08/03/2013
Nos estaminets et belles brasseries d'autrefois

Tantôt pauvre, tantôt riche, le bruxellois a de tous les temps eu la réputation d’un bon vivant… aimant boire et manger…
Après tout, la Belgique n’est-elle pas le pays de la bière !
Ce qui explique, en partie, la présence sur le territoire de Bruxelles de tant d’estaminets à l’époque.

Au début du 20ème siècle, l’industrie brassicole constitue un secteur très important dans l’économie de Bruxelles. Les commerçants de la bière se regroupe en quatre catégories :
Les malteurs, qui font germer l’orge
Les brasseurs qui préparent les brassins
Les marchands de bières qui approvisionnent les débits de boissons
Les cabaretiers qui sont les détaillants

Principales bières sont la gueuze, la kriek, le lambic, le faro et la bière de mars.



S’ajoutent à nos brasseries, des bières venues de province comme la Diest, la Peterman, La Uytzet, la Bormemn la Pittem, l’Oudenaarde etc…

Statistique du nombre de débits de boissons relevés en 1882 (Avant la loi Vandervelde).
Bruxelles 3.268 débits
Saint Josse 513 débits
Molenbeek 943 débits
Laeken 464 débits
Ixelles 753 débits
Saint Gilles 662 débits
Schaerbeek 727 débits
Anderlecht 530 débits
Etterbeek 239 débits
Soit un total de 8.099 débits de boissons.

L’estaminet dans les années 1880 d’après Camille Lemonnier (contes flamands et wallons)
L’auteur écrit : « … sous les animaux fabuleux dont la dénomination correspond au nom de l’endroit, vous apercevez généralement ce mot, ESTAMINET, qui sert à désigner les misons où l’on consomme spécialement de la bière. Ce n’est pas le café wallon tapissé de papier à fleurs, d’une gaîté faite pour amuser l’œil, et qui le retient par des coquetteries d’images et de glaces et les bariolures de ses comptoirs reluisants de verres de couleur. Ici règne une simplicité rudimentaire : au mur, des affiches de ventes notariales jaunes et bleues pour tout ornement, quelquefois des cages où s’égosillent des canaris, un cadran émaillé pareil à un gros œil-de-bœuf, ou une vieille gaine sculptée d’horloge. »

« Visiblement », poursuit Lemonnier, « toutes distraction qui pourrait troubler le client dans la dégustation du liquide fermenté est écartée comme attentatoire à la gravité de cette occupation ; une antichambre officielle n’a pas plus d’austérité, et les gens qui sont assis autour des tables, sérieux, un peu endormis, avec des gestes automatiques, participent de la sérénité qui semble l’atmosphère de ces lieux ; Par surcroît, des pancartes accrochées au-dessus des têtes rappellent au respect de l’ordre les buveurs que des libations répétées pousseraient à s’échauffer outre mesure ; telle dit très nettement : Hier het is verboden te vloekken (ici il est défendu de blasphémer) ; telle autre enjoint de ne pas chanter. Aussi n’entend-on s’élever souvent de ces réunions, parfois très nombreuses, qu’une sorte de ronflement général et comme le bruit assoupissant d’une troupe tournant sur elle-même. »


« La plupart des estaminets de Bruxelles ont d’ailleurs une clientèle spéciale, qui varie peu ; il en est où un intrus serait mal venu de s’introduire ; chacun, par une coutume tacite, observée par les autres consommateurs, conserve sa place à la table qu’il a choisie dès le premier jour, comme une propriété que personne ne s’avise de lui disputer.

Les soirées passée à boire de la bière en fumant du tabac et en jouant aux cartes ou aux dominos sont une habitude si régulière de la vie bruxelloises qu’aucun évènement n’en peut distraire ceux qui l’ont contractée ; on rencontre fréquemment autour des tables des pères qui ont marié dans la journée leurs filles, des maris qui viennent d’enterrer leur femme, des gens d’affaires sous le coup d’un désastre financier ; et le médecin, l’avocat, le juge, le fonctionnaire, les hommes politiques les plus considérables se rassemblent au cabaret, aussi bien que le petit rentier, le boutiquier et le maçon devenu propriétaire.

