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22/02/2013

Quand les bruxellois aimaient les pigeons.... Les colombophiles.

Petit article en hommage à mon Grand Père maternel (Ferdinand Hoeffler) qui tous les matins coupait avec application des petits croûtons de pain pour donner à manger aux pigeons….

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Encore dans les années 50, nombre de Bruxellois possèdent au sommet de leur demeure un pigeonnier.  « un Kijker » en bruxellois où ils élèvent des pigeons voyageurs.   Quand il ne voyage pas, le pigeon roucoule et les voisins doivent renoncer, une fois pour toutes, à faire la grasse matinée !  C’était le cas pour mes parents qui vivaient dans un immeuble sur la Place de Jeu de Balle.

Quand le pigeon voyage et revient des lieux où il fut convoyé, il lui prend parfois la fantaisie de s’attarder à deux pas de sa demeure, sur quelque corniche.  On assiste alors à une scène où notre passion des pigeons prend des accents exceptionnels.  Mimique persuasive, implorante, menaçante, du propriétaire pour décider le volatile à réintégrer son domicile ; paroles tendres, petits noms, diminutifs en « ke » ou en « che », comme « chouque, tache,… » que l’indifférent reçoit comme une grand dame les hommages d’un pâle inconnu.

Vient un moment où l’homme se fâche ; ses gestes se font comminatoires, sa voix s’élève, se fait rude.  Il perd la partie, mais il faut que colère se passe…

… Et voilà pour quoi notre radio nationale consacre, chaque dimanche, plusieurs émissions sibyllines aux profanes, vouées aux convois et aux lâchers, religieusement écoutées par des milliers d’amateurs de colombophilie. 

 

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Si vous croisez à Bruxelles ces passants porteurs de paniers, nul doute : voici des fervents d’un sport grave et populaire entre tous : LA COLOMBOPHILIE !

 

N’allez pas croire que ces volatils étaient considérés comme aujourd’hui !

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Au 28 de la rue Ste Catherine, à la brasserie du grand château d’or, le coup d’éclat suivant fut réalisé par le patron Mr Vandenkerckhoven.  Il obtint en juillet 1859 , de fournir ses locaux aux réunion de la « Société de Colombophiles Union et Progrès », avec d’emblée l’envoi de 63 pigeons parmi les grands cracks du moment, au concours d’Angoulême.  Un mois plus tard, ce furent 169 bestioles qui prirent le train de Pontoise.  Les deux premières rentrées au bercail appartenaient à M. Beghuin, la 3ème  à M. Deruysscher, la 17 ème et dernière au pauvre M. Ysermans… Et le même mois encore, ce fut grande agitation dans la brasserie à l’occasion d’un concours à Versailles, qui donna l’occation à M. Deruysscher de prendre sa revanche…

 

 

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En septembre 1887, la fédération des sociétés colombophiles de l’agglomération bruxelloise a organisé, sous le patronage de la société Bruxelles-Attractions, une fête originale qui a obtenu un vif succès d’intérêt et de curiosité.  

Il faut dire qu’il existait bon nombre de colombophiles en Belgique.  

Cette fête, donnée au profit  des pauvres, consistait en un grand lâcher de pigeons, en courses pédestres.  Le lâcher s’est fait au parc Léopold.  Le matin a eu lieu, à travers les rues de la capitale, le défilé des chars transportant les paniers qui allaient prendre part au concours. 

A 14h, au milieu d’une foule énorme, on a libéré 25.000 pigeons qui, tous à la fois, sont partis en un seul groupe, obscurcissant la lumière du jour par leur masse compacte.  Imaginez, le froissement engendré par 50.000 ailes battant de concert…. Ce bruit  produisit un son comparable à un coup de tonnerre. 

L’immense essaim a tournoyé un instant dans l’espace tel une véritable orgie ornithologique !  Puis, à un moment donné, comme obéissant à  un commandement, les oiseaux se sont dispersés aux quatre coins de l’horizon. 

A ce moment-là, un aérostat s’élevait gracieusement dans les airs, semblant poursuivre les pigeons. 

