UA-38716482-1

08/03/2013

Nos estaminets et belles brasseries d'autrefois

 

caveau bruxellois.jpg

Tantôt pauvre, tantôt riche, le bruxellois a de tous les temps eu la réputation d’un bon vivant… aimant boire et manger…

Après tout, la Belgique n’est-elle  pas le pays de la bière !

Ce qui explique, en partie, la présence sur le territoire de Bruxelles de tant d’estaminets à l’époque.

 

charette brasseur.jpg

Au début du 20ème siècle, l’industrie brassicole constitue un secteur très important dans l’économie de Bruxelles.  Les commerçants de la bière se regroupe en quatre catégories :

Les malteurs, qui font germer l’orge

Les brasseurs qui préparent les brassins

Les marchands de bières qui approvisionnent les débits de boissons

Les cabaretiers qui sont les détaillants

 

gueuze becasse.jpg

Principales bières sont la gueuze, la kriek, le lambic, le faro et la bière de mars.

 

brasserie la monnaie st gilles.jpg

 

brasserie moeremans rue de launoy 145.jpg

 

brasserie phénix koekelberg.jpg

S’ajoutent à nos brasseries, des bières venues de province comme la Diest, la Peterman, La Uytzet, la Bormemn la Pittem, l’Oudenaarde etc…

au vieux st pierre marchand de bières rue de flandre 129.jpg

Statistique du nombre de débits de boissons relevés en 1882 (Avant la loi Vandervelde).

Bruxelles             3.268 débits

Saint Josse          513 débits

Molenbeek         943 débits

Laeken                 464 débits

Ixelles                  753 débits

Saint Gilles          662 débits

Schaerbeek         727 débits

Anderlecht          530 débits

Etterbeek            239 débits

Soit un total de 8.099 débits de boissons. 

 

estaminet au cercle d'or bxl.jpg

 

L’estaminet dans les années 1880 d’après Camille Lemonnier (contes flamands et wallons)

L’auteur écrit : « … sous les animaux fabuleux dont la dénomination correspond au nom de l’endroit, vous apercevez généralement ce mot, ESTAMINET, qui sert à désigner les misons où l’on consomme spécialement de la bière.  Ce n’est pas le café wallon tapissé de papier à fleurs, d’une gaîté faite pour amuser l’œil, et qui le retient par des coquetteries d’images et de glaces et les bariolures de ses comptoirs reluisants de verres de couleur.  Ici règne une simplicité rudimentaire : au mur, des affiches de ventes notariales jaunes et bleues pour tout ornement, quelquefois des cages où s’égosillent des canaris, un cadran émaillé pareil à un gros œil-de-bœuf, ou une vieille gaine sculptée d’horloge. »

brasserie d'époque aiglon.jpg

« Visiblement », poursuit Lemonnier, « toutes distraction qui pourrait troubler le client dans la dégustation du liquide fermenté est écartée comme attentatoire à la gravité de cette occupation ; une antichambre officielle n’a pas plus d’austérité, et les gens qui sont assis autour des tables, sérieux, un peu endormis, avec des gestes automatiques, participent de la sérénité qui semble l’atmosphère de ces lieux ;  Par surcroît, des pancartes accrochées au-dessus des têtes rappellent au respect de l’ordre les buveurs que des libations répétées pousseraient à s’échauffer outre mesure ; telle dit très nettement : Hier het is verboden te vloekken (ici il est défendu de blasphémer) ; telle autre enjoint de ne pas chanter.  Aussi n’entend-on s’élever souvent de ces réunions, parfois très nombreuses, qu’une sorte de ronflement général et comme le bruit assoupissant d’une troupe tournant sur elle-même. »

 

Au Merlo café restaurant.jpg

Au Merlo uccle rue de neerstalle 209 verso.jpg

« La plupart des estaminets de Bruxelles ont d’ailleurs une clientèle spéciale, qui varie peu ; il en est où un intrus serait mal venu de s’introduire ; chacun, par une coutume tacite, observée par les autres consommateurs, conserve sa place à la table qu’il a choisie dès le premier jour, comme une propriété que personne ne s’avise de lui disputer. 