C’est un trait des mœurs locales que cette égalité de toutes les classes dans la tabagie enfumée où, pour douze centimes, le pauvre et le riche s’achètent une place chaude, un bien-être engourdissant et la liberté de déblatérer contre les jésuites, les gendarmes et le pouvoir, s’il leur en prend envie.

Aussi, par ces côtés, l’estaminet est-il presque toujours une institution : on s’y rapproche, on s’y juge, on s’y connaît, les affaires s’y traitent, les marchés s’y négocient ; et, les jours de bourse surtout, le nombre de verres vidés y suit la proportion des transactions conclues ».

« Presque toujours », conclut notre auteur, « une société, constituée soit pour le plaisir, soit pour la défense d’intérêts définis (et le chiffre des unes et des autres est considérable dans ce pays dont l’association constitue l’un des principes essentiels), choisit un estaminet pour y établir son local et y tenir ses séances ; de même les meetings, les conférences, les assemblée pour délibérer sur les actes publics s’installent de préférence dans le voisinage des pompes à bière.
C’est là que se complotent la ruine ou le triomphe des ministères, que les oracles doctrinaires et socialistes se font entendre, que se façonnent les fortunes politiques : c’était de là que partait, en 1830, le triomphe de la Révolution ».

Il faut savoir que l’estaminet d’autrefois ne ressemblait pas du tout à celui d’aujourd’hui. Il y avait aussi, l’estaminet dit « le bac à schnick » où l’on servait principalement le genièvre. Beaucoup débitent des liqueurs fortes et, accessoirement seulement, de la bière. Il n’est pas rare de trouver, dans Bruxelles, des liquoristes qui écoulent une « pipe » de genièvre (environ 6 hectolitres) en 3 semaines !

Bld Léopold II 74
Quelques objets incontournables de l’estaminet :

Le déboucheur à gueuze avec un bac à égoutter les verres à gueuze (qui ne pouvait pas être essuyés) !

Un fût de faïence contenant le genièvre
Divers cruchons et verres dont notamment les verres à gouttes au fond très épais

Chope à bière d’un litre un faïence bleue de Bruxelles
Au mur, diverses affiches d’activités communales

Le fameux extrait de la loi sur la répression de l’ivresse

Un chromo représentant l’œil de Dieu avec la mention God ziet alles ; hier vloekt men niet !

Et puis il y a le « zagemanneke » que le « baas » mettait en mouvement lorsqu’un client quelque peu éméché « sciait » en paroles les autres clients au comptoir.

On y trouve aussi :
Un bac destiné à recevoir les jeux de cartes, une petite table avec un schietbak dans lequel on jouait avec des petits disques en laiton. Au sol, le jeu de boules

Fin du 19è et début du 20ème siècle, le tout était éclairé au moyen du bec Auer.

Les estaminets d’alors avaient parfois une cour ou un jardin. Ce qui permettait, en été d’y jouer aux boules ou aux quilles.


L’estaminet était souvent aussi le « local » de sociétés diverses, … de pêche, de société de tir à l’arc, de colombophiles, cyclistes, etc….

ESTAMINET : (d’après le dictionnaire du dialecte bruxellois de Louis Quievreux) vient du flamand « stamenay », dérivé de « stamm » (sic) : souche, famille et qu’on a nommé « stamme » des assemblées de famille où l’on buvait et fumait. Quant à l’espagnol « estamenta », assemblée d’états, il n’a rien à faire ici ».


« La Nation Belge » (29-2-1940) risque une autre hypothèse : « le mot estaminet est purement flamand, il viendrait de l’espagnol ‘esta un minuto’ ». « Esta un minuto » voudrait dire « demeuré une minute ». Estaminet serait l’endroit où l’on passe en hâte boire un verre ».


D’après l’auteur, « estaminet » dérive d’ « estaim » (étain). Jusqu’au 17ème siècle on se servit du mot « estamoie » qui désignait un pot à couvercle, à une ou deux anses, contant plusieurs pintes, généralement en étain, mais parfois aussi en orfèvrerie ou en verre. L’endroit où on se servait d’ « estamoies » ne pourrait-il pas être l’ « estaminet » ?


D’autres pensent que « stamenij », « stamenee » dans le dialecte ostendais pourrait dériver de « stam » dans l’acception de « famille ». D’après les vieilles chroniques, écrit « Volk en Staat » (26-8-1941), au cours des réunions de famille, les hommes ingurgitaient un nombre considérable de « pots » ce qui déplaisait aux épouses. Les maris, piqués, décidèrent de se réunir là où leurs femmes n’auraient pas accès. Les réunions continuèrent sous l’appellation de « stam » qui devint « staminets ».


