09/01/2010
L'hôpital militaire d'Ixelles
Historique

L'hôpital militaire d'Ixelles fut construit en 1888 sur un terrain vaste de

À partir de 1935, sa dénomination officielle devient Quartier Lieutenant-général médecin Melis.

La construction de l'hôpital militaire est liée à l'installation de nouvelles casernes à Etterbeek et participe à la volonté de moderniser les infrastructures de l'armée. Pour des raisons d'hygiène, les malades sont installés dans des petits pavillons entre lesquels un réseau de galeries vitrées permet de circuler sans mettre le nez dehors.



Au milieu de celui-ci, une chapelle surélevée dissimule les installations complexes du chauffage et de l’électricité.

Le long des rues s'étendent les bâtiments techniques et administratifs, ainsi que le couvent des soeurs hospitalières de saint Augustin, qui fournissent les infirmières.

Véritable modèle du genre jusqu'en

La buanderie
De nouveaux bâtiments apparaissent, comme le Laboratoire central en 1948.

Le Mess

Malgré les immenses services qu'il continue de rendre jusqu'en 1980, et notamment pendant la grève des médecins de 1964 en accueillant alors les malades civils, il est bientôt jugé obsolète.


Le labo

En
Merci à Jean-Pierre Roels pour cet article.
Source : Composante Médicale de la Défense
16:09 Publié dans ixelles,watermael boitsfort | Commentaires (11) | Envoyer cette note |
Facebook | |
13/11/2009
A nos kaberdoeches
Cabarets, vieux estaminets, cafés bruxellois…. Autant d’endroits où l’on se réunissait pour refaire le monde, la zwanze, avec souvent des propos exagérés et déformés concernant untel ou untelle … Où chacun portait un sobriquet en rapport avec son physique, sa profession, etc…

Ici à Etterbeek...
Toutes les fêtes populaires se terminaient par des rasades de bières …dans des endroits aux enseignes parfois hilarantes ! ….

A Schaerbeek...
Du lundi perdu au carnaval jusqu’aux fêtes du folklore, de processions en célébrations d’évènements légendaires …. Tout était prétexte à la fête….. Il était rare de voir un estaminet vide comme aujourd’hui !
Dans chaque endroit on trouvait le baes (prononcé boes)…. Ce personnage avait son importance puisqu’il faisait régner l’ordre dans l’établissement ! Généralement bien costaud avec un regard assuré…. Il était l’arbitre de chaque différent entre clients ! Il connaissait bien la vie de chaque fidèle…. Quelques fois, le baes avait son pendant féminin… la bozinne…(souvent patronne de l’établissement).. Elles étaient redoutables !

A la Bourse...
Pour l’hygiène aux toilettes (la cour), il y avait une dame âgée (souvent une ancienne serveuse) assise sur un tabouret qui tricotait tout en papotant avec les personnes de passage. Sur la table était posée une soucoupe où l’on déposait quelques centimes pour l’entretient, un peigne, un essuies, de la poudre de riz pour les femmes… bref de quoi se refaire une beauté. Son nez ne sentait plus cette odeur d’urines mêlée à la créoline….

A Forest....
Il est certainement plus intéressant de se les imaginer ainsi avec nostalgie plutôt que d’en connaître les réalités de l’époque…

A Koekelberg....
A nos « kaberdoeches »… Lieux nimbés d’une auréole de mystère que le passé confère aux choses surannées…

La Brasserie de ma grand-mère dans les années 30 à la Chaussée d'Anvers...

Près du Parc Josaphat....

Aux salles de fêtes...


