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03/11/2009

Petits métiers...Les gagne-petit

Dans  les rues de la capitale, les représentants des petits métiers ambulants formaient le décor  permanent de la ville. 

distributeur

Le distributeur de revues

les vanniers
Les vanniers

A tout coins de rues, on entendait résonner leur cri.  En hiver, dès que la température chutait, le marchand de marrons lançait son traditionnel appel « chauds, chauds les marrons chauds ! »  L’odeur des châtaignes rôties attiraient les passants qui en profitaient pour se réchauffés autour du brasero.  A la fin du 19ème siècle, il vous était servi dans un cornet de papier, une douzaine de marrons pour 5 centimes !

 

marchand de fromage ambulant

La marchande de fromage

marchand fromage blanc

de fromage blanc....

Les jours de beaux temps, ces commerçants devenaient des marchands ambulants de kalichesape (boisson de coco), ou se déplaçaient de café (kaberdoeches »  en café pour y proposer des œufs durs, du crabes, etc…

marchand de coco 3

Ces activités, parvenaient à peine à nourrir leur famille et pourtant,  il fallait être courageux pour passer sa vie à l’extérieur !  Raison pour laquelle, on les nommait « les gagnes-petits »

marchand d'oiseaux

Le marchand d'oiseaux

Parmi certains personnages connu, il y avait fin du 19ème siècle, Nette van de panne (Annette à la poêle)  plus connue a Anderlecht qui  vendait de la soupe.  La vente de sa fameuse soupe épaisse, faisait le bonheur de ceux qui n’avaient pas les moyens de s’acheter une cuisinière.  Le matin, elle fournissait un pot d’eau chaude à 3 centimes pour faire du café. 

marchande de pommes pv

Souvent chassées des rues pour des raisons d'autorisations et de licences, la police veillait et les interpellations devenaient un réel spectacle de rue !!!!  La mésaventure d'une de mes grandes tantes qui vendait des fruits fut même narrée dans un livre sur Bruxelles !    Ce fut un agent qui se mit à pousser sa charette pour la faire circulé !!!...elle refusait de quitter les lieux !!!! ...qui sait....c'est peut-être elle sur la photo ???

vendeuse de journaux étrangers

La vendeuse de journaux....

A l’arrière de la Bourse, on rencontrait adossée au mur,  une dame âgée, Moeder Treiske (maman Thérèse) qui exerçait le métier de « cireur de chaussures ».   Elle était la seule femme à pratiquer cette profession en plein air.

On rapporte que le dernier marchand de « kalichesap » Albert Deltombe qui habitait la rue des Faisans (une artère de la rue Haute autrefois appelée rue Saint-Pierre et au temps de la révolution, rebaptisée rue du Cercueil)  exerçait cette profession depuis 1914 et que dans les années 50 alors qu’il était âgé de 75 ans, on l’apercevait encore dans la capitale.

marchand de coco

Le prix  d’un verre de « coco », était de 25 centimes mais les plus généreux, lui laissait 1 francs !  C’est dire si cette profession ne rapportait pas grand-chose !

marchand de coco 2

N’ayant jamais eu l’occasion de goûter ce fameux nectar, je vous fais part d’une recette trouvée dans un journal de l’époque.  Je n’ai pu hélas vérifier si elle est exacte et malheureusement, je n’ai pas trouvé non plus, les quantités nécessaires !!!....  Disons qu’avec ces éléments, on peut déjà essayer d’en apprécier les saveurs….

                Recette du coco bruxellois

                Prendre des longs morceaux de bois de réglisse (kalichenhout)

                Les écraser sur une pierre bleue avec un marteau.