 

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Ce spectacle, très curieux, a été suivi avec intérêt et émotion par la foule de spectateurs. Quelques instants plus tard, la foule se disloqua lentement.  Chacun avait la tête encore emplie du vol des pigeons.  Certains avaient aussi les poches vides suite aux vols perpétrés par les « pickpockets » !  Car il s’en trouve toujours là où il y a des pigeons à plumer…. Et oui…. Déjà en ce temps là !

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Vendeur de pigeons sur la Gd Place à Bruxelles

 

Après le pain, les jeux, cela se savait déjà au temps des Romain.  Aussi le cabaretier J.H. Werrie-Winteroy put-il, lors de la Kermesse de juillet 1889, recevoir en son Jardin Joyeux les non moins joyeux colombophiles de la société « La Colombe Joyeuse » chargés du grand concours par la Fédération des Société colombophiles bruxelloises.  Une cérémonie répétée en 1898, et marquée par un grand lancement de pigeons à Chantilly. 

 

En évoquant cette Colombe Joyeuse, voici un instant, profitons-en pour souligner combien, avec le jeu de balle (et bien sûr tus ces tirs d’archers et arbalétriers), le culte de la colombophilie appartient de façon extraordinairement intime à l’âme bruxelloise.  Il faut savoir que voici un siècle et davantage, les innombrables estaminets spécialisés ne vivaient pratiquement que de l’effervescence que leur apportaient les comités colombophiles dont ils étaient arrivés à obtenir les réunions régulières chez eux.  Et les jours de concours, on scrutait l’arrivée des coureurs, hors d’haleine, porteurs des précieuses bagues des pigeons rentrés au pigeonnier. 

 

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En ces temps où les enregistreuses n’étaient pas encore inventées, seul comptait en effet le moment de la remise de la bague au chronométreur.  Le propriétaire du pigeon, stationné dans son pigeonnier, scrutait les cieux, et sitôt l’oiseau rentré, il s’emparait de la bague, la jetait dans un tube fixé à sa façade, où les ketjes la saisissait et filait au « kaberdouche ».  En hurlant, avec ses compères de rencontre « Pigeon, pigeon ! », et manquant à chaque instant de faire trébucher les bourgeois malencontreusement dans son chemin.

Alors ceux-ci se lançaient à la poursuite des impudents garnements, ce qui créait parfois d’indescriptibles désordres !  Tout cela appartenait à un folklore bien établi, et finalement personne n’y trouvait à redire. 

 

…Un folklore qui devait disparaître d’un coup, comme nous en informe la presse de janvier 1896, « encore un petit métier qui va disparaître » ajouta-t-elle la larme à l’œil.  Par l’invention en France de l’appareil « L’inviolable », qui …supprime les coureurs portant, à une allure extraordinaire, les bagues aux sièges sociaux, et les froissements qui peuvent surgir entre les membres d’une même société ». 

Naissance de l’appareil à horloge marquante, scellé, plombé, où l’on introduit la bague des pigeons rentrés au colombier, et rendant toute fraude impossible.  « Voilà qui va révolutionner les règlements de la colombophilie ».  En effet, finis les gamins à la course folle.

 

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Les pigeons du Bois de la Cambre

Telle étaient donc les mœurs des colombophiles du siècle dernier, et en particulier ceux du cabaret « Le Jardin Joyeux ».  Lequel acquit au cours des années 1895 une importance à peu près égale à celle du « Grand Château d’Or » de la rue Ste Catherine, si l’on en juge par les sociétés qu s’y réunissaient régulièrement. 

 

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En Août 1898, on convia la foule à venir participer depuis la gare du Midi jusqu’à la Porte d’Anderlecht à un lâcher monstre de pigeons, avec « des dizaines et des dizaines de paniers remplis de pigeons » rangés à côté des baraque de la foire.  Après 3 coups de canon retentissants, les paniers sont ouvert, quelques pigeons s’échappent, filent à tire d’aile, puis la grande masse des oiseaux s’élèvent, tournoie comme de larges feuilles mortes emportées comme un tourbillon, tandis que les orchestres de la foire tonitruent, que les orgues de Barbarie gémissent des airs d’opéra et que les danseuses de parades esquissent des pas plus ou moins légers…

Les pigeons partis, on s’en retourne aux montagnes russes…

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Durant la guerre 14-18

Malgré le fait qu’à l’époque on voyait se développer la téléphonie et l’émission radio, il était fréquent que des unités soient isolées ou que des messages devaient être envoyés rapidement sur de longues distances.  Dans ce cas, on avait recours aux pigeons voyageurs. Ils étaient élevés et transportés vers des unités mobiles au gré des besoins dans les zones de front différentes. 

