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26/05/2008

Armée Belge et drôle de climat

Une découvert dans ma fameuse valise....Le carnet militaire de mon grand-père et le souvenir de ses récits...en quelques images, je repense à lui, à vos grands-parents et tout ce qu'ils ont vécus...

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Mon grand-père ....très mince...je ne l'ai jamais vu ainsi !

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Il fut rappelé en 38...comme tant d'autres ....

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1938, le premier Ministre de l'époque...Paul-Henri Spaak décide en raison de l'extrême gravité de la situation internationale de mettre l'armée sur « pied de paix renforcée »...cela veut tout dire !!! ....C'est le climat de la « drôle de guerre »....

A Ixelles, des centaines de vélos sont réquisitionnés et gardés par des soldats, les casernes belges sont envahies par les rappelés....ainsi que mon grand-père qui avait alors 7 enfants et certainement les vôtres aussi !

Déjà on camouflait à l'aide de feuillage des mitrailleuses anti-avions à Schaerbeek, les enfants ont été dispensés des écoles et se mettent à jouer « à la guerre » dans les rues...A la chambre, c'est le chahut entre les libéraux et les rexistes ! Cela se termine même à coups de poings !

Même si cette année-là, on parvient à calmer le jeu, ...en 39, c'est l'explosion de la force hitlérienne et avec la complicité de Staline, le début du drame polonais qui va servir de détonateur à la Seconde Guerre Mondiale !  

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Et pendant ce temps là, ceux qui n'étaient pas sous les ordres, devaient fournir une preuve de travail...sinon.....ils étaient bons pour les travaux "forcés"...

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Comme le grand-père de mon compagnon....

18/01/2008

Visite du petit château ...suite

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Et pour compléter ma collection sur la visite guidée du Petit Château...

Voici la salle de gym

petit château salle de gym
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19/11/2007

José de San Martin...

José de San Martin à Bruxelles. Un général argentin, déjà héros dans son pays et connu de toutes les chancelleries du début du XIXe siècle, trouve ses pénates à Bruxelles. C’était du temps où la rue Neuve aboutissait dans des champs, pas de boulevards haussmanniens et la Senne serpentait dans notre capitale ! Remettons cette histoire en perspective… L’Amérique du sud est un empire colonial…… que se partagent le Portugal et l’Espagne. Nous découvrons, du nord au sud sur la façade est du continent, les pays suivants : la Colombie, l’Equateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili et l’Argentine. Ils sont frontaliers du Venezuela, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. D’énormes superficies jouxtant les frontières sont « blanches » sur les cartes, terra incognita ou sujettes à conquêtes. Il faudra attendre la veille de la Première Guerre mondiale pour que les frontières soient stabilisées.

L’exemple de l’indépendance des Etats-Unis en 1787, mais débutée dès 1781, et celle de la France détermine de nouveaux choix politiques. Ceux-ci sont sous l’influence de la franc-maçonnerie – « la mère spirituelle de la révolution » -, une centaine de loges, créées par Francisco De Miranda du Grand Orient Latino-Américain, couvrent le continent. Celles-ci entament le combat contre l’exploitation coloniale. S’ensuit une répression armée ordonnée par Ferdinand VII, roi d’Espagne, qui déclenche les volontés d’indépendance des Européens de souche et du prolétariat métis. C’est l’heure des « libertadores » : le Bolivien Simon Bolivar et… l’Argentin San Martin !

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Carte de l’Amérique du sud 1800-1830 (Stock).

