelles et environs | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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11/11/2010
Figure du Vieux Marché Le patriarche de la famille De Staerke

Hommage à Henri De Staerke dit "Papou".... Merci à "Garçon" pour cette très belle photo.
04/06/2010
Fête au Vieux Marché (marché aux puces)

Les Fêtes du Vieux Marché 2010
dimanche 6 juin
à partir de 11h sur l'esplanade de l'ancienne caserne des pompiers
Animations, musique, nomination des nouveaux Ambassadeurs auprès du Vieux Marché .....
Info : http://www.marcheauxpuces.org/index.html
05:51 Publié dans vieux marché,place du jeu de balle,aemet,puces de Bruxelles et environs | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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