D’aucuns font encore dériver « stamenee » de « stamelen » : bégayer, infirmité passagère provoquée par l’ivrognerie.

Café Van Roy chée de Ninove à Molenbeek (Arrêt face à la Brasserie Vandenheuvel)

Enfin, dit le journal précité, en Flandre, des tenanciers, pour attirer l’attention des voyageurs sur leur local, inscrivaient sur la façade « Sta, Mijnheer » (Arrêtez-vous, Monsieur). Cette inscription devint proverbiale au point que pour inviter un ami au cabaret on lui disait « Veux-tu venir avec moi au « Sta Mijnheer » ?

Les « Kaberdoeches » (bistros de quartiers, gargote) appartiennent au folklore des Marolles depuis le Moyen Age.

Entrée de la rue Haute et l'ancienne Porte de Hal
Aux abords de la Porte de Hal qui en ces temps-là était encore une zone marécageuse, des ouvriers et des artisans s’y étaient établissent.

La rue Haute (ancienne voie romaine) qui s’étendait au-delà de la Steenpoort était très fréquentée par les voyageurs qui se rendaient à Paris et vers le sud.
En ces temps lointains, on trouvait tout autour de cette «chaussée », des relais pour les attelages, des auberges pour voyageurs et une foule d’artisans de passage.
Les habitants de ce quartier s’expriment dans un langage particulier… mi-wallon, mi-flamand…. Naissance du Marollien ?... (à suivre)…

Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, une surpopulation est recensée. On verra se multiplier un nombre certain d’impasses dans les Marolles. On assiste alors à un cortège de misère, d’épidémies et de l’apparition d’un terrible fléau… l’alcoolisme.


On dénombre hélas aussi une prostitution de bas étage. Dans les bacs à schnikke (bistrots où l’on sert de l’alcool) on y trouve des vieilles zattecutten (soûlardes) aguichés les clients pour se faire payer des witteke (genièvre). De grandes bagarres éclatent régulièrement.



Dans les années 1880, Les esprits ouvriers s’échauffent et de sérieuses émeutes éclatent dans les quartiers tout autour de la rue Haute.

Le peuple ouvrier riposte et est confronté aux gendarmes qui chargent de tous côtés.

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar_De_Paepe
Durant cette période critique, des hommes se réunissent des les estaminets pour discuter et s’échanger des imprimés avec des maximes du marxisme. Un des plus acharnés est un typographe du nom de César Depaepe.

Ces émeutes conduiront en 1885 à la naissance du Parti Ouvrier Belge (POB) et à la construction d’une grande maison du Peuple à la rue Joseph Steven. C’est l’architecte Victor Horta qui dessinera les plans. C’est à cet endroit qu’est né le socialisme bruxellois.
L’épicentre populaire des Marolles était en ce temps-là, la place de Wallons (aujourd’hui disparue) « Waelsche Plaats » (Située plus ou moins à l'arrière de l'actuelle gare de la Chapelle)

Les anciennes auberges du 18ème siècle avaient des noms pour le moins pittoresques :

In den naemen Jésus (Au nom de Jésus), Den groenen papegay : désignait la cible qui servait au tir à l’arbalète… (Le local des Arbalétriers n’étant pas bien loin de là ; à La Brasserie « Les Brigittinnes » qui disparaîtra également en 1962), Het sigoinnek : la petite cigogne …. Etc…





Un si bel endroit paisible au coeur de la ville


On y sert toutes sortes de boissons fortes… A l’exception d’eau bénite ! … En soirée, plus d’un rejoignait son domicile avec un fameux « stuk in zijn klûût »

Suite aux divers travaux d’envergure décidés par la ville de Bruxelles, certaines enseignes célèbres à l’époque émigrèrent vers d’autres faubourgs de Bruxelles.

C’est le cas notamment du « Chien Vert » situé rue Terre-Neuve, proche de l’impasse des escargots (Caricolegang) qui rouvrira son « stamenei » avenue de Tervueren à Woluwe Saint Pierre.
C’est la construction en 1850 de la Gare du Midi et les travaux de la Jonction Nord-Midi qui sonneront le glas de la rue Haute en tant qu’artère de grande circulation.

