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11/11/2013

Hôtel Métropole

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Situé au n° 33-35 de la Place De Brouckère.  Immeuble de rapport et de commerce de style éclectique, conçu par l’arch. G. Bordiau en 1872, Acheté en 1891 par les brasseurs Wielemans-Ceuppens qui y ouvrent en 1892, le célèbre Café Métropole, disparu en 1973. 

Etages annexés par l’Hôtel Métropole voisin, totalement remaniés à l’intérieur et exhaussés d’un niveau sous toiture mansardée en 1926.

De cinq niveaux et cinq travées inégales, façade monumentale de pierre blanche et de pierre bleue, rehaussée d’un riche décor plastique d’inspiration classique et baroque, bien rythmée horizontalement et marquée par le ressaut de trois travées axiales plus larges.

R.d.ch. à bossages, occupé à l’origine par trois devantures commerciales surmontées d’un niveau entresolé, aujourd’hui masqué par un auvent, et flanquées de portails d’entrée privée dans les travées d’angle.

 

Quatre colonnes sur socle décoré dans le haut par un masque de satyre, soutenant un balcon.  A l’origine, attique bordé, entre les travées d’angle, par un garde-corps continu en ferronnerie et scandé par une colonnade interrompue, dans l’axe, par un portique en décrochement surmonté d’un groupe sculpté par J. De Haan, figurant le Progrès entre l’Abondance et la Paix.  

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03/10/2013

La vénérable rue Neuve ...d’après Fernand Servais en 1965

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La rue Neuve a ceci de doublement paradoxal : elle est ancienne ; et, primitivement dénommée Longue rue Neuve, elle cessa de revendiquer sa qualité de longue dès le jour où se prolongea jusqu’au boulevard du Jardin Botanique. 

Car, avant 1839, son point terminus était l’embouchure de la rue de Malines.  L’espace compris entre cette rue et le boulevard était couvert de maisons et de jardins dont, par arrêté royal du 15 juillet, on décida le percement, en vue d’établir une voie rectiligne reliant les actuelles places de la Monnaie et Rogier, où la gare du Nord fut inaugurée en 1841.

 

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Notons, du reste, que la rue Neuve, dont les origines remontent à la fin du 16ème siècle (la première enceinte de Bruxelles longeait la rue du Fossé-aux-Loups) avait été déjà agrandie et percée en 1617, à l’initiative de l’entrepreneur Jérôme De Meester qui favorisa ainsi l’éclosion d’un nouveau quartier, un quartier bourgeois, encore que champêtre, ayant des communications directes avec la Porte de Laeken.

 

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Il n’était pas bien salubre, à la vérité (la rue dite du Marais porte un nom évocateur…).  Maraîchers, fleuristes, blanchisseurs y étaient, si l’on peut ainsi dire, à pied d’œuvre.  D’où les noms persistants de : rue des Roses, rue des Bluets, rue du Persil, rue aux Choux, rue de la Blanchisserie, donnés aux rues environnant de la place des Martyrs, nommée alors place Saint-Michel.

 

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Et cet endroit, qui garda longtemps son allure campagnarde, ne manquait pas d’être idyllique, étant pourvu de guinguettes verdoyantes où nos aïeux allaient charmer leurs amours dominicales… Guinguettes dont la dernière en date, dans les parages, fut celle du mémorable et regretté « Diable-au-Corps ».

Evidemment, nous avons peine à nous imaginer, aujourd’hui, un tel recul, de telles origines à ce quartier devenu une des centres les plus vivants, les plus modernes de la capitale.

 

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Il est vrai que le nom même de son église : l’église du Finistère (Finis terrae) suffit à évoquer ce primitif isolement.  Cette église, est le seul monument dont peut s’enorgueillir la rue Neuve.

 

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Par contre nombreux furent les demeures seigneuriales, les luxueux hôtels privés qui l’embellirent au point d’en faire, à un temps donné, une des rues les plus cossues de la ville.

 

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Nous nommerons : l’hôtel de la marquise douairière de Wargny, devenu, en 1675, l’hôtel des Spinola ; l’hôtel du comte de Furstemberg ; l’hôtel du baron de Secus, démoli pour y aménager la Galerie du Commerce ; l’hôtel d’Alexandre-Joseph Rubens, receveur général des Domaines.  On peut en voir encore une partie, avec un demi-fronton, englobée dans l’annexe des magasins de l’Innovation en face de l’église.  Les plans de cette admirable demeure furent tracés par l’illustre aïeul du propriétaire : le peintre Pierre-Paul Rubens.

