26/01/2013
Le ventre de Bruxelles... les halles et les marchands

Les Halles Centrales étaient situées rue de la Vierge Noire, c’est la ville qui décida de construire celles-ci en 1873 à la place de l’ancien lit de la Senne.

Composée de deux ailes, et séparée par un passage menant à la rue Grétry.
Ce fut le pôle du négoce jusqu’en 1892.




sous l'occupation....
En 1893, l’aile nord (dit le Pôle Nord) fut aménagée en une vaste patinoire l’hiver et l’été se muait en un music-hall de 2.000 places (Palais d’Eté).






Durant 40 ans, l’endroit ne se désemplit jamais…
Durant la guerre de 40-45, il y avait un vaste cynodrome (piste qui sert aux courses de Lévriers) avec lapin mécanique…. Un vrai lieu de paris !

En 1916, durant les temps difficiles, ont y faisait la file pour un peu de beurre


A l'occasion du 75ème anniversaire de la Belgique. Cortège de St Médard patron des Jardiniers à la fête de Halles et Marchés bruxellois

En vue de la transformation radicale du Vieux Bruxelles et afin d’accueillir les touristes durant l’exposition de 1958, la ville décida en 1957 de démolir l’aile gauche pour faire place à un vaste parking nommé « Parking 58 »….
L’aile sud fut maintenue jusqu’au milieu des années 60…. Le rez-de-chaussée fut occupé par le magasin PRIBA.
A ce jour, ce bloc de béton et ce parking défigurent le quartier !


Les halles de Bruxelles ont une physionomie particulière. C’est le meilleur endroit pour y découvrir les habitants sous leurs véritables aspects. On y savoure la réelle personnalité de chacun et le savoureux accent de la ville résonne à chaque coin de rue.
Ce sont comme on dit : « les gagne-petit »… ceux qui exercent toutes sortes de métiers pour pouvoir joindre les deux bouts.
Malgré le fait que Bruxelles s’agrandit et s’embourgeoise peu à peu, il y a aussi les familles nombreuses qui vivent dans des quartiers plus pauvres et qui font face au coût de la vie qui devient jour après jour de plus en plus chère.
Lorsque l’on a plusieurs bouches à nourrir, il faut se débrouiller et accepter d’effectuer son commerce à même le trottoir….
Combien de ces humbles ne se rencontraient-ils pas dans les rues à l’époque et dont l’existence dépendait d’abord du temps, puis de l’intérêt public ?

Ces cris disparus ou noyés dans le brouhaha actuel, resteront pour nous le symbole de la vie quiète et assurée, à jamais perdue…..

Dans les halles, partout s’empilent les fruits, les légumes, les poissons, les viandes, les volailles, les fleurs… toutes sortes de victuailles sont exposées en attente de la criée…

Après transactions en publique, toute cette marchandise quitte colis par colis, les halles en direction des marchés.



A la criée aux poissons, les poissons de rivière et de mer sont entassés dans d’énormes paniers.
Dans la galerie les revendeurs et les restaurateurs se disputent franc par franc les lots. Le tout se déroule dans une ininterrompue criaillerie et dans un brouhaha continu.
Certains s’apostrophent et dans un langage assez coloré reprochent aux vendeurs la hausse des prix.

Sitôt l’achat conclut, le marchand empoigne son lot et s’en va en direction d’un marché pour revendre à son tour et pour un maigre bénéfice sa découverte du jour.

Au marché aux poissons, il y a plusieurs longues rangées d’étals. Les poissonnières sont au poste, guettant le regard du client. Gare à sa voisine si celle-ci vend d’avantage ou rabat ses prix !




C’était aussi la brouette chargée de trois larges paniers plats, hauts d’un peu plus d’une main sur champ et superposés, grouillants d’anguilles. Un long cri en deux notes « Pa…ling » attirait la ménagère munie d’un récipient dans lequel s’agitaient aussitôt les anguilles écorchées et dépouillées, jetées une à une avec dextérité par la marchande.
Le spectacle plutôt répugnant mais irrésistible à notre curiosité, se renouvelait chaque semaine.




