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21/03/2008

Les premiers tramways bruxellois

 

 

porte louise et tram

Porte Louise 

Petit résumé : (j'ai bien dis ... ;-)....je ne prétends pas avoir rassembler toutes les infos pour recréer l'histoire) ...Mais ceci est déjà intéressant

C'est dans le haut de la ville que sont apparus les premiers Tramways de Bruxelles. Grâce à la construction de l'avenue Louise et le succès des ballades au Bois de la Cambre.

place stephanie et tram

 

Il n'y avait que les chemins de fer qui assuraient le trafic intensif.   Quelques omnibus  assuraient le transport en commun des voyageurs mais ce n'était plus suffisant.   

tram cheval

 

En Amérique déjà, il existait des lignes d'omnibus sur rails.  Comme l'activité était devenue intense dans Bruxelles, la possibilité d'exploiter un chemin de fer américain devenait impérative.  Le coût de l'entretien des chevaux était élevé ! L'état de la voirie bruxelloise n'était pas non plus idéal pour envisager une installation rapide. 

Le Collège étudia la question...

 

C'est l'Échevin Watteeu qui prit la décision d'installer une seule et unique ligne de chemin de fer américain....

Celle-ci allait relier le centre de la ville au Bois de la Cambre.  Il n'était pas possible d'envisager le même type de transport sur une avenue en pente par exemple le Botanique !  Trop dangereux disait l'échevin....Et qui allait assumer la responsabilité en cas d'accident ?   Que deviendraient les voyageurs dans une voiture descendant une avenue à toute vitesse ? 

botanique avenue

 

Après de longues négociations, en 1869 le premier tronçon de la ligne Porte de Namur - Bois de la Cambre était actif.

Faute de budget, ce fut un groupe financier anglais qui apporta l'aide nécessaire.

 

Peu de temps après d'autres lignes furent construites :

Porte de Schaerbeek - église Royale Sainte Marie

royale ste marie et tram

Chaussée d'Haecht - rue Teniers en prolongement de la Porte de Schaerbeek...

chaussée d'Haecht et tram

Pour les rues à faibles pentes, les véhicules étaient tirés par 2 chevaux.

 

Ce transport n'était pas à la portée de toutes les bourses  et l'attente entre chaque voyage était longue puisque la ligne établie était à voie unique.  Malgré le bon accueil, le public n'était pas satisfait.

boitsfort chée d la hulpe tram

(Vers 1874, la compagne Morris doubla les lignes).

 

Après le voûtement de la Senne, il fut nécessaire de faire un trait d'union entre les gares du Nord et du Midi.  L'administrateur Albert Vaucamps qui était à la tête de l'entreprise la plus importante de transports en commun de la capitale, obtint le chantier permettant de relier celles-ci.

 

Pour le tout nouveau Quartier Léopold, c'est  la Société Becquet qui fut choisie pour l'entreprise et l'exploitation des lignes de tramways.

En 1874, cette société transfèrera ses privilèges dans une S.A au Brésil.  Le nouveau nom d'exploitation sera : Société Brésilienne des Tramways....

Vu les coûts élevés des entretiens des véhicule et le manque de rendement, elle fusionna avec les Tramways Bruxellois  en 1879.

bourse tram 1916

Comme il y avait trois lignes de chemins de fer américains qui desservaient le centre et l'agglomération, la gestion des parcours devenait difficile.

 En 1872, la ville de Bruxelles envisagea la fusion entre ces compagnies. 

bourse tram point central

Certains actionnaires étaient assez réticents face à cette proposition et les négociations furent difficiles. 

C'est en 1874 qu'un accord fut signé et on désigna la nouvelle société ‘Les Tramways Bruxellois'

Le siège était situé rue du Vautour 47-49 à 1000 Bruxelles dans les bureaux de la société Vaucamps.

barrière et tram

En 1881, les Tramways Bruxellois possédaient un réseau étendu sur près de 50 km.

boitsfort commune et tram

En 1892, on déclara la société des Tramways Bruxellois propriétaire et concessionnaire officiel des lignes....Il n'y avait plus de discussion possible au sujet de la légalité.   

chée d'Alsenberg

 

etterbeek rue G. Leman

 

laeken le pont

 

pl pavillon et tram

 

 

porte de ninove et tram

Et dans un passé moins lointain ...

tram porte de Namur

Les trams en surface...Porte de Namur...

tram place stéphanie

Place Stephanies (entrée avenue Louise)

bourse camion

Tram en surface à la Bourse...

