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02/10/2014

Boulevard de L’Abattoir…. Du Midi … ses portes…

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Long de 440 mètre de la place de Ninove à la porte d’Anderlecht, partie des boulevards de la petite ceinture, créée au 19ème siècle à l’emplacement de la 2ème enceinte urbaine selon le projet de l’ingénieur J.B. Vifquain à partir de 1819. 

Entre 1819 et 1833, les parties Nord et Est étaient bordées d’arbres et munies d’une haute grille de près de 5 kilomètres de long.

 

En 1834, faisant suite à l’aménagement du tronçon entre les portes de Hal et d’Anderlecht (actuel bd du Midi), on combla les fossés.

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Enclavé dans le territoire d’Anderlecht, l’Abattoir de la Ville, ensemble de huit pavillons néo-classiques conçu par l’architecte communal A. Payen en 1835, entamé en 1836 et inauguré en 1841, donna son nom aux deux côtés de l’artère, dont la rive anderlechtoise à l’ouest, prit en 1918, le nom du président R. Poincaré. 

 

Dans le prolongement jusqu’à la Petite Senne, les enclos de l’Abattoir occupaient la place de la voirie actuelle. 

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La disparition de l’ensemble en 1926, remplacé par l’Institut des Arts et Métiers, la plaine de jeux Charles Vanderputten ainsi que la déviation du Canal de Charleroi permirent la suppression de cet étranglement, la rectification du tracé de la Petite Senne et de la voirie.

Rappelons que ce canal, décrété en 1828 par le roi Guillaume fut réalisé de 1827 à 1832.

Le boulevard de l’Abattoir a connu aux abords de l’Institut des Arts et Métiers, différents marchés en plein air.  Le dernier fut le marché aux volailles qui connu une grande animation chaque matin jusqu’à ce qu’il soit transféré en 1982 au Quai des Usines. 

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Au milieu du 19ème siècle, ce boulevard était parcouru durant une trentaine d’années par les locomotives qui tiraient les trains de la première jonction ferroviaire Nord-Midi.  Ces locomotives fumantes circulaient de l’Allée Verte aux lignes du Midi au milieu des chevaux et des charrettes !  Afin d’éviter tout accident, la locomotive circulait lentement et un ouvrier devait la précéder à pied en agitant un drapeau rouge.

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Ecluse en 1908 Porte de Ninove

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Et quelques vues du Bld du Midi 

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En 1903

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Un peu plus loin à hauteur de l'actuel bld M. Lemonnier

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Policier faisant la circulation à hauteur du même bld M. Lemonnier (on y voit une partie de la même façade à droite)

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Au temps où la circulation était plus aisée et l'endroit plus paisible

 

10/10/2013

Les Halles de Schaerbeek

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Anciennement dénommée « Marché Couvert Sainte-Marie », cet imposant bâtiment a été inauguré en 1865.  Il était surtout destiné aux marchands de volailles et légumiers de la périphérie qui venaient y vendre leurs produits. 

Ce marché connut un franc succès, surtout lorsqu’il fut desservi par les vicinaux à vapeur qui permettaient le ravitaillement quotidien de la capitale en produits ruraux.  A l’image de l’Hôtel communal, il fut lui aussi entièrement ravagé par un incendie en 1898.  Rebâti deux ans plus tard, il fut officiellement réouvert en 1901 et resta en activité jusqu’aux environs de 1920.  En fait, son déclin s’était amorcé quelques temps auparavant, essentiellement à cause du développement rapide des magasins à rayons multiples et grandes surfaces.

Plus tard, il servit encore d’entrepôt au service des Travaux Publics de la commune.  Désaffecté par la suite, il fut racheté à l’administration par la Commission Française de la Culture et devin ainsi un lieu de spectacles et de concerts.

 

A présent restaurées, les Halles de Schaerbeek restent un des rares bâtiments à structure métallique existant encore à Bruxelles. 

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11/08/2013

Hommage à nos dentellières

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Dans les années 50, Louis Quievreux écrivait dans Bruxelles notre Capitale…

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La construction du Palais de Justice a fait disparaître plusieurs rue et impasses portant des noms pittoresques : rue d’Artifice, impasse des Pauvres, impasse des Créquillons, impasse des Brodeuses, impasse du Fuseau, impasse des Dentellières…

Ces derniers noms me font rêver avec mélancolie….

Je replace dans leur décor de jadis, nos dentellières bruxelloises dont le point fut à l’origine des points de France et d’Angleterre.

