04/12/2009
Les commerces du centre ville...

19ème siècle….. La Grande Epicerie Centrale de Bruxelles » rue de Laeken était dirigée par l’arrière grand-père de monsieur Jean-Philippe Secordel-Martin. Celui-ci était le fournisseur en vins français du Palais Royal.


Et le magasin Thiery du boulevard Anspach était dirigé par Félix Martin l’arrière-arrière grand-père de monsieur Jean-Philippe Secordel-Martin que je remercie au passage pour m’avoir envoyé ces publicités.

Civet de lièvre à la bruxelloise
Ingrédients :
Lièvre
100gr de saindoux
2 oignons
4 échalotes
2 carottes
5 baies de genévrier
500 gr de pommes
1 petit céleri vert
1 bouquet garni (thym, laurier, persil)
1 bouteille (3/4l) de bière brune (Leffe par exemple)
1 c. à soupe de gelée de groseilles
50 gr de beurre
Sel et poivre.
Recette :
Dans une grande casserole, faites fondre à feu doux, le saindoux.
Faites dorer durant 5 minutes, le lièvre couper en morceaux.
Salez et poivrez.
Augmentez la source de chaleur au maximum et incorporez les légumes coupés en morceaux (oignons, les échalotes, les carottes et le céleri) … mouillez avec la bière.
Ajoutez les baies de genévrier, les pommes (épluchées et coupées en quartiers) ainsi que le bouquet garni.
Après 3 minutes, réduisez la source de chaleur et laissez mijoter durant 60 minutes.
Retirez les morceaux de lièvre délicatement à l’aide d’une écumoire et réservez au chaud.
Laissez réduire le liquide de cuisson sur feu vif durant 5 minutes.
Ajoutez la gelée de groseilles et le beurre coupé en petits dés. Remuez de façon à lier la sauce et passez-la au « chinois ».
Présentez les morceaux de lièvre dans un plat arrosés de la sauce avec en accompagnement, des pommes de terre natures, des champignons cuits et pour les gourmands, des tranches de lard cuites et des quenelles de viandes.
Bon appétit !

Rue Neuve


Actuel Bld A. Max

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26/11/2009
le CEGES à la recherche d’éléments historiques
Le CEGES a un avenir certain !
L’Imperial War Museum de Londres, ainsi que les National Archives de Kew et The Aerial Reconnaissance Archives à l’université de Keele du temps de son exceptionnelle directrice, Ms Marylyn Beech, m’ont été d’une aide précieuse lors des recherches sur le Fort de la Crèche à Wimereux, mon aventure personnelle.
Je me rappelle Philippe Francart, disparu trop tôt, le rat de bibliothèque effréné de l’époque du Centre de Recherches et d'Etudes historiques de la Seconde Guerre mondiale (CREHSGM). Ou encore de la lettre du Professeur Luc De Vos, Ecole Royale Militaire, me conseillant amicalement de prendre langue avec la Fondation Simon Stévin d’Anvers pour me mettre « à niveau » en matière d’étude des fortifications belges. Que d’excellents souvenirs de ces collaborations.

Personnellement, je pense que cet appel mérite toute votre attention pour l’avenir de notre histoire commune !

Chantal Kestelloot s’en explique : « Le CEGES est à la recherche de photos de particuliers sur le thème des “villes en guerre” et ce dans le cadre de volumes et d'expositions en préparation consacrés à Bruxelles, Anvers, Liège, Gand et Charleroi sous l'occupation. Nous ne sommes pas seulement intéressés par des photos de bâtiments ou de l'occupant mais aussi par des clichés illustrant la vie au quotidien de Monsieur et Madame Tout le Monde. Des phénomènes comme l'exode de mai 1940 (et le retour), le travail, l'école, les fêtes de famille sont au nombre des thèmes qui nous intéressent. De même, la vie dans les campagnes fait également partie des centres d'intérêt du CEGES. Que vous possédiez une photo ou plusieurs albums, l'ensemble constitue à n'en pas douter, de précieux témoignages visuels permettant de mieux comprendre la vie au quotidien durant cette période difficile ».

Chantal Kesteloot : « Vous êtes bien entendu attachés à vos photos et vous ne souhaitez pas vous en séparer ! Quoi de plus normal ! Pas de problème. Grâce à la digitalisation, nous vous les restituons très rapidement et nous vous offrons une copie sur CD des images numérisées. Leur valeur documentaire sera ainsi sauvegardée ».
Le plus simple est de contacter Florence Gillet, en charge du secteur « Images et Sons », par mail (florence.gillet@cegesoma.be) ou par téléphone (+32 2 556 92 11).
Le CREHSGM, situé Place de Louvain, est créé le 13 décembre 1967 pour prendre toutes les mesures nécessaires en vue de recenser, sauvegarder et dépouiller les documents ou archives se rapportant à la Seconde Guerre mondiale en Belgique, ses antécédents et préliminaires et ses conséquences. Le CEGES remplace le CREH… en 1993 et est installé jusqu’à 2004 au Résidence Palace.