                Ajouter du caramel pour la couleur

                Ajouter de l’essence d’amande (pour empêcher  d’avoir des coliques)

                Placer tout les ingrédients dans une fine toile et laisser infuser durant 20 minutes en y ajoutant de l’eau. 

 marchand de beignets 2

L’hiver, c’est avec une cuisinière (un bac de cendres de bois allumées) suspendue au cou et posée sur son ventre qu’il déambulait dans les rues pour vendre des « smoutebolle (croustillons).   

marchand de beignets

La veille de la Pâques, dans les environs du Vismet, aux Halles exactement, il y avait une telle cohue qui se chamaillait près des marchands de volailles, de légumes et autres pour avoir les plus beaux aliments afin de célébrer dignement la fin du Carême. 

marchand d'escargots
 

Et la marchande d’escargots….sa charrette éclairée d’une lampe de pétrole, la silhouette masquée par la fumée du bouillon qui frémit dans une marmite où  le fameux pied de céleri nage parmi les coquilles....disparaîtra très prochainement aussi avec les nouvelles législations !!! …. 

marchande caricoles

Personnellement, je trouve que le service d’hygiène de la ville est un peu trop zélé au niveau de certaines professions !  Sommes-nous mort d’avoir mangé nos frites emballées dans du papier journal,  d’avoir mangé nos escargots dans un bol à peine rincés dans une bassine d’eau ou d’avoir osé consommer  du poisson sécher en rue ?  … Non ! …. Je suis persuadée, que  nos parents avaient bien plus d’anticorps que nous ! ….Eux qui ont connu la guerre….la misère et la débrouillardise.

moulin de carabitjes

Et pour le bonheur des enfants.....il y avait le moulin à carabitjes......

 


marchand de sable

Le marchand de sable

07/01/2009

Marchands de harengs

marchande harengs

Pêchés de janvier à mars, les harengs sont "vidés"....ils sont plus maigres et leur chairs plus sèches.  A ce moment là, on les appelle "maatjes"...en néerlandais, cela veut dire "vierge".

En filets marinés dans du vinaigre avec des oignons et des aromates, ce sont des "rollmops". 

La marchande de poupées....

marchande poupées

Ah ces belles poupées d'époque.  Ma mère aimait m'expliquer les détails de celles-ci...La finition des vêtements, leurs "vrais" cheveux.  J'en possède encore une mais dans un tel état, que je n'ose vous dire !!!!  J'avais entendu parlé à l'époque du dernier restaurateur de poupées à Ettebeek.  Quelqu'un peut-il me dire si il existe toujours et où se trouve exactement sa boutique ?

Merci à Guillaume K.  pour cette belle photo.

10/05/2008

Ancêtre de la Pub et du Marketing

La réclame
 

Le vendeur de clôtures...original cette façon de vendre son produit mais comme le dit mon compagnon ...Heureusement qu'il n'y a pas d'orage ce jour là !!!  Il aurait été dans un bel état ! ;-)

C'était au temps où dans chaque rue on entendait toutes sortes de cris....c'était à celui qui se faisait entendre le mieux....

Tous ces petits métiers aujourd'hui disparus ...

.les automobiles ont pris la place de ces « gagnes petits ».  

Imaginez ...chaque vendeur de toutes sortes d'articles, de fruits, de lait, de gaz, de vieilles loques, etc... attiraient les curieux en criant dans les rues...Dans ce brouhaha, les cris étaient souvent couverts par la musique des Italiens qui accompagnés de leur petits singes se baladaient dans rues en tournant sans répits la manivelle de l'orgue de Barbarie...

C'était pour chacun l'espoir à la fin de la journée de gagner quelques misérables sous afin de pouvoir se sortir de la misère...Souvent, ces pauvres gens habitaient dans les impasses de Bruxelles...

Encore une fois, je me répète mais je dis un tout grand MERCI à Guy Jonau de nous faire part de sa collection privée de cartes postales ....

15/02/2008

Marchands ambulants d'autrefois

marchande de crabes

La Marchande de Crabes.....J'aimerais bien savoir comment étaient-ils préparé et servi ?  Pourquoi autant de marchands de Crabes à Bruxelles ? ...C'est plutôt une spécialité de la côte non ?  Ou serait-ce parce que le Vismet était livré en direct de la mer en bateau vers Bruxelles ????? Merci de m'éclairer un petit peu s'il vous plaît....Il y a peut-être parmi les visiteurs, d'anciens marchands de poissons !

Raccomodeur de porcelaine
Aah Guy Jonau....Encore un tout grand merci pour vos si belles cartes postales sur les métiers d'autrefois...Ici, le raccomodeur de porcelaine.

Rétameur [1]..

Le rétameur de Casserolles....ça aussi ...c'est bien loin tout cela.  Nous sommes à l'époque du jettable à présent !

marchand de beignets