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04/01/2013

restaurant CHEZ ADRIENNE

CHEZ ADRIENNE

62, Rue de l’Amazone – Bruxelles – Tel. 38.13.65

D’après le Guide « à boire et à manger » de Bruxelles en 1962. De Raymond Declerfayt.

 

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Rue de l'Amazone autrefois

 

 

Une petite marquise à l’entrée signale au passant l’existence – si connue de beaucoup de Bruxellois – de ce restaurant bien fréquenté. 

Je n’ai pas tardé à y venir un vendredi de février. 

On nous apporte un Muscadet 58 « Comte de Camiran » Loire inférieure et puis on ne s’occupe plus de nous.

Après 10 minutes, mon invité me dit « Les hors-d’œuvre c’est tintin, si nous n’allons pas, comme les autres dîneurs nous servir nous-mêmes… »

Je lève la tête et constate, en effet, que des messieurs très graves, assiette en mains, se pressent autour d’un comptoir où 50 hors d’œuvres différents s’offrent à leur convoitise… Nous les imitons aussitôt et trois fois nous allons sous les cors d’un trophée cynégétique qui surplombent le comptoir, choisir parmi ce choix selon notre seul caprice.

J’ai pris un pâté « Adrienne » qui, de loin, surclasse tout le reste, puis un œuf en gelée, puis des anguilles hollandaises fumées, ensuite une tomate farcie, des céleris raves, de la cervelle, et puis un oignon doux à la grecque et des anchois !

 

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J’aurais pu continuer, car Adrienne m’a dit : « Vous savez, autant que vous voulez, nous ne surveillons pas ! »

Cette liste que je viens de vous donner serait bien plus longue si je n’avais demandé, pour suivre, un « ramier à la monégasque » qui m’attire par son originalité.

Je cherche, en effet, à varier mes menus, ce qui n’est pas toujours facile à Bruxelles où l’on aime tous les plats que vous savez et que j’ai énumérés déjà à longueur de rubrique.

En attendant le ramier, voici la salle telle qu’elle se présente en février 1961.  La maison n’est qu’une maison bourgeoise banale de 1910, avec ses sous-sols surélevés, un escalier menant au bel étage où nous cherchons des yeux la salle du restaurant.

Un garçon nous en indique la porte que nous ouvrons pour y découvrir aussitôt un local de 13 mètres de long, formé de 3 pièces d’enfilade qui étaient le fin du fin en 1910.

La porte-fenêtre arrière donne sur un jardin.  Dans le coin de la plus petite salle arrière, nous voyons une table ronde – fort à la mode – surmontée de l’inscription : « le coin des vedettes ».  Cette table est, - hélas ! nous sommes ses voisins – restée inoccupée.  La salle du milieu est occupée par le comptoir à hors d’œuvres, quatre tables et seize chaises.  La pièce de devant qui donne sur la rue, comprend également quatre tables, recouvertes de nappes en papier.

En été, nous dit le garçon, quand il fait beau, on installe les tables dans le jardin.  Cela doit être charmant.  Le sol des trois pièces est recouvert d’un tapis chiné en nylon.

Le chien de la patronne (Adrienne) est d’une taille minuscule qui ne l’empêche pas d’être bruyant.  On l’expulse au jardin.  Il continue à bruiter.  On le fait rentrer…

Voici le ramier monégasque.  Il est noyé dans une ratatouille niçoise, constituée de courgettes, poivrons, aubergines, tomates fraîches, oignon, ail, persil, genévriers, sauge, huile d’olive.  Cette ratatouille n’est pas aussi relevée qu’à Nice, mais c’est à la demande de la clientèle qu’elle est atténuée.

Le ramier a la chair ferme, mais plus fine que le pigeon, cette chair noire se rapproche un peu du goût de la perdrix.  Voilà au moins un mets savoureux et de vraie cuisine.

Le dessert est une mousse au chocolat.

