16/06/2013
Boendael d'après le guide du touring club de 1925





Ce hameau d’aspect rustique a été annexé à Ixelles en 1829. Son églisette, rebâtie en 1842, occupe, dans la Duyvel Delle, l’emplacement d’une chapelle fondée au XVème siècle et qui fut longtemps l’oratoire du Serment des Arquebusiers de Bruxelles.

Cette minuscule église campagnarde possède deux magnifiques retables de l’école brabançonne, restaurés en 1865 par M. Malfait.

A côté du sanctuaire, un tilleul, contemporain de Charles-Quint, dresse son tronc trapu et décapité, à branches menues. Il a fallu depuis longtemps panser se plaies et le cercler de fer, tellement l’âge l’a rongé. Mais il reverdit chaque année, malgré sa caducité.


Au bon temps de la vénerie, Boendael fut un des rendez-vous de chasse de nos anciens souverains (Marie de Hongrie inaugura en 1541 la chasse de nuit, à la lueur des flambeaux)… « Aux torches enflammées qui sillonnaient la forêt en tous sens, se mêlait la vive clarté de centaines de feux qu’on avait allumés pour guider la marche des traqueurs. Qu’on joigne à cela les cris de la multitude et les sons aigres des trompes et des cornets, et l’on pourra se figurer une scène vraiment fantastique. » (L. Galesloot.)

Au bout de la place, une rue se dirige vers Watermael. Près de la station de cette localité, passons sous le viaduc du chemin de fer et descendons vers la place pour nous y rendre.


Chaussée de Watermael








Estaminet au Pelikan Rouge

Rue du Relais

Rue du Schoolgat
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04/06/2013
Restaurant l'Atomium ... guide de 1965

Restaurant l’Atomium en 1965 (guide Julliard de Henri Gault Christian Millau)
Tel . 78-30-00 Ouvert tous les jours.
Pendant l’Exposition, les Bruxellois se devaient d’aller déjeuner ou dîner près d’un hublot du célèbre atomium, d’où l’on a une vue immense sur Bruxelles et ses environs. Les étrangers et les provinciaux ont pris la relève et le samedi, ainsi que le dimanche, il y a du monde dans l’ascenseur qui vous transporte, en 22 secondes, à 100 mètres du sol et, par la même occasion, à l’une des meilleures caves de la capitale. Les vins sont en effet, avec le panorama, le meilleur atout de ce restaurant luxueux où l’on pratique la cuisine internationale et les prix forts.
Environ 400 FB, sans le vin.
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20/05/2013
Comment Bruxelles reçu son éclairage public

Les éclairages publics intensifiés excitèrent toujours l’enthousiasme des foules….

Les toutes premières « féeries » furent, sans doute, avant les feux d’artifice, les feux de joie dont font mention certains folklores régionaux et aussi les luminaires célébrants les joyeuses entrées de souverains, leurs mariages, leurs victoires. La réception de Napoléon par Bruxelles fut d’un faste demeuré légendaire…..Mais revenons à l’histoire de l’éclairage public…

Jusqu’au milieu du 17ème siècle, dès la tombée du jour, les rues devenaient de véritables « coupe-gorges »…. Le terrain idéal pour les malfrats.

Quelques recoins de rues étaient éclairés par des torches de résine ou de poix mais ne suffisaient pas pour dispenser assez de lumière la nuit. Il arrivait souvent que dès le passage des gardes-ville, les voleurs éteignaient ces torches afin d’opérer aisément.

Dès la nuit venue, à l’exception des fêtards, très peu de personnes circulaient dans les rues. Les seigneurs, eux, se hasardaient accompagnés d’une escorte armée et munie de torches.

A cette époque, Paris était la seule ville éclairée d’Europe…. Bruxelles dès la nuit venue sombrait dans un vaste trou noir aux ruelles sinueuses où brillent au loin quelques flammes allumées par la population aux pieds des statues de saint… seul éclairage que les égorgeurs ou malandrins n’osaient éteindre par superstition.

