08/03/2013
Nos estaminets et belles brasseries d'autrefois

Tantôt pauvre, tantôt riche, le bruxellois a de tous les temps eu la réputation d’un bon vivant… aimant boire et manger…
Après tout, la Belgique n’est-elle pas le pays de la bière !
Ce qui explique, en partie, la présence sur le territoire de Bruxelles de tant d’estaminets à l’époque.

Au début du 20ème siècle, l’industrie brassicole constitue un secteur très important dans l’économie de Bruxelles. Les commerçants de la bière se regroupe en quatre catégories :
Les malteurs, qui font germer l’orge
Les brasseurs qui préparent les brassins
Les marchands de bières qui approvisionnent les débits de boissons
Les cabaretiers qui sont les détaillants

Principales bières sont la gueuze, la kriek, le lambic, le faro et la bière de mars.



S’ajoutent à nos brasseries, des bières venues de province comme la Diest, la Peterman, La Uytzet, la Bormemn la Pittem, l’Oudenaarde etc…

Statistique du nombre de débits de boissons relevés en 1882 (Avant la loi Vandervelde).
Bruxelles 3.268 débits
Saint Josse 513 débits
Molenbeek 943 débits
Laeken 464 débits
Ixelles 753 débits
Saint Gilles 662 débits
Schaerbeek 727 débits
Anderlecht 530 débits
Etterbeek 239 débits
Soit un total de 8.099 débits de boissons.

L’estaminet dans les années 1880 d’après Camille Lemonnier (contes flamands et wallons)
L’auteur écrit : « … sous les animaux fabuleux dont la dénomination correspond au nom de l’endroit, vous apercevez généralement ce mot, ESTAMINET, qui sert à désigner les misons où l’on consomme spécialement de la bière. Ce n’est pas le café wallon tapissé de papier à fleurs, d’une gaîté faite pour amuser l’œil, et qui le retient par des coquetteries d’images et de glaces et les bariolures de ses comptoirs reluisants de verres de couleur. Ici règne une simplicité rudimentaire : au mur, des affiches de ventes notariales jaunes et bleues pour tout ornement, quelquefois des cages où s’égosillent des canaris, un cadran émaillé pareil à un gros œil-de-bœuf, ou une vieille gaine sculptée d’horloge. »

« Visiblement », poursuit Lemonnier, « toutes distraction qui pourrait troubler le client dans la dégustation du liquide fermenté est écartée comme attentatoire à la gravité de cette occupation ; une antichambre officielle n’a pas plus d’austérité, et les gens qui sont assis autour des tables, sérieux, un peu endormis, avec des gestes automatiques, participent de la sérénité qui semble l’atmosphère de ces lieux ; Par surcroît, des pancartes accrochées au-dessus des têtes rappellent au respect de l’ordre les buveurs que des libations répétées pousseraient à s’échauffer outre mesure ; telle dit très nettement : Hier het is verboden te vloekken (ici il est défendu de blasphémer) ; telle autre enjoint de ne pas chanter. Aussi n’entend-on s’élever souvent de ces réunions, parfois très nombreuses, qu’une sorte de ronflement général et comme le bruit assoupissant d’une troupe tournant sur elle-même. »


« La plupart des estaminets de Bruxelles ont d’ailleurs une clientèle spéciale, qui varie peu ; il en est où un intrus serait mal venu de s’introduire ; chacun, par une coutume tacite, observée par les autres consommateurs, conserve sa place à la table qu’il a choisie dès le premier jour, comme une propriété que personne ne s’avise de lui disputer.

Les soirées passée à boire de la bière en fumant du tabac et en jouant aux cartes ou aux dominos sont une habitude si régulière de la vie bruxelloises qu’aucun évènement n’en peut distraire ceux qui l’ont contractée ; on rencontre fréquemment autour des tables des pères qui ont marié dans la journée leurs filles, des maris qui viennent d’enterrer leur femme, des gens d’affaires sous le coup d’un désastre financier ; et le médecin, l’avocat, le juge, le fonctionnaire, les hommes politiques les plus considérables se rassemblent au cabaret, aussi bien que le petit rentier, le boutiquier et le maçon devenu propriétaire.

C’est un trait des mœurs locales que cette égalité de toutes les classes dans la tabagie enfumée où, pour douze centimes, le pauvre et le riche s’achètent une place chaude, un bien-être engourdissant et la liberté de déblatérer contre les jésuites, les gendarmes et le pouvoir, s’il leur en prend envie.

Aussi, par ces côtés, l’estaminet est-il presque toujours une institution : on s’y rapproche, on s’y juge, on s’y connaît, les affaires s’y traitent, les marchés s’y négocient ; et, les jours de bourse surtout, le nombre de verres vidés y suit la proportion des transactions conclues ».

« Presque toujours », conclut notre auteur, « une société, constituée soit pour le plaisir, soit pour la défense d’intérêts définis (et le chiffre des unes et des autres est considérable dans ce pays dont l’association constitue l’un des principes essentiels), choisit un estaminet pour y établir son local et y tenir ses séances ; de même les meetings, les conférences, les assemblée pour délibérer sur les actes publics s’installent de préférence dans le voisinage des pompes à bière.
C’est là que se complotent la ruine ou le triomphe des ministères, que les oracles doctrinaires et socialistes se font entendre, que se façonnent les fortunes politiques : c’était de là que partait, en 1830, le triomphe de la Révolution ».