 

Nous déclinons le café, ce qui semble déplaire à la patronne.  La clientèle est choisie, malgré les démocratiques nappes en papier – médecins, industriels, avocats, et, hélas ! quelques ministres du piteux gouvernement de l’époque (sic)

 

Notre addition pour 2 personnes

2 menus                                            200 FB

1 muscadet                                      110 FB

TOTAL                                               310 FB

Service                                                45 FB

 

TOTAL GENERAL                             355 FB

 

 

 

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Droit de réponse de la patronne suite à la parution du guide :

Monsieur,

Mon nom est Galuzzi, veuve Ortmans, prénom Adrienne, évidemment.

Age : entre 39 et 50 ans.  Niçoise.

J’ai créé mon établissement en avril 1954 et mes spécialités sont niçoises en plus des 50 à 60 hors d’œuvre variés.

Les menus sont à 80, 100 et 125 francs belge.  Mon omelette aux fruits de mer fait fureur !

Le Muscadet dont vous parlez était un 1959, Comte de Camiran, Maisdon s/Chèvre (Loire inférieure).

Lorsque vous êtes entré chez moi, je vous ai immédiatement identifié, parce que vous avez sorti un calepin de votre poche. 

Je ferme tous les dimanches et tout le mois d’août.

 

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D’après le Guide Julliard de Bruxelles - Henri Gault Christian Millau de 1965

Restaurant Chez Adrienne (même adresse que ci-dessus)

 

Un hôtel particulier 1900, entouré de charmants jardins où, aux beaux jours, on dresse des tables.  Le restaurant est installé au premier étage dans 3 pièces en enfilade.  Adrienne, une aimable Niçoise dans la quarantaine, est là depuis 1954.  C’est chez elle qu’on trouve les meilleurs hors d’œuvre de Bruxelles.  Ils sont une cinquantaine, posés sur une longue table, et la tradition est d’aller se servir soi-même, assiette en main et à volonté.

Mais Adrienne propose également des spécialités méridionales, comme la ratatouille niçoise, l’omelette aux fruits de mer, le pigeon monégasque, etc.  Clientèle d’habitués, hommes d’affaires, politiciens, médecins, avocats.  Une bonne petite maison sans prétention.

Environ 200 FB, sans le vin.

 

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D’après le Guide Bruxelles Gourmand de 1975 d’Elisabeth Lange on peut lire :

 

CHEZ ADRIENNE

124 Avenue Louise – 1050 Bruxelles – Tel. 649.54.41 – Fermé le dimanche et jours fériés – Plats uniquement à la carte.

 

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avenue Louise

 

Le restaurant Chez Adrienne a quitté voici peu la rue de l’Amazone où, durant près de 20 ans, il avait mené une carrière paisible et prospère.

C’est sans aucun doute à cette prospérité qu’il doit d’avoir pu s’installer dans une des confortables maisons de l’artère sélecte qui a nom Avenue Louise.  Le déplacement n’est pas bien grand, mais pour le standing, quels coup de pouce ! ….

Le cadre est résolument moderne : tapis plain brun foncé, murs recouverts d’une toile aux tons clairs où contrastent les dessins de Folon, sièges à cannage et armatures métalliques, tables en verre fumé qu’éclairent de ravissantes boules blanches descendues du plafond…  C’est lumineux, sobre et de bon goût.  A l’étage il y a un bar où les clients peuvent prendre l’apéritif, en attendant qu’une table soit libre, ou le café, après le repas.  Il se compose de deux petites salles séparées par un ravissant jardin d’hiver.  L’une est meublée de tables basses qu’entourent des fauteuils en cuir blanc ; l’autre possède un mobilier identique à celui du restaurant.  Les murs blancs et bruns soulignent la fraîcheur de tons de quelques Vasarely. 