Forcé de sortir la nuit ? On faisait appel aux « falotiers »… qui contre quelques sous accompagnaient au pas de course et armés de flambeaux, les personnes qui devaient se déplacer.

Pourtant, à partir de 1602, les autorités communales tentent d’instaurer un système d’éclairage en fixant une lanterne toutes les huit maisons. C’était peine perdue. Les truands n’avaient qu’à tendre le bras pour « moucher » la chandelle.

Par la suite, on imagine le système à crochet lié à un câble actionné par une poulie. La lanterne placée à hauteur du 1er étage de la maison, un préposé communal était désigné pour allumer celle-ci. Criant sous la fenêtre et actionnant une cloche « Abaissez la lanterne !). Les habitants se précipitaient pour la faire descendre à sa hauteur et l’homme l’allumait à l’aide d’une chandelle. Fallait-il encore qu’il n’y a pas trop de vent…

En 1703, Bruxelles étant la capitale des Pays-Bas, la Cour décide d’installer 3.000 lanternes à l’huile. C’est le citoyen qui paie ce nouveau service. 10 sols par 100 florins de loyer. Après analyse, il s’avère que ce service n’est pas rentable et que la ville est en déficit de 83.000 florins. Il faut dire que cet éclairage ne fonctionne pas toujours très bien et certains préposés communaux revendent l’huile destinée aux lanternes pour leur propre compte. La population s’énerve au sujet de cette taxe qui n’est pas imposée aux nantis pour des raisons très troubles. Ce n’est qu’en 1756 qu’on arrivera à mettre de l’ordre dans ce service public.
En 1722 apparaissent les premières lanternes à réverbère fonctionnant toujours à l’huile. En 1810, Bruxelles en compte à peine 900. Comparer à Paris qui en possède 11.000 … c’est peu. Ce service emploie 53 allumeurs.
Les soirs de pleine lune, par souci d’économie, la ville décide de ne pas allumer ces réverbères. Malgré tout, le détournement d’huile continue de plus belle.

Mais …les « féeries lumineuses » qui, plus près de nous, réjouirent également nos aïeux et qui, à leur origine, durent les transporter de joie, ce furent les bonnes vieilles guirlandes de lanternes vénitiennes et de ‘vetpotteke’ multicolores qui, naguère encore, agrémentaient nos quartiers populaires les soirs de kermesse.

Vendeurs de lampions et confettis à la fête forraine

Le gaz hydrogène extrait du charbon (gaz de houille) est inventé par un Belge, Minkeleers , professeur à l’Université de Louvain(1795). Une compagnie est créée pour son exploitation et le 24 août 1819, la première usine à gaz du continent est inaugurée.
C’est l’échevin des Travaux publics et des Régies qui a inauguré rue Saint-Roch, une plaque commémorant l’érection, en 1819 à cet endroit, de la première usine à gaz du continent (les Anglais nous avaient devancés).
Place de la Monnaie on installe une colonne de gaz enflammé surmonté d’un « W » monumental ! Cette nouvelle attraction fait l’émerveillement des badauds.

Petit à petit, l’éclairage s’installe en façades des commerces et des auberges. De ce fait, les rues s’animent et la criminalité nocturne diminue. On fini par adapter les lampes à l’huile au gaz.

Rey Frères fondeurs constructeurs 1917
En 1840 raconte Louis Verniers, à l’occasion du Xème anniversaire de notre indépendance, le Vieux Bruxellois se couchait à neuf heures pour se levers avec le soleil : le nouveau Bruxellois se remue, vit et s’amuse encore à minuit : il a trouvé le gaz si brillant qu’il le préfère au soleil même… »
C’est sans doute alors qu’est née l’exclamation « Volle gaz ! »

En 1867, Bruxelles est même mieux éclairée que Paris !... Lorsque cette dernière décide d’introduire l’électricité en 1888, Bruxelles reste « frileuse » malgré les essais sur la Grand’Place en 1885 et préfère continuer à installer de plus en plus de réverbères à gaz…. Colonne de fonte dites « parisiennes » puisque Paris n’en veut plus !