On entendait aussi les cris de « Guèrenaude en crabbe » ! « Caricole ! Caricole » ! Ce sont les crevettes et les carrick attendus. Le vendredi, c’est la brouette chargée d’un sac de moules et l’annonce « Mosselo » modulée par le marchand.
Au bout d’un certain temps, l’odeur de la marée vous gagne les narines et vous pousse au dehors.
A la criée aux légumes, les restaurateurs et les verdurières se disputent les prix. A chaque vente de colis, on ouvre le suivant et on le présente au public. Le crieur, une main dans la poche et l’autre levée se pique d’être « dans le vent » et se force à parler un français « pincé ».
A la criée de la viande, le monde s’amasse … c’est à cet endroit que se décidera la base du plat du jour que le restaurateur servira à la carte et que la ménagère présentera à sa grande famille. Les prix sont tellement intéressants que les bouchers de la ville rougissent de colère.

Un peu plus loin, il y a le domaine « crèmerie »… du beurre, du fromage, des œufs…. Les marchandes vous accostent le bras tendu avec ou bout d’un couteau la preuve de la qualité de son produit. Il faut dire qu’en ces temps, la rumeur rapporte que certaines « victuailles » sont « artificielles » !

Soudain résonne au lointain « Mosselen … les huîtres du peuple »… et là se plante un marchand avec une brouette remplie de moules…. De la gastronomie au détail ! …. De vieille tradition religieusement respectée par les bruxellois et pour deux centimes, il vous est permis de manger des moules crues… En général, entre la dixième et la quinzième moule, et à cause de la sauce qui les accompagnent, vous êtes gagné par une petite toux…

Aux environs des halles et de chaque marché, il y a aussi la marchande « de contrebande »… panier au bras, elle exerce sans patente un commerce qui risque de lui rapporter plus d’ennuis que de réels bénéfices…. Souvent, la police les chasse….


Trienneke et ses fleurs à la bourse … arrivée à l’aube, elle quitte son emplacement qu’à la tombée du jour…. Longtemps elle a fait partie du folklore du quartier….


Nille de citroenwaaif…. Pétronille la marchande de citron s’était établi rue de Flandre… proche du vismet…
Swaske débite sa marchandise à l’abri d’une porte cochère près du Marché Ste Catherine…chaque jour, elle y vend des œufs, du beure et du fromage…

Tanneken (Anna) se promène sur le boulevard, d’un côté à l’autre de la chaussée, son panier empli de petits bouquets qu’elle confectionne la nuit.


Le marchand de mouron


Voici quelques expressions bruxelloises :
Aberdoen : désigne la ville d’Aberdeen en Ecosse, l’endroit de la pêche à la morue.
« Rotten aberdoen » : injure désignant une personne âgée négligée.
Afzetter : voleur à la petite semaine
Babbeleir : personne qui parle beaucoup et souvent sans discernement
Bibberer : trembler …. Avoir le « bibbe »
Bleiter : personne qui se plaint à tout propos
Buffel ou Goulaf : Gros mangeur … gourmand…. Glouton …
Deevegge : Voleuse
Den deuvel on â nek : (le diable sur la nuque)…. Va au diable !
Doemei ben ik dik (avec ça je suis gros) : « Ca me fait une belle jambe » !
Gardevil : agent de police ou on peut dire aussi Ajoen (oignon) … qui faisait allusion à la forme de leurs casques
Ieten Boek : chaud lapin
Loerik : paresseux
24/01/2010
C'était au temps où Bruxelles avait son beffroi - L'église Saint Nicolas
L’église Paroissiale Saint Nicolas
Son entrée est située rue au Beurre.
Eglise gothique issue d’une chapelle fondée au XIIè siècle dédiée à Saint Nicolas, patron des marchands et des bateliers (autrefois, le port était situé à proximité).

En 1174, elle dépendait de l’église Saint-Michel et Gudule. Elle était nommée « Chapelle St-Nicolas-au-Marché d’en bas » ou « Nedermerkt » en raison du marché qui s’y tenait devant l’église. Le marché au beurre y est resté jusqu’en 1798.
En 1289, on mentionne un avant-corps dont la tour transformée servit de beffroi après 1367. Il portait les cloches de la Ville. Lors du bombardement de 1695, l’église fut gravement endommagée et malgré la restauration, en 1714 la tour s’écroula sous le poids excessif des nouvelles cloches. Le projet de reconstruction qui suivit en 1715, restera sans suite.