Adrienne Galuzzi, d’origine niçoise, fondatrice et première patronne de l’établissement, savait fort bien ce qu’elle voulait.  Elle a su donner d’emblée à son restaurant une ambiance bon enfant et une orientation culinaire précise.  En dehors des spécialités méridionales, matière où elle était quelque peu orfèvre, c’est à la qualité, à la diversité, à l’abondance des hors d’œuvre qu’elle s’est surtout attachée.  Il y en avant tant, de si délectables et présentés de façon si alléchante que les plus gros mangeurs n’arrivaient pas à les goûter tous.  Cela s’est su très vite et nous connaissons pas mal de gent dons ces fameux hors d’œuvre ont fait des commensaux fidèles de la maison.

Il y a quelque dix ans, Adrienne reçut la visite d’un jeune étudiant en chimie, Pierre du Welz.  L’entrevue fut décisive.  Elle aboutit à une entente si complète que Pierre du Welz ne reprit plus le chemin de l’université.  Il s’installa rue de l’Amazone et y apprit son métier de restaurateur sur le tas.  Aujourd’hui, le patron, c’est lui.  Adrienne lui a remis son affaire.  Il fait son marché matinal, passe aux fourneaux le plus clair de son temps et gère la maison en bon père de famille.

Mais les traditions n’ont pas changé.  Pas même le nom de l’établissement.  On trouve toujours Chez Adrienne, au milieu de la salle, l’immense comptoir garni de 50 raviers de hors d’œuvre.  Impossible, évidemment, de les énumérer tous.  Cela va du pâté du chef et des anguilles fumées aux oignons doux à la grecque, aux œufs en gelée, aux anchois à la cervelle, aux crevettes roses aux quartiers d’orange et à la salade de poivrons verts vinaigrette… Tout cela n’étant cité, comme on dit, qu’à titre exemplatif.  On se sert soi-même en faisant la queue, son assiette à la main ; on mélange ceci, cela, et encore ceci ; on revient se servir aussi souvent qu’on veut.  C’est tout juste si le personnel ne vous adresse pas des signes d’encouragement.  Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Si les hors d’œuvre de Chez Adrienne sont renommés – et à juste titre – on y mange aussi des grillades et des plats cuisinés qui ne manquent pas de séduction. 

Quant aux vins, ils sont très corrects.  Bornons-nous à citer quelques bons Bordeaux « mise d’origine » à 450 FB et un agréable Beaujolais à 260 FB.

Comme l’avait désiré Adrienne et comme le souhaite Pierre du Welz, l’atmosphère est décontractée.  Le code à coude du comptoir doit sans doute y être pour quelque chose.  Les messieurs tombent volontiers la veste pour manger.  Ce n’est pas du laisser-aller, c’est une manifestation de bien-être qui ne provoque aucun froncement de sourcils.  D’ailleurs la clientèle de Chez Adrienne a de la tenue.  Elle fleure la bonne bourgeoisie.  Impossible de s’y tromper, même si l’on n’y retrouvait pas ça et là quelques visages connus du monde de la politique, des affaires ou de la presse.

 

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Chez Adrienne vous présente une de ses recettes :

LE CUISSOT DE PORC CONFIT AU PORTO (préparation pour 30 convives)

Procurez-vous un jambon de porc frais pesant environ 8 kg et faites-le largement piquer de gousses d’ail.

Mettez tremper le jambon pendant une nuit entière dans de l’eau salée (il faut compter environ 1kg500 de sel ainsi qu’une abondante quantité de poivre moulu)

Le lendemain, vous le sortez de la saumure et vous le faites précuire dans un court-bouillon bien aromatisé aux herbes de Provence (réunissez la plus grande variété possible). Par ailleurs, vous faites confire des petits oignons blancs dans du porto.

Laissez refroidir le jambon dans un endroit frais mais pas au frigo.

Servez chaud ou froid.  Dans le premier cas avec les oignons confits, dans le second cas avec une compote d’airelles.