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Elles étaient nombreuses, jusqu’au milieu du 19ème siècle dans le quartier populaire de la rue Haute.

Elles étaient les descendantes de ces spellewerksters qui fabriquèrent le magnifique couvre-pieds offert en 1599 aux archiducs Albert, chef-d’œuvre remarqué à l’exposition de la Dentelle qui fit les beaux jours de Bruges et de Londres.

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Mais quel déclin depuis le 20ème siècle !

En 1914, nous avions dans le pays, 12.000 apprenties.  En 1936, plus que cinquante…

Pourtant, la plus grande dame du pays, la reine Elisabeth, ne cessa, dès avant son ascension au trône, de se dévouer entièrement à la belle cause de la dentelle.  C’est à son initiative que se créa l’Association des Dentellière belges.

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Hélas !  La dentelle se meurt !  L’Amérique et l’Angleterre ont fermé leurs frontières à nos exportations.  Il est loin le temps où Charles II attirait chez lui les artistes de Bruxelles ! 

On aura beau multiplier les expositions de dentelle, les associations, décerner des prix et des médailles, la dentelle continuera d’agoniser si la Mode, cette maîtresse exigeante, ne s’intéresse pas à sont sort.   

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La reine Elisabeth continue à protéger activement l’art de la dentelle.  Des pièces de sa collection figurèrent à l’exposition de Bruges.  Si j’étais une dame de l’aristocratie honorée d’une audience de la Reine, je paraîtrais devant elle parée d’une de ces pièces qui ont porté le renom de Bruxelles dans le monde entier : mouchoirs exquis à fond de brides, col en rosaline ou ces charmants papillons boucles d’oreilles encadrant la fleur d’un beau teint….

Ce serait la meilleure façon de rendre hommage au bon goût de la compagne du roi Albert Ier.

Qui sait ?  La Mode, à son tour, se dirait que rien n’est plus art pur dans la parure féminine que la dentelle et elle décréterait à son retour en vogue.

Ah ! Si Paris, Hollywood et Londres, si la princesse Elisabeth d’Angleterre, Rita Hayworth ou la femme de l’Aga Khan voulaient s’en mêler…

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Qu’est-ce qui pourrait égaler la cape en dentelle, le voile de mariée en point de Bruxelles, le fichu Marie-Antoinette en application sur réseau ?

Nos belles, pour se protéger la chevelure – Oh !  si peu – se passionnent pour les mouchoirs de couleurs avec des inscriptions anglaises sur fond d’instrument de jazz.  Pourquoi pas des mouchoirs au point à l’aiguille appliqué sur tulle ? 

Las ! … Bruxelles s’est internationalisé.  Bruxelles n’a plus de toilettes régionales qui feraient la part belle à la dentelle.

C’est pourquoi, la résurrection de la dentelle devrait se faire sur un plan international.

Les rares dentellières qui nous restent, qui ont encore le courage de s’adonner à un métier extrêmement fatigant et peu rémunérateur, peuvent cependant se consoler d’avoir comme protectrice et patronne la reine du pays.

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Cette reine succède à la madone qui était invoquée à Bruxelles sous le nom de Notre-Dame-aux-Neiges et qui fut oubliée après la démolition du quartier du même nom, lors de l’urbanisation de la partie de la ville qui s’étend entre la rue Royale et l’ancien observatoire.

Dans ce quartier se trouvait une petite chapelle où les dentellières de Bruxelles se rendaient chaque année, le 4 août, afin de prier la Vierge qu’elle conserve, à leurs dentelles, cette blancheur dont se parait son nom.

A la Révolution française, la chapelle fut vendue comme bien national et démolie.  Aux premiers coups de pioche, les habitants du quartier, dentellières en tête, assaillirent les démolisseurs, qui ne purent continuer leur œuvre de vandales qu’après l’arrivée d’un détachement de soldats.

Notre-Dame-aux-Neiges, continuez, de vos lointains inconnus, à protéger nos dentellières, avec la Reine !

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On dit aussi …..

L’industrie de la dentelle fut toujours en honneur à Bruxelles.  L’art joli de nos grands-mères périclitait et des efforts nombreux furent tentés pour le sauver au cours des années 80.  A présent, les petites boutiques disparaissent une à une !  

En quel siècle le génie de la femme s’attacha-t-il à ce travail si frêle auquel il suffit d’un peu de fils et des épingles ?  Nul ne le dira jamais avec certitude.