Mise en vente publique en 1799, elle fut rachetée par des fidèles et rendue au culte en 1804.

C’est en 1956, que l’architecte J. Rombaux lui restituera une nouvelle façade évoquant le gothique brabançon.



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13/01/2010
rue des Harengs et rue Chair et Pain

La Grand’Place en 1594. On aperçoit à gauche, les maisons situées entre la rue des Harengs et la rue de la Colline. À droite, la rue des Chapeliers. L’arc de triomphe qui masque l’entrée de la rue de la Colline, fut érigée en l’honneur de l’archiduc Ernest.
Rue des Harengs
Déjà tracée sur des plans de la ville au XIVème siècle sous le nom de Haerinc strate, elle n’en conserve à ce jour, que des habitations du côté pair. Son nom serait à l’origine dû à l’activité de la corporation des poissonniers. Leurs étals étaient situés le long de la rue Marché aux Herbes à côté de l’ancienne Grande Boucherie.

Elle est composée de maisons à pignons et de façades néo-classiques.

La partie droite (côté impair), est occupée par la façade latérale du Nouveau Palais (ancienne Grande Boucherie et actuel siège de la Fédération touristique du Brabant et du Commissariat Général au Tourisme) du n°61-63 de la rue Marché aux Herbes et de la partie latérale de la Maison du Roi.

On peut citer pour l’histoire, que les 2 deux restaurants typiques de l’époque, étaient l’Epaule de Mouton au n°16 … où de nombreuses vedettes très célèbres signaient le livre d’or et le Filet de Bœuf au n°6-8 qui existait depuis le XVIIIème siècle.

Au n°18 de cette même rue, durant la seconde guerre mondiale, le café « Au Coq de Jemappes », fut un des hauts-lieux de la Résistance.
Rue Chair et Pain
Parallèle à la rue des Harengs, elle relie la rue du Marché aux Herbes à la Grand’Place. Du XIVème au XVIIème siècle, elle était appelée rue au Poivre (Peperstraet) et n’aurait en principe jamais du changer de nom !

Au XVIème siècle, une petite ruelle fut tracée entre la Maison du Roi (Broodhuis) et l’ancienne Grande Boucherie qui se situait en façade à la rue Marché aux Herbes. Il était donc évident que celle-ci soit nommée « Tussen Vleesh (viande) en Brood (pain) »…. « Entre Chair et Pain ». On prétend qu’au XVIIIème siècle, les ouvriers communaux auraient commis une erreur lorsqu’ils furent chargés de placer les nouvelles « plaques » des rues …. Depuis, la ville n’a jamais rectifiée cette faute ! …. Les noms des ces deux rues restent donc permutés !

Ci-dessus, La Grande Boucherie d’après le dessin de Puttaert.
Au cours des siècles, ce bâtiment connu diverses rénovations.
Au 19ème siècle, la ville qui n’en tirait plus aucun bénéfice, décida de vendre celui-ci à un particulier.

En 1912, malgré les protestations des journalistes et de certains bruxellois, il fut question de démolition. Le débat fut clôt le 9 mai 1917 lorsque l’édifice s’effondra lors d’une tempête de vent !
A présent, vous pouvez admirer à cet endroit (61-63 rue Marché aux Herbes), Le Nouveau Palais ; immeuble érigé en style néo-baroque datant de 1928.
C’est là aussi que vous trouverez L’Offices du tourisme à Bruxelles
Pour info clic ci-dessous :
http://www.bruxelles.irisnet.be/fr/tourismeloisirs/touris...
16:30 Publié dans ET PENDANT CE TEMPS LA A BRUXELLES ... | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
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09/01/2010
L'hôpital militaire d'Ixelles
Historique

L'hôpital militaire d'Ixelles fut construit en 1888 sur un terrain vaste de

À partir de 1935, sa dénomination officielle devient Quartier Lieutenant-général médecin Melis.

La construction de l'hôpital militaire est liée à l'installation de nouvelles casernes à Etterbeek et participe à la volonté de moderniser les infrastructures de l'armée. Pour des raisons d'hygiène, les malades sont installés dans des petits pavillons entre lesquels un réseau de galeries vitrées permet de circuler sans mettre le nez dehors.



