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20/01/2013

Bruxelles sous la neige

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29 décembre 1893, récolte de glace au Bois de la Cambre.

Sacrée aubaine pour les marchands de glace que cet hiver rigoureux : la glace atteint cette année de 20 à 21 cm d’épaisseur !  C’est un objet de curiosité que la façon dont s’effectue la récolte de glace.  Nombre de promeneurs, malgré le froid intense, viennent sur les bords des étangs du bois voir comment on la pratique.  Montés sur des bateaux, les ouvriers brisent la couche gelée à l’aide de longues piques.  Près de la rive, des chariots reçoivent les glaçons qui sont emmagasinés jusqu’à l’été pour fournir les nombreuses glacières de la capitale.  Après un hiver comme celui que nous subissons actuellement, les Bruxellois ne risquent pas de manquer de glace l’été prochain : il est le plus rude que nous ayons connu depuis dix ans.

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Le 24 janvier 1886, il a neigé sur Bruxelles toute la journée.  Très rapidement, la ville s’est recouverte d’un épais manteau blanc, qui a perturbé le trafic dans le centre, spécialement celui des omnibus à traction chevaline.  Dans la soirée, la Grand’Place revêtait une allure fantasmagorique.  Aspect encore accentué par les deux grands mâts électrique récemment installés en son centre et dont la lumière crue allume de bizarres reflets sur le sol enneigé.  Cette débauche de lumière que certains ont critiquée est aujourd’hui la bienvenue : elle permet aux balayeurs de déblayer la place, tandis que les habitants du quartier peuvent dorénavant y circuler une fois la nuit tombée.  Sans courir le danger de se voir détroussés par un quelconque malandrin qui profitait de ce coupe-gorge obscur pour perpétrer impunément son forfait.

 

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Bois de la Cambre

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Au Parc de Bruxelles

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En 1886

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Au Parc de Saint-Gilles en 1922

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Le Marchand de marrons chauds.

Les premières froidures de cet hiver 1886 on vu réapparaître dans les rues de la capitale les représentants d’un petit métier ambulant qui forment le décor immuable de notre cité dès que les températures chutent : Les marchands de marrons chauds.  Leur cri, bien connu des habitués, retentit dans les artères du centre et sur les places publiques où ils s’installent pour s’abriter du vent, leur appel traditionnel : « Chauds, chauds les marrons chauds » !  Leur clientèle, composée d’habitués et de passants attirés par le fumet des châtaignes rôtissant sur un feu de charbon de bois ou de coke, comporte nombre d’enfants qui apprécient cette friandise.  Un cornet contenant une douzaine de marrons coûte 5 centimes… Au Prix d’un travail pour le moins ingrat.  Passer son existence à l’extérieur, peu importe le temps, n’a rien d’agréable !

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21 décembre 1922.  Depuis quelques jours, la neige tombe sur Bruxelles, transformant notre capitale en la recouvrant de son blanc manteau.  Qui donc reconnaît encore, sur cette photo, ce carrefour parmi les plus animés de la ville qu’es la Porte de Namur ?  Le mauvais temps en a fait un endroit presque désert où trône, impassible, la Fontaine de Brouckère…

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En ce mois de janvier 2013, nous sommes victimes d'une offensive hivernale.... Pensons aux SDF et aux victimes de la crise

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Malgré les services d'aides qui existent depuis bien des années, agissons ensemble aujourd'hui, ...ne soyez pas indifférents !

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Il y a de plus en plus de personnes seules...Consacrez un peu de votre temps....

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SI VOUS VOYEZ UN SDF EN DETRESSE ou 1 PERSONNE EN DIFFICULTE, MERCI DE BIEN VOULOIR CONTACTER LES SERVICES SUIVANTS :

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En espérant quand-même que cela ne vous mine pas non plus le moral, voici une attraction d'époque pas si lointaine que ça  à WOLUWE ST LAMBERT .... le ski artificiel....

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13/01/2010

rue des Harengs et rue Chair et Pain

vue de la Gd Place 002

La Grand’Place en 1594.  On aperçoit à gauche, les maisons situées entre la rue des Harengs et la rue de la Colline.  À droite, la rue des Chapeliers.  L’arc de triomphe qui masque l’entrée de la rue de la Colline, fut érigée en l’honneur de l’archiduc Ernest. 

Rue des Harengs

 Courte ruelle reliant la rue du Marché aux Herbes à la Grand’Place.  