 

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Actuel C&A en 1880

 

Ce fut dans la rue Neuve également que se trouvait l’hôtel de Vander Noot, un des artisans de la révolution brabançonne.

 

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N° 3-5- et 7 de la rue 

 

Le dernier occupant fut le facteur de pianos Oor, dont les vieux Bruxellois n’ont pas perdu le souvenir.

 

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Parmi les notoriétés qui résidèrent en cette rue signalons aussi la comtesse de Montholon, la femme du célèbre général, qui vint s’y installer en 1819, un mois après la mort de sa fille, Joséphine-Napoléone dont l’Empereur était le parrain… et peut-être même le père.  La comtesse avait séjourné avant cela dans une maison sise au coin de la rue Royale et de la Montagne de la Cour (emplacement de l’Hôtel de l’Europe).  Le décès de son enfant étant survenu en cet immeuble, elle l’avait quitté pour chercher, vainement, ailleurs, un adoucissement à son chagrin… Elle rejoignit le général, à Paris, en 1821, après avoir failli être brûlée vive dans l’incendie qui dévasta cette dernière habitation.

 

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On le voit, …. La rue Neuve a ses titres de noblesse (selon F. Lebouille, pas moins de 30 rues portèrent le nom de « Rue Neuve » à travers les siècles)

 

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Elle rappelle en outre, souvenirs moins lointains, le troupeau de chèvres qui passait le matin et que le pâtre trayait en chemin faisant, à la demande des amateurs de bon lait bien tiède.

 

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Aux demeures patriciennes ont succédé les coquettes boutiques, les immenses et splendides magasins d’aujourd’hui.  Et c’est tant mieux.  Là où régnait jadis une morne austérité faite de maisons solennelles aux porches rébarbatifs, s’ouvrent maintenant des portes accueillantes, sourient des étalages séduisants, s’éveille l’amusante curiosité de la foule des passants, fleurit le bagout plébéen des camelots, des marchandes, des marchands ambulants, s’élève la voix joyeuse d’un chanteur en plein air !

 

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Car elle savait aussi être joyeuses, la rue Neuve ! …

 

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Maison Colard au n°11

 

Des salles de spectacles l’agrémentaient avant la première guerre mondiale.  Des cafés-concerts, des théâtres, lesquels se multiplièrent durant l’occupation, sans toutefois atteindre le nombre, record, des cinémas d’aujourd’hui.

 

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Le premier théâtre connu qui s’ouvrit rue Neuve (au n°153) fut l’Eden.  Son inauguration eut lieur en 1906.

 

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Le programme quotidien comportait des numéros de music-hall, une pièce en un acte et – déjà – une vue cinématographique.

 

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Au Bon Marché en 1800

Il devient totalement cinéma fin 1910.

De dimensions beaucoup plus réduites et spécialisé dans des spectacles beaucoup plus modestes, l’Eden de la rue Neuve n’évoquait que faiblement le souvenir de son aîné.  Aussi, ne fit-il que vivoter.

 Il y eut ensuite le Kursaal, dès 1911.

 C’était comme l’Eden, un concert-cinémas, mais de plus vastes dimensions.  Si nos renseignements sont exacts, il fut construit à l’emplacement de l’Hôtel de l’Univers.

 De concert-cinéma, le Kursaal devint un vrai théâtre, pendant l’occupation 1914-1918, sous la direction squassi-Van Hamme. On y donna des pièces du terroir, telle que « La Famille Klepkens » et des fantaisies bruxelloises dues à la plume de Bodart, Devère, Raume et du jeune Marcel Roels.

 

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Durant l’année 1911, on vit naître aussi, au n°37 de la même rue, un autre établissement, « La Cigale », qui, cinéma à son ouverture, devint théâtre pendant la grande guerre n°1, son premier spectacle étant une revue de Jef Orban.