 

 

 

06/06/2007

petite chronique des tramways et du code de la route

fernand coq

Place Fernand Coq

dépôt de l'avenue de l'Hoppodrome inauguré en 1884

 

 

dépôt de l'avenue de l'Hippodrome

 

1890 Les cochers et les receveurs de trams sont en grève.  Ils attendent toujours une réduction des heures de travail.  Ils aimeraient passer de 16h à 12 h de service.

 

1891 On a mit en circulation les premières voitures ouvertes.  C’est la Société de construction de Malines qui s’en est chargée.  Il s’agit d’un joli modèle avec des bancs vis-à-vis et dos-à-dos en cuir.

 

1893 Ixelles introduit une demande afin d’obtenir l’autorisation d’établir un tramway à traction électrique pendant la durée de l’Exposition. 

 

1894 La Société des trams-cars Nord-Midi vient d’inaugurer un système de chauffage.  Plutôt que de prendre des bouillottes  comme dans les chemins de fer, on  installe des conduites en cuivre que l’on peut régler à volonté.

 

-         3 voitures électriques ont été mises en route sur la ligne des boulevards qui vont du Nord au Midi.  La vitesse ne dépassera pas celle des chevaux.

 

1934

 

 

En 1934

1924

 

En 1924

place stephanie

 

 

Place Stephanie

 

1895 Les voitures des tramways électriques ne feront plus arrêt entre les stations.  Les voyageurs devront dès à présent prévenir le receveur s’ils désirent descendrent.  Pour la montée dans les voitures, elle pourra se faire en tout endroit dès qu’un voyageur fera un signal de la main.     

 

1897 Les tramways d’Ixelles ont des wagons-bars sur la ligne Porte de Namur / Tervueren. .  le bock est vendu 15 centimes tandis que  le champagne est à 50 centimes le verre.  On note que le prix du parcours est  de 85 centimes l’aller-retour en 1ère classe et de 60 centimes en 2ème classe. 

 

1899 On se plaint des mauvais traitements infligés aux chevaux des tramways.  Le trajet Porte de Ninove vers Schaerbeek  étant fait de pentes, de courbes …les chevaux sont épuisés.

 

1905 On change les pavillons servant de salle d’attente pour les tramways par des kiosques en fer et en glace. 

 

1906 Les accidents dus à l’imprudence des voyageurs deviennent de plus en plus fréquents.  On dénombre des morts, des blessés pour avoir sauté de la voiture en marche.  Dès lors une campagne d’affichage est d’application avec le nombre de victimes afin de sensibiliser la population. La société des tramways annonce qu’elle  décline toute responsabilité en cas d’accident. 

 

1907 Un nouveau type de voiture remorquée, comprenant 20 places à l’intérieur, 13 sur la plate-forme d’avant et 14 sur celle d’arrière est mise en circulation.  Il est également prévu d’y placer une barre qui permettra aux voyageurs de se maintenir en équilibre. 

 

vivier d'oie 1897

 

 

Vivier d'Oie en 1897

tram 1

 

 

1910  On prolonge la ligne Bourse-place Stéphanie par l’avenue Louise.  Le coût du trajet 20 centimes.

comm pol schaerbeek006

 

 

 Ci-dessus :

1911 Suite à l’incendie de l’Hôtel Communal de Schaerbeek,  on improvise un bureau de police dans un tramway.

 

1913 Une décision tombe…il sera désormais interdit d’emprunter les transports en commun avec des objets dangereux.  Exemple : Les dames qui emploient des épingles à chapeau et qui ne place pas de « couvre-pointes » s’exposent à des poursuites …

 

1915 C’est la guerre et les moyens de transports sont rares et chers.  Les chevaux ont été réquisitionnés par les allemands.

 

1926  On annonce que le dépôt d’une correspondance télégraphique ou postale dans les boîtes accrochées aux tramways donne lieu au paiement d’une taxe de 30 centimes. 