Il faut savoir que l’estaminet d’autrefois ne ressemblait pas du tout à celui d’aujourd’hui. Il y avait aussi, l’estaminet dit « le bac à schnick » où l’on servait principalement le genièvre. Beaucoup débitent des liqueurs fortes et, accessoirement seulement, de la bière. Il n’est pas rare de trouver, dans Bruxelles, des liquoristes qui écoulent une « pipe » de genièvre (environ 6 hectolitres) en 3 semaines !

Bld Léopold II 74
Quelques objets incontournables de l’estaminet :

Le déboucheur à gueuze avec un bac à égoutter les verres à gueuze (qui ne pouvait pas être essuyés) !

Un fût de faïence contenant le genièvre
Divers cruchons et verres dont notamment les verres à gouttes au fond très épais

Chope à bière d’un litre un faïence bleue de Bruxelles
Au mur, diverses affiches d’activités communales

Le fameux extrait de la loi sur la répression de l’ivresse

Un chromo représentant l’œil de Dieu avec la mention God ziet alles ; hier vloekt men niet !

Et puis il y a le « zagemanneke » que le « baas » mettait en mouvement lorsqu’un client quelque peu éméché « sciait » en paroles les autres clients au comptoir.

On y trouve aussi :
Un bac destiné à recevoir les jeux de cartes, une petite table avec un schietbak dans lequel on jouait avec des petits disques en laiton. Au sol, le jeu de boules

Fin du 19è et début du 20ème siècle, le tout était éclairé au moyen du bec Auer.

Les estaminets d’alors avaient parfois une cour ou un jardin. Ce qui permettait, en été d’y jouer aux boules ou aux quilles.


L’estaminet était souvent aussi le « local » de sociétés diverses, … de pêche, de société de tir à l’arc, de colombophiles, cyclistes, etc….

ESTAMINET : (d’après le dictionnaire du dialecte bruxellois de Louis Quievreux) vient du flamand « stamenay », dérivé de « stamm » (sic) : souche, famille et qu’on a nommé « stamme » des assemblées de famille où l’on buvait et fumait. Quant à l’espagnol « estamenta », assemblée d’états, il n’a rien à faire ici ».


« La Nation Belge » (29-2-1940) risque une autre hypothèse : « le mot estaminet est purement flamand, il viendrait de l’espagnol ‘esta un minuto’ ». « Esta un minuto » voudrait dire « demeuré une minute ». Estaminet serait l’endroit où l’on passe en hâte boire un verre ».


D’après l’auteur, « estaminet » dérive d’ « estaim » (étain). Jusqu’au 17ème siècle on se servit du mot « estamoie » qui désignait un pot à couvercle, à une ou deux anses, contant plusieurs pintes, généralement en étain, mais parfois aussi en orfèvrerie ou en verre. L’endroit où on se servait d’ « estamoies » ne pourrait-il pas être l’ « estaminet » ?


D’autres pensent que « stamenij », « stamenee » dans le dialecte ostendais pourrait dériver de « stam » dans l’acception de « famille ». D’après les vieilles chroniques, écrit « Volk en Staat » (26-8-1941), au cours des réunions de famille, les hommes ingurgitaient un nombre considérable de « pots » ce qui déplaisait aux épouses. Les maris, piqués, décidèrent de se réunir là où leurs femmes n’auraient pas accès. Les réunions continuèrent sous l’appellation de « stam » qui devint « staminets ».


D’aucuns font encore dériver « stamenee » de « stamelen » : bégayer, infirmité passagère provoquée par l’ivrognerie.

Café Van Roy chée de Ninove à Molenbeek (Arrêt face à la Brasserie Vandenheuvel)

Enfin, dit le journal précité, en Flandre, des tenanciers, pour attirer l’attention des voyageurs sur leur local, inscrivaient sur la façade « Sta, Mijnheer » (Arrêtez-vous, Monsieur). Cette inscription devint proverbiale au point que pour inviter un ami au cabaret on lui disait « Veux-tu venir avec moi au « Sta Mijnheer » ?

Les « Kaberdoeches » (bistros de quartiers, gargote) appartiennent au folklore des Marolles depuis le Moyen Age.

Entrée de la rue Haute et l'ancienne Porte de Hal
Aux abords de la Porte de Hal qui en ces temps-là était encore une zone marécageuse, des ouvriers et des artisans s’y étaient établissent.

La rue Haute (ancienne voie romaine) qui s’étendait au-delà de la Steenpoort était très fréquentée par les voyageurs qui se rendaient à Paris et vers le sud.
En ces temps lointains, on trouvait tout autour de cette «chaussée », des relais pour les attelages, des auberges pour voyageurs et une foule d’artisans de passage.
Les habitants de ce quartier s’expriment dans un langage particulier… mi-wallon, mi-flamand…. Naissance du Marollien ?... (à suivre)…

Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, une surpopulation est recensée. On verra se multiplier un nombre certain d’impasses dans les Marolles. On assiste alors à un cortège de misère, d’épidémies et de l’apparition d’un terrible fléau… l’alcoolisme.


On dénombre hélas aussi une prostitution de bas étage. Dans les bacs à schnikke (bistrots où l’on sert de l’alcool) on y trouve des vieilles zattecutten (soûlardes) aguichés les clients pour se faire payer des witteke (genièvre). De grandes bagarres éclatent régulièrement.



Dans les années 1880, Les esprits ouvriers s’échauffent et de sérieuses émeutes éclatent dans les quartiers tout autour de la rue Haute.

Le peuple ouvrier riposte et est confronté aux gendarmes qui chargent de tous côtés.