 

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03/01/2013

Le Cheval Marin

D’après le : GUIDE JULLIARD DE BXL HENRI GAULT – CHRISTIAN MILLAU  DE 1965 (guide français)

 

 

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Il est facile de manger à Bruxelles admirablement bien.  Il est facile d’y manger extrêmement mal.  Il est plus difficile d’y manger, tout simplement, bien.  On trouve, en effet, à Bruxelles de remarquables restaurants qui n’ont rien à envier aux plus grands de Paris.  On y trouve, comme chez nous, des gargotes, luxueuses ou modestes, où quel que soit le prix qu’on paie, on est assuré de ne pas en avoir pour son argent.  On trouve également de nombreux restaurants où l’on ne mange ni bien ni mal, où l’on se contente d’avaler des calories.  Mais, ce qui fait le plus défaut, ce sont des restaurants – à Paris, on dirait des bistrots – où à des prix abordables, l’on peut faire un repas finement préparé, sortant de l’ordinaire, sans qu’il s’agisse pourtant de grande cuisine.  A Bruxelles, entre l’exceptionnel et le médiocre, on n’a pas l’embarras du choix.

On nous répondra que nous ne connaissons pas tous les restaurants de Bruxelles.  C’est exact.  Mais nous en avons vu suffisamment pour nous faire une opinion, à titre provisoire …

 

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Points de repère dans Bruxelles pour manger, c’est :

 

 

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-        « Périmètre Sacré » (Grand’Place et abords immédiats) : la plus forte concentration de restaurants.  Il en naît (et il en meurt) chaque mois !

Débauche de pittoresque, de poutres apparentes et de dîners aux chandelles.  Quelques bonnes tables – en général chères – mais beaucoup d’attrape-nigauds.  Clientèle surtout touristique.  Hors saison, ces restaurants généralement vides à midi ; soirées un peu plus animées, surtout le samedi. 

 

 

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mais aussi ......

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-        Bourses, bd Anspach, place de Brouckère : brasseries et restaurants ressemblant assez à ceux de nos Grands Boulevards.  Clientèle spécifiquement bruxelloise.

 

 

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-        Marché aux Poissons : Une dizaine de restaurants spécialisés dans les produits de la mer.  Beaucoup d’animation, surtout le soir.  Clientèle aussi bien bourgeoise que mondaine.

 

ou encore :

 

-        Avenue Louise et environs : des restaurants de luxe, et aussi des établissements plus modestes, mais bien fréquentés.

-        Quartier d’Ixelles : petits restaurants de quartier (souvent bons) et friteries.

-        Uccle-Bois de la Cambre : faubourg élégant et moderne.  Fermes aménagées en restaurant, mais aussi maisons de style classique.

 

 

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Les quatre mamelles de la restauration bruxelloise sont : les grillades, les frites, le poulet à la broche et les moules.  Voilà pour la nourriture de base.  Une certaine monotonie caractérise également les cartes plus ambitieuses.  D’un grand restaurant à l’autre, le choix est sensiblement le même.

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Chez certains, on a même l’impression que la carte a été imprimée une fois pour toutes ! L’imagination n’est pas débordante.

 

 

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Manger des spécialités belges à Bruxelles n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire.  A part l’anguille au vert, que l’on mange partout, ce n’est pas une petite affaire que de trouver des carbonnades, des choesels, du hochepot ou des poissons à l’escavèche.  Les Bruxellois répondent que ces plat-là, ils les mangent à la maison et que lorsqu’ils vont au restaurant, c’est pour déguster la cuisine française.

 

 

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Espérons que s’ouvrira un jour à Bruxelles un restaurant qui osera afficher : « Spécialités belges ».

 

 

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Nous nous plaignions de ne pas trouver dans les restaurants parisiens de desserts et d’entremets bien originaux.  Nos lamentations valent également pour Bruxelles.  Dans cette ville où la pâtisserie est exquise, les restaurateurs s’obstinent à ne nous offrir que des crêpes (d’ailleurs souvent délicieuses), des soufflés glacés et des glaces (qui sont neuf fois sur dix à la margarine).