A cette époque-là, les socialistes gagnent un double combat : Le Suffrage Universel et la loi Vandervelde (loi anti-alcool) à afficher dans chaque établissement. (voir affiche plus haut)

A défaut de voyageurs, les habitants, marchands et artisans remplaceront en majorité la clientèle de ces « Kaberdoeches ».

Jusqu’en 1920, on dénombre aussi une foule de campagnards cherchant à faire fortune à Bruxelles. Cela provoquera même une crise du logement ! Ces nouveaux arrivants s’installent là où ils peuvent … ils prennent souvent quartier près de la rue Haute et aux alentours. De ce fait, les tenanciers d’estaminets proposent « un logement ». On fait de la place partout ! … Une chambre à côté, au dessus et même en dessous ! Certains vont même jusqu’à proposer d’occuper les caves !

Profils des piliers de comptoirs…

Le « zattekul » philosophe, Le pouffer qui discute toujours sont addition après plusieurs jours de crédit....
Devant le bar des « Mille Colonnes », juste derrière le stationnement des fiacres, le zattekul philosophe, membre influent de la « chocheté mutuelle de la soif », vide sa chope en remarquant : « Voulez-vous croire que ça sont aujourd’hui percis’ cinquante ans que moi j’aie bu mon premier verre de lambic ? Alleie, à ton santé ! »

Il y a aussi celui qui fait des son « genre »…. Le prétentieux, le je sais tout…. « Zaïene grüte Jan oïetagne » en bruxellois




Expressions :
Ei ess züe zat as e kanong : Il ivre comme un canon (bourré jusqu’à la gueule)
Ne zoeïper : un buveur habitué
Zoeïpe : boire jusqu’à plus soif
Zoeiper : buveur
Ne flessevringer : un tordeur de bouteilles (ivrogne)
Geif ma enn lkouch bé : Donne-moi un verre de bière
Ge zaait beiter in a klaain stameneike as in en gruute kerk (on est mieux dans un petit estaminet que dans une grande église) : dit par un pilier de cabaret qui n’est pas un pilier d’église.







09:34 Publié dans BRUXELLES, COMMUNES BRUXELLOISES, dancing,cabaret,théâtre, estaminets brasseries, les brigittines, LES SPORTS, Place de la Chapelle, rue blaes | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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11/01/2013
Vie quotidienne en 1933

Le Palais de Justice de Bruxelles :
La visite du Palais se fait par groupes, en semaine, de 9h à 16h, le dimanche, de 9h30 à 12h. Visite du Palais : 2 francs par personne. Ascension du dôme, 3 francs par personne ; le ticket de 3 francs donne droit à la visite du Palais. Ascension du dôme, en semaine, le matin de 9h30 et à 11h ; l'après-midi de 13h30 et à 15h ; le dimanche matin à 9h30 et à 11h. La visite est gratuite pour tous les élèves d'établissements belges d'instruction, officiels ou non, visitant le monument sous la conduite de leurs professeurs et sous la réserve que la demande en soit régulièrement faite au moins dix jours à l'avance à l'architecte du Palais.

GUIDE DU PALAIS DE JUSTICE
Petite Pub d'époque

23:14 Publié dans 1933, BELGIQUE, BRUXELLES, ET PENDANT CE TEMPS LA A BRUXELLES ..., horta,maison du peuple,architecture,art nouveau, Marolle, marolles, petits métiers d'autrefois, vieux marché,place du jeu de balle,aemet,puces de Bruxelles et environs | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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26/05/2011
Naissance de la Galerie de la Porte Louise
C’est au 49 et 50 de l’avenue de la Toison d’Or que s’ouvre depuis 1964 La Galerie de la Porte Louise.

Avant la réalisation de celle-ci, le projet de construire à cet endroit une luxueuse galerie commerçante était dans l’air depuis quelques années.

Le montant de l’investissement pour la réalisation d’un projet d’une telle envergure semblait inconcevable à l’époque et les travaux à prévoir l’étaient tout autant puisqu’il fallait maintenir un environnement urbain familier et qu’au dessus du niveau envisagé reposaient des tonnes de terres constituant les assises de deux couvents et d’une église. D’autres difficultés étaient à prévoir au niveau des maisons de la rue Crespel à cause des jardins quasi verticaux qui soutenaient les différentes constructions.

