UA-38716482-1

26/11/2009

le CEGES à la recherche d’éléments historiques

Le CEGES a un avenir certain !          

 

 

L’Imperial War Museum de Londres, ainsi que les National Archives de Kew et The Aerial Reconnaissance Archives à l’université de Keele du temps de son exceptionnelle directrice, Ms Marylyn Beech, m’ont été d’une aide précieuse lors des recherches sur le Fort de la Crèche à Wimereux, mon aventure personnelle.

Je me rappelle Philippe Francart, disparu trop tôt, le rat de bibliothèque effréné de l’époque du Centre de Recherches et d'Etudes historiques de la Seconde Guerre mondiale (CREHSGM). Ou encore de la lettre du Professeur Luc De Vos, Ecole Royale Militaire, me conseillant amicalement de prendre langue avec la Fondation Simon Stévin d’Anvers pour me mettre « à niveau » en matière d’étude des fortifications belges. Que d’excellents souvenirs de ces collaborations.

DSC_5577
 

Sans avoir les ressources de pays plus « armés » au point de vue budgétaire, la Belgique s’est dotée d’un organisme centralisateur non seulement efficace mais qui se hisse vraiment au niveau de compétence de ses homologues étrangers : le Centre d'Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGES).

 L’impact, de fin 2006 à ce jour, du blog de Sophie Peeters a sans doute décidé Chantal Kesteloot, responsable des Activités scientifiques et publications, à la contacter. La raison est évidente : la recherche d’éléments historiques se doit aussi de passer par le public, afin de compléter les acquis provenant des sources officielles. C’est une phase de consolidation pendant qu’il est encore temps. Aucun cynisme ici : nos parents s’éloignent et avec eux leurs souvenirs photographiques ou écrits, peut-être dispersés, sinon malencontreusement détruits. Or, le blog de Sophie n’est-il pas constitué de fonds secrets empilés dans nos coffres « Rackham le Rouge » ?

Personnellement, je pense que cet appel mérite toute votre attention pour l’avenir de notre histoire commune !

CEG_hall_72dpi
Vues de l’impressionnant hall d’entrée, en mezzanine l’espace de consultation des documents (photos CEGES).

Chantal Kestelloot s’en explique : « Le CEGES est à la recherche de photos de particuliers sur le thème des “villes en guerre” et ce dans le cadre de volumes et d'expositions en préparation consacrés à Bruxelles, Anvers, Liège, Gand et Charleroi sous l'occupation. Nous ne sommes pas seulement intéressés par des photos de bâtiments ou de l'occupant mais aussi par des clichés illustrant la vie au quotidien de Monsieur et Madame Tout le Monde. Des phénomènes comme l'exode de mai 1940 (et le retour), le travail, l'école, les fêtes de famille sont au nombre des thèmes qui nous intéressent. De même, la vie dans les campagnes fait également partie des centres d'intérêt du CEGES. Que vous possédiez une photo ou plusieurs albums, l'ensemble constitue à n'en pas douter, de précieux témoignages visuels permettant de mieux comprendre la vie au quotidien durant cette période difficile ».

CEG-scan
Table de digitalisation grand format avec sa colonne-caméra.

 Au fait, comment procéder ?

Chantal Kesteloot : « Vous êtes bien entendu attachés à vos photos et vous ne souhaitez pas vous en séparer ! Quoi de plus normal ! Pas de problème. Grâce à la digitalisation, nous vous les restituons très rapidement et nous vous offrons une copie sur CD des images numérisées. Leur valeur documentaire sera ainsi sauvegardée ».

Le plus simple est de contacter Florence Gillet, en charge du secteur « Images et Sons », par mail (florence.gillet@cegesoma.be) ou par téléphone (+32 2 556 92 11).

 Voilà pour l’appel de Chantal Kesteloot que Sophie et moi répercutons avec grand plaisir. Mais le CEGES possède aussi sa part d’histoire. En voici le résumé.

Le CREHSGM, situé Place de Louvain, est créé le 13 décembre 1967 pour prendre toutes les mesures nécessaires en vue de recenser, sauvegarder et dépouiller les documents ou archives se rapportant à la Seconde Guerre mondiale en Belgique, ses antécédents et préliminaires et ses conséquences. Le CEGES remplace le CREH… en 1993 et est installé jusqu’à 2004 au Résidence Palace.