100.000 pigeons furent employés par les Anglais durant cette guerre.

C’était une belle stratégie mais l’occupant allemand prit connaissance de ce subterfuge et décida d’interdire aux civils des zones occupées de lâcher les pigeons !

Toutes personnes désobéissantes étaient menacées de mort par voie de presse.   Les personnes qui récupéraient des pigeons voyageurs, étaient également tenues de remettre ceux-ci aux autorités militaires faute de quoi, elles seraient accusées d’espionnage !

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14 mai 1922, voici l’un des 2 avions … butin de guerre pris à l’Allemagne, qui vient d’être transformé en colombier volant pour le transport de pigeons voyageurs mis au concours.  Nous avion déjà l’aviation militaire, l’aviation civile, voici l’aviation pour … volatiles !

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Les colombophiles espèrent, par ce moyen épargner à leurs pigeons les fatigants et coûteux voyages en train ou en camion.  Comme le montre notre photo, des loges latérales ont aménagées dans le fuselage de l’avion.  Il suffit d’amener les paniers contenant les pigeons et le transbordement s’accomplit.  L’aéroplane n’a plus qu’à voguer vers le lieu de lâcher, où il arrivera en quelques heures au lieu de 2 jours.

 

LA STATUE.

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Bruxelles fut probablement la seule ville à rendre hommage aux pigeons voyageurs durant la guerre.  Cette statue est l’œuvre de Victor Voets et fut inaugurée en mars 1931.  Elle se situe Square des Blindés à Bruxelles.  

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Merci à Jeancke …. (Jean-Pierre Roels) pour la recherche de documents…

 

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N’empêche, que les bruxellois aiment aussi la saveur du pigeon…et certains terminaient à la casserole ! ... Allei ! Mangez… ‘t es van brussel …

 

 

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PIGEON A LA HOEILLAARTOISE

 

Vieille recette mais savoureuse d’une commune où les pigeonniers étaient légion.

 

Procurez-vous 2 pigeons jeunes et bien en chair.

Videz-les et troussez-les.

Dans une sauteuse, faites fondre un bon morceau de beurre et déposez-y les pigeons.

Faites-les rôtir sur chaque face durant quelques minutes.

Ajoutez ensuite un demi-litre de bouillon de volaille et 25 cl de vin blanc.

Salez, poivrez, ajoutez du thym et du laurier.

Pendant ce temps, épluchez  une dizaines de petits oignons et nettoyez 250 gr de champignons.

Ajoutez-les dans la sauteuse.

Couvrez et laissez mijoter 50 à 60 minutes à feu doux.

A la fin de la cuisson, retirez les pigeons et laissez réduire un peu le jus de cuisson…. Puis liez la sauce avec 2 jaunes d’œufs dilués dans 15 cl de crème fraîche.  Rectifiez l’assaisonnement et laissez réduire 1 à 2 minutes.  Passez la sauce au tamis.

Dressez les pigeons dans un plat avec la sauce.

 

PIGEONS AUX PETITS OIGNONS.

 

Prenez 2 pigeons.  Coupez-les en 4 (dans le sens de la longueur puis en chaque moitié).

Dans une cocotte, faites fondre 2 bonnes cuillères à soupe de beurre.

Faites-y dorer les morceaux de pigeons sur chaque face.

Quand ils ont prit une bonne couleur, ajoutez-y une trentaine de petits oignons épluchés.

Couvrez et laissez cuire environ 7 à 8 minutes en mélangeant de temps à autre.

Ajoutez ensuite 25 cl de vin blanc sec,  25 cl de bouillon de volaille, un bouquet garni, un clou de girofle, un peu de ciboulette hachée du sel et du poivre.

Laissez mijoter environ 1 heure à feu doux

Pendant ce temps, préparez la garniture suivante :

Epluchez 125 gr de champignons de Paris, faites-les revenir dans du beurre.