 

 

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Même chose pour le pain : on fait en Belgique d’excellents pains de campagne cuits au feu de bois mais, apparemment, les restaurateurs l’ignorent.  Ils servent un pain fade et sans saveur bon à donner aux animaux.

 

 

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Le service est de 15%, généralement compris dans l’addition.  Pas de couvert, sauf dans quelques établissements de luxe.  En revanche, le pain et le beurre sont souvent comptés en plus.

Le client belge mange, le plus souvent, au menu.  La plupart des restaurateurs classiques ont un menu (au moins, au déjeuner) ; celui-ci est toujours abondant et relativement bon marché (de 60 à 250 FB).  Contrairement à ce qui se passe en France, on mange souvent mieux au menu qu’à la carte.

 

Certains grands restaurants, pour attirer la clientèle, ont adopté, à leur tour, le menu.

Cela dit, même les plus modestes restaurants sont fiers d’arborer une carte, immense et illisible. Ils veulent montrer qu’eux aussi, « ils ont tout », ce qui est une fumisterie.

 

 

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Les Bruxellois sont des grands amateurs de vin.  Dans les restaurants, le pichet de beaujolais a presque détrôné la bière.  Mais si vous voulez faire des économies, n’hésitez pas à demander une bière, même dans les endroits les plus élégants.  Pour voir ce qui se passerait, nous en avons fait l’expérience au « Carlton ».  Le sommelier nous a servi notre bière avec le même cérémonial que s’il s’était agi d’une bouteille de château d’yquem.

 

On se met à table de bonne heure : à midi, si l’on veut et le soir, à 19h30.

Il est recommandé de réserver sa table.

 

 

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Restaurant Le Cheval Marin en 1965 d’après le guide Gault et Millau

 

25 Rue Marché-aux-Porc à 1000 Bruxelles – Tél. 13.02.87 – Fermé le dimanche

 

Construite en 1680 (la date figure dans les cartouches d’allège), dans la prolongation du quai aux Briques se dresse une large et haute maison de style renaissance espagnole.  Jadis, le canal passait devant.  Cette maison servait jadis de résidence au capitaine du port de Bruxelles et, à partir du 18ème siècle, devint une auberge fort prospère où l’on prenait au comptoir les tickets de voyages pour les services réguliers de barques vers Malines et Anvers. 

A la fin du 19ème siècle, le Cheval Marin s’impose extérieurement comme l’un des immeubles les plus remarquables du vieux quartier portuaire.

 

 

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L’intérieur, avec ses stucs et ses boiseries baroques, ne manque pas non plus de pittoresque.  Un renard et un busard empaillés montent la garde près de la cloison qui sépare le café du restaurant.  C’est à midi qu’on trouve le plus d’animation ; surtout une clientèle de quartier : commerçants, marchands de poisson, etc. 

 

Menu très classique à 175 FB qui, pour un touriste, ne vaut pas vraiment le déplacement. 

 

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On peut aussi bien, pour découvrir ce charmant endroit, venir avant le déjeuner et déguster une douzaine de Zélande : elles sont d’une magnifique fraîcheur.  En sortant, vous irez jeter un coup d’œil, à dix mètres de là, à droite, sur une ruelle charmante, la rue du Pays-de-Liège.  Saint Roch y a sa statue, posée dans une petite niche. 

 

 

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Au niveau architectural

De 1680, situé à l’angle de la rue du Marché aux Porcs et du Quai aux Briques.  Resté, jusqu’à la fin du XIXe s. l’unique exemple encore intact d’architecture traditionnelle en briques et en grès, mêlée d’éléments baroques, ce bâtiment s’impose extérieurement comme l’un des plus remarquables du vieux quartier portuaire. 

