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21/10/2007

photos avant/après conseils...

Les photos « Alors & Maintenant »… … ne datent pas de la dernière lune. Déjà Jean d’Osta utilisait parfois la méthode. Certes, il ne fut pas le seul mais l’idée n’était pas vraiment exploitée. Histoire d’en savoir plus, voici un court ‘topic’ qui explique cette « comparaison photographique » dans le temps puisque nous l’avons utilisée récemment. En espérant qu’il y aura des adeptes, à l’heure des appareils photo numérique il suffit de se déplacer et d’avoir l’œil ! 

C’est le magazine anglais « After the Battle » qui a popularisé cette veine illustrative. Elle est aussi utilisée, depuis des années, par la revue française « 39-45 », dirigée par Bernard Paich. Il faut avouer que les comparaisons d’images (le « matching ») de guerre sont souvent étonnantes.

 

Brede


Bredene 1942 : construction de bunkers pour une position de canons de 28 cm sur voie ferrée ; le « tram de la côte » les a remplacés ! (copyright Heimdal).

Réaliser un cliché « Alors & Maintenant » exige un minimum de chance ! Il faut posséder la vue d’époque bien sûr, aller sur le terrain et vérifier si le site existe toujours pour permettre un cliché comparatif, Jacques de La Palice n’aurait dit mieux. Ce n’est pas pour autant joué ! La topographie du terrain peut avoir été légèrement ou fortement modifiée, l’axe de prise de vue de l’original étant alors impossible à reproduire, sans compter les obstacles qui ont « poussés », disons un simple arbre… ou une bretelle d’autoroute. De plus, les objectifs de nos appareils modernes ne correspondent pas toujours aux optiques d’hier. Un « caillou » de 45 mm de chez Leica, époque 1935, n’a rien à voir avec la même focale d’un zoom trans-standard Nikon si vous réussissez à vous caler sur 45 mm !

Varreville

Varreville, côte normande, bunker sur Utah Beach (copyright Heimdal).

 

 Philip M. Vorwald, un Américain qui a vécu sept ans en Belgique, a couvert les sites de la Bataille des Ardennes, la fameuse ‘offensive von Rundstedt’, dans le livre « The Battle of the Bulge through the lens » (chez ATB), uniquement basé sur des vues « Alors & Maintenant ».En bref, toute la richesse de la comparaison réside dans le soin du cadrage qui doit être le plus proche de l’original. Vorwald pousse le détail jusqu’à attendre une concordance météorologique : un temps neigeux par exemple. Pourquoi ne pas discuter des conditions d’ensoleillement ? Ensuite, c’est le passage au PC et un fin recadrage avec un logiciel photo. Ceci dit, comme pour la danse, la photographie doit rester un plaisir.Pour le fun, voici un exemple réalisé sur mon PC.

 


Vilvoorde

Mai 1940, un Bren Carrier passe devant l’église de Vilvoorde ; les troupes britanniques s’installent sur la Dyle. On connaît la suite…

Pour l’amateur photographe, une bonne comparaison devient vite une victoire. Sorte de pédagogie « clin d’œil », elle s’intègre parfaitement dans le cadre du blog de Sophie. Les économistes nomment cela de la valeur ajoutée ! Sans oublier l’intérêt socioculturel indéniable que présentent ces couples de clichés. A vos boîtiers, les amis, et bon succès ! Robert Dehon RemerciementsA Bernard Paich pour son autorisation de reproduction des illustrations de ce topic. « 39-45 Magazine » : http://www.editions-heimdal.fr/Le cliché du Bren Carrier provient de l’excellent livre de Adelijn Calderon « Vilvoorde in de Tweede Wereldoorlog », De Krijger, 1995.

 

Un tout grand Merci Robert pour ces conseils....