bisto époque.jpg

 Les soirées passée à boire de la bière en fumant du tabac et en jouant aux cartes ou aux dominos sont une habitude si régulière de la vie bruxelloises qu’aucun évènement n’en peut distraire ceux qui l’ont contractée ; on rencontre fréquemment autour des tables des pères qui ont marié dans la journée leurs filles, des maris qui viennent d’enterrer leur femme, des gens d’affaires sous le coup d’un désastre financier ; et le médecin, l’avocat, le juge, le fonctionnaire, les hommes politiques les plus considérables se rassemblent au cabaret, aussi bien que le petit rentier, le boutiquier et le maçon devenu propriétaire. 

berchem ste agathe café rest hotel a l'aviation.jpg

C’est un trait des mœurs locales que cette égalité de toutes les classes dans la tabagie enfumée où, pour douze centimes, le pauvre et le riche s’achètent une place chaude, un bien-être engourdissant et la liberté de déblatérer contre les jésuites, les gendarmes et le pouvoir, s’il leur en prend envie. 

 

boitsfort café pré de agneaux.jpg

 

Aussi, par ces côtés, l’estaminet est-il presque toujours une institution : on s’y rapproche, on s’y juge, on s’y connaît, les affaires s’y traitent, les marchés s’y négocient ; et, les jours de bourse surtout, le nombre de verres vidés y suit la proportion des transactions conclues ».

brasserie de la monnaie.jpg

« Presque toujours », conclut notre auteur, « une société, constituée soit pour le plaisir, soit pour la défense d’intérêts définis (et le chiffre des unes et des autres est considérable dans ce pays dont l’association constitue l’un des principes essentiels), choisit un estaminet pour y établir son local et y tenir ses séances ; de même les meetings, les conférences, les assemblée pour délibérer sur les actes publics s’installent de préférence dans le voisinage des pompes à bière.

C’est là que se complotent la ruine ou le triomphe des ministères, que les oracles doctrinaires et socialistes se font entendre, que se façonnent les fortunes politiques : c’était de là que partait, en 1830, le triomphe de la Révolution ».  

estaminet 18ème.jpg

Il faut savoir que l’estaminet d’autrefois ne ressemblait pas du tout à celui d’aujourd’hui.  Il y avait aussi, l’estaminet dit « le  bac à schnick » où l’on servait principalement le genièvre. Beaucoup débitent des liqueurs fortes et, accessoirement seulement, de la bière.  Il n’est pas rare de trouver, dans Bruxelles, des liquoristes qui écoulent une « pipe » de genièvre (environ 6 hectolitres) en 3 semaines !

 

molenbeek cafe leopold bld leopold II 74.jpg

Bld Léopold II 74

Quelques objets incontournables de l’estaminet :

 

déboucheur de geuze.jpg

Le déboucheur à gueuze avec un bac à égoutter les verres à gueuze (qui ne pouvait pas être essuyés) !

genièvre tonneau mise en bouteille.jpg

Un fût de faïence contenant le genièvre

Divers cruchons et verres dont notamment les verres à gouttes au fond très épais

pot à bière en faience bleue de bxl.jpg

Chope à bière d’un litre un faïence bleue de Bruxelles

Au mur, diverses affiches d’activités communales

répression ivresse affiche.jpg

Le fameux extrait de la loi sur la répression de l’ivresse

God Ziet Alles.jpg

Un chromo représentant l’œil de Dieu avec la mention God ziet alles ; hier vloekt men niet !

zoegeman.jpg

Et puis il y a le « zagemanneke » que le « baas » mettait en mouvement lorsqu’un client quelque peu éméché « sciait » en paroles les autres clients au comptoir.

 

brasserie du sportman rue du radis 18.jpg

On y trouve aussi :

Un bac destiné à recevoir les jeux de cartes, une petite table avec un schietbak dans lequel on jouait avec des petits disques en laiton.  Au sol, le jeu de boules

bec auer.jpg

Fin du 19è et début du 20ème siècle, le tout était éclairé au moyen du bec Auer.

jeu de boules de stroff.jpg

Les estaminets d’alors avaient parfois une cour ou un jardin.  Ce qui permettait, en été d’y jouer aux boules ou aux quilles.

brasserie de la grande porte.jpg

boendael réunion des cyclistes local.jpg

 

L’estaminet était souvent aussi le « local » de sociétés diverses, … de pêche, de société de tir à l’arc, de colombophiles,  cyclistes, etc….

brasserie d'époque aiglon.jpg

 

ESTAMINET : (d’après le dictionnaire du dialecte bruxellois de Louis Quievreux) vient du flamand « stamenay », dérivé de « stamm » (sic) : souche, famille et qu’on a nommé « stamme » des assemblées de famille où l’on buvait et fumait.  Quant à l’espagnol « estamenta », assemblée d’états, il n’a rien à faire ici ».

un ancien client.jpg

brasserie du faucon.jpg

« La Nation Belge » (29-2-1940) risque une autre hypothèse : « le mot estaminet est purement flamand, il viendrait de l’espagnol ‘esta un minuto’ ».  « Esta un minuto » voudrait dire « demeuré une minute ».  Estaminet serait l’endroit où l’on passe en hâte boire un verre ».