 

L’indépendance de ces pays ‘émergeants’ ne se passe pas sans difficultés ni conflits. La proclamation de Tucuman donne l’indépendance aux Etats-Unis du Rio de la Plata, mieux connus plus tard sous le nom d’Argentine. Le Chili et le Pérou attendent leurs libérations : une histoire assez extraordinaire de par ses rebondissements dont découle aussi l’indépendance de la Bolivie.  Fils d’un gouverneur départemental, Don José de San Martin, et de Doña Gregoria Matorras, José de San Martin fils est né le 27 février 1778. A l’âge de trois ans, la famille rejoint Buenos-Aires et à six ans elle quitte le pays pour Madrid en Espagne. A sept ans, le jeune San Martin entre au Collège des Nobles et à onze ans il est admis comme cadet au Régiment de Murcia. L’avancement en grade est régulier et prometteur. De 1808 à 1811, il participe avec succès à la guerre contre Napoléon. San Martin passe au grade de lieutenant-colonel. Après la bataille d’Albuera, le 16 mai 1811 qui voit la défaite du maréchal Soult, il devient colonel.

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C’est donc à 33 ans, comprenant les velléités d’indépendance de son pays natal qu’il gagne Cadix pour se diriger vers l’Angleterre, prenant langue avec d’autres expatriés, et, finalement, débarquer à Buenos-Aires en 1812 pour former le régiment des Granaderos a caballo (grenadiers montés). Initié à la franc-maçonnerie à Londres, il fonde la loge « Lautaro », du nom d’un chef Indien résistant à la Conquista espagnole. Il se marie le 12 septembre avec Maria de los Remedios de Escalada qui décède en 1823 dont il a une fille, Mercedes, née en 1816. La bataille de San Lorenzo est une victoire si bien qu’en 1814, San Martin est promu général en chef de ce qui restera dans la mémoire collective du pays une véritable geste : l’armée des Andes ! Il fonce vers le Chili avec cette armée dressée à l’européenne. La cordillère est franchie en six points, la stratégie, la tactique sont impeccables ! Les royalistes sont battus à Chacabuco, Santiago (du Chili) tombe le 12 février 1818. L’Espagne est stupéfaite ! San Martin se voit offrir le poste de « directeur du Chili » : il le refuse ! Ce patriote soldat dans l’âme est sage… et pragmatique, honnête.

 

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« La traversée des Andes », bas-relief de la statue de Boulogne (R. Dehon).

 

Le Chili libéré, le Pérou tombe sous les coups combinés de Simon Bolivar et de notre héros qui, une fois de plus se voit remettre le titre de « protecteur de la liberté du Pérou »… qu’il refuse comme de bien entendu. En a-t-il assez des batailles, des turpitudes politiques ? Sans doute. Il a 45 ans, la politique ne l’intéressant plus. Au grand dam des Argentins, fidèle à lui-même mais assez curieusement quand même, San Martin prend la direction de Londres, de l’Europe. Une sorte d’exil volontaire qui dissimule peut-être le secret espoir d’un retour au pays. Sa fille, Mercedes, est son trésor. Il ne l’oubliera pas. Elle non plus. Tout comme l’ensemble du monde politique du Nouveau ou de l’Ancien monde : sa réputation est telle qu’elle peut rivaliser sans peine avec celle de Napoléon ! En 1824, il quitte l’Argentine et arrive au Havre le 4 avril pour gagner Londres où il demeure peu de temps. Bruxelles est sa destination suivante, la ville fait encore partie du royaume des Pays-Bas. Pourquoi Bruxelles ? Pour sa proximité avec Paris et Londres, certes, mais aussi pour son éloignement relatif de la capitale française : il avait combattu l’empereur… Une certaine prudence le guide. Il s’installe à l’hôtel des Flandres avec Alvarez Condarco, un ingénieur naval et secrétaire privé. Mercedes, sa fille, a elle aussi rejoint Londres et il y fait un voyage éclair pour la récupérer, puis ils logent à l’hôtel de la Croix Blanche. Ces édifices ont disparus depuis. Un journal indique sa présence, ce qui est bien accueilli par la maison royale hollandaise qui a été une des premières à reconnaître l’indépendance des nouvelles républiques d’Amérique du sud. Délaissant l’hôtel, il vit un court moment dans une maison de la périphérie puis San Martin et Mercedes trouvent un appartement dans un immeuble du centre de Bruxelles, au n° 9 de la rue de la Fiancée. Celle-ci existe toujours, située à quelques pas de l’actuelle place de Brouckère, mais en 1825 elle était encore parcourue par la Senne avant que celle-ci soit rendue souterraine ; le nom français de l’artère provient d’une erreur de traduction du flamand de l’époque, rue des ‘immondices’ serait plus exact. Rappelons qu’à l’époque Bruxelles était un village, la fameuse rue Neuve débouchait dans des champs, les boulevards n’existaient pas !