 

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Étonnamment multiples devaient être les destinations successives auxquelles, de 1918 à 1921, fut vouée la cour d’un immeuble qui, portant les n° 24 et 26, se paya le luxe de se transformer en théâtre en se couvrant d’un vitrage !  Cette cour devint successivement : 1° Le Selectsior, pour y présenter une série d’attractions ; 2° Le Coq Gaulois, cabaret montmartrois où plusieurs chansonniers célèbres défilèrent : Xavier Privas, Dominus, Francine Lorée, Lucy Pézet, vedette montmartroises ; 3° La Boîte à Pic, autre cabaret éphémère, et 4° en 1920, La Boîte à Surgères.  Ce cabaret portait le nom de son fondateur, chansonnier qui eut une certaine vogue.  La pièce d’ouverture fut la « r’vue Neuve », représentée au profit de la souscription du monument Gabrielle Petit. 

 

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Dans son Histoire des Théâtres de Bruxelles, Lionel Renieu nous rappelle que Toone et ses marionnettes, désertant le caveau des Marolles, firent là aussi leur apparition, en 1918, peu avant l’armistice.  Folies des grandeurs ! …  Sorti de son milieu populaire, Toone ne trouva plus le public et l’ambiance qu’il lui fallait.  Présentés dans une belle salle, garnie de vrais fauteuils, ses « poecheneles » se sentirent dépaysés et se mirent à parler faux, … comme en 1897 quant le même Toone… si ce n’était pas lui, c’était son père…. S’était avisé, une première fois, de venir faire le « stoeffer » à Bruxelles-Kermesse, lors de l’Exposition du Cinquantenaire. 

 

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Le séjour de Toone rue Neuve fut tellement déficitaire qu’un huissier intervint et vendit aux enchères les chers acteurs de bois du pauvre homme !

 

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Godefroid de Bouillon, le chevalier Bayard, Lagardère, Geneviève de Brabant, la reine Margot, vendus aux plus offrant, comme des esclaves dans l’antiquité…  Quelle honte !

 Il faut un rossignol toujours dans la forêt, chante Rostand dans Chatecler.

 Il faut un Toone toujours aux Marolles !

 

 

Texte de Fernand Servais en 1965... Souvenirs de mon Vieux Bruxelles 


 

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Quelques publicités 

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La rue Neuve un peu plus récente...

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Novada 

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Rue Neuve n° 32 .... Restaurant La Frégate

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La Patisserie du Finistère 

 

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Hiver 1954, Il fait tellement froid que l'on inaugure des chaufferettes dans les rues 

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1948, La Famille Lemoine fait des emplettes 

Les années 60

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Une crèche de Noël à l'église du Finistère 

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1972.... Grève des indépendants ! 

Ambiance nocturne 

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On pourra dire ce que l'on voudra mais ce Bruxelles-là, cette ambiance... manque à beaucoup de Bruxellois ! 





 






18/09/2013

Galerie du commerce Hirsch rue Neuve

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Entre la rue Neuve, la place des Martyrs et la rue d’Argent, longtemps appelée « Galerie Hirsch » en raison des Grands Magasins de ce nom occupant les boutiques flanquant l’entrée vers la rue Neuve.  Décrétée voie publique par A.R.  du 9/10/1871 et tracée au travers des propriétés des promoteurs, le comte de Grünne et la famille Robijns, elle constitue la 1ère galerie commerçante ouverte après la création des boulevards centraux, précédant le Passage du Nord (1881-1882).  La galerie présentait dès l’origine, un tracé en ligne brisée comportant plusieurs banches articulées autour d’une rotonde octogonales : l’une au départ de la rue Neuve, à l’O., l’autre, N.-S, au départ de la pl. des Martyrs et destinée, au-delà de l’embranchement de la 3ème vers l’E. Menant rue d’Argent, à déboucher rue du Fossé aux Loups.  Cette dernière partie ne fut que partiellement réalisée vers 1879.  La majeure parte de la branche vers la rue d’Argent, dont les murs vers le passage étaient à l’origine ornés de vitrines simulées et de panneaux-bibliothèques à l’usage des bouquinistes, fut aménagée en 1891.  Couverte par une verrière en berceau interrompue par des coupoles à deux calottes superposées, la galerie présentait à cette époque une élévation intérieure de 3 niveaux.  Aujourd’hui, la galerie présente un tracé en « L » et ne conserve le rdc d’origine et n'est plus accessible.