 

st josse place st lazaire.jpg

 

 

pinte étain.jpg

D’après l’auteur, « estaminet » dérive d’ « estaim » (étain).  Jusqu’au 17ème siècle on se servit du mot « estamoie » qui désignait un pot à couvercle, à une ou deux anses, contant plusieurs pintes, généralement en étain, mais parfois aussi en orfèvrerie ou en verre.  L’endroit où on se servait d’ « estamoies » ne pourrait-il pas être l’ « estaminet » ?

 

brasserie de la cambre.jpg

hommes heureux sans femmes.jpg

D’autres pensent que « stamenij », « stamenee » dans le dialecte ostendais pourrait dériver de « stam » dans l’acception de « famille ».  D’après les vieilles chroniques, écrit « Volk en Staat » (26-8-1941), au cours des réunions de famille, les hommes ingurgitaient un nombre considérable de « pots » ce qui déplaisait aux épouses.  Les maris, piqués, décidèrent de se réunir là où leurs femmes n’auraient pas accès.  Les réunions continuèrent sous l’appellation de « stam » qui devint « staminets ». 

chee de boondael brasserie.jpg

union fait la force.jpg

D’aucuns font encore dériver « stamenee » de « stamelen » : bégayer, infirmité passagère provoquée par l’ivrognerie.

molenbeek café Van Roy chée de ninove arrêts Vandenheuvel brasserie.jpg

Café Van Roy chée de Ninove à Molenbeek (Arrêt face à la Brasserie Vandenheuvel)

 

pub buveur.jpg

Enfin, dit le journal précité, en Flandre, des tenanciers, pour attirer l’attention des voyageurs sur leur local, inscrivaient sur la façade « Sta, Mijnheer » (Arrêtez-vous, Monsieur).  Cette inscription devint proverbiale au point que pour inviter un ami au cabaret on lui disait « Veux-tu venir avec moi au « Sta Mijnheer » ?

 

Café du Faucon.jpg

 Les « Kaberdoeches » (bistros de quartiers, gargote) appartiennent au folklore des Marolles depuis le Moyen Age. 

 

porte de Hal 19ème siècle.jpg

Entrée de la rue Haute et l'ancienne Porte de Hal

Aux abords de la Porte de Hal qui en ces temps-là était encore une zone marécageuse, des ouvriers et des artisans s’y étaient établissent. 

 

arrivée rue Haute de la malle-poste de Paris vers 1805.jpg

La rue Haute (ancienne voie romaine) qui s’étendait au-delà de la Steenpoort était très fréquentée par les voyageurs qui se rendaient à Paris et vers le sud.

En ces temps lointains, on trouvait tout autour de cette «chaussée », des relais pour les attelages, des auberges pour voyageurs et une foule d’artisans de passage. 

Les habitants de ce quartier s’expriment dans un langage particulier… mi-wallon, mi-flamand…. Naissance du Marollien ?... (à suivre)…

rue haute impasse de la chanson.jpg

Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, une surpopulation est recensée.  On verra se multiplier un nombre certain d’impasses dans les Marolles.  On assiste alors à un cortège de misère, d’épidémies et de l’apparition d’un terrible fléau… l’alcoolisme.

 

femme au bistro009.jpg

 

genièvre pubn.jpg

On dénombre hélas aussi une prostitution de bas étage.  Dans les bacs à schnikke (bistrots où l’on sert de l’alcool) on y trouve des vieilles zattecutten (soûlardes) aguichés les clients pour se faire payer des witteke (genièvre).   De grandes bagarres éclatent régulièrement.

 

rixe.jpg

brasserie du sportwereld où ... meme lettre que frat.jpg

manifestation 1er mai gravure de gérardin 1892.jpg

Dans les années 1880, Les esprits ouvriers s’échauffent et de sérieuses émeutes éclatent dans les quartiers tout autour de la rue Haute. 