Notre retard provient de ce que nos édiles furent tout d’abord séduits par une invention allemande : le manchon Auer qui, emprisonnant dans ses mailles une flamme de gaz ordinaire, décuplait son pouvoir éclairant. Son succès fut fulgurant ! Il marqua la mort des dernières lampes à pétrole dites « lampes belges »…

L’ingénieur allemand Auer retarda donc jusqu’en 1904 l’installation de la lumière dans notre capitale.
Ce fut le Parc de Bruxelles qui bénéficia des premières lampes à arc.

A Boitsfort en 1902, il y avait une centrale électrique… Les premières années, les promoteurs de l’éclairage public électrique étaient confrontés avec le problème de la distance séparant l’endroit de production et celui de l’utilisation. Dans de nombreuses communes de l’agglomération on vit donc se construire des « usines d’électricité ».





A Forest


Koekelberg


Illuminations pour le 75ème anniversaire de la Belgique

Notons pourtant qu’avant l’installation à titre permanent de l’éclairage public électrique aux boulevards intérieurs, des illuminations, également électriques, avaient déjà suscité l’admiration des Bruxellois…

c’était en 1905 à l’occasion du 75ème anniversaire de notre indépendance. Des ampoules bordaient les portes, les fenêtres et les toitures de plusieurs monuments, des lampes ornaient des portiques et des mâts placés aux extrémités des allées du Parc et des voûtes lumineuses s’étendaient sur nos places publiques et sur nos boulevards. On peut conclure que 1905 fut à l’avant-garde de nos féeries actuelles…

Le samedi 21 juin 1907, les boulevards du centre sont les premiers à bénéficier des bienfaits de la fée électricité.
On peut dire que ce furent des « féeries » solennelles qui par l’effervescence qu’elles suscitèrent, dépassèrent toutes les précédentes ! …
La ville, en effet, fait installer des mâts d’éclairage mixtes distribuant simultanément un éclairage à l’électricité (au centre) et au gaz (sur les côtés). 288 becs de gaz au lieu de 150 et installation supplémentaire de 144 lampes à arc, cela échelonné tout le long des deux kilomètre du boulevard allant du Midi jusqu’au Nord.

Ces candélabres, peu esthétiques, furent aussi très critiqués par les artistes de l’époque.
Esther Deltenre triomphait dans la parodie de « la Bohème » que Garnir avait intercalée dans une de ses revues à la Scala et dont elle était la principale interprète. Le rôle de Mimi lui était dévolu. Con connaît l’opéra : couchée dans son lit d’agonisante, Mimi, dont les mains se glacent, demande un manchon. A la Monnaie, on lui apporte un manchon de fourrure. A la Scala c’était un manchon Auer qu’on lui apportait ! …

Une grande réunion des autorités fut organisée dès 20h à l’hôtel Métropole. Après les discours, raconte la Dernière Heure, les invités ont tenté de traverser la place de Brouckère pour gagner le terre-plein entourant le monument Anspach, d’où M. De Mot échevin de l’époque devait, d’un doigt magique, lancer le courant électrique vers les lampes à arc. La foule était immense : une cohue invraisemblable s’écrasait sur la chaussée… bien entendu…la circulation des voitures fut interdite ce jour-là.
« Fiat lux ! » s’écria M. De Mot et l’électricité étincela dans les lampes, à perte de vue… On entendit alors retentir les cris de la foule émerveillée.

Tous les journaux de la presse nationale constatèrent la réussite de l’entreprise et le succès prodigieux de la fête.