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 Marcel Dieu, libraire et anarchiste

Jean Lowies

J'ai fréquenté la librairie de Marcel Dieu ( 1902 – 1969 ) voici plus d'un demi-siècle! Attablé, à écrire, consultant avec égards l'un ou l'autre ouvrage, il ne pouvait s'interdire d'interrompre sa  

rédaction  pour prendre part aux échanges de ses visiteurs amis ou amis d'amis. Il en est résulté que quand je me rendais dans sa librairie, après les salutations d'usage, j'écoutais avec avantage la conversation animée et souvent érudite des intervenants. Je découvrais descriptions et analyses diverses émaillées de citations de Montaigne, d'Erasme ou de Proudhon et surtout j'étais fasciné par la spectacle de Marcel dont les mains et les bras accompagnaient éloquemment la force de conviction de son expression. Rencontrer une homme qui ne pratique pas le conformisme ambiant et qui possède un regard personnel sur la réalité et qui, de surcroît, exprime librement sa pensée était déjà chose rare.

Libraire

Libraire de livres anciens, il vendait aussi des romans policiers de seconde main qui, me confia-t-il avec quelque désappointement, contribuaient efficacement à la recette quotidienne. A l'enseigne de “Aux joies de l'esprit”, la boutique était située Galerie du Commerce qui abritait quelques autres bouquinistes dont certains étaient spécialisés dans les livres scolaires. La galerie était dite aussi Galerie Hirsch du nom d'un couturier établi antérieurement sur place. Elle joignait la place des Martyrs à la rue Neuve.Cette dernière entrée est aujourd'hui condamnée tandis que celle de la Place des Martyrs subsiste dans un coin sur quelques mètres.  Marcel y a tenu boutique  pendant environ 25 années. Elle est dorénavant inaccessible ou détruite.

Rabelais

M'y rendant un après-midi, Arlette, sa compagne, menue, souriante et active m'annonce que le maître des lieux est parti au restaurant Sarma voisin, grand magasin de ce temps. Ne pouvant prévoir son retour, elle m'invite à aller le rejoindre. Je m'exécute. Le voilà! Jovial et chaleureux, il m'invite à sa table, il en est au dessert et au café et me propose une portion de tarte au riz, je décline et il en commande un quartier. Je ne me souviens plus du tout du contenu de notre conversation mais je n'ai jamais oublié qu'après un dessert double, il a commandé un second repas bien complet. Marcel n'était pas rabelaisien en vain...

Objecteur de conscience

En 1933, Marcel Dieu et son ami Léo Campion (1) renvoient leur livret militaire au Ministère de la Défense nationale suite à quoi ils reçoivent une convocation à laquelle ils ne donnent pas suite.

Les voilà arrêtés et passés en justice, défendus par Paul Henri Spaak, néanmoins condamnés  respectivement à 2 ans et 18 mois de prison par le Conseil de guerre. L'agitation et le scandale qui en résultent font qu'ils sont libérés. Ils refusent toutefois de signer leur levée d'écrou. Ce n'est qu'en 1964 qu'un statut de l'objection de conscience fut approuvé par le Parlement, soit 31 ans après l'initiative courageuse des précurseurs.

Pacifiste

Il se rend à Barcelone pendant la guerre d'Espagne mais doit quitter le pays, sa vie étant mise en danger par les communistes. En France, il donne des conférences dénonçant le nazisme au pouvoir en Allemagne et est expulsé en juillet 1937 par le gouvernement de Front Populaire. Solidaire des proscrits, il a aidé et hébergé nombre d'antifascistes italiens et de républicains espagnols.

Communiquer

Il signait Hem Day, son nom de famille ne lui plaisant que peu. Jeune encore, il collabore à un périodique dont le titre “L'émancipateur “ cadrait bien avec les vues de Marcel. Il a apporté sa contribution à nombre d'autres publications. A l'issue de la deuxième guerre mondiale, il crée la revue Pensée et Action dont il assumera la parution jusqu'à sa mort. Marcel Dieu a eu aussi une importante activité de conférencier notamment au Mundaneum (2). Sa bibliothèque, comprenant notamment des ouvrages anti-militaristes, féministes, anarchistes et traitant de la problématique de la Paix a été léguée à la Bibliothèque royale après sa mort.