Il s’agissait d’une très grande opération mettant en jeu de nombreux intérêts. Né d’un désir de rendre le goulet de l’avenue Louise en pôle attractif de toutes les élégances parce que la situation géographique était idéale de par sa proximité des quartiers résidentiels du haut de la ville.
On disait à l’époque qu’une ville était créée au cœur de la ville.
Mme De Pooter-Bomert chef d’entreprise à l’époque fut l’inspiratrice de ce projet d’envergure.
C’est en 1953 qu’elle eut déjà l’idée de prolonger la Galerie Louise. L’appui du baron Dansette alors administrateur-délégué de la S.A. Sarma favorisa les négociations pour assurer l’adhésion des autres interlocuteurs établis sur les lieux.
La contribution du Père Marie-Joseph des Carmes, Prieur de l’époque et du Révérend Itchwood de l’Eglise Anglicane ne fut pas négligeable non plus. Ils permirent d’obtenir les autorisations de Conseils établis à l’étranger alors que ceux-ci pouvaient très bien restés indifférents à ces dossiers.
Il faut savoir que dans cette construction, une salle fut intégrée dans le Couvent des Pères Carmes auquel donne accès une entrée aménagée dans la Galerie de la Porte Louise.
Les investissements financiers pour la réalisation de la Galerie de la Porte Louise ont été coordonnés par le Groupe Empain qui constitua la S.A. Auxari.
Les plans de la Galerie de la Porte Louise ont été réalisés par le Bureau d’architecture Jacques Cuisinier.
Le 27 avril 1964 la Galerie fut inaugurée et de très nombreuses personnalités avaient tenu à assister à cet évènement.






Quelques enseignes de l’époque :
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ANC. MAISON DUJARDIN TEURLINGS ET WELCOMME |
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ANNE MARTIN INSTITUT DE BEAUTE |
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ARIANE |
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BANQUE BELGE POUR L INDUSTRIE |
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BANQUE DE BRUXELLES |
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BETTINA |
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CATULLE |
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CHALMETTE GAINIER-DOREUR |
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CHARPENTIER |
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CHAUSSURES BALLY |
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CRAHAIT KITCHEN |
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DARVILLE JOAILLIER |
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DELBAR HORLOGERIE |
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DOROTHEE BIS DE PARIS |
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GARDIN ORFEVRERIE |
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JEUNESSE LOUISE |
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LA BOITE A PULL |
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LA CALADE MINERAUX ET PIERRES SEMI-PRECIEUSES |
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LADYS HOUSE |
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LANCEL |
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LAURENT DUVIVIER ENSEMBLIER |
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LE BON FOURREUR |
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LE COUVENT DES PERES CARMES |
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LIBERTY PARFUMERIE |
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LIBRAIRIE PAULI |
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MIM ROMA |
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NOS GARCONS |
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PARFUMERIE FRANCAISE |
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PAVILLON LOUISE ENSEMBLIER DE LA TABLE |
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PIERLE COUTURE |
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SARMA LUX |
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SERVICE CENTER INTERIM |
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TH LOLLIPOP |
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TOPS SNACK RESTAURANT |
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VERONIQUE BOUTIQUE |
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VISUAL RADIO-TV-DISQUES |
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WILLEMSENS JOAILLIER |
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WISKEMANN PORCELAINE – CRISTAUX |







Ne perdons pas de vue que la première pierre de la Galerie Louise fut posée en juin 1951. A cette époque la presse fit largement écho de cette réalisation et consacra des reportages sur la SA Galerie Louise dont l’architecte était M. Emile Goffay, l’Ingénieur le Bureau d’Etudes Léon-Marcel Chapeaux et l’Entrepreneur la S.A. Van Rymenant.

