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08/05/2009

8 mai 1945

 

capitulation

N'oublions jamais....

18/11/2008

Photos inédites de la libération de Marcel Pieters

M[1].Pieters3

 

Marcel Pieters

(1904-1983)

 

 

Marcel Pieters, mon Père, est né le 21 février 1904 à Etterbeek.

Bien qu'au sein de sa famille l'on ne se préoccupât pas particulièrement des Arts, il a reçu très jeune un petit accordéon parce qu'il était intéressé par la musique qui est devenue plus tard une de ses trois passions.

Sa vie professionnelle n'avait aucun lien avec les Arts puisqu'il était gérant d'une des filiales de la Compagnie Belge des Charbons.

Plus tard, vers 1926, il a rencontré ma Mère à l'école de Musique d'Etterbeek où il étudiait le violon de même que ma Mère.

M[1].Pieters1

Ils se sont mariés en 1928 à Woluwe-Saint-Lambert.

Leurs trois premières filles sont nées en 1930, 1932 et 1934.

Ils ont prénommé l'aînée de mes sœurs Cécile, patronne de la Musique.

Pendant les années'30 il a lui-même donné cours à l'école de musique d'Etterbeek et n'a jamais cessé d'exercer cet instrument jusqu'à la fin de sa vie.

Sa seconde passion, le dessin et la peinture, est venus spontanément alors que mes parents et leurs trois premiers enfants étaient en exode en France à partir de mai 1940 où ils sont restés jusqu'à fin septembre.

C'est pour cette raison que je suis née le 12 juillet 1940 en Dordogne dans une maison abandonnée dont il a fait plusieurs gouaches.

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On peut en apercevoir une de l'intérieur de cette maison à l'arrière plan de la photo où il peint.

Après la guerre vers 1947/1948, il invente un des tout premiers appareils photographiques à « flash », le synchronisateur, pour lesquels il a énormément travaillé.

Je ne me souviens plus les circonstances dans lesquelles son brevet lui a été subtilisé.

Il m'a appris à l'époque comment développer des photos à partir des négatifs.

Passionné par « l'instant », c'est-à-dire, le moment furtif, difficilement saisissable, il faisait beaucoup d'essais sur lesquels je figure souvent, peut-être avait-il pressenti que j'avais également le goût de l'image insaisissable, je ne sais pas.

Il a abandonné pourtant subitement le dessin, la peinture et la photographie pour se consacrer uniquement à la Musique.

Il avait un grand jardin qu'il entretenait lui-même également avec passion depuis 1941.

Il est décédé inopinément en novembre 1983.

Rétrospectivement, quand je vois le parcours de sa vie, je me demande comment a-t-il pu réaliser tout cela.

Il avait une patience et une générosité infinies et travaillait énormément.

Il avait de nombreux amis, souvent musiciens.

Il a veillé sur sa famille jusqu'au dernier jour.

 

Annette Pieters

Novembre 2008.

 

1944A1

 

un de mes centres d'intérêt préféré que j'appelle "Les Paradis Perdus" que M. Proust
cite dans "A la recherche du temps perdu".

 photo que mon Père a réalisée au
moment de la Libération en 1944 où on me voit assise sur le capot
d'un camion de l'armée Britannique.

 l'église Notre-Dame de Stockel, qui bien que classée a
été démolie pour faire place à une horreur en béton.Stockeglise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la Place "de Stockel" actuellement Place Dumont à
Woluwe-St-Pierre.

 

Stockelpl

 

LibA

 

LibB

La photo Lib A B C M O ont été réalisées Boulevard du Souverain à
Auderghem, Photo P carrefour Bld. Souverain et Chée. de Wavre/
Auderghem où l'on voit les colonnes de prisonniers allemands, les
autres au domicile de mes parents à Wezembeek.

LibC

 

LibM

LibO

Sur la photo L figure un soldat anglais, Douglas Perryman, qui était
peintre décorateur et qui a réalisé la plaque de la maison de mes
parents baptisée la "Pink House".
Cette maison vendue en 1996 après le décès de ma Mère a été démolie.

LibL

Les 4 jeunes soldats qui figurent sur les photos J et G (envoi
précédent) étaient les premiers arrivés, malheureusement après, ils
ont du combattre dans la terrible bataille des Ardennes.
Quant aux autres qui sont arrivés après, bien qu'ils aient participé
également au débarquement où ils ont vu des horreurs dont ils ne
voulaient pas parler, ont eu la vie sauve.
Bien qu'à cette époque je sois très jeune, je me souviens
parfaitement de leurs prénoms, de l'ambiance de joie qui transparaît
sur les photos.