Les musiques de la garnison et la garde civique étaient là… Ils étaient escortés des porteurs de lampes à acétylène qui avaient eu tant de succès lors des fêtes de 1905.

La seule critique faite par le journal Le Soir fut de constater que les moindres recoins de villages étaient depuis un certains temps déjà éclairés à l’électricité et que Watermael-Boitsfort possédait depuis un bon bout de temps une usine…. Qu’il était déplorable que Bruxelles ait attendu si longtemps mais reconnu que la longue attente fut compensée par un franc succès.


Publicité CUBEX 1937
Il faudra attendre 1910 pour que Bruxelles passe au fil des jours à l’électricité…. Avenue de Tervueren, un grand candélabre mixte est installé… il marquera le passage d’une époque, celle du gaz, à une autre, celle de l’électricité. Ce réverbère mixte était construit par la fonderie anderlechtoise Rey frères.

En 1948, on vit disparaître un à un les derniers «Bec de Gaz » et avec eux, les derniers allumeurs de réverbères, silhouettes surmontées d’une perche enflammée, qui marchaient le long des rues dès le coucher du soleil…

En France ....
En 1959, il n’existait plus que 10 lanternes à gaz en service sur le territoire de la ville. Le tout dernier allumeur fut pensionné en 1965, il s’appelait André Reynaert dit « de kop »…. Il habitait les Marolles. Il était entré dans le métier en 1928 en observant un arrêt durant la guerre. Sur sa carte d’identité il était mis « gazier » comme profession et à la Ville qui l’employait, son képi portait le n°284.


La perche de l’allumeur de réverbères était munie à son extrémité d’un dispositif au carbure permettant de maintenir en vie la flamme qui allait tout au long du parcours, allumer l’un après l’autre, les réverbères de la tournée.
Le matin venu, le « lanteireman » reprenait sa perche pour aller les éteindre. On prétend qu’il y avait alors tant de bistrots sur son passage qu’il ne rentrait bien souvent que juste à temps pour repartir les allumer !

Personnel du Gaz à Anderlecht
Les petites charrettes à bras du service du gaz étaient parfois tractées par les tramways dans les montées

Expo 1935

Expo 1935

Expo 1935

Expo 1935

Expo 1935

Expo 1935





Rue Rempart aux Moines
16:22 Publié dans anderlecht, BELGIQUE, BRUXELLES, COMMUNES BRUXELLOISES, divers, journaux, ET PENDANT CE TEMPS LA A BRUXELLES ..., Expo 1935, expressions bruxelloises, fêtes,foires,fêtes forraines, gare du midi-gare du nord-train, ixelles,watermael boitsfort, petits métiers d'autrefois, saint-gilles,forest,uccle, vismet - marchés-port de bruxelles,canal,senne | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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14/02/2013
Atmosphère années 50 .... évolution du niveau de vie...

Dès 1948 … après la guerre, à peine a-t-elle pansé ses plaies, Bruxelles se place aux avant-postes du combat pour une Europe Unie.

Le Benelux, premier rapprochement et le 17 mars de cette même année, la seconde étape : la signature du traité de Bruxelles, consacrant l’alliance étroite de la France, de la Grande-Bretagne, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg.

naissance du Bénélux 1947
Au début des années 50, tout a commencé à augmenter ; par contre, on en avait deux fois plus pour notre argent !
Il faut dire que durant les années 50-60, Bruxelles avait ceci de particulier pour un tout petit pays ; Brasser des affaires gigantesques à l’échelle mondiale !

Le Sénat
Des institutions régularisent la vie de l’argent. Le sang des affaires circule bien et donne à Bruxelles, qui en est le cœur, des battements ordonnés et paisible.

La Bourse
A cette époque, on prenait en considération pour le budget, le prix des aliments de base pour le ménage, le prix du chauffage (souvent le charbon à cette époque) et en extra, un petit budget pour l’habillement et quelques accessoires ménagés.

