02/06/2010
Un héliport en plein centre de Bruxelles (suite)
![S58 expo 58[1]](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn007_original_476_449_pjpeg_2565708_f61ffa49d9e612d091af9372e2bce6e1.jpg)
Certains ironisent actuellement sur les réalisations dans les années 1950-60, de réseaux d'hélicoptères civil, considérant cela comme une utopie. Bref rappels : lors du symposium 1953 de le l'IATA, on tenta de définir un double standard : le standard d'utilisation des hélicoptères civils et de transport et le standard technique de l'appareil de transport. Protagonistes : essentiellement les principaux constructeurs d'hélicoptères américains et britanniques ainsi que les grandes compagnies aériennes. On notait aussi la présence d'un représentant de l'armée américaine. Cette présence, très marginale, était cependant importante à double titre : d'une part, les militaires, avaient une expérience dépassant de loin celle des utilisateurs civils ; d'autre part, à cette époque, il n'existait pas de modèles d'hélicoptères spécifiquement militaires ou civils, c'est pourquoi, les armées étaient fortement intéressées par une réunion devant définir les caractéristiques des nouveaux appareils standards de transport.
![S58 Zavetem1[1]](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn007_original_480_424_pjpeg_2565708_90a3c1338aa934be9c26a43b1e0c3ba7.jpg)
Les compagnies aériennes américaines, regroupées au sein de l'Americana Transport Association (ATA) considéraient que l'hélicoptère pouvait trouver une utilisation efficace et rentable essentiellement sur des distances de quelques dizaines de kilomètres, en concurrence avec les trains de banlieue, et plaidaient donc pour des lignes métropolitaines.
![S62 Zaventem[1]](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn007_original_590_378_pjpeg_2565708_863c36ceffc4ccc2a0ce2b435a2f4e82.jpg)
Par contre, les compagnies européennes voulaient développer des lignes interurbaines. Ainsi, la Sabena et la BEA, les seules compagnies au monde ayant commencé l'exploitation commerciale, étaient favorables à des lignes beaucoup plus longues reliant les grands centres urbains européens sur une distance variant de 100 à 400 kilomètres.

Les hélicoptères de la SABENA.
Bruxelles a possédé pendant des années (1953-1966) un héliport en plein centre ville au lieu dit l'Allée Verte. Contrairement) des villes comme New York, les hélicoptères n'atterrissaient pas sur les toits de buildings mais bien sur le sol. Le réseau reliait, via cet héliport les principales villes limitrophes de la Belgique : France (Paris Issy-les-Molineaux), Hollande, Allemagne, au total 13 escales.... Une navette existait aussi entre l'aéroport de Bruxelles et cet héliport urbain.


![vertol 44..[1]](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn007_original_464_462_pjpeg_2565708_aaed8dc2ddbd98386295e1fec09b497d.jpg)
Après avoir commencé avec le Sikorsky S55 (uniquement pour distribuer le courrier entre une demi-douzaine de villes), la bête de somme fut le Sikorsky s58 (immatriculé 00-SHA à K) pouvant emporter 12 passagers (10 si le vent était défavorable) et qui consommait 340 litres d'essence à l'heure !!!! ....
![Vertol 44[1]](http://static.skynetblogs.be/media/156683/dyn007_original_486_454_pjpeg_2565708_b2fe033cd553a0092c049d68f3f2325f.jpg)
La demande a été extrêmement forte pendant l'Exposition universelle de Bruxelles 1958 (dont le dernier vestige ou presque est le célèbre Atomium) a tel point que la SABENA dû louer à New York Airways des Sikorsky s62 et des birotors Vertol 44 (immatriculé N74057 et N74058). Il fut créé un héliport sur le site même de l'Expo en plus de l'Allée Verte et l'aéroport.


La SABENA demanda dès 1960 la suppression du réseau ... ce qui fut refusé par le gouvernement belge ! Il fut cependant supprimé en 1966 car les recettes ne couvraient que 27% des dépenses.
Merci à monsieur Paul Botte pour ce bel article

10:20 Publié dans aviation, aérodrome,sabena | Commentaires (13) | Envoyer cette note |
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26/04/2010
800ème anniversaire de la Chapelle ... tout un quartier en fête le 8 mai 2010
800ème anniversaire de la paroisse de la Chapelle

En 2010 a lieu l’anniversaire des 800 ans de la paroisse de la Chapelle. De ce fait, cette année marque l’édification du quartier « des Marolles » en tant que territoire.
Pour fêter dignement ces 8 siècles, le Centre Culturel Bruegel organise durant toute l’année, des festivités reprenant les évènements marquants de l’histoire et de l’identité du quartier et de ses habitants.