Nettoyez 4 ris d’agneau et un ris de veau.

Faites-les dégorger dans de l’eau froide puis trempez-les quelques instants dans de l’eau bouillante pour les faire blanchir.

D’autre part, détaillez en petits morceaux, un rognon de veau et faites-le sauter à la poêle dans un peu de beurre. 

10 minutes avant de servir, ajoutez dans la cocotte des pigeons, les champignons, les ris et les rognons.  Rectifiez l’assaisonnement et laissez mijoter environ 10 minutes.

En fin de cuisson, disposez les morceaux de pigeons entourés de leur garnitures de cuisson et réservez au chaud.

Liez la sauce avec un demi-citron pressé et un peu de maïzena diluée dans du lait. 

Nappez votre plat de cette sauce et servez…

Bon appétit ….

09/01/2010

L'hôpital militaire d'Ixelles

Historique

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Avenue de la Couronne

L'hôpital militaire d'Ixelles fut construit en 1888 sur un terrain vaste de 6 hectares bordant la rue du Trône - une portion qui deviendra l'avenue de la Couronne.

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À partir de 1935, sa dénomination officielle devient Quartier Lieutenant-général médecin Melis.

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La construction de l'hôpital militaire est liée à l'installation de nouvelles casernes à Etterbeek et participe à la volonté de moderniser les infrastructures de l'armée. Pour des raisons d'hygiène, les malades sont installés dans des petits pavillons entre lesquels un réseau de galeries vitrées permet de circuler sans mettre le nez dehors.

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jar

Au milieu de celui-ci, une chapelle surélevée dissimule les installations complexes du chauffage et de l’électricité.

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Le long des rues s'étendent les bâtiments techniques et administratifs, ainsi que le couvent des soeurs hospitalières de saint Augustin, qui fournissent les infirmières.

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Véritable modèle du genre jusqu'en 1914, l'hôpital doit ensuite s'adapter à l'évolution de la recherche médicale (développement des spécialisations, complexification du matériel, etc.) il subit à ce titre plusieurs transformations.

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La buanderie

De nouveaux bâtiments apparaissent, comme le Laboratoire central en 1948.

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 Le Mess

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Malgré les immenses services qu'il continue de rendre jusqu'en 1980, et notamment pendant la grève des médecins de 1964 en accueillant alors les malades civils, il est bientôt jugé obsolète.

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Le labo

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En 1980, l'armée déménage et revend le site. Laissé à l'abandon pendant un quart de siècle. L’hôpital militaire d'Ixelles est finalement démoli au profit des Jardins de la Couronne, construits en 2002 par l'atelier d'architecture A.2R.C, ce projet prévoit la conservation des deux pavillons d'angle (jadis résidences du médecin-chef et du personnel médical), mais pas la conservation du bâtiment central avec sa magnifique façade néo-Renaissance flamande.

 

Merci à Jean-Pierre Roels pour cet article.

 

Source : Composante Médicale de la Défense

http://www.mil.be/medcomp/

28/10/2008

Aérodrome de Haren....

Aérodrome de Haren, vous me copiez ?

 

Sophie avait déjà proposé un topic sur cet aérodrome qui donna naissance à ceux de Melsbroek et de Zaventem. Voir la catégorie « Aviation » et vous descendez avec la roulette de votre souris. Le Musée de l'Armée a mis en place une exposition concernant cette plaine d'aviation, elle se terminait le 26 octobre 2008, j'y ai fait un saut ce matin le dernier jour d'expo. Mis à part qu'il faut la trouver, j'ai dû demander de l'aide, de nombreux panneaux retracent cette épopée invraisemblable, ceci dans un lieu suprême, le Grand Hall ! A noter que divers appareils disposés sur le tarmac ont été replacés dans des thématiques, ce qui rend leur histoire plus lisible. D'autant plus que vous êtes « à côté » du zinc et pouvez facilement et doucement - respect pour les ancêtres ! - tapoter des carlingues ou autres bouts d'aile. Le Musée de l'Air de Bruxelles est un lieu divin pour les amateurs.

 

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L'expo et ses maquettes : souvenez-vous la Caravelle était pilotée par le gars des hélicos de l'Allée Verte...