Ce n’est que vers 1955, que le comportement des citoyens a réellement changé. Sont venu s’ajouter au budget des extras, les sorties (dancing, cinémas etc.), le prix des transports en communs, les salons de coiffures et d’esthétiques, les jouets sophistiqués pour enfants, la télévision … et la carte de crédit (une redoutable machine à consommation) pour ceux qui n’arrivaient pas à suivre…





Collection de Mr Denis Keller
Série de pochettes photos. Étant donné que votre blog fonctionne surtout par l'imagerie, j'ai trouvé amusant de montrer quelques-unes de ces pochettes anciennes fournies par les magasins de photo pour placer les tirages de leurs clients. C'était au temps où la photo numérique n'existait pas encore et où tout le monde fonctionnait avec de la pellicule "argentique". J'ai sélectionné uniquement des pochettes publicitaires de magasins situés à Bruxelles. Les adresses de ces magasins figurent sur les pochettes.








mettez la souris sur l'image pour connaître le modèle de l'appareil


1958… Bruxelles est fin prête pour montrer au monde entier lors de l’Exposition que nous sommes un modèle de société tournée vers la finance et le futur….La Banque Nationale étant le régulateur de la vie monétaire et de la tenue du franc, La Belgique se doit d’être à la hauteur de ses ambitions.




Son gouverneur reste le grand conseil et le frein de tous les gouvernements, quel que soit le parti auquel ils appartiennent.

Le Crédit Communal est le grand trésorier des communes et leur banquier ; c’est un autre élément régulateur qui freine les mégalomanies possibles (disait-on).


Avec sagesse, Bruxelles est devenu la terre d’élection de très grands trust : par exemple, la Société Générales, la Banque de Bruxelles, la Kredietbank, la Banque Lambert, le Groupe Empain, le Groupe Nagelmakers…

Collection Mr Keller Denis


6/ Sabena
Deux étiquettes de bagages des années 1950s
C’est la Société Générale qui a construit de toutes pièces l’Union Minière du Haut Katanga. La Banque de Bruxelles a soutenu de toutes ses forces l’industrie liégeoise. Le Groupe Empain s’est occupé de la chimie et de l’électricité.


A cette époque, le groupe de la Banque de Bruxelles était conduit par un homme d’une main de fer, le comte de Launoit. Il mené une des plus vaste opérations financières …. La fusion des trois plus importantes sociétés de métallurgie : Ougrée-Marihaye, John Cockerill et Ferbatil.

Le bénéficiaire le plus évident c’était le « standing du pays ».

Quartier Gare Centrale ...Les naveteurs


Tout un peuple vivait autour de ces banques ; Le soir, la gare centrale (cité aux falaises de béton) absorbait comme une fourmilière les hommes qui œuvraient à l’accroissement financier du pays.

Le commerçant qui réalisait un bon chiffre d’affaire portait à la banque le fruit de son dur labeur.

C’était des milliers de commerçants qui contribuaient au « Pactole » et par la suite ils avaient la possibilité d’acheter des actions.


On pouvait même considérer que le chiffre d’affaires du Bas de la Ville avec ses petits commerçants atteignait la moitié du chiffre d’affaire de l’agglomération entière. Tous les secteurs de l’activité commerciale étaient représentés.

Ceux-ci étaient localisés dans des endroits bien précis…. Par exemple : Machines de bureaux dans la rue d’Assaut, bijouteries-horlogeries rue au Beurre, collectionneurs de timbres et monnaies rue du Midi, papiers peints et luminaires rue Blaes, articles de mode rue des Eperonniers…. Et aussi tous les métiers ambulants et autres artisans….. Il y en avait pour tout le monde….. Sans exceptions !

Les petites affaires comme les grandes étaient exposées à la lumière de la place publique. Les rotatives livraient chaque jour au peuple les secrets des affaires en des journaux bourrés de chiffres.