Déjà tracée sur des plans de la ville au XIVème siècle sous le nom de Haerinc strate, elle n’en conserve à ce jour, que  des habitations du côté pair.  Son nom serait à l’origine dû à  l’activité de la corporation des poissonniers.  Leurs étals étaient situés  le long de la rue Marché aux Herbes à côté de l’ancienne Grande Boucherie.  

rue des harengs au filet de boeuf

Elle est composée de maisons  à pignons et de façades néo-classiques. 

rue des harengs resto

La partie droite  (côté impair), est occupée par  la façade latérale du Nouveau Palais (ancienne Grande Boucherie et actuel siège de la Fédération touristique du Brabant et du Commissariat Général au Tourisme) du n°61-63 de la rue Marché aux Herbes et de la partie  latérale de la Maison du Roi. 

rue des harengs épaule de mouton

On peut citer pour l’histoire, que les 2 deux restaurants typiques de l’époque, étaient  l’Epaule de Mouton  au n°16 … où de nombreuses vedettes très célèbres signaient  le livre d’or et le Filet de Bœuf au n°6-8 qui existait depuis le XVIIIème siècle. 

rue des harengs épaule de mouton chantraine

Au n°18 de cette même rue, durant la seconde guerre mondiale, le café « Au Coq de Jemappes », fut un des hauts-lieux de la Résistance. 

 

Rue Chair et Pain

Parallèle à la rue des Harengs, elle relie la rue du Marché aux Herbes à la Grand’Place.   Du XIVème au XVIIème siècle, elle était appelée rue au Poivre (Peperstraet) et n’aurait en principe jamais du changer de nom !

rue pain et chair gd place

Au XVIème siècle, une petite ruelle fut tracée entre la Maison du Roi (Broodhuis) et l’ancienne Grande Boucherie qui se situait en façade à la rue Marché aux Herbes.  Il était donc évident que celle-ci soit nommée « Tussen Vleesh (viande) en Brood (pain) »…. « Entre Chair et Pain ».  On prétend qu’au XVIIIème siècle, les ouvriers communaux auraient commis une erreur lorsqu’ils furent chargés de placer les nouvelles « plaques » des rues ….  Depuis, la ville n’a jamais rectifiée cette faute ! …. Les noms des ces deux rues restent donc permutés !

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Pour l’histoire, la Grande Boucherie « Halle à la viande » fut bâtie aux environs du 13ème siècle.

Ci-dessus, La Grande Boucherie d’après le dessin de Puttaert.

 Au cours des siècles,  ce bâtiment connu diverses rénovations.

Au 19ème siècle, la ville qui n’en tirait plus aucun bénéfice, décida de  vendre celui-ci à un particulier.

rue des harengs grande boucherie

En 1912, malgré les protestations des journalistes et de certains bruxellois,  il fut question de démolition.   Le débat fut clôt le 9 mai 1917 lorsque l’édifice s’effondra lors d’une tempête de vent !

A présent, vous pouvez admirer à cet endroit (61-63 rue Marché aux Herbes), Le Nouveau Palais ;  immeuble érigé en style néo-baroque datant de 1928. 

C’est là aussi que vous trouverez L’Offices du tourisme à Bruxelles

Pour info clic ci-dessous :

http://www.bruxelles.irisnet.be/fr/tourismeloisirs/touris...

26/11/2009

le CEGES à la recherche d’éléments historiques

Le CEGES a un avenir certain !          

 

 

L’Imperial War Museum de Londres, ainsi que les National Archives de Kew et The Aerial Reconnaissance Archives à l’université de Keele du temps de son exceptionnelle directrice, Ms Marylyn Beech, m’ont été d’une aide précieuse lors des recherches sur le Fort de la Crèche à Wimereux, mon aventure personnelle.

Je me rappelle Philippe Francart, disparu trop tôt, le rat de bibliothèque effréné de l’époque du Centre de Recherches et d'Etudes historiques de la Seconde Guerre mondiale (CREHSGM). Ou encore de la lettre du Professeur Luc De Vos, Ecole Royale Militaire, me conseillant amicalement de prendre langue avec la Fondation Simon Stévin d’Anvers pour me mettre « à niveau » en matière d’étude des fortifications belges. Que d’excellents souvenirs de ces collaborations.

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Sans avoir les ressources de pays plus « armés » au point de vue budgétaire, la Belgique s’est dotée d’un organisme centralisateur non seulement efficace mais qui se hisse vraiment au niveau de compétence de ses homologues étrangers : le Centre d'Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGES).

 L’impact, de fin 2006 à ce jour, du blog de Sophie Peeters a sans doute décidé Chantal Kesteloot, responsable des Activités scientifiques et publications, à la contacter. La raison est évidente : la recherche d’éléments historiques se doit aussi de passer par le public, afin de compléter les acquis provenant des sources officielles. C’est une phase de consolidation pendant qu’il est encore temps. Aucun cynisme ici : nos parents s’éloignent et avec eux leurs souvenirs photographiques ou écrits, peut-être dispersés, sinon malencontreusement détruits. Or, le blog de Sophie n’est-il pas constitué de fonds secrets empilés dans nos coffres « Rackham le Rouge » ?

Personnellement, je pense que cet appel mérite toute votre attention pour l’avenir de notre histoire commune !