15:13 Publié dans dancing,cabaret,théâtre | Commentaires (15) | Envoyer cette note |
Facebook | |
18/11/2008
Photos inédites de la libération de Marcel Pieters
![M[1].Pieters3](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn008_original_709_542_pjpeg_2565708_2ed14912b7c0072555cd489ce523aab8.jpg)
Marcel Pieters
(1904-1983)
Marcel Pieters, mon Père, est né le 21 février 1904 à Etterbeek.
Bien qu'au sein de sa famille l'on ne se préoccupât pas particulièrement des Arts, il a reçu très jeune un petit accordéon parce qu'il était intéressé par la musique qui est devenue plus tard une de ses trois passions.
Sa vie professionnelle n'avait aucun lien avec les Arts puisqu'il était gérant d'une des filiales de la Compagnie Belge des Charbons.
Plus tard, vers 1926, il a rencontré ma Mère à l'école de Musique d'Etterbeek où il étudiait le violon de même que ma Mère.
![M[1].Pieters1](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn008_original_536_638_pjpeg_2565708_fdc5ae8a2e0b94edbd53c46cb00ab044.jpg)
Ils se sont mariés en 1928 à Woluwe-Saint-Lambert.
Leurs trois premières filles sont nées en 1930, 1932 et 1934.
Ils ont prénommé l'aînée de mes sœurs Cécile, patronne de la Musique.
Pendant les années'30 il a lui-même donné cours à l'école de musique d'Etterbeek et n'a jamais cessé d'exercer cet instrument jusqu'à la fin de sa vie.
Sa seconde passion, le dessin et la peinture, est venus spontanément alors que mes parents et leurs trois premiers enfants étaient en exode en France à partir de mai 1940 où ils sont restés jusqu'à fin septembre.
C'est pour cette raison que je suis née le 12 juillet 1940 en Dordogne dans une maison abandonnée dont il a fait plusieurs gouaches.
![M[1].Pieters2](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn008_original_765_499_pjpeg_2565708_fcc459daa2aff7faec69df0cccb61195.jpg)
On peut en apercevoir une de l'intérieur de cette maison à l'arrière plan de la photo où il peint.
Après la guerre vers 1947/1948, il invente un des tout premiers appareils photographiques à « flash », le synchronisateur, pour lesquels il a énormément travaillé.
Je ne me souviens plus les circonstances dans lesquelles son brevet lui a été subtilisé.
Il m'a appris à l'époque comment développer des photos à partir des négatifs.
Passionné par « l'instant », c'est-à-dire, le moment furtif, difficilement saisissable, il faisait beaucoup d'essais sur lesquels je figure souvent, peut-être avait-il pressenti que j'avais également le goût de l'image insaisissable, je ne sais pas.
Il a abandonné pourtant subitement le dessin, la peinture et la photographie pour se consacrer uniquement à la Musique.
Il avait un grand jardin qu'il entretenait lui-même également avec passion depuis 1941.
Il est décédé inopinément en novembre 1983.
Rétrospectivement, quand je vois le parcours de sa vie, je me demande comment a-t-il pu réaliser tout cela.
Il avait une patience et une générosité infinies et travaillait énormément.
Il avait de nombreux amis, souvent musiciens.
Il a veillé sur sa famille jusqu'au dernier jour.
Annette Pieters
Novembre 2008.

un de mes centres d'intérêt préféré que j'appelle "Les Paradis Perdus" que M. Proust
cite dans "A la recherche du temps perdu".
photo que mon Père a réalisée au
moment de
d'un camion de l'armée Britannique.
l'église Notre-Dame de Stockel, qui bien que classée a
été démolie pour faire place à une horreur en béton.
Woluwe-St-Pierre.



La photo Lib A B C M O ont été réalisées Boulevard du Souverain à
Auderghem, Photo P carrefour Bld. Souverain et Chée. de Wavre/
Auderghem où l'on voit les colonnes de prisonniers allemands, les
autres au domicile de mes parents à Wezembeek.



Sur la photo L figure un soldat anglais, Douglas Perryman, qui était
peintre décorateur et qui a réalisé la plaque de la maison de mes
parents baptisée la "Pink House".
Cette maison vendue en 1996 après le décès de ma Mère a été démolie.

Les 4 jeunes soldats qui figurent sur les photos J et G (envoi
précédent) étaient les premiers arrivés, malheureusement après, ils
ont du combattre dans la terrible bataille des Ardennes.
Quant aux autres qui sont arrivés après, bien qu'ils aient participé
également au débarquement où ils ont vu des horreurs dont ils ne
voulaient pas parler, ont eu la vie sauve.
Bien qu'à cette époque je sois très jeune, je me souviens
parfaitement de leurs prénoms, de l'ambiance de joie qui transparaît
sur les photos.


La photo X est un aviateur qui s'appelait Mr. Jarvis.
Avant la libération, je me souviens très bien des soldats allemands
qui tous les matins tournaient en rangs serrés autour de la place de
Stockel et j'ai même un petit événement interpellant qui s'est passé
entre un aviateur allemand, ma Mère et moi

Et voici la suite......














Je vous remercie Annette Pieters pour votre confiance et ce très beau cadeau. Le travail de votre papa est formidable et me remplis d’émotions…cela me ramène aux histoires que mes parents et grands parents me racontaient….
Sophie Peeters
Pour rappel, vos photos sont les bienvenues sur le blog. Ne les laisser pas mourir dans un album…donnez leur une seconde vie….Faites-nous partager votre histoire…d’avance merci.
A voir aussi….le site d'un fidèle visiteur....concernant aussi la guerre en Belgique....
Au sujet des nombreuses photos que mon Père a faites à un moment
historique de l'Histoire et sur certaines mes soeurs et ma Mère et
moi figurons
10:45 Publié dans images de guerre | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
Facebook | |
21/03/2008
Les premiers tramways bruxellois

Porte Louise
Petit résumé : (j'ai bien dis ... ;-)....je ne prétends pas avoir rassembler toutes les infos pour recréer l'histoire) ...Mais ceci est déjà intéressant
C'est dans le haut de la ville que sont apparus les premiers Tramways de Bruxelles. Grâce à la construction de l'avenue Louise et le succès des ballades au Bois de la Cambre.