Bruxelles était la Capitale des Affaires. Celui qui était « rusé » pouvait devenir puissant… Une petite entreprise pouvait très vite prospérer.

19-21 Bld du Midi
Autre exemple d’ascension :
La caisse d’épargne IPPA connaît après la deuxième guerre mondiale, un essor fulgurant.
Les sièges et bureaux se multiplient dans les années 50, le siège de Bruxelles vient occuper de nouveaux locaux.
Le chiffre d’affaire ne cesse d’augmenter. Le premier milliard de dépôts d’épargne est atteint en 1951, le dixième en 1967.
Le nombre d’agences n’a cessé de s’accroître… d’une agence en 1903, il passe à plus de 1.400 en 1970 !
Au vu de son succès, IPPA créera le groupe TRANSGA, la compagnie immobilière qui offrira à ceux qui préfèrent placer leur argent dans des « briques » ou des terrains, un large choix de placements immobiliers.

On commence dès lors à parler de pouvoir d’achat et de consommateurs… On s’imaginait que l’avenir serait « rose »… Un peu le rêve américain… Le niveau de vie était plus élevé et les salaires augmentaient… s’ajoutaient à cela, les avantages divers comme une deuxième semaine de congés payés et les allocations familiales… Rien d’alarmant puisque jusqu’au début des années 60, le taux de chômage était de 2,3%...


prévoyance sociale ancien

C’est le 18 décembre 1957 que Delhaize le Lion inaugure le premier magasin « self-service » à la place Flagey à Ixelles….C’était un genre de magasin à « l’américaine ». Très bonne stratégie pour l’époque puisque l’endroit était desservit par le tram, il y avait un parking et on pouvait compter sur de nombreux habitants à « fort pouvoir d’achat ».
Les gens repartaient avec leurs victuailles emballées dans des sacs en papier brun et la viande était déjà préemballée.
Toute la presse parlait de cette nouvelle manière de faire ses achats mais d’abord en la critiquant !

Photo Pub Monoprix en France (idem)






En 1959, les enfants font la découverte de Barbie pour les filles et les garçons ne sont pas en reste non plus …. Les grands magasins regorgent d’idées pour attirer les familles…. Et à la Saint Nicolas, c’est dans un décor féérique que les enfants sages découvrent toutes les nouveautés dans le monde du jouet…

Collection de Mr Vanstenkiste...... attraction lors de la Saint Nicolas à l'Innovation dans les années 50

Innovation années 50

Pour les garçons

Rayon ménager miniature pour les filles

Décembre 1951, les merveilleuses poupées à l'Innovation... Le rêve de chaque petite fille....
Merci à Monsieur Vansteenkiste de nous faire partager ces souvenirs
Témoignage de Mr Denis Keller
Grands magasins : ici je dois raconter. Lorsque j'étais enfant dans les années 1940s et 50s les grands magasins exerçaient sur moi une fascination fantastique. C'était un univers de rêve que l'on visitait en famille. Pas nécessairement pour acheter mais pour voir et découvrir toutes les nouveautés de l'époque où le modernisme et le confort étaient des thèmes essentiels. On accédait encore aux étages par des ascenseurs grillagés "conduits" par un liftier en uniforme et gants blancs qui annonçaient les départements à chaque étage. Les plus modernes commençaient à disposer d'Escalator mécaniques en bois. La concurrence entre ces grands magasins était assez forte et chacun proposait des événements attractifs : goûters dansants, émissions radiophoniques en direct, des fauves en cage de verre, etc... Les vitrines de fêtes (St Nicolas, Pâques, Noël, Nouvel an,...) étaient magnifiques et animées même avec des personnages vivants. Les premières télévisions étaient exposées en fonctionnement en vitrine et étaient une attraction populaire qui attirait beaucoup de monde. C'était aussi l'époque où on pouvait écouter, chez les disquaires, les premiers disques en Vinyle dans des cabines individuelles sur un tourne-disque à aiguille saphir et avec le son mono et pas stéréo car l’hi-fi n'existait pas encore.
La plupart des jeunes femmes ont un emploi en dehors de leur foyer et l’arrivée des électroménagers facilitent la vie de celles-ci.