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar_De_Paepe
Durant cette période critique, des hommes se réunissent des les estaminets pour discuter et s’échanger des imprimés avec des maximes du marxisme. Un des plus acharnés est un typographe du nom de César Depaepe.

Ces émeutes conduiront en 1885 à la naissance du Parti Ouvrier Belge (POB) et à la construction d’une grande maison du Peuple à la rue Joseph Steven. C’est l’architecte Victor Horta qui dessinera les plans. C’est à cet endroit qu’est né le socialisme bruxellois.
L’épicentre populaire des Marolles était en ce temps-là, la place de Wallons (aujourd’hui disparue) « Waelsche Plaats » (Située plus ou moins à l'arrière de l'actuelle gare de la Chapelle)

Les anciennes auberges du 18ème siècle avaient des noms pour le moins pittoresques :

In den naemen Jésus (Au nom de Jésus), Den groenen papegay : désignait la cible qui servait au tir à l’arbalète… (Le local des Arbalétriers n’étant pas bien loin de là ; à La Brasserie « Les Brigittinnes » qui disparaîtra également en 1962), Het sigoinnek : la petite cigogne …. Etc…





Un si bel endroit paisible au coeur de la ville


On y sert toutes sortes de boissons fortes… A l’exception d’eau bénite ! … En soirée, plus d’un rejoignait son domicile avec un fameux « stuk in zijn klûût »

Suite aux divers travaux d’envergure décidés par la ville de Bruxelles, certaines enseignes célèbres à l’époque émigrèrent vers d’autres faubourgs de Bruxelles.

C’est le cas notamment du « Chien Vert » situé rue Terre-Neuve, proche de l’impasse des escargots (Caricolegang) qui rouvrira son « stamenei » avenue de Tervueren à Woluwe Saint Pierre.
C’est la construction en 1850 de la Gare du Midi et les travaux de la Jonction Nord-Midi qui sonneront le glas de la rue Haute en tant qu’artère de grande circulation.

A cette époque-là, les socialistes gagnent un double combat : Le Suffrage Universel et la loi Vandervelde (loi anti-alcool) à afficher dans chaque établissement. (voir affiche plus haut)

A défaut de voyageurs, les habitants, marchands et artisans remplaceront en majorité la clientèle de ces « Kaberdoeches ».

Jusqu’en 1920, on dénombre aussi une foule de campagnards cherchant à faire fortune à Bruxelles. Cela provoquera même une crise du logement ! Ces nouveaux arrivants s’installent là où ils peuvent … ils prennent souvent quartier près de la rue Haute et aux alentours. De ce fait, les tenanciers d’estaminets proposent « un logement ». On fait de la place partout ! … Une chambre à côté, au dessus et même en dessous ! Certains vont même jusqu’à proposer d’occuper les caves !

Profils des piliers de comptoirs…

Le « zattekul » philosophe, Le pouffer qui discute toujours sont addition après plusieurs jours de crédit....
Devant le bar des « Mille Colonnes », juste derrière le stationnement des fiacres, le zattekul philosophe, membre influent de la « chocheté mutuelle de la soif », vide sa chope en remarquant : « Voulez-vous croire que ça sont aujourd’hui percis’ cinquante ans que moi j’aie bu mon premier verre de lambic ? Alleie, à ton santé ! »

Il y a aussi celui qui fait des son « genre »…. Le prétentieux, le je sais tout…. « Zaïene grüte Jan oïetagne » en bruxellois




Expressions :
Ei ess züe zat as e kanong : Il ivre comme un canon (bourré jusqu’à la gueule)
Ne zoeïper : un buveur habitué
Zoeïpe : boire jusqu’à plus soif
Zoeiper : buveur
Ne flessevringer : un tordeur de bouteilles (ivrogne)
Geif ma enn lkouch bé : Donne-moi un verre de bière
Ge zaait beiter in a klaain stameneike as in en gruute kerk (on est mieux dans un petit estaminet que dans une grande église) : dit par un pilier de cabaret qui n’est pas un pilier d’église.







09:34 Publié dans BRUXELLES, COMMUNES BRUXELLOISES, dancing,cabaret,théâtre, estaminets brasseries, les brigittines, LES SPORTS, Place de la Chapelle, rue blaes | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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22/02/2013
Quand les bruxellois aimaient les pigeons.... Les colombophiles.
Petit article en hommage à mon Grand Père maternel (Ferdinand Hoeffler) qui tous les matins coupait avec application des petits croûtons de pain pour donner à manger aux pigeons….

Encore dans les années 50, nombre de Bruxellois possèdent au sommet de leur demeure un pigeonnier. « un Kijker » en bruxellois où ils élèvent des pigeons voyageurs. Quand il ne voyage pas, le pigeon roucoule et les voisins doivent renoncer, une fois pour toutes, à faire la grasse matinée ! C’était le cas pour mes parents qui vivaient dans un immeuble sur la Place de Jeu de Balle.
Quand le pigeon voyage et revient des lieux où il fut convoyé, il lui prend parfois la fantaisie de s’attarder à deux pas de sa demeure, sur quelque corniche. On assiste alors à une scène où notre passion des pigeons prend des accents exceptionnels. Mimique persuasive, implorante, menaçante, du propriétaire pour décider le volatile à réintégrer son domicile ; paroles tendres, petits noms, diminutifs en « ke » ou en « che », comme « chouque, tache,… » que l’indifférent reçoit comme une grand dame les hommages d’un pâle inconnu.
Vient un moment où l’homme se fâche ; ses gestes se font comminatoires, sa voix s’élève, se fait rude. Il perd la partie, mais il faut que colère se passe…
… Et voilà pour quoi notre radio nationale consacre, chaque dimanche, plusieurs émissions sibyllines aux profanes, vouées aux convois et aux lâchers, religieusement écoutées par des milliers d’amateurs de colombophilie.