Voici un passage de l’interview parue dan le journal « Le Soir » de l’époque :
«Comme nous l’avons dit déjà, une artère reliera bientôt l’avenue Louise, en son goulet à la rue Capitaien Crespel et desservira, en le traversant, tout un quartier nouveau. Elle consistera en un « passage » couvert, amplifié au centre sous forme de rotonde et portera le nom de Galerie Louise.
Autre passage paru dans le journal « La Libre Belgique » de l’époque :
« Au bas du plan, l’entrée Louise de la galerie, mesure six mètres de large. Plus loin, elle a huit mètres. Ces deux dimensions se retrouvent dans les autres passages. D’une grande rotonde d’un diamètre de vingt-deux mètres environ, on accèdera par une rampe en pente douce à une salle de spectacle et à ses annexes.
Le Phare donna d’autres précisions :
« La conception et la réalisation de la Galerie Louise, cette ville au cœur de la ville, ce centre du commerce de luxe ont exigé des calculs et des plans d’une haute technicité, des études architecturales détaillées et délicates, des moyens d’exécution puissant, une organisation de chantier impeccable, mais aussi des qualités d’imagination exceptionnelles. Déjà cette construction suscite le plus vif intérêt dans de nombreux domaines, à telle enseigne qu’une vingtaine de magasins, 70 des cent garages, de nombreux bureaux et appartements ont, dès à présent, trouvé preneurs. On ne peut que se réjouir de constater qu’il y a encore chez nous des constructeurs audacieux au point d’entreprendre des travaux de cette importance, qui constituent un apport considérable pour le commerce, la vie, le bien-être et la grandeur de la cité.
La Dernière Heure publia un long compte rendu de la cérémonie de la pose de la première pierre et la Lanterne conclut : « Eh bien, oui ! Aussi audacieux que paraisse le projet, Bruxelles se propose de placer dans une galerie, l’un des coins le plus élégants et des plus luxueux de Paris. Sans bruit, les ingénieurs et les entrepreneurs se sont mis à la besogne avec la promptitude que donne une inébranlable détermination.
En deux mots…. Ces galeries offrent :
Six passages attractifs et de haute tenue, cinquante deux magasins ou boutiques de luxe, des Bodega, des Salons d’exposition, des Salons de coiffure, des Instituts de beauté, des salles de spectacles, un Bureau de Poste, des succursales de Banque figuraient au programme sur trois niveaux représentant une superficie d’environ 9.000m². Mises bout à bout les vitrines couvraient la distance de la place Stéphanie au Palais de Justice. D’autre part, les promoteurs firent surgir un building résidentiel constituant un ensemble architectural parfaitement dégagé, entouré d’une vaste terrasse en plein air rehaussée de plantations et de fleurs et offrant une vue panoramique orientée plain sud et s’étendant sur plus de vingt kilomètre. Septante appartements, bureaux ou locaux commerciaux y furent dotés de tout le confort et de près de cent boxes pour autos d’un accès aisé.


Site de croissance en hauteur, la Galerie Louise aux séductions visuelles et aux avantages fonctionnels a assuré d’une solution neuve l’extension urbaine dans le respect de la configuration naturelle du cadre. Son implantation sans nuire aux activités coutumières des Deux Portes donne encore plus d’éclat à leur rayonnement et affirme leur prestige de grand carrefour du commerce de la Capitale.













Extrait du livre « L’histoire Illustrée du Haut de la Ville » de Léon Geerts
Belle époque…. Loin de la crise actuelle….. Tout semblait accessible….. C’était l’époque des grandes démolitions pour faire place au béton, au moderne et au confort. Un grand virage dans l’architecture Bruxelloise. A chacun ses goûts….. Laissons-nous bercer par la nostalgie et observons ces images du passés…. Pas si lointain !
Je remercie le visiteur du bog qui à l’époque m’a envoyé ces photos. Vu mes nombreux déménagements ces dernières années, J'ai hélas perdu ses coordonnées !
15:34 Publié dans BRUXELLES, ixelles,watermael boitsfort | Commentaires (7) | Envoyer cette note |
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08/06/2010
Invitation 14ème Chapitre de l'Ordre du Bloempanch