 

 

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Acheté en 1893, en vue d’assurer sa conservation, par la Ville de Bruxelles, à l’exception des deux travées dr. De la r. du Marché aux Porcs antérieurement séparées, vendu publiquement, après un minutieux relevé, en 1898, avec obligation de reconstruction, le bâtiment fut entièrement démoli puis réédifié sur les plans de l’arch. H. Marcq en 1898-1899, avec utilisation imposée des matériaux contemporains de ces travaux.  – e.a. brique de Boom, pierre blanche d’Euville et de Gobertange, pierre bleue – sur un soubassement légèrement surélevé.  Les deux travées dr. Excédentaires, partie de l’ensemble originel, cependant distinctement aménagées en 1853, furent pareillement démolies et reconstruites sur les plans de l’arch. A. Lagache de 1917 à 1918,  concernant respectivement une reconstruction libre, une consolidation et remise en état avec maintien maximal des éléments d’origine et enfin une reconstruction avec récupération des briques et des éléments de grès, révélatrice de l’évolution dans la philosophie de la restauration. 

 

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Constat à ce jour, classé depuis le 21 novembre 2003, ce magnifique immeuble est à l’abandon depuis bien trop longtemps et je me demande qui en est encore propriétaire aujourd’hui ?  Vont-ils le laisser se dégrader comme tant d’autres édifices disparu à ce jour  pour laisser place aux promoteurs ?  … Et un scandale de plus !!!!

26/05/2011

Naissance de la Galerie de la Porte Louise

 

C’est  au 49 et 50 de l’avenue de la Toison d’Or que s’ouvre depuis 1964 La Galerie de la Porte Louise.

 

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Avant la réalisation de celle-ci, le projet de construire à cet endroit une luxueuse galerie commerçante était dans l’air depuis quelques années. 

 

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Le montant de l’investissement pour la réalisation d’un projet d’une telle envergure semblait inconcevable à l’époque et les travaux à prévoir l’étaient tout autant puisqu’il fallait maintenir un environnement urbain familier et qu’au dessus du niveau envisagé reposaient des tonnes de terres constituant les assises de deux couvents et d’une église.  D’autres difficultés étaient à prévoir au niveau des maisons de la rue Crespel à cause des jardins quasi verticaux qui soutenaient les différentes constructions.

 

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Il s’agissait  d’une très grande opération mettant en jeu de nombreux intérêts.  Né d’un désir de rendre le goulet de l’avenue Louise en pôle attractif de toutes les élégances parce que la situation géographique était idéale de par sa  proximité des quartiers résidentiels du haut de la ville.

 

On disait à l’époque qu’une ville était créée au cœur de la ville. 

 

Mme De Pooter-Bomert chef d’entreprise à l’époque fut l’inspiratrice de ce projet d’envergure.  

 

C’est en 1953 qu’elle eut déjà l’idée de prolonger la Galerie Louise. L’appui du baron Dansette alors administrateur-délégué de la S.A. Sarma favorisa les négociations pour assurer l’adhésion des autres interlocuteurs établis sur les lieux. 

 

La contribution du Père Marie-Joseph des Carmes, Prieur de l’époque et du Révérend Itchwood de l’Eglise Anglicane ne fut pas négligeable non plus.  Ils permirent d’obtenir les autorisations de Conseils établis à l’étranger alors que ceux-ci pouvaient très bien restés indifférents à ces dossiers.  

 

Il faut savoir que dans cette construction, une salle fut intégrée dans le Couvent des Pères Carmes auquel donne accès une entrée aménagée dans la Galerie de la Porte Louise.

 

Les investissements financiers pour la réalisation de la Galerie de la Porte Louise ont été coordonnés par le Groupe Empain qui constitua  la S.A. Auxari. 

 

Les plans de la Galerie de la Porte Louise ont été réalisés par le Bureau d’architecture Jacques Cuisinier. 

 

Le 27 avril 1964 la Galerie fut inaugurée et de très nombreuses personnalités avaient tenu à assister à cet évènement. 