Anarchiste

Marcel Dieu se réclamait de l'anarchie, théorie philosophique qui défend le principe d'une société à venir qui serait dépourvue d'autorités et de l'exercice du pouvoir. Sont concernés l'Etat, les autorités religieuses, économiques et autres, la presse conforme et la culture officielle. A ne pas confondre donc avec les poseurs de bombes et les casseurs. La non violence et les modèles autogestionnaires ont été des thèmes chers à Marcel Dieu qui se voyait apolitique, formateur et humaniste. Je n'ai jamais partagé ses idées et espère avoir traduit au mieux ce qu'il pensait. Je retiens de Marcel Dieu son érudition, son humeur toujours égale, sa bonhomie sans apprêts, son humanisme de coeur et de raison. Rien n'importait plus, pour lui, que la liberté. C'est là que je le rejoins.

(1)Léo Campion (1905-1992)

Caricaturiste, chansonnier, actif dans la Résistance, comédien au cinéma et  au théâtre, poète, oenophile, auteur de livres ( Le petit Campion illustré, Le drapeau noir, l'équerre et le compas),

anarchiste et humoriste (“La dictature est une forme autoritaire de la démocratie dans laquelle tout ce qui n'est pas obligatoire est interdit”). Avec Pierre Dac ( 1895- 1975), qui s'engagea dans l'armée de la France Libre et Francis Blanche ( 1921-1974) il a participé au feuilleton radiophonique “Signé Furax” sur Europe 1. Un trio d'humoristes comme on n'en fait plus...

(2) Le Mundaneum concentre une collection de journaux, livres, affiches, cartes postales et photos. Ses promoteurs se donnaient pour objectif  de constituer un répertoire bibliographique universel. On  le considère aujourd'hui comme l'ancêtre de Google. Les fondateurs, Henri La Fontaine et Pierre Otlet estimaient que leur initiative contribuait à l'instauration de la paix dans le monde. Le Mundaneum a été transféré de Bruxelles à Mons ... 

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Ce commerce (entre la rue Neuve et la rue d'Argent) a perdu sa verrières et ses statues et à maintenu durant quelques années encore ses bouquinistes. 

Merci à Monsieur Lowies J. pour ce complément d'information


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23/03/2011

Rue Neuve

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04/12/2009

Les commerces du centre ville...

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19ème siècle….. La Grande Epicerie Centrale de Bruxelles »  rue de Laeken était dirigée par l’arrière grand-père de monsieur Jean-Philippe Secordel-Martin.  Celui-ci était le fournisseur en vins français du Palais Royal.

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grande épicerie Thiery Bruxelles
 

Et le magasin Thiery du boulevard Anspach était dirigé par Félix Martin l’arrière-arrière grand-père de monsieur Jean-Philippe Secordel-Martin que je remercie au passage pour m’avoir envoyé ces publicités.

 

resto cecil A. Max

 

Civet de lièvre à la bruxelloise

Ingrédients :

 Lièvre

100gr de saindoux

2 oignons

4 échalotes

2 carottes

5 baies de genévrier

500 gr de pommes

1 petit céleri vert

1 bouquet garni (thym, laurier, persil)

1 bouteille (3/4l) de bière brune (Leffe par exemple)

1 c. à soupe de gelée de groseilles

50 gr de beurre

Sel et poivre.

Recette :

Dans une grande casserole, faites fondre à feu doux, le saindoux.

Faites dorer durant 5 minutes, le lièvre couper en morceaux.

Salez et poivrez.

Augmentez la source de chaleur au maximum et incorporez les  légumes coupés en morceaux (oignons, les échalotes, les carottes et le céleri) … mouillez avec la bière.

Ajoutez les baies de genévrier, les pommes (épluchées et coupées en quartiers) ainsi que le bouquet garni. 

Après 3 minutes, réduisez la source de chaleur et laissez mijoter durant 60 minutes.

Retirez les morceaux de lièvre délicatement à l’aide d’une écumoire et réservez au chaud.

Laissez réduire le liquide de cuisson sur feu vif durant 5 minutes. 

Ajoutez la gelée de groseilles et le beurre coupé en petits dés.  Remuez de façon à lier la sauce et passez-la au « chinois ».

Présentez les morceaux de lièvre dans un plat  arrosés de la sauce avec en accompagnement, des pommes de terre natures, des champignons cuits et pour les gourmands, des tranches de lard cuites et des quenelles de viandes.  

Bon appétit !

maison centrale rue neuve

 

Rue Neuve

marchand de cycles bld anspach

 

bld du nord A.Max

Actuel Bld A. Max

rue des frippiers