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31/07/2009

Retour à l’Expo 58 : derniers vestiges au début 70.

Histoire de nettoyer et classer des photos, je suis tombé sur deux séries de négatifs et… deux photos aériennes obliques dont l’origine est totalement inconnue. Cet ensemble de prises de vue, datant de la fin des sixties et du tout début des années septante, présente des vestiges de la Belgique Joyeuse, de la grande passerelle et de la flèche du Génie Civil. Soit actuellement, les zones de Kinépolis/Mini-Europe, l’avenue de la Passerelle et le Trade Mart. Voici ces images franchement d’un concept créatif parallèle. Comment vous ne comprenez pas ce concept ? J’utilise pourtant le même générateur de jargon que Jo Well !

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Vue d’ensemble de la ‘Gay Belgium’, lampions à jamais éteints (RD).

 C’était quelque douze années après cette immense fête belgicaine. A cette époque, on pouvait croire que le plateau du Heysel était déjà complètement réaménagé par les parkings de la Foire Internationale de Bruxelles et, partant, vidé de toute trace de l’expo.

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La Belgique Joyeuse se situe dans le quart supérieur droit (DR).

 Or, le site de la Belgique Joyeuse, quoique grillagé, existait encore, de même que des éléments de la formidable passerelle abandonnée et ses appendices de bois contraints dont certaines parties étaient alors interdites d’accès. De même, des gravas de béton encombraient encore de belles superficies.

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Cela ne devait pas tenir des siècles, la maison du Cheval Marin (RD).

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Hollywood était passé par-là : construit comme le village de ‘Rio Bravo’ (RD).

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Le Jardin des Quatre Saisons et sa roseraie métallique qui semblait trembler au moindre souffle permettaient encore un accès parmi les ronces. Nous sommes à l’emplacement du Trade Mart, bâtiment dont l’élégance a pris un coup de vieux (photo RD).

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La flèche du Génie Civil quant à elle attendait son dynamitage, j’y ai assisté au printemps 70 ; l’ordre était d’ouvrir toutes les fenêtres, seul un nuage de poussières à marqué sa destruction, quel dommage ! Les dias que j’ai prises de cet instant doivent être dans une photothèque dont je n’ai plus accès.

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Cerise sur le gâteau, le planétarium était ‘rénové’ de manière drastique. On dirait un crash d’ovni qui rappelle le thème du thriller américain « La carte sauvage » (photo RD).

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Pour ce qui des images sous les passerelles où vous apercevez des personnages, celles-ci proviennent d’un reportage avec quelques amis qui, ici, ne sont pas reconnaissables (photo RD).

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Les autres photos ne seront pas publiées car, comme le chantait le grand Bob Dylan, les temps changent… The Times They Are A-Changin', capito ? Remarquez aussi que le mobile d’Alexander Calder, ‘The Whirling Ear’ était toujours en place, situé dans le bassin à sec devant le pavillon américain actuellement occupé par la VRT : incroyable qu’il ne fut pas ‘démonté’ dans ces lieux plutôt déserts la nuit ! Actuellement, après un séjour de 40 ans dans un dépôt, il est installé rue Montagne de la Cour.

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Passerelles ou bretelles d’accès construites en bois précontraint, heureusement que Blake et Mortimer repoussaient les espions ! (RD).

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L’avenue de la Passerelle est sans issue se terminant par cette culée, seul vestige des promenades suspendues de l’Expo 58 (RD).

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Effet au télé de courbes et de droites (© SABAM 2009 - asbl Atomium vzw – Robert Dehon).

 

J’en termine par une facette méconnue de l’Expo 58. Il s’agit d’une zone d’accueil pour les touristes campeurs située, de nos jours, entre les studios de VTM et le Domaine des Trois Fontaines, survolé par le viaduc de Vilvoorde. La ville y avait installé le « Camping en Caravanning Centrum Vilvordia » dont, après sa disparition, subsistait début 70 la rangée de toilettes publiques. C’était dans ce même espace qu’étaient accueillis des touristes américains… les militaires des forces US de l’OTAN stationnées en Allemagne. Ils arrivaient en camions camouflés pour une rotation « Rest and Recreation » de quelques jours à l’Expo 58. Etonnant, non ?

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Robert Dehon

 

NOTES

Pour en savoir plus les vestiges de l’Expo 58, vous pouvez visiter le site bilingue NL/UK de Rudolph Nevi http://users.skynet.be/rentfarm/expo58/ et cliquer sur « Expo Relics ». C’est assez touffu, le moins qu’on puisse dire, mais contient quelques pépites.

« La carte sauvage » : de Raymond Hawkey et Roger Bingham chez Denoël 1976 (The wild card) ; ce livre passionnant dans la veine des Michael Crichton se trouve facilement sur les sites d’occasion.

« Générateur de jargon » : inventé par Philip Broughton en 1973 et publié dans le ‘Reader’s Digest’, il est traduit dans ‘Science & Vie’ en 1989 et se trouve facilement sur le net. Pour briller dans les meetings politiques ou autres !

 

Je remercie Raymond Waeyenbergh, vice-président du «Heemkundige Kring Hertog Hendrik I » de Vilvoorde (http://www.heemkring-vilvoorde.be/) pour son aide toujours enjouée et efficace. Les photos du Camping Vilvordia proviennent du livre de Marcel Stappers « De geschiedenis van het domein Drie Fonteinen te Vilvoorde » publié par ce Cercle d’Histoire. Nous préparons un article sur le superbe poumon vert de Trois Fontaines, récemment complètement rénové, et dont l’histoire est peu connue et complexe : un bourgmestre de Bruxelles n’y avait-il pas son château ?

 

29/07/2008

Collection privée expo 58


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Voici les photos souvenirs du parrain de Jaja...la femme de Jeancke...

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Ces images illustrent bien le post que Robert Dehon avait créer sur l'héliport à Bruxelles

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Un tout grand merci de nous avoir fait partager vos très beaux souvenirs...