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Vues de l’impressionnant hall d’entrée, en mezzanine l’espace de consultation des documents (photos CEGES).

Chantal Kestelloot s’en explique : « Le CEGES est à la recherche de photos de particuliers sur le thème des “villes en guerre” et ce dans le cadre de volumes et d'expositions en préparation consacrés à Bruxelles, Anvers, Liège, Gand et Charleroi sous l'occupation. Nous ne sommes pas seulement intéressés par des photos de bâtiments ou de l'occupant mais aussi par des clichés illustrant la vie au quotidien de Monsieur et Madame Tout le Monde. Des phénomènes comme l'exode de mai 1940 (et le retour), le travail, l'école, les fêtes de famille sont au nombre des thèmes qui nous intéressent. De même, la vie dans les campagnes fait également partie des centres d'intérêt du CEGES. Que vous possédiez une photo ou plusieurs albums, l'ensemble constitue à n'en pas douter, de précieux témoignages visuels permettant de mieux comprendre la vie au quotidien durant cette période difficile ».

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Table de digitalisation grand format avec sa colonne-caméra.

 Au fait, comment procéder ?

Chantal Kesteloot : « Vous êtes bien entendu attachés à vos photos et vous ne souhaitez pas vous en séparer ! Quoi de plus normal ! Pas de problème. Grâce à la digitalisation, nous vous les restituons très rapidement et nous vous offrons une copie sur CD des images numérisées. Leur valeur documentaire sera ainsi sauvegardée ».

Le plus simple est de contacter Florence Gillet, en charge du secteur « Images et Sons », par mail (florence.gillet@cegesoma.be) ou par téléphone (+32 2 556 92 11).

 Voilà pour l’appel de Chantal Kesteloot que Sophie et moi répercutons avec grand plaisir. Mais le CEGES possède aussi sa part d’histoire. En voici le résumé.

Le CREHSGM, situé Place de Louvain, est créé le 13 décembre 1967 pour prendre toutes les mesures nécessaires en vue de recenser, sauvegarder et dépouiller les documents ou archives se rapportant à la Seconde Guerre mondiale en Belgique, ses antécédents et préliminaires et ses conséquences. Le CEGES remplace le CREH… en 1993 et est installé jusqu’à 2004 au Résidence Palace.

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Consultation de documents dans les bureaux étriqués de la Place de Louvain (photo CEGES).

 En 1969, une équipe de six chercheurs se met en place et lance des travaux pionniers sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique. C'est ainsi qu'en 1971, José Gotovitch publie, en collaboration avec Jules Gérard-Libois, l'ouvrage de référence L'An 40. Depuis cette époque, Le Centre fait partie du Comité International d'Histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Nonobstant sa collecte d’archives, en 1980, il organise des séminaires et, dès 1990, des colloques internationaux. Début 1997, a lieu le changement d’appellation : le CEGES naît ! Et revêt aussi son sigle néerlandais, SOMA, soit Studie- en Documentatiecentrum Oorlog en Hedendaagse Maatschappij. Actuellement, le CEGES est fort d’une quarantaine de collaborateurs dont un encadrement scientifique permanent comprenant sept spécialistes, un informaticien et… un directeur.

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Le « Front de l’Indépendance » a transféré l’intégralité de son fonds au CEGES, voici le moment de la signature de la convention : de g. à dr., G. Corthouts, secrétaire-adjoint du FI, Rudi Van Doorslaer, directeur du CEGES, Michel Vanderborght, secrétaire national du FI et Dirk Martin, responsable du secteur Documentation du CEGES (photo CEGES).

 Dès la première illustration de cet article, vous avez deviné que les bureaux du CEGES sont installés dans un magnifique immeuble situé Square de l’Aviation, à la limite de Cureghem et de Bruxelles-ville, dont l’assise triangulaire s’ouvre sur le Boulevard Poincarré, voie « rapide » de la Petite Ceinture. Dans le cadre du programme Beliris, la place est devenue piétonnière. Plusieurs beaux bâtiments d’inspiration Art Nouveau délimitent l’espace… malgré quelques bannières ‘corporate » intempestives. L’endroit ne manque pas de charme, la célèbre « Librairie du Midi », sur le coin, réveille des souvenirs d’étudiant. Sans compter le magnifique Mémorial aux Forains morts pour la Patrie lors des deux guerres. Dommage qu’un parking de bus touristiques ait été implanté sur le boulevard : pas simple pour le cadrage des photos, puisqu’ils outrepassent la zone concernée.

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La librairie du Midi et le Mémorial des Forains (RD).