LibJ

LibG

La photo X est un aviateur qui s'appelait Mr. Jarvis.
Avant la libération, je me souviens très bien des soldats allemands
qui tous les matins tournaient en rangs serrés autour de la place de
Stockel et j'ai même un petit événement interpellant qui s'est passé
entre un aviateur allemand, ma Mère et moi

LibX

Et voici la suite......

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LibE


LibF

 

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Je vous remercie Annette Pieters pour votre confiance et ce très beau cadeau.  Le travail de votre papa est formidable et me remplis d’émotions…cela me ramène aux histoires que mes parents et grands parents me racontaient….

Sophie Peeters

 

 

Pour rappel, vos photos sont les bienvenues sur le blog.  Ne les laisser pas mourir dans un album…donnez leur une seconde vie….Faites-nous partager votre histoire…d’avance merci.

 

 

 

A voir aussi….le site  d'un fidèle visiteur....concernant aussi la guerre en Belgique....

 

www.eucmh.com

 

Au sujet des nombreuses photos que mon Père a faites à un moment
historique de l'Histoire et sur certaines mes soeurs et ma Mère et
moi figurons

 

30/01/2008

le nazisme a 75 ans

Ah bon....alors dans ce cas, je me presse de remette quelques cartes au goût du jour !  ...Pour leurs mémoires.....

belgique libérée

belgique libre

humour 2

humour 3

humour 5

humour 4

nous les vraincrons

Je ne les aime pas et je le fais savoir !

01/12/2007

Jean de Selys Longchamps

Straffing de la Gestapo à Bruxelles.1ère partie. 

Le 20 janvier 1943, un avion de la Royal Air Force canonnait un immeuble de l’avenue Louise. Le chasseur-bombardier Hawker Typhoon 1B était piloté par un Belge qui « en avait ! » : Jean de Selys Longchamps. Voici cette curieuse histoire dont je m’aperçois quelle projette encore quelques zones d’ombre.

 L’homme et l’aviateur.Le 31 mai 1912, naît le second fils du comte Raymond de Selys Longchamps. Enfance aisée mais élève plus intéressé par les mouches… qui volent, elles ! Il transite par plusieurs écoles et collèges ; ces camarades de classe l’apprécient car c’est un ‘crack’ quand il s’agit de raconter des histoires. L’escadron-école du 1er Régiment des Guides l’accueille en 1933 et, en 1937, il est promu sous-lieutenant de cavalerie: loin de l’aviation, non ? Il est en première ligne lors de l’invasion du sol national et se bat à Lanaken, sur la Gette, Petite et Grande, sur la Lys. A la reddition, rejoignant les lignes anglaises, il arrive à embarquer à De Panne (La Panne) sur un bateau pour l’Angleterre, sans être menacé de mort par un officier. De haute stature et de caractère imposant, de Selys passe outre les ordres mordants et se retrouve en Albion. Il saute illico la Manche vers la France pensant qu’il y avait un espoir de reconstitution de l’Armée Belge. Halte au feu, c’est l’armistice: il se précipite à Marseilles et arrive à Gibraltar ! On aimerait des détails sur cette fuite de milles bornes… Ce n’est pas fini. Il joint le Maroc et est arrêté pour se retrouver dans un camps à Montpellier, en France. De Selys s’échappe une fois de plus, passe les Pyrénnées, traverse l’Espagne et atteint enfin l’Angleterre. On pourrait en faire un film Dolby stéréo ! Pour combattre la horde nazie, il n’y a qu’une solution : l’aviation ! La Royal Air Force, lui cavalier ? Voler ça s’apprend, voyons… A 28 ans, c’est déjà un peu âgé pour devenir pilote de guerre, tant qu’à faire, il triche sur son âge et ‘bluffe’ les moustachus de la RAF. Il est breveté et passe, en août 1941 à la 61 Operational Training Unit, pour entamer sa ‘carrière’, en septembre, au 609 (West Riding) Squadron, un véritable nid de talents belges en matière de RAF ! Une autre histoire, bien entendu.

De missions en succès, de Selys acquière le grade de Flight Lieutenant (capitaine d’aviation). Une progression extraordinaire quand on connaît l’extrême sévérité de la Royal Air Force : de Selys est un dur parmi les durs !

DSL_2X


Portraits de Jean de Selys Longchamps ; il existe aussi un cliché sur le net, facilement trouvable, devant un « Tiffy » (DR via B. F.).L’avion.