émeute rue haute.jpg

Le peuple ouvrier riposte et est confronté aux gendarmes qui chargent de tous côtés. 

cesar de paepe.png

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar_De_Paepe

Durant cette période critique, des hommes se réunissent des les estaminets pour discuter et s’échanger des imprimés avec des maximes du marxisme.  Un des plus acharnés est un typographe du nom de César Depaepe. 

maison du peuple.jpg

Ces émeutes conduiront en 1885 à la naissance du Parti Ouvrier Belge (POB) et à la construction d’une grande maison du Peuple à la rue Joseph Steven.  C’est l’architecte Victor Horta qui dessinera les plans.   C’est à cet endroit qu’est né le socialisme bruxellois.

L’épicentre populaire des Marolles était en ce temps-là, la place de Wallons (aujourd’hui disparue) « Waelsche Plaats » (Située plus ou moins  à l'arrière de l'actuelle gare de la Chapelle)

emblème des ivrognes à malines.jpg

Les anciennes auberges du 18ème siècle avaient des noms pour le moins pittoresques :

 

brasserie du jambon place anneessens 2.jpg

 

In den naemen Jésus (Au nom de Jésus), Den groenen papegay : désignait la cible qui servait au tir à l’arbalète… (Le local des Arbalétriers n’étant pas bien loin de là ; à La Brasserie « Les Brigittinnes »  qui  disparaîtra également en 1962), Het sigoinnek : la petite cigogne …. Etc…

 

brasserie des Brigittines rue des Visitandines.jpg

brasserie des Brigittines intérieur.jpg

Brigittines escaliers.jpg

Brigittines terrasse.jpg

brasserie des brigittines 3 rue des visitandines.jpg

Un si bel endroit paisible au coeur de la ville

 

café berre spidex.jpg

mari rigolo.jpg

On y sert toutes sortes de boissons fortes… A l’exception d’eau bénite ! … En soirée, plus d’un rejoignait son domicile avec un fameux « stuk in zijn klûût »

carton ketje.jpg

Suite aux divers travaux d’envergure décidés par la ville de Bruxelles, certaines enseignes célèbres à l’époque émigrèrent vers d’autres faubourgs de Bruxelles.

travaux jonction Nord-Midi.jpg

C’est le cas notamment du « Chien Vert » situé rue Terre-Neuve, proche de  l’impasse des escargots (Caricolegang) qui rouvrira son « stamenei » avenue de Tervueren à Woluwe Saint Pierre. 

C’est la construction en 1850 de la Gare du Midi  et les travaux de la Jonction Nord-Midi qui sonneront le glas de la rue Haute en tant qu’artère de grande circulation. 

mari ivrogne.jpg

A cette époque-là, les socialistes gagnent un double combat : Le Suffrage Universel et la loi Vandervelde (loi anti-alcool) à afficher dans chaque établissement. (voir affiche plus haut)

 

café porte rouge format blog.jpg

 

A défaut de voyageurs, les habitants, marchands et artisans remplaceront en majorité la clientèle de ces « Kaberdoeches ». 

crise du logement.jpg

Jusqu’en 1920, on dénombre aussi une foule de campagnards cherchant à faire fortune à Bruxelles. Cela provoquera même une crise du logement !  Ces nouveaux arrivants s’installent là où ils peuvent … ils prennent souvent quartier près de la rue Haute et aux alentours.   De ce fait, les tenanciers d’estaminets proposent « un logement ».  On fait de la place partout ! … Une chambre à côté, au dessus et même en dessous !  Certains vont même jusqu’à proposer d’occuper les caves !

 

crise du logement 2.jpg

 

Profils des piliers de comptoirs

le pouffer.jpg

Le « zattekul » philosophe, Le pouffer qui discute toujours sont addition après plusieurs jours de crédit....