1er Bic à 4 couleurs1950
On retrouve dans ce nouveau mode de vie, le confort de la cuisine équipée et la généralisation de l’achat d’un frigo, d’une cocotte minute et de poêle Tefal, d’une machine à laver le linge avec rouleau pour l’essorage et de la poudre à lessiver, les détergents miracles font également leur apparition etc ... Et les crédits explosent… notamment pour l’achat d’une voiture …





Durant cette décennie, on dépense, on gaspille, on vit « bien », on s’invite au restaurant, certains investissent, d’autres s’offrent des vacances à l’étranger, on fume, on danse, on fait la fête… La vie est devenue si paisible… du moins pour une grande majorité d’employés, de fonctionnaires et de commerçants…






1955

Rue Neuve
Qu’en était-il des préoccupations de nos parlementaires pour satisfaire la population durant ce temps-là ? (petit rappel)…
De 1910 aux années 50, plus de 80% des artères de la ville, y compris celles du centre, étant neuves, remaniées ou reconstruites, le rythme des travaux d’urbanisme fut incessant.

Vue sur les Bas Fonds 1955
Les deux périodes de guerre, les crises économiques et monétaires, la dénatalité, la substitution d’impulsions collectives et trop souvent mesquines aux larges et efficientes initiatives léopoldiennes, ont fait que ...


Impasse de la Maternité
...plus des trois quarts des « taudis » et impasses furent rayées de la carte du Pentagone ; tandis qu’une autre grande partie des immeubles « anciens » de la capitale ont été cédés à des investisseurs étrangers, à de grandes sociétés ou même aux banques… Un paradis pour les promoteurs…

Quant aux bruxellois, après avoir vécu dans des anciens quartiers sans confort, ils ont préférés s’établir ailleurs….
Les couples qui travaillaient dans le privé ou dans l’administration pouvaient s’offrir le luxe de l’achat à crédit d’un appartement.

La construction de grands nouveaux immeubles situés dans d’autres communes et dans des quartiers paisibles et verdoyants à proximité du centre de la ville a encouragé la population à déménagé.

Les autres, aux revenus plus modestes se sont peu à peu installés en « banlieue » laissant la place aux utopistes….et aux indéracinables bruxellois.

Il faut dire qu’après la guerre, les vieilles pierres n’intéressaient plus grand monde.
Suite à la demande et à l’offre de crédit des banques, le béton coulait à flots aux quatre coins de la capitale !

Tunnel Rogier vers Viaduc direction Koekelberg
On reprit, après maintes tergiversations, les travaux de la Jonction et du Mont des Arts, du percement des tunnels à travers la ville.
Ces travaux d’urbanisme conjuguèrent leurs effets à ceux de la « City Building »… processus commun au centre de toutes les grandes villes contemporaines.

1954



CEE
Il faut noter que durant cette période, les expropriations urbanistiques on coûté quelque 30.000 habitants, dont la moitié pour la Jonction. Et la prolifération des constructions non destinées à l’habitation jointe au progrès de la dénatalité en ont fait disparaître plus de 50.000 autres.
Durant des dizaines d’années, certains quartiers fantômes en attente des grands travaux ont été la terre d’accueil des plus démunis.

La place était faite pour accueillir le monde de la finance des spéculateurs et des affaires….. Il n’y avait plus qu’à attendre que le temps fasse sont travail sur l’état de délabrement de ces vieux quartiers…

Les constructions incessantes de nouveaux immeubles dans les faubourgs de la ville, l’installation du métro en sous-sol, l’ouverture de galeries commerçantes etc.… offraient un tel nombre de postes que la Belgique dû faire appel à la main d’œuvre étrangère.