Le Hawker Typhoon, monoplace de chasse et de bombardement, est une véritable « bête de course » dont la silhouette présente une énorme prise d’air « en barbiche ». Ses débuts sont inquiétants : beaucoup d’accidents et faiblesses structurelles de la partie arrière du fuselage qui sera modifiée (3.300 furent construits). Equipé de 6 mitrailleuses de calibre 7,7 mm (.303 in), il est doté ensuite de 4 canons Hispano-Suiza HS-404 de 20 mm. Ceux-ci peuvent délivrer 640 obus explosifs en une minute de tir. Sa vitesse maximale est de 664 km/h ; sa vitesse lente peut être estimée à 200 km/h. Curieusement, la verrière de la première version est équipée de portière, comme pour une voiture, avec la vitre coulissant vers le bas grâce à une manivelle. Détail important quand on évoquera le lancer de drapeaux. Par la suite, celle-ci sera remplacée par un modèle en goutte d’eau sans portière. Les « Tyffies » abattront des V-1. Il sera remplacé par le Hawker Tempest à la fin de la guerre ; cet appareil verra aussi d’importantes modifications de structure.

Typhoon_Hendon

A ma connaissance il n’y a qu’un « Tyffy » survivant, ici photographié en 1986 au Royal Air Force Museum de Hendon (Londres). Actuellement, l’avion est décoré de bandes blanches et noires pour l’époque du débarquement et pourvu des carénages de canon (R. Dehon).

 

Les missions.

Hormis ses prestations en tant que chasseur, le Typhoon excelle dans l’attaque au sol. Il peut être doté de deux bombes de 250 ou de 500 kg et de rockets RP-3 de 60 livres. En 1943, l’essentiel des missions sont de harcèlement offensif dans le cadre des opérations codées « Rhubarb ». Elles consistent à attaquer un objectif par couple de deux avions ou en solitaire. Dès sur la Manche, les appareils naviguent à basse altitude, de jour ou de nuit, montent en altitude à proximité du but… et attaquent. Le « straffing » consiste à mitrailler au ras des plants de… rhubarbe. Ensuite, retour rapido pour éviter la Flak et retraverser « der Ärmelkanal » (la Manche) et joindre la base à une hauteur moins stressante. De Selys connaît parfaitement la méthode ! L’aimerait-il ?

 L’attaque.

Le 20 janvier, de Selys décolle avec son équipier, F/Sgt André « le men » Blanco, de la base de Manston (Thanet, Kent), pour bombarder une gare de triage près de Gent (Gand). L’attaque se passe bien et, à ce moment là, de Selys ordonne à son ailier de retourner à la base, lui, il a un rendez-vous à Bruxelles… et il fonce vers Asse puis Zellik. A partir de cette localité, il peut apercevoir le dôme du Palais de Justice. Il tourne à sa gauche, passe plein tube au-dessus des Marolles, survole le Palais Royal, se dirige vers le Cinquantenaire d’où, pivotant vers la droite, il va dans quelques secondes apercevoir le champ de course de Boitsfort, son repère visuel primaire. Le plaçant dans son dos, il remonte vers le nord-ouest : l’axe de pénétration est celui de l’avenue des Nations (aujourd’hui avenue Franklin D. Roosevelt), descente des gaz, vitesse aux environs de 200 km/h, le parc de l’Abbaye de la Cambre se dessine, coup de palonnier à gauche, l’avenue De Mot… Bien joué, notre Jean ! C’est qu’il avait très consciencieusement préparé depuis des semaines son coup. Les journaux clandestins et les rapports de la résistance reçus en Angleterre avaient bien indiqué où se trouvait le quartier général de la Gestapo. De plus, de Selys connaissait l’immeuble où un des ses amis possédait un appartement avant-guerre. Et, coup de chance, la construction était la plus haute de l’avenue Louise, douze étages : bel objectif !

 

De_Mot_2S


Vues sur l’avenue De Mot, (g.) le n° 453, (dr.) sur la droite l’immeuble « IIT » construit plus tard (R. Dehon).Straffing de la Gestapo à Bruxelles.2ième partie. 

Jean de Selys Longchamps avait aussi averti de son projet ses supérieurs. Sans réponse et peut-être même un certain mécontentement ! Curieux… Les missions « Rhubarb » n’en devenaient que plus tentantes pour une petite diversion, c’était dans son caractère, non ? A la moindre occasion… il la prendrait ! Et pour marquer le coup, il envisage la production de petits drapelets aux couleurs britanniques et belges qu’il veut éparpiller sur la ville, de même qu’un drapeau noir-jaune-rouge. Le tout fourré dans son cockpit : du culot quand même !