Il n'y avait que les chemins de fer qui assuraient le trafic intensif. Quelques omnibus assuraient le transport en commun des voyageurs mais ce n'était plus suffisant.

En Amérique déjà, il existait des lignes d'omnibus sur rails. Comme l'activité était devenue intense dans Bruxelles, la possibilité d'exploiter un chemin de fer américain devenait impérative. Le coût de l'entretien des chevaux était élevé ! L'état de la voirie bruxelloise n'était pas non plus idéal pour envisager une installation rapide.
Le Collège étudia la question...
C'est l'Échevin Watteeu qui prit la décision d'installer une seule et unique ligne de chemin de fer américain....
Celle-ci allait relier le centre de la ville au Bois de la Cambre. Il n'était pas possible d'envisager le même type de transport sur une avenue en pente par exemple le Botanique ! Trop dangereux disait l'échevin....Et qui allait assumer la responsabilité en cas d'accident ? Que deviendraient les voyageurs dans une voiture descendant une avenue à toute vitesse ?

Après de longues négociations, en 1869 le premier tronçon de la ligne Porte de Namur - Bois de la Cambre était actif.
Faute de budget, ce fut un groupe financier anglais qui apporta l'aide nécessaire.
Peu de temps après d'autres lignes furent construites :
Porte de Schaerbeek - église Royale Sainte Marie

Chaussée d'Haecht - rue Teniers en prolongement de la Porte de Schaerbeek...

Pour les rues à faibles pentes, les véhicules étaient tirés par 2 chevaux.
Ce transport n'était pas à la portée de toutes les bourses et l'attente entre chaque voyage était longue puisque la ligne établie était à voie unique. Malgré le bon accueil, le public n'était pas satisfait.

(Vers 1874, la compagne Morris doubla les lignes).
Après le voûtement de la Senne, il fut nécessaire de faire un trait d'union entre les gares du Nord et du Midi. L'administrateur Albert Vaucamps qui était à la tête de l'entreprise la plus importante de transports en commun de la capitale, obtint le chantier permettant de relier celles-ci.
Pour le tout nouveau Quartier Léopold, c'est la Société Becquet qui fut choisie pour l'entreprise et l'exploitation des lignes de tramways.
En 1874, cette société transfèrera ses privilèges dans une S.A au Brésil. Le nouveau nom d'exploitation sera : Société Brésilienne des Tramways....
Vu les coûts élevés des entretiens des véhicule et le manque de rendement, elle fusionna avec les Tramways Bruxellois en 1879.

Comme il y avait trois lignes de chemins de fer américains qui desservaient le centre et l'agglomération, la gestion des parcours devenait difficile.
En 1872, la ville de Bruxelles envisagea la fusion entre ces compagnies.

Certains actionnaires étaient assez réticents face à cette proposition et les négociations furent difficiles.
C'est en 1874 qu'un accord fut signé et on désigna la nouvelle société ‘Les Tramways Bruxellois'
Le siège était situé rue du Vautour 47-49 à 1000 Bruxelles dans les bureaux de la société Vaucamps.

En 1881, les Tramways Bruxellois possédaient un réseau étendu sur près de 50 km.

En 1892, on déclara la société des Tramways Bruxellois propriétaire et concessionnaire officiel des lignes....Il n'y avait plus de discussion possible au sujet de la légalité.





Et dans un passé moins lointain ...

Les trams en surface...Porte de Namur...

Place Stephanies (entrée avenue Louise)

Tram en surface à la Bourse...
14:46 Publié dans ET PENDANT CE TEMPS LA A BRUXELLES ... | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
Facebook | |
01/06/2007
Vues d'Etterbeek


La place Jourdan autrefois...

Que de changement dans l'avenue d'Auderghem et si l'on remarque bien sur toutes ces anciennes images...ce sont les étrons des chevaux ... les gens se dépêchaient de les récupérer pour les mettrent dans leurs potagers... Le meilleur engrais de la ville !

Le quartier de la Chasse sans les embouteillages....




Avenue Jules Malou

Et toujours la Chasse...


Rue des Bleuets
11:35 Publié dans etterbeek | Commentaires (12) | Envoyer cette note |
Facebook | |













