 

 

54

 

60 rue des Chartreux

 

 

Années 60 rue des Chartreux

 

1931 Suite à un accident à Londres, on rend obligatoire l’installation des essuie-glaces sur les automobiles.

 

1932 Etablissement des passages cloutés à Bruxelles.  Ils seront délimités par une série de grands clous de cuivre fixés au sol. 

 

1935  On donne la consigne aux receveurs des tramways d’annoncer à haute et intelligible voix l’arrêt des stations.

 

-         Une nouvelle réglementation est entrée en vigueur interdisant l’usage des appareils avertisseurs par les automobilistes entre 22 h et 7 h.

 

1939 Les habitants de Woluwe-Saint-Lambert se plaignent que cette commune de 25.000 habitants ne soit pas encore reliée par un tram direct vers le centre d’Etterbeek et la porte de Namur.

 

1856 sablon

 

 

Au Sablon en 1956

 

années 70 rue des Fabriques

 

 

Années 70 rue des Fabriques

 

1942  Première receveuse bruxelloise dans le tram 8.

 

1947 Présentation de nouveaux tramways.  Les plates-formes sont munies de portes automatiques.  Le conducteur est assis et le receveur aussi.  Le sens unique est imposé aux voyageurs : ceux–ci qui accèdent à la voiture par l’arrière et en sortent par le milieu ou l’avant.

 

1949 On autorise pour les tramways de la Bourse et de la Gare du Nord un départ des terminus  à minuit. 

 

avenue de l'Astronomie

 

 

Travaux rue de l'Astronomie

Bruxelles (33)

 

 

1950  On parle d’une loi rendant le permis de conduire obligatoire.  Il s’agirait d’un permis délivré sans examen médical et sans interrogatoire sur le Code de la route.  Ce serait une attestation qui pourrait être retirée  à ceux qui par leur imprudence, révéleraient qu’ils constituent un danger pour la circulation.

 

1951  Installation de boutons-poussoirs sur les poteaux du centre de Bruxelles afin de permettre aux piétons de demander l’arrêt de la circulation pour traverser la rue. 

 

1953 Augmentation du prix du transport en commun.  Le direct coûte 4 francs et la correspondance 6 francs.  Une carte de 17 voyages est proposée au prix de 50 francs.

 

1954 Une nouveauté dans le code de la route.  La priorité de droite.  Y font exception, les tramways. 

 

1957 On peut lire dans le journal :

Avec une ténacité, digne d’une meilleure cause, l’administration poursuit son terrible massacre d’arbres dans tout Bruxelles.  Deux rangées sur quatre des marronniers de l’avenue Louise devront être abattues pour permettre aux tramways de rouler « en site propre ».

 

Bruxelles (115)

 

 

bus 1

 

 

1958  Madame Maria-Bertha De Ville reçoit après avoir passer des examens sur le code de la route, l’autorisation de conduire un « fiacre automobile ».  Elle sera officiellement la première femme chauffeur de taxi à Bruxelles.

 

1964  Par manque de candidature masculine dans les transports en commun, on engage des conductrices que l’on appellera les nouvelles « watwomen ».

 

1965 Désormais les resquilleurs à la STIB se verront dans l’obligation de payer une perception immédiate de 100 francs. 

 

-         les permis de conduire seront distribués dans les communes.  Une licence d’apprentissage sera délivrée aux conducteurs âgés de 18 à 21 ans. 

 

1967 Les travaux du métro progressent sous le parc de Bruxelles. 

 

1968 Nouveauté dans le code de la route.  Obligation du contrôle technique pour les véhicules de plus de 4  ans.  Interdiction de s’engager dans un carrefour si le feu n’est pas vert, les véhicules prioritaires seront munit de feux clignotants bleus.

 

 

 

Bruxelles (135)

 

Enfin....si le véhicule fonctionne !

 

bus2

 

 

 

place poelarts

 

Un rond point à remplacer ce parking

 

salon auto 1969

 

 

1969 Le Salon de l'automobile

 

autruche

 

 

Au prix où est l'essence aujourd'hui, il faudrait peut-être adopter ce système ci !

14:27 Publié dans DIVERS, Tram, Bus | Commentaires (17) |  Facebook | |

05/03/2007

Rue Royale

rue royale

 

rue royale2

 

A l'origine en 1777, elle n'était qu'une des 4 rues qui bordaient le Parc.  Aujourd'hui, cette rue est longue de près de deux kilomètres.  Elle fut bâtie sur des terres de remblai formant une haute digue et c'est pour cette raison que pendant des années, la population la nomma "la Digue".