Ce qui nous amène à la cerise sur le gâteau architectural : le foyer du CEGES ! La Prévoyance Sociale, une compagnie d’assurance populaire sur la vie, enrôle l’architecte Richard Pringier, collaborateur de Horta, pour la construction d’un bâtiment de six étages au coin du Square de l’Aviation, formé par les rues de l’Autonomie et Lambert Crickx. Celui-ci comprend des services administratifs de l’entreprise, des magasins et des appartements. C’est la première partie de l’ouvrage car en 1930 l’architecte Fernand Brunfaut accompagné de son fils Maxime, augmentent le volume immobilier par l’adjonction de deux autres immeubles de part et d’autre des deux rues citées. Ces constructions se fondent au premier qui, lui, subit une modernisation et un ajout de deux étages surmonté d’un dôme de verre assis sur une structure hexagonale. L’ensemble, formant un îlot, se voit aussi pourvu d’une tour-dépôt. Ils ajoutent les balcons sertis de fer, inventent des poignées de portes, reluquent le moindre détail…

La Prévoyance Sociale quitte cet emplacement en 1957 pour ériger le premier « gratte-ciel bruxellois » au haut du Botanique. L’Etat installe alors le Service des Victimes de la guerre dans l’ancienne adresse. La situation pierreuse se dégrade et il faut attendre 1998 pour que la Régie des Bâtiments réagisse en lançant la réfection de l’ensemble, après que ce dernier fut classé en 1993. Du bel ouvrage, un rapport indique : « … ainsi, une partie des plaques en marbre Bleu belge de Bioul avaient disparu. Ce marbre n’étant plus exploité, il a été remplacé par un Marquina espagnol. Afin d’éviter un effet mosaïque, les lacunes de la partie avant ont été comblées par des plaques de marbre originelles provenant des façades latérales, où on a placé uniquement du marbre Marquina ». Sans parler du superbe sgraffite frontal horloger renaissant dans sa polychromie d’origine : lettres rouges rehaussées d’un filet à la feuille d’or. Et, bien entendu, le cartouche – véritable logo ! – qui surplombe l’entrée stylisant la prévoyance pour la famille. Il en va de même pour la modernisation interne qui se verra particulièrement compliquée.

Cette courte évocation du CEGES et de son environnement géographique immédiat, ne doit pas oublier le message principal de cet article : si vous avez des documents de la Seconde Guerre mondiale, partagez-les ! Cela fera du bien à la Belgique !
Florence Gillet est à votre disposition : florence.gillet@cegesoma.be
Robert Dehon
Notes
Pour les « fidèles de chez fidèle », comme on dit bêtement actuellement, l’appel de Mme. Kesteloot avait déjà été émis sous forme d’un ‘comment’, bien sûr perdu parmi les milliers d’autres… Etant membre du CEGES, je tenais à répéter son appel et profiter de l’instant pour l’insérer dans une approche historique bruxelloise.
Ph. Francart a publié en 1988 et à compte d’auteur « La Côte belge 1940/44, le Mur de l’Atlantique », deux tomes étonnants et difficiles à trouver (686 pages en tout).
Le Front de l’Indépendance, fondé début 1941 et d’obédience communiste, fut avec l’Armée Secrète un des groupes de résistance armée le plus important numériquement en Belgique, histoire de rappeler les faits.
Enfin, le CEGES possède son site Internet à cette adresse : http://www.cegesoma.be/cms/index_fr.php , à première vue, cela peut sembler un peu compliqué ; il faut s’y habituer. Mais si vous cliquez, colonne de gauche, sur ‘Catalogue en ligne…’, vous pouvez consulter le catalogue PALLAS, cliquez… une nouvelle fenêtre s’ouvre sur un questionnaire, tapez votre requête en, par exemple, choisissant ‘photothèque’… suit une liste… Cliquez sur un sujet, il y a en haut l’icône d’un œil, cliquez ! Vous avez presque tout saisi. Bon voyage dans le temps.

A titre d’exemple, je ne sais si le CEGES sera intéressé par cette image prise en 1946 ou 47 à Lompret, près de Chimay où passe l’Eau Blanche, lieu d’un camp de résistance (à vrai dire pas loin du Hauptquartier du Führer à Brûly-de-Pesche) ; le ‘grand’ est mon cousin Marcel Thiebault et à droite peut-être mon père. Les gamins exhibent des armes mais ce ne sont pas des Tommy Guns (RD).
13:04 Publié dans images de guerre | Commentaires (9) | Envoyer cette note |
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03/11/2009
Petits métiers...Les gagne-petit
Dans les rues de la capitale, les représentants des petits métiers ambulants formaient le décor permanent de la ville.