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Les archives sont muettes à cet égard.  Mais la légende, qui maintient toujours ses droits là-même où l’histoire perd les siens, a gardé la mémoire de ce jour effacé et lointain. 

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Au fond d’une impasse vivait une pauvre veuve qui n’avait pour se nourrir, elle et ses 5 enfants, que le produit du travail de sa fille aînée Kaatje.  Celle-ci était à son rouet du matin au soir, mais l’hiver était rude et la tâche mal payée.  Non loin de là vivait un riche marchand de bois dont le fils Arnold, en passe d’être reçu  dans la corporation des sculpteurs et tailleurs d’images, était amoureux de la jolie Kaatje.  Cette dernière, d’ailleurs, n’était pas insensible à ses vœux.  Un jour, lasse de voir souffrir sa pauvre mère, Kaatje adressa une redoutable prière à la Vierge : « Sainte mère de Dieu, donnez-moi les moyens de faire vivre les miens, et je renonce aux vœux de mon cœur ».  Quelques jours plus tard, se promenant à la campagne avec sa mère et Arnold, elle vit une infinité de fils de la Vierge venir se poser sur son tablier noir et, comme par hasard, y dessiner des fleurs et des arabesques.  La jeune fille comprit l’intention de sa protectrice.  Elle emporta précieusement chez elle le tablier et, le cœur gros du sacrifice consenti mais l’âme pleine de courage, elle essaya de reproduire avec du fil de lin le délicat dessin.  D’abord, elle n’y réussit guère.  Mais, ayant attaché des petits bouts de bois aux fils qui mêlaient et ayant fixé l’ouvrage sur un coussin pour pouvoir s’aider d’épingles, elle arriva bientôt à un meilleur résultat.  La dentelle était inventée.  L’histoire ajoute que, plus tard, Kaatje fut relevée de son vœu et qu’elle épousa son Arnold.  Elle eut plusieurs filles qui, elles aussi, furent d’habiles dentellières et répandirent l’art de la dentelle dans tout le pays. 

Que faut-il croire ? 

 

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Plantin et Charles XV

Certains auteurs affirment que la dentelle n’a pas d’origine, qu’elle a existé de tout temps, d’autres nous apprennent que l’ouvrage que l’on peut véritablement baptiser du nom de dentelle et qui doit être un travail minutieux et bien fait, date du temps des croisades, où les grandes dames, pour se distraire de l’absence de leurs maris, consacraient leurs loisirs à faire ce que l’on nomme le point de lacet, point primitif duquel sont nés tous les autres points de dentelle. 

 

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Parlons plutôt de notre bonne ville…. Vers 1550, la dentelle prend son essor remarquable dans les Flandres, surtout à Bruges.  Néanmoins, les textes les plus autorisés permettent de croire que c’est à Bruxelles que naquit la dentelle aux fuseaux (par opposition à la dentelle à l’aiguille pratiquée un peu partout à l’époque) dès le début du XVè siècle.  Ce qui est certain, c’est que, dès la moitié de ce même siècle, l’art de la dentelle faisait partie de l’éducation de la femme et l’autorité supérieure voulait qu’il fût enseigné dans les écoles et les couvents. 

Charles-Quint déjà protégeait les débuts de cette industrie dans nos provinces du Nord.  Il portait d’ailleurs lui-même une « calotte ajourée » sous sa couronne : il en avait de tous les points.  Ce métier d’art devient bien vite un métier populaire et innombrables furent les femmes du peuple qui s’y adonnèrent. 

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Dans les années 70, la Belgique dénombrait près de quarante mille ouvrières en dentelle, dont quelque douze mille à Bruxelles.  

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Mais que faut-il entendre par « ouvrière dentellière » en cette fin de siècle ?  C’est la pauvre vieille qui doit vivre, elle et ses enfants, du produit de son carreau.  Ce sont encore des malheureuses petites orphelines et toutes ces jeunes et vieilles filles qui, par dévouement, soutiennent un pauvre ménage, un vieux père, une mère infirme, un frère ou une sœur dans la misère… Toutes ces femmes sont mal, fort mal payées, elles dont la plupart produisent parfois de véritables chefs-d’œuvre.  Pendant 14 heures par jour, elles restent à la même place, la tête inclinée sur le carreau, les yeux constamment en éveil, l’estomac écrasé, les doigts brisés, pour gagner … combien ?  75 centimes voir 1 Franc tout au plus. 