L’avenue De Mot, longue de 400 m, s’inscrit déjà dans la verrière du « Tyffy », collimateur centré sur le trottoir du n° 453. Il avait estimé son straffing à 20 secondes.

Il est bien difficile de se faire une opinion : il aurait dû voler à 72 km/h, ce qui paraît invraisemblable pour un avion de six tonnes… On peut aussi s’interroger sur sa route exacte : soit, Boitsfort, Nations et, alors, entamer un virage pour se mettre dans l’axe de De Mot… Comme j’ignore la vitesse de décrochage d’un Typhoon, j’ai indiqué plus haut une vitesse « lente » de 200 km/h. On pourrait aussi envisager une autre route : Boitsfort comme repère visuel et crochet pour se mettre dans l’axe de De Mot plus loin, soit survoler les toits de l’Université Libre de Bruxelles, l’abbaye de la Cambre servant de repère secondaire. De Selys devait connaître cette topographie comme le dos de sa main (‘like the back of his hand’). A quelle altitude ? Pour ces pilotes « Rhubarb », plonger de  2.000 pieds (600 m) à 200 pieds (60 m) doit être un plaisir intense !

De toute façon, les canons crachent les obus de 20 mm pendant que de Selys entame fond les manettes sa ressource pour éviter de s’écraser sur l’immeuble. Juste le temps de déglutir, il ouvre la verrière et lance le drapeau belge sur le parc de Laeken (Laken). Il oublie les drapelets qui seront éjectés plus tard en Flandres sur son chemin vers Manston. Certaines sources parlent aussi du jet d’un drapeau anglais… sur la propriété de sa nièce, la baronne de Villegas de Saint-Pierre.

Vol_DSL

Petit exercice sur le plans de vol (Google Earth 2007). 1 = Palais de Justice, 2 = Palais Royal, 3 = Cinquantenaire, 4 = Hippodrome de Boitsfort, 5 = Université Libre de Bruxelles, 6 = Abbaye de la Cambre.

 Les conséquences.

Excellent tireur expérimenté, de Selys, lors de sa ressource pour éviter l’immeuble arrose de quelque 200 obus la façade sans toucher les mitoyens, dans un mouvement vertical bien ajusté (désolé, avocat du diable, je me pose des questions sur le nombre d’obus, question de vitesse d’approche, ‘rate of fire’ de 700 obus par minute, raison pour laquelle on répète ‘200’ obus puisqu’on part sur l’hypothèse d’un straffing de 20 secondes). Les obus qui ont frappé la façade de pierres de taille ne font pas grand dégât, ceux qui explosent les fenêtres… quatre tués et treize blessés graves dont un responsable de la Gestapo, pour la plupart des sources.

Le « hit and run » n’a pas échappé à la population environnante qui se précipite « pour voir ». Dans les heures qui suivent, les trams sont bondés, les bruxellois rigolent un coup. Ce qui ne plaît pas aux sbires de la Gestapo. Les badauds sont arrêtés et jetés pour quelques jours dans les cellules de la cave. Ils seront libérés peu après quelques coups de matraque, sans doute bien appliqués.

Le problème, me semble-t-il, remonte à l’attitude de la Royal Air Force quand de Selys avait proposé son plan d’action. Resté sans réponse, rappelez-vous. Or, une des victimes était un certain Müller, officier de son état. Sur le cadavre de ce dernier est récupérée une liste de membres des réseaux de résistance belge. Müller était un agent de l’Intelligence Service ! Je dis ça, je dis rien. En effet, l’IS n’est qu’un sigle de roman, on aimerait avoir plus de précisions et savoir à quel service il rapportait : M.I.6, S.I.S., S.O.E. ou dieu sait quelle autre officine dont les rapports doivent se trouver aux National Archives britanniques, sous un préfixe « WO » signifiant « War Office ». Accessible au public ou non ?

Le malheur est que cette liste, trouvée sur le cadavre, a propulsé des combattants de l’ombre vers les camps d’extermination. La Royal Air Force était-elle informée de ce Müller ? Personnellement, je ne le pense pas. Cloisonnement, chers amis. Il y a une différence entre les opérations « Rhubarb » et celles traitant de la résistance en pays occupés. Le débat reste ouvert…

Statue_DSL

La statue de Jean de Selys Longchamps et le n° 453 en arrière-plan (R. Dehon).