 

Sans doute aussi pour les visiteurs d'un jour. Ce dimanche matin, à l'ouverture, j'étais le deuxième visiteur (levé tôt avec le décalage horaire, haha !). Après l'expo Haren et un long cheminement près des drôles machines de 14-18 disposés sur la mezzanine, j'ai retraversé le Grand Hall, m'arrêtant sous l'envergure d'un Spit ou de ce magnifique Mosquito. Animation multilingue assurée par les copains Japonais et Indonésiens de passage comme quoi il savoir se promener dans un musée pareil. M'apercevant, un 'gars-pas-d'ici' rigole se faisant tirer le portrait devant l'hélico Hind : « Sir, could you picture us here ? ». No sweat guys, 10-4.


 

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Pas encore la grande remise à neuf, mais spectaculaire.

 

Revenons à l'expo Haren. Certains pourraient dire que c'est assez faible (s'ils ont visité la mezzanine). Je suppose que les responsables devaient « tenir » dans une enveloppe budgétaire minimaliste. Ils ont de toute façon travaillé parfaitement et au mieux de leurs possibilités. L'essentiel - et ne venez pas me reprocher une sombre promo ! - est la publication d'un bouquin tel que je les aime. Je reste toujours admiratif devant ce genre de projet. Je ne l'ai pas encore lu mais profondément feuilleté de retour à la maison (Lydie : « Holà, tu viens à table ? ») : Sven Soupart et son « Aérodome de Haren-Evere », chez AAM Editions, semble être l'ouvrage de référence sur ce sujet si proche de la capitale. Une bien belle histoire.

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Gros plan sur la mauvaise nouvelle.

 

Cela dit, il vous faut savoir que TOUT ce qui demeurait sur le site de l'aérodrome de Haren ces dernières années, sous juridiction militaire pour faire simple, dont ces immeubles du passé de la plaine sont passés sous la masse des démolisseurs. Madame Chapeau disait : « ces crapuleux », je n'irai pas jusque là mais c'est absolument dommage que les technocrates n'ont pas songé à préserver les deux bâtiments, à savoir l'Avia Club et le 'terminal' , et pensé à les intégrer dans leurs projets mirifiques à venir.

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Et les Princes qui nous gouvernent l'ont bouclé comme de bien entendu.

 

Robert Dehon

 

26/05/2008

Armée Belge et drôle de climat

Une découvert dans ma fameuse valise....Le carnet militaire de mon grand-père et le souvenir de ses récits...en quelques images, je repense à lui, à vos grands-parents et tout ce qu'ils ont vécus...

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Mon grand-père ....très mince...je ne l'ai jamais vu ainsi !

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Il fut rappelé en 38...comme tant d'autres ....

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1938, le premier Ministre de l'époque...Paul-Henri Spaak décide en raison de l'extrême gravité de la situation internationale de mettre l'armée sur « pied de paix renforcée »...cela veut tout dire !!! ....C'est le climat de la « drôle de guerre »....

A Ixelles, des centaines de vélos sont réquisitionnés et gardés par des soldats, les casernes belges sont envahies par les rappelés....ainsi que mon grand-père qui avait alors 7 enfants et certainement les vôtres aussi !

Déjà on camouflait à l'aide de feuillage des mitrailleuses anti-avions à Schaerbeek, les enfants ont été dispensés des écoles et se mettent à jouer « à la guerre » dans les rues...A la chambre, c'est le chahut entre les libéraux et les rexistes ! Cela se termine même à coups de poings !

Même si cette année-là, on parvient à calmer le jeu, ...en 39, c'est l'explosion de la force hitlérienne et avec la complicité de Staline, le début du drame polonais qui va servir de détonateur à la Seconde Guerre Mondiale !  

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Et pendant ce temps là, ceux qui n'étaient pas sous les ordres, devaient fournir une preuve de travail...sinon.....ils étaient bons pour les travaux "forcés"...

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Comme le grand-père de mon compagnon....

30/01/2008

le nazisme a 75 ans

Ah bon....alors dans ce cas, je me presse de remette quelques cartes au goût du jour !  ...Pour leurs mémoires.....

belgique libérée

belgique libre

humour 2

humour 3

humour 5

humour 4

nous les vraincrons

Je ne les aime pas et je le fais savoir !