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Ce qui nous amène à la cerise sur le gâteau architectural : le foyer du CEGES ! La Prévoyance Sociale, une compagnie d’assurance populaire sur la vie, enrôle l’architecte Richard Pringier, collaborateur de Horta, pour la construction d’un bâtiment de six étages au coin du Square de l’Aviation, formé par les rues de l’Autonomie et Lambert Crickx. Celui-ci comprend des services administratifs de l’entreprise, des magasins et des appartements. C’est la première partie de l’ouvrage car en 1930 l’architecte Fernand Brunfaut accompagné de son fils Maxime, augmentent le volume immobilier par l’adjonction de deux autres immeubles de part et d’autre des deux rues citées. Ces constructions se fondent au premier qui, lui, subit une modernisation et un ajout de deux étages surmonté d’un dôme de verre assis sur une structure hexagonale. L’ensemble, formant un îlot, se voit aussi pourvu d’une tour-dépôt. Ils ajoutent les balcons sertis de fer, inventent des poignées de portes, reluquent le moindre détail…

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Le sgraffite majestueux de la Prévoyance Sociale (RD).

La Prévoyance Sociale quitte cet emplacement en 1957 pour ériger le premier « gratte-ciel bruxellois » au haut du Botanique. L’Etat installe alors le Service des Victimes de la guerre dans l’ancienne adresse. La situation pierreuse se dégrade et il faut attendre 1998 pour que la Régie des Bâtiments réagisse en lançant la réfection de l’ensemble, après que ce dernier fut classé en 1993. Du bel ouvrage, un rapport indique : « … ainsi, une partie des plaques en marbre Bleu belge de Bioul avaient disparu. Ce marbre n’étant plus exploité, il a été remplacé par un Marquina espagnol. Afin d’éviter un effet mosaïque, les lacunes de la partie avant ont été comblées par des plaques de marbre originelles provenant des façades latérales, où on a placé uniquement du marbre Marquina ». Sans parler du superbe sgraffite frontal horloger renaissant dans sa polychromie d’origine : lettres rouges rehaussées d’un filet à la feuille d’or. Et, bien entendu, le cartouche – véritable logo ! – qui surplombe l’entrée stylisant la prévoyance pour la famille. Il en va de même pour la modernisation interne qui se verra particulièrement compliquée.

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Le bouclier de l’homme couvre l’épouse et l’enfant des incertitudes, véritable allégorie signée d’un simple « D » (RD).

Cette courte évocation du CEGES et de son environnement géographique immédiat, ne doit pas oublier le message principal de cet article : si vous avez des documents de la Seconde Guerre mondiale, partagez-les ! Cela fera du bien à la Belgique !

Florence Gillet est à votre disposition : florence.gillet@cegesoma.be

 

Robert Dehon

 

Notes

Pour les « fidèles de chez fidèle », comme on dit bêtement actuellement, l’appel de Mme. Kesteloot avait déjà été émis sous forme d’un ‘comment’, bien sûr perdu parmi les milliers d’autres… Etant membre du CEGES, je tenais à répéter son appel et profiter de l’instant pour l’insérer dans une approche historique bruxelloise.

Ph. Francart a publié en 1988 et à compte d’auteur « La Côte belge 1940/44, le Mur de l’Atlantique », deux tomes étonnants et difficiles à trouver (686 pages en tout).

Le Front de l’Indépendance, fondé début 1941 et d’obédience communiste, fut avec l’Armée Secrète un des groupes de résistance armée le plus important numériquement en Belgique, histoire de rappeler les faits.

Enfin, le CEGES possède son site Internet à cette adresse : http://www.cegesoma.be/cms/index_fr.php , à première vue, cela peut sembler un peu compliqué ; il faut s’y habituer. Mais si vous cliquez, colonne de gauche, sur ‘Catalogue en ligne…’, vous pouvez consulter le catalogue PALLAS, cliquez… une nouvelle fenêtre s’ouvre sur un questionnaire, tapez votre requête en, par exemple, choisissant ‘photothèque’… suit une liste… Cliquez sur un sujet, il y a en haut l’icône d’un œil, cliquez ! Vous avez presque tout saisi. Bon voyage dans le temps.

Lompret

A titre d’exemple, je ne sais si le CEGES sera intéressé par cette image prise en 1946 ou 47 à Lompret, près de Chimay où passe l’Eau Blanche, lieu d’un camp de résistance (à vrai dire pas loin du Hauptquartier du Führer à Brûly-de-Pesche) ; le ‘grand’ est mon cousin Marcel Thiebault et à droite peut-être mon père. Les gamins exhibent des armes mais ce ne sont pas des Tommy Guns (RD).

 

10/11/2009

demain...c'est le 11 novembre... on parle beaucoup de la chute du mur de Berlin mais n'oublions jamais....

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Les Allemands ont envahis Bruxelles ! .....  14-18.... Nos enfants savent-ils encore ce que représente le 11 novembre ?  ....  Les anciens combattants...  de plus en plus oubliés...

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No comment..... Quel culot ! ...sur les toits de la Grand'Place !

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A nos grands-parents ... arrières grands-parents....

23/08/2009

Le milliardaire bruxellois Alfred Loewenstein tombe de son avion !