 

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Quelques enseignes de l’époque :

 

ANC. MAISON DUJARDIN TEURLINGS ET WELCOMME

ANNE MARTIN INSTITUT DE BEAUTE

ARIANE

BANQUE BELGE POUR L INDUSTRIE

BANQUE DE BRUXELLES

BETTINA

CATULLE

CHALMETTE GAINIER-DOREUR

CHARPENTIER

CHAUSSURES BALLY

CRAHAIT KITCHEN

DARVILLE JOAILLIER

DELBAR HORLOGERIE

DOROTHEE BIS DE PARIS

GARDIN ORFEVRERIE

JEUNESSE LOUISE

LA BOITE A PULL

LA CALADE MINERAUX ET PIERRES SEMI-PRECIEUSES

LADYS HOUSE

LANCEL

LAURENT DUVIVIER ENSEMBLIER

LE BON FOURREUR

LE COUVENT DES PERES CARMES

LIBERTY PARFUMERIE

LIBRAIRIE PAULI

MIM ROMA

NOS GARCONS

PARFUMERIE FRANCAISE

PAVILLON LOUISE ENSEMBLIER DE LA TABLE

PIERLE COUTURE

SARMA LUX

SERVICE CENTER INTERIM

TH LOLLIPOP

TOPS SNACK RESTAURANT

VERONIQUE BOUTIQUE

VISUAL RADIO-TV-DISQUES

WILLEMSENS JOAILLIER

WISKEMANN PORCELAINE – CRISTAUX

 

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Ne perdons pas de vue que la première pierre de la Galerie Louise fut posée en juin 1951.  A cette époque la presse fit largement écho de cette réalisation et consacra des reportages sur la SA Galerie Louise dont l’architecte était M. Emile Goffay, l’Ingénieur le Bureau d’Etudes Léon-Marcel Chapeaux et l’Entrepreneur la S.A. Van Rymenant.

 

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Voici un passage de l’interview parue dan le journal « Le Soir » de l’époque :

«Comme nous l’avons dit déjà, une artère reliera bientôt l’avenue Louise, en son goulet à la rue Capitaien Crespel et desservira, en le traversant, tout un quartier nouveau.  Elle consistera en un « passage » couvert, amplifié au centre sous forme de rotonde et portera le nom de Galerie Louise. 

Autre passage paru dans le journal « La Libre Belgique » de l’époque :

« Au bas du plan, l’entrée Louise de la galerie, mesure six mètres de large.  Plus loin, elle a huit mètres.  Ces deux dimensions se retrouvent dans les autres passages.  D’une grande rotonde d’un diamètre de vingt-deux mètres environ, on accèdera par une rampe en pente douce à une salle de spectacle et à ses annexes.

Le Phare donna d’autres précisions :

« La conception et la réalisation de la Galerie Louise, cette ville au cœur de la ville, ce centre du commerce de luxe ont exigé des calculs et des plans d’une haute technicité, des études architecturales détaillées et délicates, des moyens d’exécution puissant, une organisation de chantier impeccable, mais aussi des qualités d’imagination exceptionnelles.  Déjà cette construction suscite le plus vif intérêt dans de nombreux domaines, à telle enseigne qu’une vingtaine de magasins, 70 des cent garages, de nombreux bureaux et appartements ont, dès à présent, trouvé preneurs.  On ne peut que se réjouir de constater qu’il y a encore chez nous des constructeurs audacieux au point d’entreprendre des travaux de cette importance, qui constituent un apport considérable pour le commerce, la vie, le bien-être et la grandeur de la cité. 

La Dernière Heure publia un long compte rendu de la cérémonie de la pose de la première pierre et la Lanterne conclut : « Eh bien, oui ! Aussi audacieux que paraisse le projet, Bruxelles se propose de placer dans une galerie, l’un des coins le plus élégants et des plus luxueux de Paris.  Sans bruit, les ingénieurs et les entrepreneurs se sont mis à la besogne avec la promptitude que donne une inébranlable détermination.