INVITATION AU
14ème CHAPITRE DE L’ORDRE DU BLOEMPANCH
SAMEDI 12 JUIN 2010
PROGRAMME :
Rendez-vous :
13.00 : Au Wiels Renard, 233 rue Haute (coin de la rue des Renards)
13.30 : départ en cortège, sous la conduite de la Fanfare du Meyboom, de notre Porte-Drapeau – l’Agent 15 et Lydia Da Rocha Miss Bloempanch 2009-2010.
Suivent ensuite, les délégations des associations folkloriques, les invités d’honneurs, les futurs intronisés et les membres et amis du Bloempanch
13.45 : montée du Bloempanchgang et ‘Op de Marolle – (plaques de rues) – Hommage à notre ami Bich et ensuite arrêt au 44, rue de la Prévoyance devant la plaque commémorant les Funérailles fictives d’Adolphe Hitler le dimanche 10 juin 1945.
14.00 : Hommage au « Monument aux Vivants » in de Builestroet - Dépôt de gerbe – Hymne National Marollien
14.15 : Arrêt …. Désaltérants chez nos membres Sponsors :
Wiles Renard – Au Petit Lion – Bar Espagnol de la rue Haute
14.45 : 186, rue Haute : arrêt au « Polakkegang », qui fut le haut lieu du Théâtre de Toone de 1932 à 1944.
15.00 : Rue Joseph Stevens : arrêt désaltérant chez notre Sponsor Geoffrey, patron de la Taverne – Restaurant le « Schievelat » info : http://www.skievelat.be/sablon.htm
15.15 : direction le Sablon, rue Lebeau, rue de l’Hôpital, rue du Lombard, rue Charles Buls
15.30 : Cour de l’Hôtel de Ville de Bruxelles à la Grand’Place
15.45 : Tour de la Grand’Place en fanfare
16.00 : 14ème Chapitre de l’Ordre du Bloempanch en la Salle Gothique avec l’intronisation des nouveaux membres ‘Honoris-Causa’ (avec entre autre Sophie Peeters (sofei vandenaemet) créatrice du blog ‘c’était au temps où Bruxelles brussellait’)
16.30 : Salle des Mariages de l’Hôtel de Ville
- drink offert par la Ville de Bruxelles
-dégustation de Bloempanch et Royal Tremblant
17.30 : Tour d’honneur de la Grand’Place en fanfare et ensuite, direction la statue de Menneke-Pis par la rue Charles Buls et la rue de l’Etuve
18.00 : arrivée devant le Petit Julien (Menneke-Pis) habillé en ‘Boucher Belle Epoque’
- la statuette est dévoilée par les nouveaux intronisés
- hymne national Marollien et jet de chicklets
- Menneke-Pis débitera pour l’occasion, du Faro Cantillon aux son des airs populaires de la Fanfare du Meyboom
19.00 : Clôture du 14ème Chapitre
Nous vous attendons nombreux pour l’occasion...
Bob De Backer président de l’Ordre du Bloempanch

Lydia Da Rocha Miss Bloempanch 2010 est la nièce de Sophie Peeters (sofei). Elle est née dans la Marolle et a grandi place Emile Vandervelde (sablon). Ses parents étaient les tenanciers du Café des Arts… actuel Bar/Restaurant Sckievelat. Commerciale de formation, elle est également chanteuse et DJ … visitez son site : http://www.myspace.com/lydiadarocha

Voici son dernier single très bien placé actuellement dans une compil...
Si vous êtes à la recherche d'une chanteuse (également compositeur)... Laissez-moi un message, je ferai suivre :)
07:37 Publié dans fêtes,foires,fêtes forraines | Commentaires (10) | Envoyer cette note |
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26/04/2010
800ème anniversaire de la Chapelle ... tout un quartier en fête le 8 mai 2010
800ème anniversaire de la paroisse de la Chapelle

En 2010 a lieu l’anniversaire des 800 ans de la paroisse de la Chapelle. De ce fait, cette année marque l’édification du quartier « des Marolles » en tant que territoire.
Pour fêter dignement ces 8 siècles, le Centre Culturel Bruegel organise durant toute l’année, des festivités reprenant les évènements marquants de l’histoire et de l’identité du quartier et de ses habitants.