Le milliardaire bruxellois Alfred Loewenstein tombe de son avion !

 

Quatre-vingts après les faits, cette histoire demeure une énigme. Une histoire policière qui aurait furieusement intéressé Hercule Poirot. Rendez-vous compte : un soir de 1928, le milliardaire monte dans son avion personnel, il quitte Londres pour joindre Bruxelles. Au milieu de la Manche, il disparaît ! Sa chute est de plus de mille mètres, la surface de la mer a alors la consistance du béton !

J’avais informé Sophie de mon projet pour « Cyanopale-Histoires », elle m’a invité à vous proposer un résumé de cette affaire car notre homme est, somme toute, bien bruxellois. Pour ceux d’entre vous qui souhaitent lire la chronique in extenso, le lien se situe en fin de ce topic.

 

En 1914, Alfred Loewenstein, né le 11 mars 1877, quitte la Belgique envahie par l’Allemagne pour rejoindre l’armée anglaise à Londres, son travail réside dans l’approvisionnement en nourriture de l’armée belge retranchée sur l’Yser. Vers la fin de la guerre, ses agissements sont contrôlés par une commission belge et il doit démissionner… pour récupérer immédiatement son grade dans l’armée britannique ! Raison pour laquelle il est dorénavant surnommé « le Capitaine ».

Issu d’une famille juive, catholique et aisée, il porte beau, un flamboyant ‘sportman’ et amateur de chevaux. Après la guerre, il est plus riche qu’avant celle-ci, il se lance dans les affaires, elles lui réussissent magnifiquement. Il faut dire qu’il est plus que rude en négociations. Son fleuron est la « Société Internationale d'Énergie Hydro-Électrique – SIDRO ». De même, homme de communication, il se fabrique un carnet de relations couvrant les meilleurs contacts industriels internationaux. Par la même occasion, c’est normal, Loewenstein engrange des inimitiés féroces. Gourmand en acquisition d’industries, des échecs se pointent, deviennent peut-être inquiétants, les vengeances sont autant de plats froids dans un milieu où être banquier ne signifie pas nécessairement  être financier. Sa tentative de maîtrise de la Banque de Bruxelles est sans nul doute ‘son pont trop loin’.

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Le capitaine en huit-reflets, Donald Drew avec Mrs. Spencer-Cleaver (DR).

 

Au faîte de sa gloire, Loewenstein achète son avion, un Fokker F.VIIa-3m. Il s’agit un appareil de fabrication hollandaise qui a eu un énorme succès pendant l’entre-deux guerres. Trimoteur à aile haute, il est conduit par un pilote et un co-pilote ; à l’arrière du cockpit fourni d’une porte avec hublot se trouve une longue cabine qui donne sur un vestibule d’entrée. Dans ce même espace cloisonné s’ouvrent deux portes : celle d’entrée à l’aéroplane et celle, commune, à la cabine et aux toilettes. C’est une espèce de bureau volant agrémenté de fauteuils et tables. Pour plus de clarté voici un plan redessiné à partir du diagramme publié par le journal The Illustrated London News du 14 juillet 1928. A remarquer la porte intérieure qui a une double fonction : fermée, elle interdit la vue du vestibule d’entrée de l’appareil, ouverte, elle isole l’occupant des toilettes et autorise la vue du vestibule et, dans une certaine mesure, de la porte d’entrée de l’avion.

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A noter le mouvement des diverses portes de la carlingue, la position des sièges ne reflète peut-être pas la réalité (RD).

 

Le 4 juillet 1928, après des entrevues de hautes politiques pour le redressement de ses affaires, Loewenstein décide son retour à Bruxelles : le Fokker attend sur le tarmac de Croydon au sud de Londres. Son Hispano-Suiza arrive suivie d’une autre avec son staff. Après le passage des douanes, se trouvent à bord le pilote Captain Donald H. Drew, le co-pilote Bob Little, son valet Fred Baxter, son secrétaire particulier Arthur Hodgson, ses sténographes Eileen Clarke (anglophone) et Paule Bidalon (francophone). Manque à l’appel un businessman américain Norbert Bogden qui décline le lift par manque de temps. Bob Little annonce un vol confortable de deux heures vers la capitale belge, à une hauteur de douze cent mètres, ce que Loewenstein apprécie n’aimant pas trop les altitudes élevées. La vitesse estimée sera de 167 km/h et la météo impeccable. Les moteurs droit et central tournent déjà, pas celui de gauche afin de ne pas perturber par son souffle ceux qui montent à bord, via un petit marchepied fixe, par la porte de gauche à mi-fuselage.

Le plan de vol est simplissime : Dunkerque puis Bruxelles. A 18 heures, le Fokker décolle de Croydon. Au passage de la côte, entre la ville de Deal et Douvres, le co-pilote Bob Little se retourne et jette un regard dans la cabine…

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Belle étude d’ambiance de départ d’un Fokker vraisemblablement sur l’aéroport de Haren, près de Bruxelles (T. Duquenne).

