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22/09/2007

WOLVENDAEL

Uccle : le parc de Wolvendael et ses environs. 

Jan Slache est-il passé par ici ? Dans ce parc ? Imaginons que oui, bien sûr ! Que de souvenirs de jeunesse, de petite enfance… non loin de la rue Xavier De Bue. Selon la carte de Ferraris (levées de 1774 à 1778), le parc est un vestige de la forêt de Soignes présentant une dénivellation variée et un ravin. Il offre au regard de magnifiques essences d’arbres. A la lisière de l’avenue de Fré en bas de la pente se découvre un château.

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Une série d’étangs ont été comblés, une butte artificielle construite à flanc de l’avenue Brugman : l’actuel square des Héros.

En 1715, Jean Slijpen vend ses parcelles à Eugène-Henry Frix, imprimeur de la Cour et cartographe. Ensuite, en 1733, le bien est cédé au vicomte Thomas de Fraula. Il semble bien que c’est en 1763 que le château sort de terre. Guillaume Vanderborcht, conseiller communal à Bruxelles, en est le propriétaire en 1812. La valse des cessions ne s’arrête pas : le duc Charles-Louis-Auguste de Looz-Corswarem en 1815 ; le comte Jacques-André Coghen en 1829, homme d’affaires et armateur bruxellois… député, sénateur, premier ministre des Finances de Belgique et cofondateur de la Société générale !

 


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 Le château, en complète réfection, ne se réfléchit pas dans l’étang… le photographe avait peut-être installé sa chambre sur le mur d’enceinte.

 

Au décès de la comtesse Coghen en 1885, les descendants décident de vendre la propriété en lots. Charles Balser, banquier bruxellois, achète l’édifice. Novembre 1909 voit le château passer dans le giron du baron Léon Janssen, vice gouverneur de la Société générale, qui est l’aïeul des Janssen de la société Solvay. Il achète un petit pavillon Louis XV à Amsterdam et l’installe dans le parc : halte désaltération bien connue des visiteurs (voir le site http://www.pavillonlouisxv.be/accueil.html  ). La commune d’Uccle sous la houlette de Paul Errera achète le domaine en 1921. Le château, style classique, date de 1763 et comporte trois éléments, Coghen étoffe la construction de trois travées et d’une aile de quatre travées pour les cuisines et services. Depuis 1979, à gauche du château, se trouvait la statue de Tintin accompagné de son fidèle chat Milou, de l’artiste Nat Neujean. Celle-ci a été déplacée au Centre culturel de la rue Rouge par crainte de vandalisme (le Centre rouvrira ses portes en octobre après les travaux de modernisation en cours).

 

Rue_Rouge_N&T

La rue Rouge, mais où sont passés les moutons de la bergerie Van Bogget ?

 


VanBoget1 

Actuellement, le château est occupé par une école d’arts et, lui-même, subit actuellement d’intenses réfections. A proximité se dresse une très belle fourniture du sculpteur et peintre Frans Huygelen,  maître du marbre de Carrare.

 Huygelen

 

Actuellement, le château est occupé par une école d’arts et, lui-même, subit actuellement d’intenses réfections. A proximité se dresse une très belle fourniture du sculpteur et peintre Frans Huygelen,  maître du marbre de Carrare.

Font_Ukkelbeek_N&T

Avenue de Fré, face à l’ambassade de la Communauté des Etats indépendants, cette fontaine est la seule trace de la rivière Ukkelbeek qui subsiste, le cours d’eau étant totalement voûté. « Eau non potable » et pourtant jadis… on était sans doute plus costaud !


FermRose_N&T

Avenue de Fré, la fontaine dans le dos, la Ferme Rose longeait un abreuvoir pour chevaux, le ‘peerdewater’. Laissée à l’abandon pendant des années, cette ferme manoir « Hof ten Hove » date de 1708. Actuellement, l’édifice joliment rénové est un centre culturel.

Cornet_N&T

A quelques pas du parc de Wolvendael, l’auberge du Cornet est sans doute l’un des lieux d’Uccle le plus peint ou photographié. La tour carrée date de 1570 tandis que l’aile de logement remonte à 1748. Les modifications n’entachent pas l’atmosphère champêtre ; au fond de l’allée démarre le superbe chemin du Krabbegat qui longe le parc. Sur l’illustration d’époque, à gauche, on aperçoit le parapet d’un pont sur l’Ukkelbeek.

Cornet1

Intéressante étude de la cour intérieure. En 1929, le Cornet fut modifié en habitation ; aujourd’hui il a repris sa fonction d’origine, une auberge.

Vieux cornet copy

Le Cornet, coin des artistes, notre ami peintre Charles Théate n’a pas hésité à en proposer sa version : magnifique, les voitures se sont volatilisées. Encore merci, Charles !

 

L’église orthodoxe Saint-Job construite, en 1936, en mémoire du czar Nicolas II, de la famille impériale et des victimes des révolutions russes par des réfugiés en notre pays. L’édifice est achevé en 1938 mais il faudra attendre le 1er octobre 1950 pour qu’il soit consacré par le métropolite Anastase. L’église est la copie à l’identique de celle de la Transfiguration datant du XVIIème siècle située dans la banlieue de Moscou, à Ostrovo. Des dalles intérieures renseignent les noms de victimes dont une, derrière l’autel, ceux de 122 évêques. Diverses reliques contiennent des fragments de la Sainte-Croix, des icônes et des anneaux provenant d’Ekaterinenburg, la ville où fut assassinée la famille impériale. L’église est ouverte à certains moments, bêtement le dico en cyrilliques était resté dans le vide-poche de la voiture (pour plus de renseignements voir http://www.eglise-orthodoxe.be ) car le seul panonceau à la grille est écrit dans cette écriture. Dommage.

 

Otho_eglise
 Dans les années cinquante, gamin, j’avais visité l’église en compagnie de mes parents et d’un ami bijoutier orfèvre spadois (si, si, on vient de Spa pour parcourir Uccle !), Jules Christoffe. J’étais fasciné par ses explications expertes sur les trésors d’or qui ornent les murs. Le temps passe… 

Robert Dehon

 

Merci Robert et Charles...je sais que ce sujet vous a pris beaucoup de temps....c'est très vraiment très gentil  ....

Sofei