CEG_louv_72dpi
Consultation de documents dans les bureaux étriqués de la Place de Louvain (photo CEGES).

 En 1969, une équipe de six chercheurs se met en place et lance des travaux pionniers sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique. C'est ainsi qu'en 1971, José Gotovitch publie, en collaboration avec Jules Gérard-Libois, l'ouvrage de référence L'An 40. Depuis cette époque, Le Centre fait partie du Comité International d'Histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Nonobstant sa collecte d’archives, en 1980, il organise des séminaires et, dès 1990, des colloques internationaux. Début 1997, a lieu le changement d’appellation : le CEGES naît ! Et revêt aussi son sigle néerlandais, SOMA, soit Studie- en Documentatiecentrum Oorlog en Hedendaagse Maatschappij. Actuellement, le CEGES est fort d’une quarantaine de collaborateurs dont un encadrement scientifique permanent comprenant sept spécialistes, un informaticien et… un directeur.

 CEG_dir

Le « Front de l’Indépendance » a transféré l’intégralité de son fonds au CEGES, voici le moment de la signature de la convention : de g. à dr., G. Corthouts, secrétaire-adjoint du FI, Rudi Van Doorslaer, directeur du CEGES, Michel Vanderborght, secrétaire national du FI et Dirk Martin, responsable du secteur Documentation du CEGES (photo CEGES).

 Dès la première illustration de cet article, vous avez deviné que les bureaux du CEGES sont installés dans un magnifique immeuble situé Square de l’Aviation, à la limite de Cureghem et de Bruxelles-ville, dont l’assise triangulaire s’ouvre sur le Boulevard Poincarré, voie « rapide » de la Petite Ceinture. Dans le cadre du programme Beliris, la place est devenue piétonnière. Plusieurs beaux bâtiments d’inspiration Art Nouveau délimitent l’espace… malgré quelques bannières ‘corporate » intempestives. L’endroit ne manque pas de charme, la célèbre « Librairie du Midi », sur le coin, réveille des souvenirs d’étudiant. Sans compter le magnifique Mémorial aux Forains morts pour la Patrie lors des deux guerres. Dommage qu’un parking de bus touristiques ait été implanté sur le boulevard : pas simple pour le cadrage des photos, puisqu’ils outrepassent la zone concernée.

DSC_5581

La librairie du Midi et le Mémorial des Forains (RD).

monument aux forains

Ce qui nous amène à la cerise sur le gâteau architectural : le foyer du CEGES ! La Prévoyance Sociale, une compagnie d’assurance populaire sur la vie, enrôle l’architecte Richard Pringier, collaborateur de Horta, pour la construction d’un bâtiment de six étages au coin du Square de l’Aviation, formé par les rues de l’Autonomie et Lambert Crickx. Celui-ci comprend des services administratifs de l’entreprise, des magasins et des appartements. C’est la première partie de l’ouvrage car en 1930 l’architecte Fernand Brunfaut accompagné de son fils Maxime, augmentent le volume immobilier par l’adjonction de deux autres immeubles de part et d’autre des deux rues citées. Ces constructions se fondent au premier qui, lui, subit une modernisation et un ajout de deux étages surmonté d’un dôme de verre assis sur une structure hexagonale. L’ensemble, formant un îlot, se voit aussi pourvu d’une tour-dépôt. Ils ajoutent les balcons sertis de fer, inventent des poignées de portes, reluquent le moindre détail…

DSC_5590
Le sgraffite majestueux de la Prévoyance Sociale (RD).

La Prévoyance Sociale quitte cet emplacement en 1957 pour ériger le premier « gratte-ciel bruxellois » au haut du Botanique. L’Etat installe alors le Service des Victimes de la guerre dans l’ancienne adresse. La situation pierreuse se dégrade et il faut attendre 1998 pour que la Régie des Bâtiments réagisse en lançant la réfection de l’ensemble, après que ce dernier fut classé en 1993. Du bel ouvrage, un rapport indique : « … ainsi, une partie des plaques en marbre Bleu belge de Bioul avaient disparu. Ce marbre n’étant plus exploité, il a été remplacé par un Marquina espagnol. Afin d’éviter un effet mosaïque, les lacunes de la partie avant ont été comblées par des plaques de marbre originelles provenant des façades latérales, où on a placé uniquement du marbre Marquina ». Sans parler du superbe sgraffite frontal horloger renaissant dans sa polychromie d’origine : lettres rouges rehaussées d’un filet à la feuille d’or. Et, bien entendu, le cartouche – véritable logo ! – qui surplombe l’entrée stylisant la prévoyance pour la famille. Il en va de même pour la modernisation interne qui se verra particulièrement compliquée.