Le distributeur de revues

Les vanniers
A tout coins de rues, on entendait résonner leur cri. En hiver, dès que la température chutait, le marchand de marrons lançait son traditionnel appel « chauds, chauds les marrons chauds ! » L’odeur des châtaignes rôties attiraient les passants qui en profitaient pour se réchauffés autour du brasero. A la fin du 19ème siècle, il vous était servi dans un cornet de papier, une douzaine de marrons pour 5 centimes !

La marchande de fromage

de fromage blanc....
Les jours de beaux temps, ces commerçants devenaient des marchands ambulants de kalichesape (boisson de coco), ou se déplaçaient de café (kaberdoeches » en café pour y proposer des œufs durs, du crabes, etc…

Ces activités, parvenaient à peine à nourrir leur famille et pourtant, il fallait être courageux pour passer sa vie à l’extérieur ! Raison pour laquelle, on les nommait « les gagnes-petits »

Le marchand d'oiseaux
Parmi certains personnages connu, il y avait fin du 19ème siècle, Nette van de panne (Annette à la poêle) plus connue a Anderlecht qui vendait de la soupe. La vente de sa fameuse soupe épaisse, faisait le bonheur de ceux qui n’avaient pas les moyens de s’acheter une cuisinière. Le matin, elle fournissait un pot d’eau chaude à 3 centimes pour faire du café.

Souvent chassées des rues pour des raisons d'autorisations et de licences, la police veillait et les interpellations devenaient un réel spectacle de rue !!!! La mésaventure d'une de mes grandes tantes qui vendait des fruits fut même narrée dans un livre sur Bruxelles ! Ce fut un agent qui se mit à pousser sa charette pour la faire circulé !!!...elle refusait de quitter les lieux !!!! ...qui sait....c'est peut-être elle sur la photo ???

La vendeuse de journaux....
A l’arrière de la Bourse, on rencontrait adossée au mur, une dame âgée, Moeder Treiske (maman Thérèse) qui exerçait le métier de « cireur de chaussures ». Elle était la seule femme à pratiquer cette profession en plein air.
On rapporte que le dernier marchand de « kalichesap » Albert Deltombe qui habitait la rue des Faisans (une artère de la rue Haute autrefois appelée rue Saint-Pierre et au temps de la révolution, rebaptisée rue du Cercueil) exerçait cette profession depuis 1914 et que dans les années 50 alors qu’il était âgé de 75 ans, on l’apercevait encore dans la capitale.

Le prix d’un verre de « coco », était de 25 centimes mais les plus généreux, lui laissait 1 francs ! C’est dire si cette profession ne rapportait pas grand-chose !

N’ayant jamais eu l’occasion de goûter ce fameux nectar, je vous fais part d’une recette trouvée dans un journal de l’époque. Je n’ai pu hélas vérifier si elle est exacte et malheureusement, je n’ai pas trouvé non plus, les quantités nécessaires !!!.... Disons qu’avec ces éléments, on peut déjà essayer d’en apprécier les saveurs….
Recette du coco bruxellois
Prendre des longs morceaux de bois de réglisse (kalichenhout)
Les écraser sur une pierre bleue avec un marteau.
Ajouter du caramel pour la couleur
Ajouter de l’essence d’amande (pour empêcher d’avoir des coliques)
Placer tout les ingrédients dans une fine toile et laisser infuser durant 20 minutes en y ajoutant de l’eau.

L’hiver, c’est avec une cuisinière (un bac de cendres de bois allumées) suspendue au cou et posée sur son ventre qu’il déambulait dans les rues pour vendre des « smoutebolle (croustillons).

La veille de la Pâques, dans les environs du Vismet, aux Halles exactement, il y avait une telle cohue qui se chamaillait près des marchands de volailles, de légumes et autres pour avoir les plus beaux aliments afin de célébrer dignement la fin du Carême.

Et la marchande d’escargots….sa charrette éclairée d’une lampe de pétrole, la silhouette masquée par la fumée du bouillon qui frémit dans une marmite où le fameux pied de céleri nage parmi les coquilles....disparaîtra très prochainement aussi avec les nouvelles législations !!! ….

Personnellement, je trouve que le service d’hygiène de la ville est un peu trop zélé au niveau de certaines professions ! Sommes-nous mort d’avoir mangé nos frites emballées dans du papier journal, d’avoir mangé nos escargots dans un bol à peine rincés dans une bassine d’eau ou d’avoir osé consommer du poisson sécher en rue ? … Non ! …. Je suis persuadée, que nos parents avaient bien plus d’anticorps que nous ! ….Eux qui ont connu la guerre….la misère et la débrouillardise.

Et pour le bonheur des enfants.....il y avait le moulin à carabitjes......

Le marchand de sable
12:17 Publié dans petits métiers d'autrefois | Commentaires (19) | Envoyer cette note |
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