UA-38716482-1

27/04/2007

prostituion à Bruxelles

pose

 

A l’époque, le terme « tabagie » désignait un local public où les hommes se réunissaient pour assouvir leurs plaisirs de fumer. Il y avait tout le matériel nécessaire ainsi que des « crachoirs ».  On y buvait aussi.  Les Maisons Closes s’emparèrent de ce terme au milieu du 19ème siècle….c’était une façon plus délicate de présenter les lieux plutôt que de présenter l’endroit sous sa véritable raison sociale ! On n’allait ni à la maison de passe, ni au boxon, ni au bordel….On allait « à la tabagie ». 

 

la caserne ste elisabeth avant sa démolition

 

 

La rue Saint-Laurent (qui joint la rue du Marais à la rue des Sables) était l’épicentre du vice de la capitale.  Il y avait dans cette rue la caserne Sainte-Elisabeth.  C’était un ancien couvent reconverti en bâtiment militaire.  Les prostituées attirées par les militaires vivaient et travaillaient dans des conditions tellement pénibles et pauvres que l’on pouvait comparer leurs vies à un roman d’Emile Zola. 

 

filles de joies

 

 

Il y eut à cet endroit une terrible affaire de traite des Blanches.  Des rafles furent exécutées dans les établissements  et le tout se termina par de sévères condamnations et la fermeture de certains lieux de débauche.  Suite à la démolition du quartier, les prostituées partiront s’établir à la gare du Nord. 

 

pièce bordel

 

 

Vers 1880, Madame Joséphine vendait des jetons.  Dès que le client de la tabagie avait payé, il recevait la pièce gravée en laiton.  Ensuite, il  la donnait à la demoiselle de son choix.  Laquelle le remettait à la patronne après la fermeture.  Ainsi, la prostituée était rémunérée selon le nombre de jetons. 

 

pièce bordel 2