 Devant le bar des « Mille Colonnes », juste derrière le stationnement des fiacres, le zattekul philosophe, membre influent de la « chocheté mutuelle de la soif », vide sa chope en remarquant : « Voulez-vous croire que ça sont aujourd’hui percis’ cinquante ans que moi j’aie bu mon premier verre de lambic ? Alleie, à ton santé ! »

bière faro pub.jpg

Il y a aussi celui qui fait des son « genre »…. Le prétentieux, le je sais tout…. « Zaïene grüte Jan oïetagne » en bruxellois

carte café daring club.jpg

 

pub au tonnelier.jpg

 

av des saisons 19 xl.jpg

café du boulevard.jpg

Expressions :

 Ei ess züe zat as e kanong : Il ivre comme un canon (bourré jusqu’à la gueule)

 Ne zoeïper : un buveur habitué

 Zoeïpe : boire jusqu’à plus soif

 Zoeiper : buveur

 Ne flessevringer : un tordeur de bouteilles (ivrogne)

 Geif ma enn lkouch bé : Donne-moi un verre de bière

 Ge zaait beiter in a klaain stameneike as in en gruute kerk (on est mieux dans un petit estaminet que dans une grande église) : dit par un pilier de cabaret qui n’est pas un pilier d’église.

prière de la bière.png

brasserie conduites frigorifiques.jpg

georges gendarme.jpg

brasseries vadenheuvel pub.jpg

fête stand wielemans.jpg

perle 28 caulier.jpg

publicité brasserie rue de la grande ile (2).jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30/12/2010

Où se situe cet estaminet ?

Bonjour à tous les fidèles visiteurs de ce beau blog et une Bonne et Heureuses Année 2011 !!

J’aurais un petit défi à lancer aux chercheurs et « dénicheurs » d’anciens lieux de commerce bruxellois.

 Dans ce cas-ci, il s’agit d’un estaminet ou d’un café que mon grand-père fréquentait au tout début des années 1900.

vanderborght camion.jpg

 

Il travaillait à l’époque pour les Ets. Vanderborght Frères situés au 52 rue de l’Ecuyer.

A mon avis, ce café ou estaminet devait être situé dans les environs…( ?)

J’ai joint 2 photos prises en 1908…. Peut-être que les annonces publicitaires pourraient fournir un indice ?

personnages 1.jpg

 

 

personnages 2.jpg

 

Voilà… le défi est lancé et je serais heureux si on pouvait, éventuellement, découvrir le nom de cet établissementJ)

Un beau bonjour du Québec,

 

Joseph De Rijck.

 

brasserie de la concorde xl.jpg

 

Les principales bières bruxelloises de l’époque sont la gueuze, la kriek, le lambic, le faro et la bière de mars.

brasserie des avenues.jpg

Une statistique de 1882 nous montre le nombre important des débits de boissons de l’agglomération bruxelloise :

-Bruxelles                                          3268 débits

-Saint-Josse-ten-Noode                                513 débits

-Molenbeek                                       943 débits

-Laeken                                                                464 débits

-Ixelles                                                  753 débits

-Saint-Gilles                                        662 débits

-Schaerbeek                                       727 débits

-Anderlecht                                        530 débits

-Etterbeek                                           239 débits

 

Total :                                                  8099 débits

brasserie La lunette Pl de la Monnaie.jpg

 

Parmi ces estaminets (avant la Loi Vandervelde), beaucoup débitent des liqueurs fortes et, accessoirement seulement, de la bière.  Il n’est pas rare de trouver, dans l’agglomération, des liquoristes qui écoulent « une pipe » de genièvre (environ 6 hectolitres) en trois semaines !!!!

 

café au Merlo rue de Neerstalle 209.jpg

quartier nord 70s.jpg

 

Et dans le quartier Nord dans les années 70s......

brasserie des avenues verso.jpg

04/12/2009

Les commerces du centre ville...

grande épicerie1

 

19ème siècle….. La Grande Epicerie Centrale de Bruxelles »  rue de Laeken était dirigée par l’arrière grand-père de monsieur Jean-Philippe Secordel-Martin.  Celui-ci était le fournisseur en vins français du Palais Royal.

rue de laeken

grande épicerie Thiery Bruxelles
 

Et le magasin Thiery du boulevard Anspach était dirigé par Félix Martin l’arrière-arrière grand-père de monsieur Jean-Philippe Secordel-Martin que je remercie au passage pour m’avoir envoyé ces publicités.

 

resto cecil A. Max

 

Civet de lièvre à la bruxelloise

Ingrédients :

 Lièvre

100gr de saindoux

2 oignons

4 échalotes

2 carottes

5 baies de genévrier

500 gr de pommes

1 petit céleri vert

1 bouquet garni (thym, laurier, persil)

1 bouteille (3/4l) de bière brune (Leffe par exemple)

1 c. à soupe de gelée de groseilles

50 gr de beurre

Sel et poivre.