Malgré tout ces projets grandioses, où allait-on loger toutes ces nouvelles familles ?.... Réponse : Tant qu’il n’y avait pas d’avis de démolition…
Dans ces fameux quartiers « fantômes)…. En attendant les propositions des grands promoteurs…

Vue de la Colonne du Congrès en 1954
Considérée comme un paradis fiscal avec une sécurité sociale à la pointe que rêver de mieux pour y vivre paisiblement ? La Belgique offrait tous les avantages sociaux et l’aide nécessaire à l’intégration des familles …

Paisible Marché place Ste Catherine années 50

Le Vieux Marché dans les années 50.... les bonnes affaires...
La Belgique à accueillit a bras ouverts ces nouvelles populations venue de si loin qui allaient se joindre à nous pour contribuer à l’essor de nos économies !
Avec 1.248.310 d’habitants en région bruxelloise en 1959 que devions-nous craindre ?
Un tel essor au niveau économique et social faisait de notre capitale l’endroit idéal pour évoluer dans la société. Chacun y trouvait sa place. Et puis avec un taux de chômage aussi bas…. Pourquoi redouter le futur ? Dans l’euphorie de la réussite sociale et économique, étions-nous en mesure de prévoir la crise en 2007 ?

1954
Paradoxalement, les gens troublés par des nouvelles pessimistes venant de tous côtés, il était déjà devenu courant d’entendre parler « du bon vieux temps » dans les années 60-70 !..... Celui d’avant 1914 !

Eh oui…. Il semblerait qu’il a bien existé…. Et pourtant…
La marchandise était de bon aloi et l’ersatz n’encombrait pas nos tiroirs.



Le bon vieux temps peut-être regretté par les poètes et par les riches, PAS par les ouvriers.
Pour créer un pays aussi riche, il en a fallut des sacrifices, des révolutions et des débats.
Avec un salaire considéré comme « beau » à l’époque de 4,25FB par jour pour un receveur de tram, seuls dans l’industrie privée, des contremaîtres de valeur arrivaient à cent sous !
Sans compter les heures de travail qui n’étaient pas encore réglementées !


Terrasse à la Bourse.... un matin... bien animé et pourtant paisible...
Pourtant, ……Mon dieu qu’il faisait bon vivre ici !





18:50 Publié dans anderlecht, ANNEES 50, automobile, aviation, aérodrome,sabena, bas fonds, BRUXELLES, ET PENDANT CE TEMPS LA A BRUXELLES ..., fêtes,foires,fêtes forraines, horta,maison du peuple,architecture,art nouveau, Incendie Innovation et catastrophes, jeux,jouets d'autrefois,livres enfance, manneken-pis, Marolle, marolles, Place de Brouckère, Place de la Chapelle, PORTRAITS, RESTAURANTS CUISINE ET GUIDE DE BRUXELLES, vieux marché,place du jeu de balle,aemet,puces de Bruxelles et environs, vieux quartiers, vismet - marchés-port de bruxelles,canal,senne | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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12/02/2013
Décès de Max ...

On ne verra plus "MAX" dans le quartier; Max était installé avec sa kerre de karikolles en face de La Clé d' Or sur un coin de la Place du Jeu de Balle. Il est le mari de Marie qui elle est installée rue Haute au Wiels Renard. Une messe se tiendra à l' église du Vieux-Marché ce jeudi 14 février à 11h. ( Nicolas Nicky Luppens)

Toutes mes condoléances à Marie (sa femme ici sur la photo) et à sa famille
10:49 Publié dans BELGIQUE, BRUXELLES, fêtes,foires,fêtes forraines, Marolle, marolles, petits métiers d'autrefois, PORTRAITS, recettes, RESTAURANTS CUISINE ET GUIDE DE BRUXELLES, rue blaes, rue haute, vieux marché,place du jeu de balle,aemet,puces de Bruxelles et environs | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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