Si vous croisez à Bruxelles ces passants porteurs de paniers, nul doute : voici des fervents d’un sport grave et populaire entre tous : LA COLOMBOPHILIE !
N’allez pas croire que ces volatils étaient considérés comme aujourd’hui !

Au 28 de la rue Ste Catherine, à la brasserie du grand château d’or, le coup d’éclat suivant fut réalisé par le patron Mr Vandenkerckhoven. Il obtint en juillet 1859 , de fournir ses locaux aux réunion de la « Société de Colombophiles Union et Progrès », avec d’emblée l’envoi de 63 pigeons parmi les grands cracks du moment, au concours d’Angoulême. Un mois plus tard, ce furent 169 bestioles qui prirent le train de Pontoise. Les deux premières rentrées au bercail appartenaient à M. Beghuin, la 3ème à M. Deruysscher, la 17 ème et dernière au pauvre M. Ysermans… Et le même mois encore, ce fut grande agitation dans la brasserie à l’occasion d’un concours à Versailles, qui donna l’occation à M. Deruysscher de prendre sa revanche…

En septembre 1887, la fédération des sociétés colombophiles de l’agglomération bruxelloise a organisé, sous le patronage de la société Bruxelles-Attractions, une fête originale qui a obtenu un vif succès d’intérêt et de curiosité.
Il faut dire qu’il existait bon nombre de colombophiles en Belgique.
Cette fête, donnée au profit des pauvres, consistait en un grand lâcher de pigeons, en courses pédestres. Le lâcher s’est fait au parc Léopold. Le matin a eu lieu, à travers les rues de la capitale, le défilé des chars transportant les paniers qui allaient prendre part au concours.
A 14h, au milieu d’une foule énorme, on a libéré 25.000 pigeons qui, tous à la fois, sont partis en un seul groupe, obscurcissant la lumière du jour par leur masse compacte. Imaginez, le froissement engendré par 50.000 ailes battant de concert…. Ce bruit produisit un son comparable à un coup de tonnerre.
L’immense essaim a tournoyé un instant dans l’espace tel une véritable orgie ornithologique ! Puis, à un moment donné, comme obéissant à un commandement, les oiseaux se sont dispersés aux quatre coins de l’horizon.
A ce moment-là, un aérostat s’élevait gracieusement dans les airs, semblant poursuivre les pigeons.


Ce spectacle, très curieux, a été suivi avec intérêt et émotion par la foule de spectateurs. Quelques instants plus tard, la foule se disloqua lentement. Chacun avait la tête encore emplie du vol des pigeons. Certains avaient aussi les poches vides suite aux vols perpétrés par les « pickpockets » ! Car il s’en trouve toujours là où il y a des pigeons à plumer…. Et oui…. Déjà en ce temps là !

Vendeur de pigeons sur la Gd Place à Bruxelles
Après le pain, les jeux, cela se savait déjà au temps des Romain. Aussi le cabaretier J.H. Werrie-Winteroy put-il, lors de la Kermesse de juillet 1889, recevoir en son Jardin Joyeux les non moins joyeux colombophiles de la société « La Colombe Joyeuse » chargés du grand concours par la Fédération des Société colombophiles bruxelloises. Une cérémonie répétée en 1898, et marquée par un grand lancement de pigeons à Chantilly.
En évoquant cette Colombe Joyeuse, voici un instant, profitons-en pour souligner combien, avec le jeu de balle (et bien sûr tus ces tirs d’archers et arbalétriers), le culte de la colombophilie appartient de façon extraordinairement intime à l’âme bruxelloise. Il faut savoir que voici un siècle et davantage, les innombrables estaminets spécialisés ne vivaient pratiquement que de l’effervescence que leur apportaient les comités colombophiles dont ils étaient arrivés à obtenir les réunions régulières chez eux. Et les jours de concours, on scrutait l’arrivée des coureurs, hors d’haleine, porteurs des précieuses bagues des pigeons rentrés au pigeonnier.

En ces temps où les enregistreuses n’étaient pas encore inventées, seul comptait en effet le moment de la remise de la bague au chronométreur. Le propriétaire du pigeon, stationné dans son pigeonnier, scrutait les cieux, et sitôt l’oiseau rentré, il s’emparait de la bague, la jetait dans un tube fixé à sa façade, où les ketjes la saisissait et filait au « kaberdouche ». En hurlant, avec ses compères de rencontre « Pigeon, pigeon ! », et manquant à chaque instant de faire trébucher les bourgeois malencontreusement dans son chemin.
Alors ceux-ci se lançaient à la poursuite des impudents garnements, ce qui créait parfois d’indescriptibles désordres ! Tout cela appartenait à un folklore bien établi, et finalement personne n’y trouvait à redire.
…Un folklore qui devait disparaître d’un coup, comme nous en informe la presse de janvier 1896, « encore un petit métier qui va disparaître » ajouta-t-elle la larme à l’œil. Par l’invention en France de l’appareil « L’inviolable », qui …supprime les coureurs portant, à une allure extraordinaire, les bagues aux sièges sociaux, et les froissements qui peuvent surgir entre les membres d’une même société ».
Naissance de l’appareil à horloge marquante, scellé, plombé, où l’on introduit la bague des pigeons rentrés au colombier, et rendant toute fraude impossible. « Voilà qui va révolutionner les règlements de la colombophilie ». En effet, finis les gamins à la course folle.