A cette occasion, en partenariat avec les habitants, les écoles, les commerces des environs, le Centre Bruegel organise le 8 mai 2010, une grande fête tout autour de l’église. Une multitude d’activités retraçant la création du quartier est prévue ce jour-là.
Vous pourrez admirer 12 bouffons bonimenteurs, 6 nouveaux géants représentant chacun une école primaire du quartier, il y aura également le photomaton itinérants.
A travers le quartier, vous replongerez dans l’histoire grâce aux divers participants.
- Les confréries, les métiers, l’Ancien grand serment royal et noble des arbalétriers de Notre-Dame du Sablon, un marché biologique, l’Ordre du Bloempanch, des anciens jeux en bois, un parcours retraçant les tableaux de Bruegel, des danses bruegéliennes, une dictée en bruxellois dans l’école Baron Steens, la vie des capucins à la place du Jeu de Balle, l’histoire de Mozart à Bruxelles, la participation des Archives de la rue des Tanneurs, un cabaret chantant dans le jardin de la Porte Rouge, un thé dansant rue du Miroir, représentation des luttes pour le suffrage universel dans les bistrots de la rue des Renards, initiation au skate board pour les jeunes et pour clôturer cette journée de fête, un Bal populaire…..
Bref….. Un programme bien chargé !

L’accès aux activités est gratuit. Vous trouverez le programme complet sur le site http://800anschapelle.be
Pour info,
Coordination : Centre Culturel Bruegel – Christine Rigaux
christine.rigaux@ccbruegel.be 0494 06 40 74 – Rue Haute 247 – 1000 Bruxelles
Venez nombreux le 8 mai 2010 pour fêter cette journée inoubliable !!!!

Bob De Backer... président de l'Ordre du Bloempanch
le jour-là, l’Ordre du Bloempanch participera aux festivités de 10h à 18h avec un stand de vente sur la place de la Chapelle.
Pour cette occasion, il y aura entre autre, la parution d’une brochure consacrée aux spécialités culinaires bruxelloises.
Je serai bien entendu présente…. Profitons-en pour faire connaissance…..

Place de la Chapelle dans les années 30
On retiendra pour l’histoire, que Pierre Bruegel le Vieux meurt probablement le 5 septembre 1569 et fut inhumé dans l’église de la Chapelle aux côtés de son épouse.
Pierre Bruegel logeait à cette époque à l’angle de la rue Haute et de la rue de la Porte Rouge.
Son fils, commanda à Pierre Paul Rubens un tableau qu’il fit placer dans la Chapelle en mémoire de son père. Ce tableau représente Le Christ remettant les clés à Saint Pierre.
En 1765, la fabrique de l’église vendit la toile à un marchant d’Amsterdam pour la modique somme de 5000 florins !!!! La seule condition fut que l’acquéreur fasse exécuter une copie à ses frais. Celle-ci figure encore à la place de l’original…..

A l’intérieur de la Paroisse, vous pouvez également admirer le monument funéraire d’Anneessens….. Mort en 1719 pour avoir défendu les privilèges des artisans.
Histoire de Notre Dame de la Chapelle : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame_de_la_Chapelle

Jadis, en juillet dans le quartier de la Chapelle, il y avait la kermesse « del Blatte » ou « Schollekermis ». Précédait à cette fête, une procession où se côtoyaient les aristocrates de la rue aux Laines et les habitants du quartier.
Pourquoi « del Blatte » ? Parce qu’avant la construction du Palais de Justice, il y eut là une rue des Feuilles…. Traduction du flamand « blad » … qui était aussi celle de la ducasse.
De souvenirs de bruxellois, j’ai pu entendre et lire que le samedi soir, cette kermesse était le prétexte à une gargantuesque ripaille ! Que les habitants fêtaient l’évènement en vidant des litres de bières et en mangeant des kilos de crabes, de crevettes et des « bintjes de scholles ». (Scholle – plies)
Que les gens circulaient dans les rues en se penchent en avant, puis se rejettent en arrière tout en chantant et en riant à gorges déployées….
« En en dikke panch,n en en snei van’t varke
Boere leive dat es plaizant »…..
Ou encore :
« Oh ! Mieke Pijpe kop !
Geeft ons nog en bobijntje !
Lever een groet alse en kleintje
As er mo genèvel in es ! »
A l’heure actuelle, la Marolle s’est transformée radicalement et ce, depuis le siècle dernier. Peu à peu, elle a perdu son atmosphère et son caractère. Elle était comparable à aucun autre quartier de la capitale. Probablement grâce à sa population qui a l’origine était née d’un mélange de Flamands bruxellois et d’ouvriers wallons …. Des maçons venu travailler à la construction des églises.
De cette fusion ethnique est née une population à l’esprit d’indépendance, hospitalière avec un grand cœur … toutefois capable de colères homériques mais pas rancunière !
15:20 Publié dans Place de la Chapelle | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
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