Au milieu de celui-ci, une chapelle surélevée dissimule les installations complexes du chauffage et de l’électricité.

Le long des rues s'étendent les bâtiments techniques et administratifs, ainsi que le couvent des soeurs hospitalières de saint Augustin, qui fournissent les infirmières.

Véritable modèle du genre jusqu'en

La buanderie
De nouveaux bâtiments apparaissent, comme le Laboratoire central en 1948.

Le Mess

Malgré les immenses services qu'il continue de rendre jusqu'en 1980, et notamment pendant la grève des médecins de 1964 en accueillant alors les malades civils, il est bientôt jugé obsolète.


Le labo

En
Merci à Jean-Pierre Roels pour cet article.
Source : Composante Médicale de la Défense
16:09 Publié dans ixelles,watermael boitsfort | Commentaires (11) | Envoyer cette note |
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26/11/2009
le CEGES à la recherche d’éléments historiques
Le CEGES a un avenir certain !
L’Imperial War Museum de Londres, ainsi que les National Archives de Kew et The Aerial Reconnaissance Archives à l’université de Keele du temps de son exceptionnelle directrice, Ms Marylyn Beech, m’ont été d’une aide précieuse lors des recherches sur le Fort de la Crèche à Wimereux, mon aventure personnelle.
Je me rappelle Philippe Francart, disparu trop tôt, le rat de bibliothèque effréné de l’époque du Centre de Recherches et d'Etudes historiques de la Seconde Guerre mondiale (CREHSGM). Ou encore de la lettre du Professeur Luc De Vos, Ecole Royale Militaire, me conseillant amicalement de prendre langue avec la Fondation Simon Stévin d’Anvers pour me mettre « à niveau » en matière d’étude des fortifications belges. Que d’excellents souvenirs de ces collaborations.

Personnellement, je pense que cet appel mérite toute votre attention pour l’avenir de notre histoire commune !

Chantal Kestelloot s’en explique : « Le CEGES est à la recherche de photos de particuliers sur le thème des “villes en guerre” et ce dans le cadre de volumes et d'expositions en préparation consacrés à Bruxelles, Anvers, Liège, Gand et Charleroi sous l'occupation. Nous ne sommes pas seulement intéressés par des photos de bâtiments ou de l'occupant mais aussi par des clichés illustrant la vie au quotidien de Monsieur et Madame Tout le Monde. Des phénomènes comme l'exode de mai 1940 (et le retour), le travail, l'école, les fêtes de famille sont au nombre des thèmes qui nous intéressent. De même, la vie dans les campagnes fait également partie des centres d'intérêt du CEGES. Que vous possédiez une photo ou plusieurs albums, l'ensemble constitue à n'en pas douter, de précieux témoignages visuels permettant de mieux comprendre la vie au quotidien durant cette période difficile ».

Chantal Kesteloot : « Vous êtes bien entendu attachés à vos photos et vous ne souhaitez pas vous en séparer ! Quoi de plus normal ! Pas de problème. Grâce à la digitalisation, nous vous les restituons très rapidement et nous vous offrons une copie sur CD des images numérisées. Leur valeur documentaire sera ainsi sauvegardée ».
Le plus simple est de contacter Florence Gillet, en charge du secteur « Images et Sons », par mail (florence.gillet@cegesoma.be) ou par téléphone (+32 2 556 92 11).
Le CREHSGM, situé Place de Louvain, est créé le 13 décembre 1967 pour prendre toutes les mesures nécessaires en vue de recenser, sauvegarder et dépouiller les documents ou archives se rapportant à la Seconde Guerre mondiale en Belgique, ses antécédents et préliminaires et ses conséquences. Le CEGES remplace le CREH… en 1993 et est installé jusqu’à 2004 au Résidence Palace.