Les pigeons du Bois de la Cambre
Telle étaient donc les mœurs des colombophiles du siècle dernier, et en particulier ceux du cabaret « Le Jardin Joyeux ». Lequel acquit au cours des années 1895 une importance à peu près égale à celle du « Grand Château d’Or » de la rue Ste Catherine, si l’on en juge par les sociétés qu s’y réunissaient régulièrement.
En Août 1898, on convia la foule à venir participer depuis la gare du Midi jusqu’à la Porte d’Anderlecht à un lâcher monstre de pigeons, avec « des dizaines et des dizaines de paniers remplis de pigeons » rangés à côté des baraque de la foire. Après 3 coups de canon retentissants, les paniers sont ouvert, quelques pigeons s’échappent, filent à tire d’aile, puis la grande masse des oiseaux s’élèvent, tournoie comme de larges feuilles mortes emportées comme un tourbillon, tandis que les orchestres de la foire tonitruent, que les orgues de Barbarie gémissent des airs d’opéra et que les danseuses de parades esquissent des pas plus ou moins légers…
Les pigeons partis, on s’en retourne aux montagnes russes…

Durant la guerre 14-18
Malgré le fait qu’à l’époque on voyait se développer la téléphonie et l’émission radio, il était fréquent que des unités soient isolées ou que des messages devaient être envoyés rapidement sur de longues distances. Dans ce cas, on avait recours aux pigeons voyageurs. Ils étaient élevés et transportés vers des unités mobiles au gré des besoins dans les zones de front différentes.
100.000 pigeons furent employés par les Anglais durant cette guerre.
C’était une belle stratégie mais l’occupant allemand prit connaissance de ce subterfuge et décida d’interdire aux civils des zones occupées de lâcher les pigeons !
Toutes personnes désobéissantes étaient menacées de mort par voie de presse. Les personnes qui récupéraient des pigeons voyageurs, étaient également tenues de remettre ceux-ci aux autorités militaires faute de quoi, elles seraient accusées d’espionnage !

14 mai 1922, voici l’un des 2 avions … butin de guerre pris à l’Allemagne, qui vient d’être transformé en colombier volant pour le transport de pigeons voyageurs mis au concours. Nous avion déjà l’aviation militaire, l’aviation civile, voici l’aviation pour … volatiles !

Les colombophiles espèrent, par ce moyen épargner à leurs pigeons les fatigants et coûteux voyages en train ou en camion. Comme le montre notre photo, des loges latérales ont aménagées dans le fuselage de l’avion. Il suffit d’amener les paniers contenant les pigeons et le transbordement s’accomplit. L’aéroplane n’a plus qu’à voguer vers le lieu de lâcher, où il arrivera en quelques heures au lieu de 2 jours.
LA STATUE.

Bruxelles fut probablement la seule ville à rendre hommage aux pigeons voyageurs durant la guerre. Cette statue est l’œuvre de Victor Voets et fut inaugurée en mars 1931. Elle se situe Square des Blindés à Bruxelles.


Merci à Jeancke …. (Jean-Pierre Roels) pour la recherche de documents…

N’empêche, que les bruxellois aiment aussi la saveur du pigeon…et certains terminaient à la casserole ! ... Allei ! Mangez… ‘t es van brussel …

PIGEON A LA HOEILLAARTOISE
Vieille recette mais savoureuse d’une commune où les pigeonniers étaient légion.
Procurez-vous 2 pigeons jeunes et bien en chair.
Videz-les et troussez-les.
Dans une sauteuse, faites fondre un bon morceau de beurre et déposez-y les pigeons.
Faites-les rôtir sur chaque face durant quelques minutes.
Ajoutez ensuite un demi-litre de bouillon de volaille et 25 cl de vin blanc.
Salez, poivrez, ajoutez du thym et du laurier.
Pendant ce temps, épluchez une dizaines de petits oignons et nettoyez 250 gr de champignons.
Ajoutez-les dans la sauteuse.
Couvrez et laissez mijoter 50 à 60 minutes à feu doux.
A la fin de la cuisson, retirez les pigeons et laissez réduire un peu le jus de cuisson…. Puis liez la sauce avec 2 jaunes d’œufs dilués dans 15 cl de crème fraîche. Rectifiez l’assaisonnement et laissez réduire 1 à 2 minutes. Passez la sauce au tamis.
Dressez les pigeons dans un plat avec la sauce.
PIGEONS AUX PETITS OIGNONS.
Prenez 2 pigeons. Coupez-les en 4 (dans le sens de la longueur puis en chaque moitié).
Dans une cocotte, faites fondre 2 bonnes cuillères à soupe de beurre.
Faites-y dorer les morceaux de pigeons sur chaque face.
Quand ils ont prit une bonne couleur, ajoutez-y une trentaine de petits oignons épluchés.
Couvrez et laissez cuire environ 7 à 8 minutes en mélangeant de temps à autre.
Ajoutez ensuite 25 cl de vin blanc sec, 25 cl de bouillon de volaille, un bouquet garni, un clou de girofle, un peu de ciboulette hachée du sel et du poivre.
Laissez mijoter environ 1 heure à feu doux
Pendant ce temps, préparez la garniture suivante :
Epluchez 125 gr de champignons de Paris, faites-les revenir dans du beurre.
Nettoyez 4 ris d’agneau et un ris de veau.
Faites-les dégorger dans de l’eau froide puis trempez-les quelques instants dans de l’eau bouillante pour les faire blanchir.
D’autre part, détaillez en petits morceaux, un rognon de veau et faites-le sauter à la poêle dans un peu de beurre.
10 minutes avant de servir, ajoutez dans la cocotte des pigeons, les champignons, les ris et les rognons. Rectifiez l’assaisonnement et laissez mijoter environ 10 minutes.
En fin de cuisson, disposez les morceaux de pigeons entourés de leur garnitures de cuisson et réservez au chaud.
Liez la sauce avec un demi-citron pressé et un peu de maïzena diluée dans du lait.
Nappez votre plat de cette sauce et servez…
Bon appétit ….
12:54 Publié dans aviation, aérodrome,sabena, BELGIQUE, BRUXELLES, ET PENDANT CE TEMPS LA A BRUXELLES ..., fêtes,foires,fêtes forraines, images de guerre, jeux,jouets d'autrefois,livres enfance, LES SPORTS, Marolle, marolles, recettes, vieux marché,place du jeu de balle,aemet,puces de Bruxelles et environs, vismet - marchés-port de bruxelles,canal,senne | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
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22/02/2009
SOIREE A VENIR