18:38 Publié dans BRUXELLES | Commentaires (2) |  Facebook | |

de la Bourse à la place Rogier

anspach

 

BRUXELLES (15)

 

BRUXELLES (58)

 

BRUXELLES (113)

 

BRUXELLES (6)

Comme dans la chanson de Brel.....

18:21 Publié dans BRUXELLES | Commentaires (5) |  Facebook | |

30/01/2007

Les bonnes oeuvres dans les Marolles

L’asile des vieillards rue Haute

 

Cette institution était voisine de l’impasse de Groseilles et de l’impasse de la Lampe.

 L’Hospice des Petites Sœurs des Pauvres Vieillards est situé au 260 de la rue Haute.  

 

En 1854, celles-ci étaient d’abord installées dans l’ancienne caserne des Lorraines de la rue de Rollebeek.  

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Complètement changer depuis les année 70...

L’asile des vieillards rue Haute

 

Cette institution était voisine de l’impasse de Groseilles et de l’impasse de la Lampe.

 L’Hospice des Petites Sœurs des Pauvres Vieillards est situé au 260 de la rue Haute.  

 

En 1854, celles-ci étaient d’abord installées dans l’ancienne caserne des Lorraines de la rue de Rollebeek.  

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C’est en juillet 1856 que fut inauguré le nouvel hospice par le doyen de Sainte Gudule et de la Chapelle.  La duchesse de Brabant et la princesse Charlotte sont joyeusement accueillies par les habitants du quartier. D’autres personnalités sont également invitées.  La rue Haute était pleine pour voir défilé tant de personnalités !

 

Les Petites Sœurs étaient très connues dans les Marolles et même ailleurs, elles partaient quêter pour leurs protégés dans les marchés de la capitale.  Elles se déplaçaient dans une charrette tirée par un cheval.  Quand en 1861, le cheval mourut de vieillesse, après sollicitation,  le roi fit fournir une autre bête. 

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On les voyaient encore dans les années 50 rue Haute...toujours à la recherche de dons ou de nourriture pour leurs protégés.

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Elles faisaient vraiment partie du paysage des Marolles.....
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Voilà l'heure de la sortie pour les vieux locataires....Ils vont pouvoir aller boire une petite pintje dans le coin...
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Les vieillards des Petites Soeurs des Pauvres bénéficiaient d'un espace réservé au "sanatorium de Scheut....ils ont pas l'air très heureux là !
 

Dans les années 70, tout fut rasé pour remplacer les anciennes installations par un immeuble plus moderne, moins beau mais plus confortable pour les vieux.

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On aperçoit sur la gauche de la rue de l'Abricotier une partie du nouvel hospice

 

En 1870, il y avait  au n°258 de la rue Haute, juste à côté de l’hospice, le vaste cabaret « Au Cheval Blanc » 

En 1812, il y avait au n°270 de l’autre côté de l’hospice, un important dépôt de location de voitures. 

A l’arrière de l’hospice, il y avait un très grand et très beau jardin qui s’étalait jusqu’à la rue Montserrat.  Malheureusement  cet endroit deviendra plus tard un terrain vague abandonné par les héritiers de l’ancien propriétaire Monsieur Fiévez.  

C’est un riche propriétaire qui acquit le terrain pour y construire un nouveau quartier et donna même son nom à l’une de ses impasses…Van Capenberg !  Dans l’enfilade de maisons construites, il y avait une allée centrale et des zwanzeurs bruxellois le baptistère BLOEMPANCHGANG …c’est en 1882 que la rue fut appelé rue de l’Abricotier. 

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Photo prise de la rue Montserrat dans les années 50.  Aujourd'hui, toute la partie gauche appartient à l'hôpital Saint Pierre
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Photo typiquement Marollienne !  Manque plus que le son...nous sommes au numéro 13 de la "Bloempanchgang"....
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1901 rue Haute.  Au niveau de la charrette à chevaux, on distingue la rue de l'Abricotier et au niveau de la charrette à chien, débutait là, l'impasse Defuisseaux. 

14:23 Publié dans marolles | Commentaires (3) |  Facebook | |