DSC_5603
Le bouclier de l’homme couvre l’épouse et l’enfant des incertitudes, véritable allégorie signée d’un simple « D » (RD).

Cette courte évocation du CEGES et de son environnement géographique immédiat, ne doit pas oublier le message principal de cet article : si vous avez des documents de la Seconde Guerre mondiale, partagez-les ! Cela fera du bien à la Belgique !

Florence Gillet est à votre disposition : florence.gillet@cegesoma.be

 

Robert Dehon

 

Notes

Pour les « fidèles de chez fidèle », comme on dit bêtement actuellement, l’appel de Mme. Kesteloot avait déjà été émis sous forme d’un ‘comment’, bien sûr perdu parmi les milliers d’autres… Etant membre du CEGES, je tenais à répéter son appel et profiter de l’instant pour l’insérer dans une approche historique bruxelloise.

Ph. Francart a publié en 1988 et à compte d’auteur « La Côte belge 1940/44, le Mur de l’Atlantique », deux tomes étonnants et difficiles à trouver (686 pages en tout).

Le Front de l’Indépendance, fondé début 1941 et d’obédience communiste, fut avec l’Armée Secrète un des groupes de résistance armée le plus important numériquement en Belgique, histoire de rappeler les faits.

Enfin, le CEGES possède son site Internet à cette adresse : http://www.cegesoma.be/cms/index_fr.php , à première vue, cela peut sembler un peu compliqué ; il faut s’y habituer. Mais si vous cliquez, colonne de gauche, sur ‘Catalogue en ligne…’, vous pouvez consulter le catalogue PALLAS, cliquez… une nouvelle fenêtre s’ouvre sur un questionnaire, tapez votre requête en, par exemple, choisissant ‘photothèque’… suit une liste… Cliquez sur un sujet, il y a en haut l’icône d’un œil, cliquez ! Vous avez presque tout saisi. Bon voyage dans le temps.

Lompret

A titre d’exemple, je ne sais si le CEGES sera intéressé par cette image prise en 1946 ou 47 à Lompret, près de Chimay où passe l’Eau Blanche, lieu d’un camp de résistance (à vrai dire pas loin du Hauptquartier du Führer à Brûly-de-Pesche) ; le ‘grand’ est mon cousin Marcel Thiebault et à droite peut-être mon père. Les gamins exhibent des armes mais ce ne sont pas des Tommy Guns (RD).

 

05/11/2009

Sommes-nous parvenus à panser les blessures de Bruxelles ?

Bruxelles d’aujourd’hui, a vu ses artères tracées sur les ruines de quartier remplis de souvenirs que je ne peux m’empêcher de regretter. 

Il est vrai qu’il n’est pas bien difficile d’implanter une ville comme le Bruxelles d’aujourd’hui, sur des régions dévastée…..dans ce cas, le problème ne posait plus à une certaine époque ! …Hop ! On chasse, on rase et on enlaidit pour rentabiliser plutôt que d’entretenir des pauvres familles dans de vieilles bicoques !

Cette volonté dans les années 50-60-70  d’envisager de bâtir  comme en Amérique, des gratte-ciel dans des quartiers morts, sans âmes le soir, les week-ends et les jours fériés…. Me laisse à chaque passage dans certaines rues…. pantoise !

Elle avait pourtant belle allure notre chère capitale avec ses belles constructions  historiques, ses habitants, leur folklore  et ses animations de quartiers…  Que de souvenirs enfuis….Dans 20 ans, qui sera encore là pour nous en parler ?

L’amour que j’ai pour Bruxelles va grandissant …au détour de mes découvertes, de mes rencontres avec les « vrais » bruxellois, de ceux qui chaque année s’évertuent à maintenir les traditions, le folklore et la gastronomie bruxelloise, je leur dis MERCI ! 

Les images que je publie n’ont même plus besoin d’être commentées …. Il s’agit d’un constat !