 

A partir de cet instant, nous sommes obligés de nous référer aux comptes rendus des occupants de cet avion, - moins un ! – tels que nos sources les proposent.

Bob Little, se retournant, constate par le hublot de la porte du cockpit que le Capitaine regarde la Manche par sa vitre coulissante ouverte de bâbord, un livre sur les genoux ; il remarque que son illustre client s’est débarrassé de sa veste, ôté sa cravate et ouvert son col. A mi-chemin du survol de la Manche, Loewenstein se lève et se dirige vers les toilettes. Après dix minutes, le secrétaire particulier Hodgson s’inquiète et s’entretient avec Baxter. Celui-ci quitte son siège et passe dans le vestibule dont la porte ferme actuellement les WC. Il frappe à la porte, sans réponse il l’enfonce : le local est vide !

Hodgson se précipite vers le cockpit et écrit une note qu’il passe à Drew : « Le Capitaine a disparu ! ». Drew la passe ensuite à Little. Aucun d’eux n’a ressenti un quelconque déséquilibre de l’avion si la porte d’entrée avait été ouverte pendant le vol… Drew quitte son poste et vérifie l’absence de son patron, aucun des passagers n’a remarqué quoi que ce soit ! Il regagne son poste et fait décrire au Fokker des recherches à basse altitude dans l’espoir de repérer Loewenstein : ces investigations n’aboutissent à rien.

Sous la pression de cet incident gravissime, Drew, en vue de Dunkerque, atterrit sur la plage à marée basse de Saint-Pol, à l’ouest du port. Dangereux mais réussi ; il aurait pu se dévier sur le terrain de Saint-Inglevert à 15 minutes de vol dans les terres. Little déclara que Drew voulait faire le point hors du tintamarre des moteurs avant de s’expliquer aux autorités françaises. Idée bizarre qui est bientôt avortée car la plage où le Fokker s’est posé fait partie du périmètre sous la juridiction du Fort Mardyck, tout juste à l’ouest de Saint-Pol. Cette carte allemande du Mur de l’Atlantique précise la position du fort ; actuellement toute cette zone a été aménagée par l’extension du port et le fort a disparu… comme d’autres installations.

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Photo-montage d’une carte allemande de la Seconde Guerre et d’une photo allemande de la Première (RD).

 

Une patrouille du fort est immédiatement envoyée sur les lieux et pilotes et passagers sont conduits à la salle de garde pour être interrogés par un adjudant. Celui-ci note que les secrétaires sont en larmes, le valet terrifié et Hodgson transpire abondamment. Face à cette affaire, un inspecteur de la Sûreté est mandé ; incrédule, celui-ci rapporte à ses supérieurs. Les deux pilotes reçoivent l’ordre de dégager la plage et de se poser à Saint-Inglevert, les passagers sont, quant à eux, conduits à Calais et non à Dunkerque. Tout se complique quand les autorités civiles françaises s’aperçoivent que Loewenstein est de nationalité belge, volant dans un appareil hollandais enregistré en Grande-Bretagne qui s’est posé en France, certes, mais disparu en-dehors des eaux territoriales (de l’époque, bien sûr) : en fait, ils ne se considèrent pas concernés ! Etant donné que le corps de Loewenstein s’est évanoui dans la Manche dans des circonstances dramatiques, la presse mondiale se jette sur l’affaire : il voulait échapper à ses créditeurs et il n’est jamais monté dans cet avion, c’est un montage. D’ailleurs ne l’a-t-on pas aperçu sur un ferry trans-Manche ? Un pêcheur l’a aperçu en parachute au-dessus d’un yacht… Les plus folles hypothèses sont émises !

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Situation des lieux, carte Michelin de 1939 (RD).

 

L’accident est difficile à accepter : le passage vers les toilettes au moment où la porte d’accès de l’appareil sort de ses gonds… vertige et appel du vide ? Le suicide est une piste : échapper à l’emprise des créditeurs. Mais sans qu’aucune des personnes de la cabine s’en aperçoive est peu vraisemblable. La porte fermant le local des toilettes laisse le vestibule ouvert aux regards de tous. Ensuite, Loewenstein doit ouvrir la porte d’accès, la pousser et se glisser dans l’interstice. Cette porte s’ouvre de gauche à droite et est prise par le flux d’air de la vitesse et de l’hélice bâbord. Reste l’hypothèse du meurtre. L’épouse de Loewenstein, Madeleine, apprend la nouvelle à Bruxelles dans son hôtel de maître de la rue de la Science et réagit dans le plus grand calme et part pour Saint-Inglevert afin d’inspecter le Fokker. Elle y récupère le col et la cravate de son mari sous la bassine des toilettes mais pas sa veste ni le livre qu’il lisait. Etrange… Elle donne à Drew l’ordre de vendre l’appareil. Le lendemain 5 juillet, les deux aviateurs convoient l’avion à Croydon – profitant du vol pour vérifier l’ouverture de la porte d’entrée, à peine possible de glisser deux doigts – où il doit passer une investigation du Ministère de l’Air britannique.