 

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Rue de la Fiancée : vue générale vers la future place de Brouckère avec la Senne, dans le fond on voit le Temple des Augustins. La maison de San Martin se situe à l’extrême droite de l’image, à proximité du Temple. Plaque commémorative de la rue de la Fiancée, vue actuelle (R. Dehon).

 

 Le père et la fille mènent une existence très simple, lui en vieux soldat. Mais San Martin est un homme d’action, il visite son pays d’adoption : Gand, Namur, Anvers ; visite son ‘amigo’ Ferdinand Delisle. Il se tient informé des affaires des Amériques, mais toujours avec une extrême discrétion ce qui est déploré par Théodore Verhaegen, le fondateur de l’Université Libre de Bruxelles. Il reçoit aussi des personnalités diverses venues de tous horizons. Mais en Belgique la révolution gronde. Si bien qu’en manque de véritable chef militaire expérimenté, des notables de la ville tels le comte de Mérode ou le baron de Wellens ou Alexander Gendebien tentent de le convaincre de prendre la tête des troupes conjurées. Ce qu’il refuse en tant que réfugié… Imaginez un instant qu’il eut accepté ! Il aurait pu accéder à une fonction suprême, avec la bienveillance britannique... La présence de San Martin à Bruxelles n’est donc pas passée inaperçue ! L’heure sonne pour repartir vers l’Argentine. Les raisons de ce choix sont difficiles à expliquer. San Martin embarque sur une frégate, passe à Londres et se retrouve dans la baie de Buenos-Aires en février 1829 : il lui est interdit de débarquer ! Le navire retraverse l’océan pour joindre Londres ; San Martin se retrouve à Bruxelles en septembre 1829. La Belgique gagne son indépendance en 1830 et, en 1831, San Martin quitte le pays à peine né, inquiet de la situation politique européenne. Direction : Paris, où il est enfin autorisé à vivre !A 52 ans, San Martin s’installe avec sa fille rue de Provence, à Paris. Ils sont victimes d’une épidémie de choléra. Ils se rétablissent… mais avec des séquelles pour le Libertador. Mercedes se marie avec Mariano Blacarce, un diplomate argentin et le couple décide de retourner au pays, laissant San Martin seul. Délaissant la capitale, il achète, en 1834, la maison de campagne « Grand-Bourg » à Evry-sur-Seine, dans l’Essonne. Survient 1848 et les prémisses de révolution qui menèrent à l’abdication de Louis-Philippe et l’avènement de la Deuxième République. Craignant les tumultes d’une guerre civile, San Martin, voulant protéger sa famille, décide de repartir pour l’Angleterre. Le chemin de fer passe par Boulogne-sur-Mer !

 


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Les statues équestres (de g. à dr.) : Bruxelles, selon la légende l’index de la main droite pointe vers les Andes, hélas la statue est mal orientée. Œuvre du sculpteur français Louis-Joseph Daumas, copie de celle de Buenos Aires, elle est offerte à la commune de Woluwe Saint-Pierre par le Gouvernement argentin en 1975.Boulogne-sur-Mer, le bras droit hisse au ciel l’étendard de Pizarre ; les éperons de San Martin ont disparu en 1917, chapardés par des conscrits. Œuvre d’Henri Allouart, inaugurée le 24 octobre 1909 (R. Dehon).