Suivez-moi et laissez-moi vos impressions……

quartier centale gudule 2

Quartier Sainte Gudule

quartier centrale rue des colonies

quartier central gudule

pub saint sauveur

Rue Montagne aux Herbes Potagères..... pur bonheur de l'époque...

bld d'anvers

 

chaussée d'anvers 2

Cette chaussée d'Anvers complètement méconnaissable aujourd'hui....

chaussée d'anvers

 Les usines et fabriques disparues...

chaussée anvers glaces recto

chaussée d'anvers glace verso

roi chée d'anvers

gudule 70s

station centrale

gare du nord rue de brabant

Serait-ce la rue du Brabant ??? Gare du Nord ????

chee haecht evere

Chaussée d'Haecht....!!!!

place de la paix evere

Le côté paisible de la place de la Paix à Evere.....

rue des tanneurs

Les commerces de la rue des Tanneurs...

rue haute ancienne

L'animation de la rue Haute....

rue des minimes

La rue des Minimes où ma mère à grandit ....

pl emile vandervelde avec le café format blog

L'établissement que mes parents dirigeaient en face de la maison du Peuple ..

place du grand sablon

rue de la caserne coin anneessens

restaurant fontainas

rue marché aux fromages

Bien avant que l'on baptise l'endroit "rue des Pitas" !!!!!!  M'enfin !!! faut arrêter quand-même !!!! 

rue marché aux fromages2

Nos petits commerces....

achat au rouet

confiserie rue du Prince Royal 39 ixelles

magasin au bosphore

chocolat cote d'or saint nicolas

A une certaine époque, Bruxelles sentait bon le chocolat....le café...

affiche beulemans

Notre zwanze...

meyboom sous bock

La très chouette plantation du Meyboom

info : www.meyboom.be

Petit rappel : N'oubliez pas que samedi 7 novembre 2009 il y a la journée/soirée Stoemp saucisse organisée par les bûûmedroegers .... Venez soutenir le folklore...J'y serai également !

affiche

A suivre.......

 

27/05/2009

petite histoire de l'enseignement

Qui a eu cette idée folle un jour de construire une école ?

 

Le premier programme relatif à la construction des écoles remonte à juin 1852.  Avant l’indépendance de la Belgique et au début de l’Etat Belge, les cours se donnaient dans des habitations, et parfois même, des salles de café !  Le matériel didactique était quasi inexistant. 

En 1841, les communes possédaient environ 2000 locaux mis à disposition de l’enseignement.  Il était fréquent, que ces locaux servent également à la pratique d’opérations chirurgicales ou d’exposition de morts découverts dans la rue.

ecole nouvelle

En 1851, Charles Rogier s’insurge et décide que ces bâtiments ne doivent servir qu’à l’enseignement.  C’est à partir de ce moment là, qu’une série d’études seront effectuées. 

On se penche notamment sur l’exposition et l’étendue du terrain, le mode de construction, les dimensions des classes, la séparation des sexes, la lumière, la ventilation, le chauffage, les lieux d’aisance, etc…

En 1869, l’architecte Lambert Blandot publie un recueil de plans d’écoles et de dessins de mobilier scolaire.  Selon lui,  à Bruxelles  les établissements les plus adaptés au niveau architectural pour  l’enseignement, sont, l’Ecole Sans-Souci à Ixelles, l’Ecole rue du Fort à Saint-Gilles, l’Ecole de Schaerbeek et celle de la rue des Quatre-Vents à Molenbeek. 

ecoliers boulier

A cette même époque, l’Etat décide que les enfants retournent chez eux à midi afin de maintenir des liens familiaux et faire passer le message suivant : « La famille doit savoir que l’Etat ne la remplace pas dans les soins qu’elle doit aux siens ».  Il sera également décidé, que les installations sanitaires seront réduites parce que l’enfant doit s’habituer à venir à l’école dans une tenue propre et que l’envoi aux lavabos doit être considéré comme une punition morale ! (sic) !

 

Vers 1898, on rappelle aux architectes que les nouveaux bâtiments doivent être solidement construits, sans luxe et ornements inutiles mais sans exclure l’élégance …et que l’entretien de ceux-ci, devra  être facile.  On préconise l’emploi de matériaux de construction du pays.  On recommande des revêtements hygiéniques, des murs peints en gris clair, des pupitres à deux places, des tableaux aux murs et à hauteur des enfants. 