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L’Hôtel Loewenstein à Bruxelles (RD).

 

Ce qui est postposé car Madeleine ordonne d’abord aux pilotes d’aller prendre un bateau loué à Douvres pour entreprendre des recherches sur la zone probable de la chute en Manche. Entre-temps, la porte est encore examinée et on découvre quelques traces insignifiantes dans le bois extérieur à la porte. Deux mécaniciens testent, le 6 juillet, l’ouverture de la porte en vol et confirment l’impossibilité à un seul homme d’y arriver. Retour de Drew et Little à Londres où le premier déclare à la presse qu’il est impossible d’ouvrir la porte en vol. Puis, ils doivent retourner à Bruxelles le 9 pour une enquête officielle concernant le certificat de décès. Là, nos pilotes changent d’avis et soutiennent que d’après leur expérience la porte peut s’ouvrir facilement en vol. Le certificat de décès n’est pas délivré.

Retour à Croydon le 12, le Ministère de l’Air mène son enquête avec les pilotes et un observateur. Ce dernier essaye d’enfoncer la porte à coups d’épaule, elle s’entrouvre d’une dizaine de centimètres, ensuite, encordé et de toutes ses forces, il arrive à mettre un pied sur la marche d’accès mais est repoussé à l’intérieur du vestibule. Conclusion : les normes de sécurité ne doivent pas être revues… ce qui signifie que le Capitaine n’a pu tomber par accident et, partant, n’a pu se suicider.

Le 19 juillet, un chalutier hisse un corps en décomposition, vêtu d’un caleçon, chaussettes et souliers à proximité du Cap Gris-Nez : c’est Loewenstein ! Il est identifié par sa montre et sa dentition ; une autopsie privée renseigne une grave blessure à l’estomac, son ossature est en miettes sans doute à cause de l’impact avec l’eau d’une hauteur de 1.200 m. Pas de signe de poison ni de violence avant la chute… Loewenstein repose dans l’ancien cimetière de Bruxelles situé à Evere, un espace de recueillement extraordinaire.

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La tombe de Loewenstein à l’heure actuelle, une rosace métallique à l’arrière a disparu (RD).

 

Reprenons au moment où les passagers et pilotes ont constaté la disparition de Loewenstein. Drew entame une série de cercles à basse altitude afin d’apercevoir son boss dans la Manche. Puis, il pose le trimoteur sur la plage : hypothèse qui est répétée depuis 80 ans !

Drew, selon la presse de l’époque, est un ‘as’ de la Grande Guerre.

Il est décédé en 1936 à l’âge de 32 ans pour cause de maladie ; il aurait été donc pilote confirmé en 1918 à l’âge de 16 ans. Il est appelé ‘capitaine’ au sein de la société Imperial Airways à laquelle est acheté le Fokker de Loewenstein. Il poursuivra avec quelques déboires sa collaboration avec cette compagnie sur des hydravions. Un ‘ace’ du Royal Flying Corps à 16 ans ? Difficile à avaler, sans toutefois mettre en doute sa virtuosité. Seules des recherches au National Archives anglaises pourraient préciser son curriculum militaire et son âge exact.

Drew décide d’atterrir sur la plage de Saint-Pol-sur-Mer puisque la marée est basse. Drew est-il fou au point de poser un avion de plus de quatre tonnes sur une plage humide où se trouvent sans doutes des bâches, et le faire décoller plus tard ? La basse mer est à 21h24 et nous sommes aux environs de 18h30, soit à la moitié du reflux ce mercredi 4 juillet 1928 en soirée.

Non, Drew devait connaître une meilleure solution, celle d’une piste d’aviation à 200 m de la plage : l’aérodrome militaire de Saint-Pol ! As de 14-18 ou pilote d’Imperial Airways, il devait connaître cette piste abandonnée mais considérée terrain de secours… puisque la ville de Dunkerque avait en projet à cette époque de réhabiliter l’aérodrome pour une utilisation commerciale. Il s’attendait aussi à ne pas y rencontrer un chat. Entendons-nous bien : il s’agit d’une immense plaine gazonnée d’où on décolle selon la direction du vent, manche à air à l’appui. Saint-Pol, oublié et irrémédiablement perdu, d’où le véritable as qu’est Georges Guynemer décolla pour sa dernière mission ! Drew, amateur de jolies ladies et de ‘parties’, ignorait que la zone de l’aérodrome était sous la juridiction des militaires qui gardaient le Fort Mardyck… et il se fait pincer comme un gamin. Vous connaissez le reste de cette aventure morbide.