 

Il décède dans cette ville portuaire, son corps est présenté, le 20 août 1850 dans l’église Saint-Nicolas, ensuite il repose dans la crypte de la Cathédrale Notre-Dame alors en construction, sans grand monde pour suivre la cérémonie. En 1861, le catafalque est transporté au cimetière de Brunoy, dans la région parisienne. Le cercueil y demeure jusqu’en 1880, alors, enfin, il est transféré dans un mausolée de marbre dans le choeur de la cathédrale de Buenos Aires. Robert Dehon Sources1) « San Martin, séjour et mort à Boulogne-sur-Mer 1848-1850 », P. A. Wimet, Instituto San Martiniano, 1980.2) « Boulogne S/Mer et le Général San Martin », Pierre Camusat, ca 1995.3) Rue de la Fiancée : les clichés proviennent du beau livre de Gustave Abeels « Les pionniers de la photographie à Bruxelles », livre épuisé et difficile à trouver (Bibliothèque Européenne-Zaltbommel, Pays-Bas, 1977). La photo avec la Senne est de Louis Ghémar et semble être de la collection du professeur Abeels ; l’autre est de Jean-Théodore Kämpfe dont l’original doit normalement se trouver à la Bibliothèque Royale Albert 1er. Je vous avoue que je n’ai pas vérifié.4) « Atlas historique », Stock, 1968.

 

Un tout grand merci à Robert pour cette histoire assez méconnue des Bruxellois.  Félcitation aussi pour l'article et les recherches ...Je sais qu'il lui a fallut quelques semaines pour boucler ce billet.

15/10/2007

Convocation au petit château

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ENCORE UNE PHOTO DU CRS EN 1963, MON FRERE AINE EN C3 LUPPENS, LOUIS (02/01/1944+27/08/1997).VIEUX-MARCHE. C'EST LA DERNIERE, JE N'AI QUE DEUX FRERES. Nicky

nic13_10

PUISQU'ON Y EST VOILA MON"SOUVENIR" DU CRS DU 26,27OCTOBRE 1978.
JE ME SITUE EN...,ET SI JE NE LE DISAIS PAS,CE SERAIT MARRANT NON?
JE CROIS QUE LE PEI QUI A FAIT LA PHOTO A EMPLOYE UN POTEAU D'ECLAIRAGE DU HEYSEL COMME FLASH,J'AI ESSAYE DE FAIRE PLUS FONCE MAIS C'EST LE MAX.

reneluppenscrs1967-14_10

 COMME ILS N'ONT PAS ENCORE APPRIS À SE METTRE EN RANG, CE SERA DIFFICILE DE LES NOTER A1, B4 ETC...ALORS J'AI MI DES COULEURS, QUE LES DALTONNIENS ME PARDONNENT! SUR CELLE-CI, TROIS JEUNES DU VIEUX-MARCHE ET MAROLLES. EN ORANGE MON FRERE LUPPENS RENE (1948) EN BLEU...........................KIKEY EN MAUVE........................VAN KERKHOVEN

 

Un tout grand merci NICKY...Mais où es-tu ?????

 

12/09/2007

Militaire Guillaume Kekenbosch

bourg leopold 1957

Bourg Leopold en 1957

bourg leopold (1957)

 

1) CAMP DE BOURG LEOPOLD PREMIERE TENUE D'EXERCICE APRES 8 JOURS(2 GROS BLEUS) JE ME TROUVE EN A1
2)PREMIERE SORTIE DU CAMP APRES 15 JOURS
ONT AVAIT FOR SOIF
3)LUDENSCHEID 1 MOIS AVANT LA DEMOB (le blond c'est moi)
J'AI FAIT 4MOIS BOURG_LEOPOLD ET 11MOIS LUDENSCHEID 1ER BATAILLON TANK
ludenscheid

 

MATRICULE 5723830 1ER AVRIL 1957 BOURG LEOPOLD 4 MOIS
11 mois LUDENSCHEID ALLEMAGNE 1ER BATAILLON TANK
DEMOB 28 JUIN 1958
GUILLAUME
 
Merci Guillaume