Les fenêtres devront être vastes, les préaux pavés ou recouverts de gravier, le gymnase pourra également servir de salle de jeux…bref….tout sera minutieusement étudier.

ecoliers tableau

L’électricité et le chauffage apparaîtront quelques années plus tard (entre 1906 et 1932).

Pourtant, dès 1879, il y avait déjà des conditions matérielles établies….et en 1875, la Ligue de l’Enseignement avait construit «  l’Ecole Modèle ». 

En voici les critères :

Façade de rue d’inspiration néo-renaissance italienne, pas trop large afin d’y regroupés les locaux administratif et la conciergerie.

A l’arrière, le préau (cours intérieure couverte pouvant servir de salle de fêtes) avec des locaux de part et d’autre.   Il est le point central de l’école ; le lieu de passage pour aller d’une classe à l’autre.

Au fond de celui-ci,  un escalier (monumental en général) qui bmène à la galerie où d’autres classes sont réparties,  ainsi que le bureau du directeur avec vue sur toutes les activités.

En générale, il y a deux cours de récréation extérieures …et un gymnase séparé.

preau Buls052

Lorsqu’en 1881, Charles Buls  (l’instigateur de cette Ecole Modèle), deviendra Bourgmestre, une dizaine d’écoles seront construites selon ces dispositions à Bruxelles (la 1ère fut celle de la rue Véronèse en 1907).

Dans les communes avoisinantes, les écoles seront plus « urbaines » ou plus « rurales »….

Au début du 19ème siècle, la commune de Schaerbeek rempli une fonction majeure dans le développement du réseau scolaire.  L’école de la rue Josaphat en est un exemple à l’époque.

Voici quelques noms d’architectes ayant conçus pour la Ville et les Communes des bâtiments scolaires ingénieux :

Samijn, Symons, Bosmans et Vandeveld, Horta….et l’architecte qui se détache par le nombre de ses travaux, c’est  l’architecte Henri Jacobs.

En résumé, on peut dire qu’au le 19ème siècle, l’Etat s’est réellement préoccupé de créer des locaux adaptés à la pédagogie et à ses progrès. 

ecole047

Il y avait également des écoles catholiques, mais celles-ci étaient généralement installées dans des parcs ou des grosses villas.  Le style le plus fréquemment utilisé, était le néo-gothique (adopté par espoir de liberté)…l’enseignement catholique n’a pas échappé non plus aux adaptations des classes à cette époque.

ecole schaerbeek jardin d'enfants

école 4 à Schaerbeek

 

Quelques dates :

1601 : création par les Augustins du premier véritable Collège d’humanité de Bruxelles

1604 : création d’un second Collège d’humanité par les Jésuites ; supprimé en 1773

1675 : création d’une Académie militaire de mathématique et de fortifications, pour la formation d’ingénieurs militaires.

Au 18ème siècle, une cinquantaine d’écoles primaires sont reconnues à Bruxelles et ses environs.

1711 : création de l’Académie des Beaux-arts

1768 : création d’une Ecole militaire de chirurgie

1774 : édit prévoyant que seuls des maîtres nantis d’un certificat d’aptitude délivrée par une école normale pourront enseigner (non appliqué) ;

-ouverture d’une Ecole d’hydraulique (pour spécialistes des voies d’eau) ; fermée en 1787.  

1777 : création du Collège Thérésien, qui remplace le Collège des Jésuites fermé en 1773

1788 : les Facultés des arts, de droit et de médecine de l’Université de Louvain sont transférées à Bruxelles.  Elles retourneront à Louvain à l’époque des Etats Belgiques Unis

Sous la période française :

1795 : loi scolaire du 3 brumaire en IV : organisation d’écoles nationales.  L’instituteur primaire vit du minerval, ne touche pas de traitement, bénéficie du logement et enseigne gratuitement aux pauvres.

1797 : création par le gouvernement des Ecoles centrales.  L’Ecole centrale du département de la Dyle remplace l’ancien Collège Thérésien

1798 : douze écoles primaires sont créées dans les cures des paroisses dont les églises sont fermées.