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Quel contraste avec le besoin de luxe toujours croissant de cette fin de 20ème siècle !  Et combien sont mal rétribuées ces humbles femmes qui apportent chaque jour leur merveilleuse pierre au monument d’art national… Leurs doigts noueux, pareils à ceux des virtuoses, aiment leur « carreau » comme eux leur clavier ou leur archet.

(Extrait de l’ouvrage « Matériaux pour servir à l’histoire de la dentelle en Belgique » de Van Oest et Cie, éditeurs)

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Musée du Costume et de la Dentelle

 

rue de la Violette 12 - 1000 Bruxelles

23/06/2013

Wittamer Maîtres Pâtissiers

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Wittamer vers 1920

Henri Wittamer, Maître Pâtissier de la 2ème génération….

 

Au n° 11-12, du Grand Sablon, une double boutique se prolonge en labyrinthe d’atelier jusqu’à la rue Sainte-Anne et vers la pente qui mène à la rue de Ruysbroeck.  Pas de temps à la rêverie, tout le monde circule comme dans une ruche ! Il faut dire qu’avec les succès, on ne chôme pas dans la pâtisserie.  Au fur et mesure que les rayons se vident, d’autres plateaux garnis de merveilleux gâteaux surgissent.  Au rythme où passe la clientèle, la marchandise est toujours fraîche !

 

Rapide, une silhouette affairée passe dans la boutique.  Une poignée de main, un sourire chaleureux,… c’est le maître des lieux, Henri Wittamer.  Nous sommes dans les années 80.

 

Sa famille s’y est installée en 1910.  Ayant fait ses études chez les Jésuites de l’Institut Saint-Jean Berchmans pour y apprendre le latin et le grec, ce fils unique ne pensait pas un jour prendre la relève dans le commerce de ses parents.  Comme il disait, « Tout le mérite revient à mon père »…. Dans une aventure pareille, c’est la première génération qui a le plus dur labeur…. « Il lui en a fallut de la volonté et de l’esprit de sacrifice pour faire sa place au soleil…lui qui était un humble ouvrier venu du Luxembourg ».  Et pourtant, à ce jour, toutes les fines bouches de Belgique et d’ailleurs, prononcent le nom de Wittamer avec délices et respect. 

 

Dans ce cas, on peut affirmer qu’Henri le fils destiné à un avenir bien différent, à su prolonger le plaisir de la création en y apportant sa touche.  Puisqu’il n’a pas changé de métier, il s’est décidé à changer la pâtisserie.  Il ne prétendait pas faire de la pâtisserie de luxe mais plutôt de la pâtisserie de qualité en s’adaptant au goût du public qui en avait assez des « choses lourdes et indigestes »….

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Wittamer.... Charette à pain...livraison

Aujourd’hui, Wittamer est mondialement reconnu …

 

visitez le site http://www.wittamer.com/fr/index.php

 

16/06/2013

Boendael d'après le guide du touring club de 1925

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Ce hameau d’aspect rustique a été annexé à Ixelles en 1829.  Son églisette, rebâtie en 1842, occupe, dans la Duyvel Delle, l’emplacement d’une chapelle fondée au XVème siècle et qui fut longtemps l’oratoire du Serment des Arquebusiers de Bruxelles.

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Cette minuscule église campagnarde possède deux magnifiques retables de l’école brabançonne, restaurés en 1865 par M. Malfait. 

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A côté du sanctuaire, un tilleul, contemporain de Charles-Quint, dresse son tronc trapu et décapité, à branches menues.  Il a fallu depuis longtemps panser se plaies et le cercler de fer, tellement l’âge l’a rongé.  Mais il reverdit chaque année, malgré sa caducité.

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Au bon temps de la vénerie, Boendael fut un des rendez-vous de chasse de nos anciens souverains (Marie de Hongrie inaugura en 1541 la chasse de nuit, à la lueur des flambeaux)… « Aux torches enflammées qui sillonnaient la forêt en tous sens, se mêlait la vive clarté de centaines de feux qu’on avait allumés pour guider la marche des traqueurs.  Qu’on joigne à cela les cris de la multitude et les sons aigres des trompes et des cornets, et l’on pourra se figurer une scène vraiment fantastique. » (L. Galesloot.)

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Au bout de la place, une rue se dirige vers Watermael.  Près de la station de cette localité, passons sous le viaduc du chemin de fer et descendons vers la place pour nous y rendre. 

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Chaussée de Watermael 

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Estaminet au Pelikan Rouge

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Rue du Relais

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Rue du Schoolgat