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Image colorisée du Fokker dans un hangar de Saint-Inglevert ; choix de goupilles Cotter (jaquette du livre de Norris ; doc. Windsor).

 

William Norris a fait l’effort d’aller y voir de plus près. Le seul monomoteur Fokker F.VII d’Europe est exposé à l’Aviodrome Museum de Lelystad en Hollande. Malheureusement, le Fokker était démonté pour réfection avant présentation au public. Il s’intéresse à la porte d’entrée de la carlingue et prend des photos des gonds de celle-ci. Fort bien mais sont-elles équipées telle que le commande le cahier de charge de Fokker ?

D’autant plus que cet auteur offre un très beau scénario, digne d’Agatha Christie. Le plan du Fokker vous permet de suivre la manœuvre : la porte originale avec sa peinture noir et jaune est démontée et placée dans la soute à bagages, elle est remplacée par un porte ‘d’usine’ identique, ouverte (soit plaquée contre la carlingue) quand Loewenstein embarque. Il ne s’aperçoit de rien. Pendant le vol et partant de cette hypothèse, les accompagnateurs du nabab deviennent bien entendu… complices de meurtre ! L’un d’entre-eux, profitant de l’absence de Loewenstein aux toilettes, ouvre la vitre coulissante arrière bâbord, se penche et démonte les écrous et ôte les goupilles filetées. Seul problème dans ce scénario, le gond inférieur, trop éloigné de la vitre. Une solution plus simple peut être envisagée : les axes filetés sont remplacés au sol avant le départ par des goupilles Cotter. Celles-ci reliées par de la corde à piano jusqu’à l’intérieur de la cabine via la vitre. Il suffisait de tirer les cordes pour dégager les goupilles. La porte tiendra bien les quelques instants nécessaires : Loewenstein sort des toilettes, fermant de ce fait la porte de la cabine… un coup de roulis sur bâbord, déséquilibré il défonce la porte, vent relatif et c’est l’éjection ! Le ‘parachute’ aperçut par un marin est peut-être cette porte virevoltant dans les airs.

Drew a-t-il vraiment effectué des recherches en Manche ? Vu le climat meurtrier de l’hypothèse, ce doit être une fable. Il s’est immédiatement posé sur l’aérodrome de Saint-Pol pour s’emparer de l’authentique porte glissée dans la soute à bagages, la remonter correctement dans ses gonds avec les ferrailles d’origine et selon les règles de chez Fokker. Et se faire pincer plus tard par la patrouille du Fort Mardyck.

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Fokker monomoteur où on aperçoit bien la porte d’accès et le vitrage bâbord (doc. Aviodrome Museum de Lelystad, NL).

 

Dans le cadre de cet article, il est malheureusement impossible de retracer les faits d’existence des différents protagonistes de l’affaire Loewenstein. Norris a vraiment fait du bon boulot. Rédigé mi-80 et publié en 1987, il est dommage qu’il n’ait pas eu la possibilité d’explorer la piste des sténographes. Eileen Clarcke dont le patronyme équivaut à ‘Dupont’ n’est pas simple, par contre Paule Bidalon possède un nom moins commun. Bizarrement, dès leur retour en Grande-Bretagne, les sténographes disparurent et échappèrent à toute investigation complémentaire.

J’ai vraiment accroché à cette histoire sans solution, mais il est toujours envisageable de rouvrir le dossier et d’aller y voir plus loin. Car, on y trouve l’ambiance de l’excellent roman d’Agatha Christie, pour en revenir à la Reine du crime, et de sa superbe version cinématographique, « Le meurtre de l’Orient Express », rappelez-vous, à la fin, sous l’œil d’Hercule Poirot, les protagonistes avouent leur participation au délit. Ce n’est, hélas, pas le cas ici.

 

Robert Dehon

 

Sources

« The man who fell from the sky », William Norris, Viking Penguin, 1987 (non traduit ; Norris va le plus loin dans l’hypothèse du meurtre).

« La vie et la mort d’Alfred Loewenstein », Maurice Privat, La Nouvelle Société d’Edition, 1929 (Privat s’intéresse surtout aux aspects financiers).

Notes

Aviodrome Museum de Lelystad (NL) : très beau musée d’aviation que tout amateur se doit de visiter, voir http://www.aviodrome.nl/

Remerciements

A Jean-Pierre Decock, Gilbert Goddère, Lucien Dayan; William Norris, Derek O’Connor et Mike O’Connor pour leur aide judicieuse (par courriels) ; Gregory De Smet, Yvan Duquesne et Etienne Reunis, tous du Musée de l’Air; Laurent Bailleul et Georges Acket du site « Anciens aérodromes », Nicolas Fournier des Archives de Dunkerque et Thierry Duquenne pour son autorisation de publication de la photo du Fokker OO-AIN provenant du site www.airliners.net .

 

Le texte in extenso et d’autres illustrations sont publiés sur  www.cyanopale-histoires.com