Merci de diffuser cette info autour de vous ...Merci pour le Boxing Club ;o)
J'y participerai en tant que bénévole (mais pas sur le ring hein !!!)
21:15 Publié dans LES SPORTS | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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23/11/2008
Rencontre entre blogeurs et visiteurs...1 000 000 ! Faut fêter cela !

En souvenir de mon premier article sur mon blog concernant mon oncle Jean Hoeffler qui était boxeur et pour tout le respect que j'ai pour ce sport....En souvenir de Robert Lens et tous les autres boxeurs bruxellois, je vous suggère de vous rencontrer au boxing club d'Anderlecht dans le courant de mois de janvier 2009 ou février 2009 (à voir..)
Maurice Naveau actuel propriétaire de la salle met à ma disposition sa salle. Le dernier rendez-vous au café la Brocante étant assez impersonnel, il me semble que dans cet endroit (plein de souvenirs)...conviendrait mieux...Qu'en pensez-vous ?
Nous avons déjà prévu quelques surprises...un bar (avec Leffe ;-) et tout cela dans une ambiance conviviale...et pourquoi pas un petit buffet ?
J'attends vos réactions avant de prendre une quelconque initiative....Merci
A bientôt et au plaisir de faire votre ...vos ...connaissance(s) !
Sophie
PS...sur la photo, il y a certainement des visages que vous reconnaîtrez ;-))
En faisant un clic sur l'image, dans environ une semaine....je vous donnerai les noms ...hèhè
09:22 Publié dans LES SPORTS | Commentaires (12) | Envoyer cette note |
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05/02/2008
Quand le basket ball faisait rêver Bruxelles - Le Royal IV souvenirs de Jean Demeur
Avant tout, chers internautes qui visiteront ce blog, je tiens à vous dire ce que ce blog n’est pas !
Vous ne trouverez pas ici d’historique du ROYAL IV, mais bien des souvenirs personnels des années que j’ai passé au club. Ces souvenirs d’enfance, d’adolescence (et donc d’insouciance !) sont forcément incomplets pour prétendre à une quelconque étude historique.
Ce blog n’est pas plus une part de « passéisme » de ma part devant lequel les internautes n’ont qu’à s’incliner en disant « Ah ja, ‘t was zue tof vruger… »
Non, ce blog s’adresse surtout à toi (que tu soir un ancien joueur du ROYAL IV ou un supporter de cette époque, ou même un adversaire..) Pour que tu le fasses vivre en prenant contact avec les internautes en lui livrant des infos ou des souvenirs, en partageant tes photos.
J’aimerais que ce soit un hommage.
À ceux aussi qui complétèrent ce team, car une équipe, un club n’est pas exclusivement composé de 5 gars.
A nos « adversaires » de l’époque aussi et je pense tout particulièrement aux cercles Bruxellois et postscolaires de ’ l’époque : les Semailles-l’Amicale-Union St Gilloise-le Canter-le Fresh air-le Racing de Bruxelles …etc.…
Et enfin aussi aan onze nederlandstallige rienden van ANTWERPSE-VG OOSTENDE-HELLAS GENT-ZAZIKO-RACING MECHELEN enz…
Un regard aussi vers ceux qui en 1950 étaient Minimes-Cadets en 582 et venaient nous affronter le dimanche matin sur les terrains « en scramoulles » du stade Vanderputten (Aie, que les chutes étaient douloureuses !!!! Mes genoux s’en souviennent encore !!!)
Un appel aussi aux jeunes d’aujourd’hui ! Si tu reconnais ton père, ton grand-père, n’hésite pas à lui en parler. Il sera certainement heureux de revoir ces images de sa jeunesse.
Je tiens aussi particulièrement à remercier ROGER VANDERLINDEN et ses fils et encore plus la cheville ouvrière qu’est JEAN MARC qui non seulement apporta la matière nécessaire à ce blog, mais en plus parvient à ranimer en nous cette petite flamme qui ne s’était jamais complètement éteinte.
Mes remerciements vont aussi à Sophie qui est un exemple de dynamisme et dont le blog nous offre l’hospitalité.
Donc si vous avez des photos de ces joutes mémorables, contactez-moi via l’adresse de Sophie et elle se fera un plaisir de me les transmettre et ensuite les placer sur le blog.
Je vous recommande aussi de visiter la page
http://sofei-vandenaemet.skynetblogs.be/post/5431555/que-sontils-devenu-#comments
que Sophie consacre à notre école.
Et maintenant, BACK TO THE PAST !!! plongez-vous dans les souvenirs et les archives....