1802 : loi scolaire fixant quatre degrés d’enseignement : école primaires municipales, écoles secondaires municipales, lycées d’Etat, facultés et écoles spéciales.  Un Lycée d’Etat, bientôt Lycée Impérial, remplace l’Ecole centrale (1803).  Un Collège municipal dispense de 1803 à 1813 un enseignement secondaire inférieur

1806 : ouverture d’une Ecole (plus tard Faculté) de droit dans le cadre de l’Université impériale.  Plus tard s’y joignent une Faculté des lettres et une Faculté des sciences.  A la même époque, création de cours pratiques de médecine à l’hôpital Saint-Pierre, germe de la future Faculté de médecine à l’Université Libre de Bruxelles.

Période hollandaise :

1815 : application de la loi hollandaise de 1806 : enseignement primaire et secondaires neutre, gratuit pour les pauvres, subsidiation des écoles publiques par l’Etat, diplôme obligatoire, inspection obligatoire.  L’ex-Lycée impérial devient Ecole royale (1816) puis Athénée royal (1818)

1816 : deux écoles dominicales pour les enfants qui travaillent, une pour garçons créée par l’abbé Van Brabant, une pour fille créée par l’abbé Vandeput.

1817 : transfert de ce qui restait des Facultés universitaires de Bruxelles à Louvain où s’ouvre l’Université de l’Etat de Louvain, successeur de l’ancienne Université ; création d’une école primaire modèle de l’Etat (+/- école moyenne avec section primaire).  Appelée plus tard Ecole primaire royale puis Ecole primaire supérieure, cette école comptera, à partir de 1829, une section pour filles ; création, par la communauté juive, de la première école confessionnelle non catholique)

1819 : ouverture, rue Tearken, d’une école privée pour vagabonds.  On y applique la méthode d’enseignement mutuel : les plus instruits participent à la formation des autres.  Fermée après un an.

1820 : ouverture de la première école communale gratuite pour enfants pauvres, rue Terarken ; ouverture, rue des Minimes, d’une école d’enseignement mutuel.  Fermée en 1854

1823 : ouverture d’une école gratuite pour filles par les Religieuses de Berlaimont

1826 : ouverture de la 2ème école communale gratuite dans l’ancien couvent des Visitandines ; création des cours publics du Musée des sciences et des lettres (enseignement de niveau universitaire, mais sans diplôme) ; naissance de la « Société pour le Développement et le Soutien des Ecoles gardiennes ».  Création de la première école gardienne (ouverte en 1827) ; création de la première école primaire protestante

1827 : il y a 110 écoles à Bruxelles, pour la plupart privées et instruisant les enfants de bonnes famille

LA Belgique INDEPENDANTE :

12 octobre 1830 : décret proclamant la liberté d’enseignement (reprise dans la Constitution l’année suivante).

7 février 1831 : Inscription dans la Constitution de l’organisation d’un enseignement public aux frais de l’Etat.

Multiplication des écoles privées.

1830-31 : l’Athénée royal est pris en charge par la Ville.

1832 : ouverture de l’Ecole de médecine vétérinaire de Cureghem ; création du Conservatoire de musique ; création de la première école des Frères des Ecoles chrétiennes, rue du Chêne.  Ces écoles se multiplient rapidement.

1833 : école primaire gratuite pour filles des Sœurs de la Charité de Gyseghem

1834 : création de cours pour adultes ; ouverture de l’Université Libre de Bruxelles, soutenue par la Ville ; création de l’Ecole royale militaire

1835 : retour des Jésuites à Bruxelles.  Ouverture du Collège Saint-Michel alors installé rue des Ursulines

1837 : création du pensionnat et de l’école des Dames de Marie, rue Vinçotte

1839 : création de la deuxième école primaire payante des Sœurs de Notre-Dame qui prendront  beaucoup d’importance

1841 : école primaire pour filles des Sœurs de la Charité de Gand

1842 : loi Nothomb.  Première loi organique sur l’enseignement primaire.  Chaque commune doit entretenir une école primaire publique ou adopter une école confessionnelle. 

Gratuité pour les indigents.  Subsides de la Province et de l’Etat ?

Inspection des écoles communales par des agents du Gouvernement et le Clergé local.

Des écoles primaires supérieures sont fondées par le Gouvernement et entretenues avec le concours des Communes

1846 : il existe à Bruxelles cinq écoles primaires officielles et treize libres

1850 : première loi organique sur l’enseignement moyen. 