 

 

Ceci dit, à son retour, de Selys se voit remettre la décoration Distinguished Flying Cross et, pour cause d’indiscipline, se voit rétrogradé à un grade inférieur à celui qu’il possédait, à savoir Flying Officer (lieutenant d’aviation). Il quitte le 609 Squadron pour être transféré au 3 Squadron. Le 15 août 1943, de Manston, il part avec Charles Demoulin pour une opération de bombardement de nuit. « Windmill » pour Amiens et Jean pour la Belgique. Demoulin effectue sa mission et revient par Bray-Dunes. A sa droite, il voit un terrible barrage de Flak sur Oostende (Ostende) et semble-t-il un avion pris dans les projecteurs. A l’approche du Kent, il s’identifie et demande permission d’atterrir. On lui demande d’attendre, l’avion de de Selys est en premier. « Windmill » voit alors une forte explosion à Manston : Jean s’est écrasé ! Il atterrit et la confirmation suit. Aucune enquête n’a permis de savoir les raisons exactes du crash. Le héro du straffing de la Gestapo de Bruxelles repose dans le cimetière de Minster, Thanet, dans cette belle contrée du Kent. Il avait 31 ans.

 

C’est curieux, je me demande ce que les gens qui habitent et vivent dans cette belle demeure de l’architecte Stanislas Jasinski, élève de Victor Horta, doivent ressentir… s’ils connaissent cette histoire. Je ne suis franchement pas un gringalet mais je crois que je serais mal à l’aise (‘kiekebiche’) en descendant à la cave.

 

Robert Dehon

 

Plaque_DSL
 

Plaque commémorative à l’entrée du n° 453.Sources

« Mes oiseaux de feu », Charles « Windmill » Demoulin, Julliard, Paris 1982.

« Les as de l’aviation belge », Hervé Gérard, Editions J. M. Collet, Bruxelles 1985.

Revue « Carnets de vol », brainstorming jamais publié, ca 1987.

« Hawker Typhoon », Mister Kit & C. H. Thomas, Editions Atlas, Paris 1981.« 609 (West Riding) Squadron Archives », Suffolk, England.

Il y a deux excellents sites sur la toile : http://www.verzet.org/ (en NL) et http://home.clara.net/clinchy/index.htm (en UK), ce dernier présente un intéressant dessin de l’attaque par l’artiste Patrick Sadler. Ce topic reste donc une mise en bouche dans l’espoir d’un bon gros bouquin sur la vie de Jean.

Carte_Liebig

Mise en bouche ? Liebieg bien sûr ! Très beau dessin ! (DR).

29/05/2007

Bizuth caricaturiste belge durant la guerre de 40-45

Les formidables caricatures de Bizuth.

 

J’en avais parlé à Sophie, espérant pouvoir muscler ce post. Hélas, parfois, les recherches ne mènent à rien. C’est le cas de Bizuth, un dessinateur d’un immense talent et brusseleir de surcroît : faisons-nous plaisir !

Son nom est Hubert Olyff, il semblerait qu’il fut correspondant de guerre belge. Et puis c’est le néant, l’horrible habitude de ne pas répondre aux emails… Cela étant, Bizuth a été publié dans deux livres que l’on peut trouver sur les sites Internet de livres de deuxième main, à des prix moins drôle que ses croquis. A chaque fois il s’agit d’une collaboration avec Edmond Hoton après la libération du pays : « Eux et nous » et, nettement plus vachard, « Leurs gueules ».

 

Bizuth_1 copy

 

 

». L’occupant nazi est croqué et régurgité, les Alliés drôlement sympas et le bruxellois de l’époque… un peu entre les deux ! De toute façon, Bizuth possédait un coup de crayon remarquable, une patte de coloriste acérée (ça se dit ça « une patte acérée » ?). Personnellement, ce que je trouve fantastique sont les vues « aériennes », un don de la perspective étonnant et quelle vivacité dans l’installation des personnages ! Sans oublier les arrière-plans qui posent tellement bien l’ambiance.

 

Bizuth_2 copy

 

 

Je n’ai pas acheté les livres, j’ai reçu l’autorisation de reproduction de Bernard Paich, rédacteur en chef de l’excellent magazine français « 39-45 » qui est un tout grand titre de cette presse spécialisée. Thanks, Bernard !

 

Bizuth_3 copy

 

 

Je n’indique pas de légendes car, à ma connaissance, il n’y en avait pas. Sauf, pour la rue des Radis ! Si l’un d’entre vous possède le CD audio avec « Radish Street » du groupe jazz « The Ramblers »…

Appel aux lecteurs, comme on dit : si vous en savez plus…

Bon on se change en petit moineau des strotjes.

 

Robert Dehon

 

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Merci Robert Dehon