Si au lendemain de la guerre la renommée de l’école 4 de la rue des six jetons avait largement dépassé les limites de la ville de Bruxelles, son cercle postscolaire, les « Anciens 4 » devenus plus tard ROYAL IV et plus particulièrement sa section de basketball, allait rendre célèbre le « 4 » bien au-delà des frontières de notre petite Belgique.
Si déjà les basketteurs de l’ancien 4, avec entre autres les frères Robert, Louis Van de Goor, Henri Servaes, Marcel De Haeck, Camerlynckx, Charles Herreman et le tout jeune Emile Kets, avaient jeté les bases d’une magnifique équipe, c’est dans les années 50 que sous la direction de Camerlynckx (comme entraineur) que fut constitué le fameux « Cinq » qui fut qualifié par la presse internationale de « Meilleur quintet d’Europe »… On pardonnera (pour une fois !) aux Bruxellois d’être chauvins, mais il faut bien le redire : Crick, Depauw, Brichant, Rombauts, Nolis et Kets écrivirent les plus belles pages du basket belge des années 50.

Crick, Depauw, Brichant, Rombauts, Nolis, Camerlynckx et Kets ….C’est eux qui écrivirent les plus belles pages du basket belge
A cette époque, beaucoup de clubs étaient des cercles issus des postscolaires outre le ROYAL IV, il y avait à Bruxelles les : anciens 3, les anciens 13, les Semailles (école Bld du Midi 6), etc…
A l’école 4, ce sont JO VAN HOOVELD et THEO BEYDTS qui inoculèrent le virus du basket a beaucoup d’entre nous !
Nos entraînements se déroulaient à l’école 4, au stade Vanderputten bld de l’abattoir ou à l’école Charles Buls place Rouppe. Tandis que les matches de championnat se disputaient dans ce qui était pompeusement qualifié de TEMPLE DU BASKET c'est-à-dire l’ancien PALAIS DU MIDI.
STADE VANDERPUTTEN 27 JUIN 56 avec François Keller
Lorsque les kets de l’école s’entrainaient, un « ancien » téléphonait à MARCEL DE HAECK, et celui-ci, nous prodiguait ses conseils.
Après l’entrainement, fiers comme Artaban nous attendions impatiemment son appréciation : « Doe es nog wa werk on de keir, en doebaai, ge zet allemoel rotte ! » L’expression fit son chemin jusqu’en équipe première ! On n’a pas fait mieux depuis pour encourager des gamins de 10-12 ans !!!


TOURNOI ST JOSSE
En déplacement à Liège – Brenneisen et Devigne
e Palais du Midi …Pompeusement baptisé le ‘Temple’ du Basket bruxellois….
Mais qui étaient ces fameux « cinq » ?
Le journaliste Bob Gueuns (que l’on surnomma le pape du basket belge), publiait dans « Het Lasstste Nieuws » du 18 octobre 1956, « ROYAL IV SCHRIJFT DE MOOISTE BLADZIJDEN UIT DE GESCHIEDENIS VAN HET BELGISCH BASKETEBALLE » et plus loin, « Kets, Crick en Depauw stonden aangeschreven als de beste spelers van Europa » …Maar men verget Brichant, tenniskampioen en uilenspielgel Nolis niet !
Ce journaliste, fin connaisseur et amoureux du basketball, dont les préférences allaient toutefois à l’Antwerpse et à l’Hellas de Gand, donnait par ces phrases, une image éclatante et impartiale de l’équipe bruxelloise. Est-il nécessaire de souligner que Bob Gueuns était loin d’être le seul à penser cela ?? Inutile non plus d’insister sur le fait que ces 5 joueurs correspondaient aux modèles à suivre pour des centaines de ketjes dans des dizaines de cours de récré ! …celle de l’école 4 n’était pas un peu fière !! Non peut-être !!!
Coco à l’époque qualifiée de meilleur ‘centre’ d’Europe.
…Il en fallait bien souvent plus d’un pour arrêter le « Feu Follet »…Jean Crick !

Jean Nolis le « Uylenspiegel » …


Mile Kets dit « le Sorcier » contre l’Antwerpse face a Eygel et Rene Aerts.

Dans l’ombre de ce « fameux cinq », gravitaient des garçons qui loin d’être manchots, auraient fait le bonheur de bien d’autres clubs. On affirmait que la seule équipe capable e battre le quintette de base du Royal IV, …c’était l’équipe de réserve du Royal IV !!!!



Nicodeme et D’Hoir face aux 2 Aerts de l’Antwerpse (René et Etienne)
Présentation de l’équipe au Tournoi de Noël

François D’Hoir contre vg Ostende

En équipe Nationale contre
Après l’Ere Camerlynckx, Henri servaes pris le relais….a nouveau un « vrai bursseleir » ! Avec Henri, après l’entrainement, en été au stade Vanderputten, nous allion….Refaire le monde…du basket,…autour d’un « double bock » (cuvée spéciale de l’époque)…T’en souviens-tu Jean (Nolis) ??