Recette :

Dans une grande casserole, faites fondre à feu doux, le saindoux.

Faites dorer durant 5 minutes, le lièvre couper en morceaux.

Salez et poivrez.

Augmentez la source de chaleur au maximum et incorporez les  légumes coupés en morceaux (oignons, les échalotes, les carottes et le céleri) … mouillez avec la bière.

Ajoutez les baies de genévrier, les pommes (épluchées et coupées en quartiers) ainsi que le bouquet garni. 

Après 3 minutes, réduisez la source de chaleur et laissez mijoter durant 60 minutes.

Retirez les morceaux de lièvre délicatement à l’aide d’une écumoire et réservez au chaud.

Laissez réduire le liquide de cuisson sur feu vif durant 5 minutes. 

Ajoutez la gelée de groseilles et le beurre coupé en petits dés.  Remuez de façon à lier la sauce et passez-la au « chinois ».

Présentez les morceaux de lièvre dans un plat  arrosés de la sauce avec en accompagnement, des pommes de terre natures, des champignons cuits et pour les gourmands, des tranches de lard cuites et des quenelles de viandes.  

Bon appétit !

maison centrale rue neuve

 

Rue Neuve

marchand de cycles bld anspach

 

bld du nord A.Max

Actuel Bld A. Max

rue des frippiers

12/09/2009

Stroff un ket de Molenbeek à rencontrer rue des Renards

Stroff est un ket de Molenbeek…..chanteur, musicien, compositeur, auteur de Rock’n’roll dans les années 60…..uniquement pour son pur plaisir.  Il y a quelques années, il a fait comme il dit « un retour aux sources » en commettant quelques « Bruxelliandises » nommées ‘Leef Pooske’ !

Il partage avec nous son album souvenirs….

Voici un bistrot à Molenbeek  : ‘Le Ballon’ coin de la rue Raymond Steyns (là où il est né) et la rue des Béguines.

Au Ballo..

La piste du jeu de boules, se trouvait en face du bistrot ….au coin de la rue M. Peiffer/Chée de Gand.  Chaque dimanche, il y avait des compétitions.

 

Chaussée de Gand 490 à Molenbeek, le bistro de son papa (entre 50/60)… ‘A la boule du Karreveld’.

Bollespel 03 _0

 

Alfred Denis  A la Boule du Karreveld_0

 

Alfred Denis...du Karreveld

 

 

Ce "Bollespel" a beaucoup de points commun avec la pétanque, sauf qu'en réalité ce ne sont pas des boules mais de gros "disques en  bois, et le  "cochonnet" est fixe, qui se présente  comme un genre de gros clou  en cuivre au  centre d'un cercle, et le jeu consiste à rouler  le 'disque le  plus près possible de celui – ci. La piste de jeu est goudronnée et légèrement concave. (J'écris au présent car Je pense que ce jeu ce pratique encore actuellement dans le pajottenland  …?) Mon Parain Alfred Denis  avait le surnom de "Fredje  van de rekkers " ;o))

Mais plus je n'en  sais pas plus non plus, j'étais un gamin de 11- 12 ans à cette époque, et ne voyais mon père que le dimanche ( ai été élevé chez mes grands-parents maternels)

Bollespel 04_0

 

Bollespel 05_0

 

so-04

 

so-05

 

En attendant, voici quelques documents " een betje  ouver main aaïge  pas pour stoeffe hein,  mais pour me présenter un peu "

so-02

Une photo  sur scène en 1963 aux Fêtes de la Bière à la Brasserie Vandenheuvel à Molenbeek , (J'y ai gagné le concours chanteur de groupe cette année là ;) .

so-01

En fait  Stroff  est un surnom de scène depuis '63 ,de mon vrai nom Freddy Denis . Voici l'explication :

WILD CAT DADDY

ENTRE CAT, KET, MEN’, MAN, IL Y AVAIT MOLENBEEK OU ÉTAIT-CE MILLBROOK ?