Prévoit deux degrés : supérieur (athénées royaux et collèges communaux), inférieur (école moyennes de l’Etat et des Communes).  L’Athénée royal de Bruxelles redevient établissement de l’Etat

1851 : création par la Ville des écoles moyennes A et B pour garçons, qui succèdent en fait à l’ancienne école primaire supérieure de l’Etat, dont la section pour filles fut privatisée

1864 : Isabelle Gatti de Gamond ouvre son Cours d’Education pour jeune filles (institution communale)

Fondation de la Ligue de l’Enseignement

1865 : création d’une école professionnelle pour jeune filles (privée, adoptée par la Ville en 1868) devenue l’école Bischoffsheim

1873 : création de l’Ecole professionnelle B pour jeune filles devenue Ecole Funck

1874 : création de l’Ecole normale d’instituteurs d’abord privée, ensuite reprise par la Ville

1875 : création de l’Ecole Modèle par la Ligue de l’Enseignement

1878 : création d’une école normale d’institutrices par la Ville.  Organisation des premiers jardins d’enfants communaux. 

Création du Ministère de l’Instruction publique.

1879 : loi Van Humbeeck.  Deuxième loi organique sur l’enseignement primaire : laïcité et neutralité des écoles primaires.  Supression de l’inspection ecclésiastique et de l’adoption des écoles privées.  Les écoles normales autres que celles de l’Etat ne sont plus reconnues.  Début de la guerre scolaire.  « Loi de malheur » pour les catholiques.  Multiplication des écoles paroissiales.  Les écoles normales de la Ville sont reprises par l’Etat ; création par la Ville de l’Ecole normale d’institutrices gardiennes.  Création de l’Ecole professionnelle des tailleurs, plus ancienne école professionnelle pour garçons

1884 : troisième loi organique sur l’enseignement primaire.  Majorité catholique.  Suppression du Ministère de l’Instruction publique.  Perte du monopole de l’Etat.  Les Communes peuvent remplacer une école neutre par une école libre.  Tous les diplômes normaux sont reconnus : Province, Commune, Episcopat, Etat.  « Loi de honte » pour les libéraux. 

Les Ecoles normales de l’Etat à Bruxelles sont supprimées et reprises par la ville.

1888 : création de l’Ecole professionnelle C pour filles, Ecole Couvreur

1911 : projet catholique de « bon scolaire ».  L’école serait subsidiée en fonction des bons remis par le père de famille lors de l’inscription de l’enfant.  Le projet avorte.

1914 : loi instaurant l’enseignement gratuit et obligatoire pour tous les enfants de 6 à 14 ans.  Les subsides de l’Etat sont répartis entre tous les types d’écoles.

1917 : ouverture d’un athénée pour filles à Schaerbeek (le futur Lycée Emile Max)

1922 : transformation de l’ancien Cours d’éducation A en Athénée complet pour jeunes filles (le futur Lycée Emile Jacqmain)

1932 : création de l’institut des Art et Métiers. 

 

Source : La mémoire des pierres (Fondation Roi Baudouin)

Dachsbeck 1973051

1973 classe de mme Backelyauw 2ème année au Lycée Dachsbeck....petit coucou à ma camarade de classe Danielle Vacca....partie bien trop tôt.

11/04/2009

A VOIR ABSOLUMENT CE WEEK-END !

rosendor

Jusqu'au 13 avril.  Après, tout sera dispersé !!!!

A voir ABSOLUMENT !!!!

Collection Rosendor

Rue Navez 90 à Schaerbeek, proche du Pont Van Praet

Voir la bio sur le site : www.rosendor.be 

Merci à Nosferatuske pour l'info

10:56 Publié dans BRUXELLES | Commentaires (0) |  Facebook | |

02/12/2008

Mon blog présenté à la télévision !!! Tof !!!

maison du peuple

 Elle sera aussi visible sur notre site.   www.telebruxelles.be

quai aux briques marché aux poissons

 

bld Hainaut - Lemonier

 

de Brouckère

A vos commentaires dès vendredi ;-)))

 

Bonjour à tous,

Ce petit message pour vous prévenir que le reportage sur le blog de Sophie (Sofei) passera ce vendredi 5 décembre 2008 sur Télé Bruxelles dans l'émission Ligne Directe.

L'émission passera toutes les heures à l'heure 30.

08:58 Publié dans BRUXELLES | Commentaires (10) |  Facebook | |