Ce qui nous amène à la cerise sur le gâteau architectural : le foyer du CEGES ! La Prévoyance Sociale, une compagnie d’assurance populaire sur la vie, enrôle l’architecte Richard Pringier, collaborateur de Horta, pour la construction d’un bâtiment de six étages au coin du Square de l’Aviation, formé par les rues de l’Autonomie et Lambert Crickx. Celui-ci comprend des services administratifs de l’entreprise, des magasins et des appartements. C’est la première partie de l’ouvrage car en 1930 l’architecte Fernand Brunfaut accompagné de son fils Maxime, augmentent le volume immobilier par l’adjonction de deux autres immeubles de part et d’autre des deux rues citées. Ces constructions se fondent au premier qui, lui, subit une modernisation et un ajout de deux étages surmonté d’un dôme de verre assis sur une structure hexagonale. L’ensemble, formant un îlot, se voit aussi pourvu d’une tour-dépôt. Ils ajoutent les balcons sertis de fer, inventent des poignées de portes, reluquent le moindre détail…

La Prévoyance Sociale quitte cet emplacement en 1957 pour ériger le premier « gratte-ciel bruxellois » au haut du Botanique. L’Etat installe alors le Service des Victimes de la guerre dans l’ancienne adresse. La situation pierreuse se dégrade et il faut attendre 1998 pour que la Régie des Bâtiments réagisse en lançant la réfection de l’ensemble, après que ce dernier fut classé en 1993. Du bel ouvrage, un rapport indique : « … ainsi, une partie des plaques en marbre Bleu belge de Bioul avaient disparu. Ce marbre n’étant plus exploité, il a été remplacé par un Marquina espagnol. Afin d’éviter un effet mosaïque, les lacunes de la partie avant ont été comblées par des plaques de marbre originelles provenant des façades latérales, où on a placé uniquement du marbre Marquina ». Sans parler du superbe sgraffite frontal horloger renaissant dans sa polychromie d’origine : lettres rouges rehaussées d’un filet à la feuille d’or. Et, bien entendu, le cartouche – véritable logo ! – qui surplombe l’entrée stylisant la prévoyance pour la famille. Il en va de même pour la modernisation interne qui se verra particulièrement compliquée.

Cette courte évocation du CEGES et de son environnement géographique immédiat, ne doit pas oublier le message principal de cet article : si vous avez des documents de la Seconde Guerre mondiale, partagez-les ! Cela fera du bien à la Belgique !
Florence Gillet est à votre disposition : florence.gillet@cegesoma.be
Robert Dehon
Notes
Pour les « fidèles de chez fidèle », comme on dit bêtement actuellement, l’appel de Mme. Kesteloot avait déjà été émis sous forme d’un ‘comment’, bien sûr perdu parmi les milliers d’autres… Etant membre du CEGES, je tenais à répéter son appel et profiter de l’instant pour l’insérer dans une approche historique bruxelloise.
Ph. Francart a publié en 1988 et à compte d’auteur « La Côte belge 1940/44, le Mur de l’Atlantique », deux tomes étonnants et difficiles à trouver (686 pages en tout).
Le Front de l’Indépendance, fondé début 1941 et d’obédience communiste, fut avec l’Armée Secrète un des groupes de résistance armée le plus important numériquement en Belgique, histoire de rappeler les faits.
Enfin, le CEGES possède son site Internet à cette adresse : http://www.cegesoma.be/cms/index_fr.php , à première vue, cela peut sembler un peu compliqué ; il faut s’y habituer. Mais si vous cliquez, colonne de gauche, sur ‘Catalogue en ligne…’, vous pouvez consulter le catalogue PALLAS, cliquez… une nouvelle fenêtre s’ouvre sur un questionnaire, tapez votre requête en, par exemple, choisissant ‘photothèque’… suit une liste… Cliquez sur un sujet, il y a en haut l’icône d’un œil, cliquez ! Vous avez presque tout saisi. Bon voyage dans le temps.

A titre d’exemple, je ne sais si le CEGES sera intéressé par cette image prise en 1946 ou 47 à Lompret, près de Chimay où passe l’Eau Blanche, lieu d’un camp de résistance (à vrai dire pas loin du Hauptquartier du Führer à Brûly-de-Pesche) ; le ‘grand’ est mon cousin Marcel Thiebault et à droite peut-être mon père. Les gamins exhibent des armes mais ce ne sont pas des Tommy Guns (RD).
13:04 Publié dans images de guerre | Commentaires (9) | Envoyer cette note |
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