1962,  j'ai 15 ans, j'adore  l'Opera. Verdi surtout, et… Mario Lanza. J'adore le piano, Chopin, Beethoven, Mozart, et Mahler aussi… Je lis les biographies de  ces  compositeurs : des drames encore des drames ; en harmonie  avec  mes états d'âmes d'ado. Mais j’ai  Tout de même aussi une  oreille  attentive pour  un  Elvis. Son  « One Night », petit  à  petit, m'émeut   d'avantage  que  les  Nocturnes  du  Chop'……

Ensuite, en 1963, il  y a  Gene Vincent , d'abord  avec « The Love Of A Man » , qui  m'arrache  cœur et  tripes plongé  dans  mon  x-ieme chagrin d'amour  pour  la  tout autant  n-ième  version auto-scooterienne  d’une Brigitte Bardot-a-like  molenbeekoise. Je passe l'épisode  de mon pote Zatte Jef . Lui, les clones bardotesques, il les levait .

Me voilà  à l'Ancienne Belgique, à quelques mètres de Gene… et  à des kilomètres de Ludwig Van. La révélation ! Une  voix  me  dit :  Roll over Beethoven, tu  seras chanteur  de  rock 'n' roll, ket  (cat)… Oui… Mais  je  veux  jouer du  piano, et  écouter Mario Lanza aussi… Ecoute ce que tu veux, mais chante ce que tu peux ! Mais j'ai  une  bonne  voix !….
Peut-être ; mais à côté d'une diva, tu  ne  feras  pas  le  poids, (49 kilos à  l'époque)... Bon; alors le piano peut-être?... Oui, mais pas Liszt non plus. L'autre là : Jerry Lee. Il met le feu à son piano, lui… Le feu, peut-être, mais l'aura, il l'a. Et  moi, paraît que je suis né avec le voile de la Vierge... Laisse Maria à  Mario, va, et  rocke  men' (man),  go !

Piano  trop volumineux, et guitare au prix plus avantageux, feront  que   Marcel , batteur  du  groupe balloche  The Fellows me convie à l'une des répétitions , et  m'invite  à  partager une  séance d'impro classiques du Rock. Il  me découvre  un  certain talent  de  traîner  la  jambe  en  m'agrippant  à  un  pied  de  micro , de  chanter « Be-bop-a-Lula » en regardant  la  plafond tout en  balançant la tête  de gauche à droite,  et de posséder  de  courtes cordes vocales  me  permettant de  monter  facilement  dans  les  aiguës. Ce qui me manque en "coffre"  pour  le lyrique, je  le  gagne en présence scénique… cynique, diront certains. (Uniquement mes détracteurs. Enfin,  si c'est  ce  qu'ils  pensent,  je  respecte  toute liberté de pensée.)

Toutefois, de nature relativement distraite à l'époque, j'oublie fréquemment mes textes, et  je suis alors  obligé  d'improviser. C’est ce qui  m'a  forcé  à  doper  mon anglais. Lors  d'une  de  ces  répétitions, une  fois  de  plus,  je  paume  le  fil  d'un  texte… Le  trou ! J'arrête tout. Le guitariste  étonné  me  demande  ce  qui  se  passe,  et moi : " Ben quoi ? J'ai oublié une strophe …" D'où le sobriquet  "Stroff". Au départ j'avais opté  pour  Denny Vinson comme  nom  de  scène. Hé oui : Vincent et  Denny, de mon  patronyme Denis. Mais cela, ceux qui ont lu  "Cœur de Rock " de notre ami Piero ( éditions Apache ), le savent déjà. C'était pour les autres…

 

Sur scène  avec mon groupe "The Jay Five"  au " Brasseur " rue au beurre en 1965 ,

so-03

 

so-07

 

so-08

 

so-09

Et me voici  au chant avec guitare lors d'une petite" jam " entre potes , en juillet de cette année 2009  à la terrasse du "Père Tranquille "   à la Vossestroet , on de  "aaë  met "  , da 's a bekend hein Sopheeke ..;-)

 

so-06

 

Je te remercie Stroff de m'avoir envoyé toutes ces belles photos et de nous avoir fait partager ton album souvenirs.....Je profites de l'occasion pour annoncer que ce week-end, c'est la fête dans le quartier de la rue Haute....je viendrai certainement à ta rencontre ;o))  MERCI

Sofei

fête rue haute

 

 

 

 

 

08:28 Publié dans PORTRAITS | Commentaires (25) |  Facebook | |

19/09/2008

Café de coin

café au bon coin watermael

Me fais bizare de voir cette photo...pour avoir habiter à quelques mètres...

Bon week-end à tous et si cela vous chante, ce soir il y a de la zique comme j'aime au café la Brocante place du jeu de balle.....j'y serai à 21h

voir sur http://www.myspace.com/themoonshineplayboys

A bientôt...