En deux mots…. Ces galeries  offrent :

Six passages attractifs et de haute tenue, cinquante deux magasins ou boutiques de luxe, des Bodega, des Salons d’exposition, des Salons de coiffure, des Instituts de beauté, des salles de spectacles, un Bureau de Poste, des succursales de Banque figuraient au programme sur trois niveaux représentant une superficie d’environ 9.000m².  Mises bout à bout  les vitrines couvraient la distance de la place Stéphanie au Palais de Justice.  D’autre part, les promoteurs firent surgir un building résidentiel constituant un ensemble architectural parfaitement dégagé, entouré d’une vaste terrasse en plein air rehaussée de plantations et de fleurs et offrant une vue panoramique orientée plain sud et s’étendant sur plus de vingt kilomètre.   Septante appartements, bureaux ou locaux commerciaux y furent dotés de tout le confort et de près de cent boxes pour autos d’un accès aisé.

 

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Site de croissance en hauteur, la Galerie Louise aux séductions visuelles et aux avantages fonctionnels a assuré d’une solution neuve l’extension urbaine dans le respect de la configuration naturelle du cadre.  Son implantation sans nuire aux activités coutumières des Deux Portes donne encore plus d’éclat à leur rayonnement et affirme leur prestige de grand carrefour du commerce de la Capitale.

 

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 Extrait du livre « L’histoire Illustrée du Haut de la Ville » de Léon Geerts

Belle époque…. Loin de la crise actuelle….. Tout semblait accessible….. C’était l’époque des grandes démolitions pour faire place au béton, au  moderne et au confort.  Un grand virage dans l’architecture Bruxelloise.  A chacun ses goûts….. Laissons-nous bercer par la nostalgie et observons ces images du passés…. Pas si lointain !  

Je remercie le visiteur du bog qui à l’époque m’a envoyé ces photos. Vu mes nombreux déménagements ces dernières années, J'ai hélas perdu ses coordonnées ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24/01/2010

C'était au temps où Bruxelles avait son beffroi - L'église Saint Nicolas

L’église Paroissiale  Saint Nicolas

 

Son entrée est située rue au Beurre.  

Eglise gothique issue d’une chapelle fondée au XIIè siècle dédiée à Saint Nicolas, patron des marchands et des bateliers (autrefois, le port était situé à proximité).

église saint nicolas hier et aujourd'hui

En  1174, elle dépendait de l’église Saint-Michel et Gudule.  Elle  était nommée « Chapelle St-Nicolas-au-Marché d’en bas » ou « Nedermerkt » en raison  du marché qui s’y tenait devant l’église.  Le marché au beurre y est resté  jusqu’en 1798.

En 1289, on mentionne un avant-corps dont la tour transformée servit de  beffroi après  1367.  Il portait les cloches de la Ville.  Lors du bombardement de 1695, l’église fut gravement endommagée et malgré la restauration, en 1714 la tour s’écroula sous le poids excessif des nouvelles cloches.  Le projet de reconstruction qui suivit en 1715, restera  sans suite.    

église saint nicolas côté
 

Mise en vente publique en 1799, elle fut rachetée par des fidèles et rendue au culte en 1804. 

église saint nicolas 54

C’est en 1956, que l’architecte J. Rombaux lui restituera une nouvelle façade évoquant le gothique brabançon. 

église saint nicolas plan

 

église saint nicolas 60s

 église saint nicolas actuelle

18:10 Publié dans BRUXELLES, Eglises | Commentaires (10) |  Facebook | |

21/06/2008

Ils ont la frites !

friture Marc
Vendaient-ils des ballekes sauce Rock n' roll ? ....et les frites étaient-elles emballées dans du journal ? ......

A la Marolle, ....c'était comme ça ! ...et c'était BON !

09:08 Publié dans BRUXELLES | Commentaires (2) |  Facebook | |