Après Servaes, une nouvelle génération de joueurs se structure autour d’un nouveau coach : ROGER VANDERLINDEN. Clubman exemplaire, il prit la direction dans un contexte général « difficile » ! Les cercles post scolaires qui avaient donné le goût de la pratique du basket à tant d’entre nous, étaient irrémédiablement condamnés à disparaître !!! Ils ne disposaient pas des ressources nécessaires pour suivre l’évolution du basket !!!! Tous les cercles post scolaires avaient disparus de
a) Joseph Tre-Antoine Tre-François D’Hoir t Albert Nicodeme.
b) Neykees-Lechien-Devigne-Bernier-Vandervorst

FELIX SIROU-FRANCOIS D HOIR-MARCEL LECHIEN-PHILIPPE DEVIGNE-MARTIN BRENEISSEN-DEDE DEGROEN ET JEAN CRICK.
Ce fut la fin d’une « belle épopée » et le début d’une nouvelle histoire …le ROYAL IV chercha son salut dans une fusion avec le ROYAL SPORTING CLUB ANDERLECHTOIS. Eugène STEPPE, le secrétaire général de l’époque rêvait de faire du R.C.S.A. un grand club omnisport, à l’image du REAL DE MADRID. Ainsi naquit le ROYAL IV SPROTING CLUB ANDERLECHTOIS. Les verts et rouge passaient au mauve et blanc. Une ère nouvelle s’ouvrait sous la férule d’un nouveau coach : HENRI OTTEN.
a)Richard Wagner, Jacky Brichant, François D’Hoir, André Hennes, Michel Peymans.
b) Martin Brenneisen, Coco Depauw, Jean Verstuyft, Jean Bruggeman.
c)Paul Dutrieux, Joseph Serron, Joseph Dieu, Michel Van Velsen, Henri Otten (coach) et Raymond Vandenherrewegen.
A la tour Martini...


Henri Otten

…Et toujours sous la présidence de Jo Van Hooveld…
Quelques moments forts de cette période :

François D'Hoir
![andre hennes[1].jpg RECT](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn007_original_639_413_pjpeg_2565708_79e07e37b4362124cc62b06940e46a79.jpg)
André Hennes

Coco


François D'Hoir, Richard Wagner ...victoire en coupe...
Ce fut aussi pour la première fois de son existence que le ROYAL IV remporta
![RIV SCA 5[1].jpg RECT](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn007_original_640_414_pjpeg_2565708_1b9cebf56d101671eaca88f0000d1a56.jpg)
![RIV SCA 5[1].jpg RECT](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn007_original_640_414_pjpeg_2565708_8a05ecb97fac66ee1edf9cad91fee3aa.jpg)

![victoire en coupe de belgique COCO[1].jpg redim](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn007_original_640_401_pjpeg_2565708_5e9c2509822e4b8c95bbd25e5af2507c.jpg)

Félicitations du Racing de Malines.


J.HUYSECOM – J DIEU – F. D’HOIR – PAGE – G. STORME
En ce qui me concerne, l’aventure s’achevait ici. Du Royal IV, ne me restait que des magnifiques souvenirs qui me revenaient occasionnellement lorsque je croisais tel ancien ou que je téléphonais à untel autre ….

Le Jubilaire entouré des « Cinq »

A

Roger Vanderlinden et Emile Kets

Roger et Coco

Le jubilaire congratulé par ses fils

Nolis et Brichant

Jean-Marc Vanderlinden et Marie-Thérèse Van Hooveld qui fut de nombreuses années la secrétaire du ROYAL IV.

Le DVD créé pour la circonstance

Coco Depauw – Brichant et Jean Crick

Jules Demarez- Jean Crick et Théo (ancien concierge de l’école 4 à Bruxelles).

Emile présentant l’affiche du Match de Coupe d’Europe Royal IV-REAL DE MADRID

A

PALMARES DU ROYAL IV
| 1959 | Antwerpse |
| 1958 | Royal IV |
| 1957 | Royal IV |
| 1956 | Antwerpse |
| 1955 | Hellas |
| 1954 | Royal IV |
| 1953 | Royal IV |
| 1952 | Royal IV |
| 1951 | Semailles |
| 1950 | Semailles |
| 1949 | Semailles |
| 1948 | Semailles |
| 1947 | Semailles |
| 1946 | Semailles |
| 1942 | Royal IV |
| 1939 | Royal IV |
…et les premières réactions…


Photo reçue d’une rencntre semaille-antwerpse (René AERTS)
René qui m’écrivait encore il n’y a guère longtemps… « Certainement le Royal IV cette fameuse équipe…encore aujourd’hui, j’ai la plus grande estime pour ce qu’ils ont réalisé à cette époque et finalement ce qu’ils ont fait pour le basket belge» En plus tous ces souvenirs du Royal IV qui encore aujourd’hui est dans mes yeux la meilleure équipe belge de tous les temps. Les voir jouer, c’était rêver…MERCI POUR EUX René….
Jean Demeur

1947 RENCONTRE RACING DE BRUXELLES – ANCIENS 4 (collection Henri Otten).
Il s’agit d’un match d’avril 1947 qui se déroulait à l’époque dans le gymnase de l’Ecole Normale Charles Buls. C’était au temps des frères Robert, de Camerlynckx du « kramp » (Dehaeck), déjà du Mile à ses débuts…
Moi, je jouais au Racin C.B. avec Ledoux, Hermans, Jacquemarts….et toi ??? Tu étais un peu jeune sans doute pour déjà te préoccupé de basket ??!!
Henri Otten

a) Michel Peymans-Jean Bruggeman-André Hennes
b) Guy Moenens-Marc Ladriere-Opbebeek-Quintin
Collection André Hennes.
Un immense merci à Jean Demeur de m'avoir...de nous avoir fait découvrir cette très belle page d'histoire sportive à Bruxelles.
Sofei
16:05 Publié dans LES SPORTS | Commentaires (61) | Envoyer cette note |
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