A cette occasion, en partenariat avec les habitants, les écoles, les commerces des environs, le Centre Bruegel organise le 8 mai 2010, une grande fête tout autour de l’église. Une multitude d’activités retraçant la création du quartier est prévue ce jour-là.
Vous pourrez admirer 12 bouffons bonimenteurs, 6 nouveaux géants représentant chacun une école primaire du quartier, il y aura également le photomaton itinérants.
A travers le quartier, vous replongerez dans l’histoire grâce aux divers participants.
- Les confréries, les métiers, l’Ancien grand serment royal et noble des arbalétriers de Notre-Dame du Sablon, un marché biologique, l’Ordre du Bloempanch, des anciens jeux en bois, un parcours retraçant les tableaux de Bruegel, des danses bruegéliennes, une dictée en bruxellois dans l’école Baron Steens, la vie des capucins à la place du Jeu de Balle, l’histoire de Mozart à Bruxelles, la participation des Archives de la rue des Tanneurs, un cabaret chantant dans le jardin de la Porte Rouge, un thé dansant rue du Miroir, représentation des luttes pour le suffrage universel dans les bistrots de la rue des Renards, initiation au skate board pour les jeunes et pour clôturer cette journée de fête, un Bal populaire…..
Bref….. Un programme bien chargé !

L’accès aux activités est gratuit. Vous trouverez le programme complet sur le site http://800anschapelle.be
Pour info,
Coordination : Centre Culturel Bruegel – Christine Rigaux
christine.rigaux@ccbruegel.be 0494 06 40 74 – Rue Haute 247 – 1000 Bruxelles
Venez nombreux le 8 mai 2010 pour fêter cette journée inoubliable !!!!

Bob De Backer... président de l'Ordre du Bloempanch
le jour-là, l’Ordre du Bloempanch participera aux festivités de 10h à 18h avec un stand de vente sur la place de la Chapelle.
Pour cette occasion, il y aura entre autre, la parution d’une brochure consacrée aux spécialités culinaires bruxelloises.
Je serai bien entendu présente…. Profitons-en pour faire connaissance…..

Place de la Chapelle dans les années 30
On retiendra pour l’histoire, que Pierre Bruegel le Vieux meurt probablement le 5 septembre 1569 et fut inhumé dans l’église de la Chapelle aux côtés de son épouse.
Pierre Bruegel logeait à cette époque à l’angle de la rue Haute et de la rue de la Porte Rouge.
Son fils, commanda à Pierre Paul Rubens un tableau qu’il fit placer dans la Chapelle en mémoire de son père. Ce tableau représente Le Christ remettant les clés à Saint Pierre.
En 1765, la fabrique de l’église vendit la toile à un marchant d’Amsterdam pour la modique somme de 5000 florins !!!! La seule condition fut que l’acquéreur fasse exécuter une copie à ses frais. Celle-ci figure encore à la place de l’original…..

A l’intérieur de la Paroisse, vous pouvez également admirer le monument funéraire d’Anneessens….. Mort en 1719 pour avoir défendu les privilèges des artisans.
Histoire de Notre Dame de la Chapelle : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame_de_la_Chapelle

Jadis, en juillet dans le quartier de la Chapelle, il y avait la kermesse « del Blatte » ou « Schollekermis ». Précédait à cette fête, une procession où se côtoyaient les aristocrates de la rue aux Laines et les habitants du quartier.
Pourquoi « del Blatte » ? Parce qu’avant la construction du Palais de Justice, il y eut là une rue des Feuilles…. Traduction du flamand « blad » … qui était aussi celle de la ducasse.
De souvenirs de bruxellois, j’ai pu entendre et lire que le samedi soir, cette kermesse était le prétexte à une gargantuesque ripaille ! Que les habitants fêtaient l’évènement en vidant des litres de bières et en mangeant des kilos de crabes, de crevettes et des « bintjes de scholles ». (Scholle – plies)
Que les gens circulaient dans les rues en se penchent en avant, puis se rejettent en arrière tout en chantant et en riant à gorges déployées….
« En en dikke panch,n en en snei van’t varke
Boere leive dat es plaizant »…..
Ou encore :
« Oh ! Mieke Pijpe kop !
Geeft ons nog en bobijntje !
Lever een groet alse en kleintje
As er mo genèvel in es ! »
A l’heure actuelle, la Marolle s’est transformée radicalement et ce, depuis le siècle dernier. Peu à peu, elle a perdu son atmosphère et son caractère. Elle était comparable à aucun autre quartier de la capitale. Probablement grâce à sa population qui a l’origine était née d’un mélange de Flamands bruxellois et d’ouvriers wallons …. Des maçons venu travailler à la construction des églises.
De cette fusion ethnique est née une population à l’esprit d’indépendance, hospitalière avec un grand cœur … toutefois capable de colères homériques mais pas rancunière !
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04/04/2010
La plus populaire des actrices bruxelloises
ESTHER DELTENRE La plus populaire des actrices Bruxelloises.
Comédienne Chanteuse née à Lessen (à vérifier)le 26 mai 1877 et décédée à Forest le 24 octobre 1958 à Forest.

Elle a seize ans…. Elle est déjà la vedette du Casino de la Bourse, dans un tout de chant.
On pouvait lire dans le « Soir Illustré » du 25/09/1947 au sujet d’Esther Deltenre, l’article suivant :
Réception chez le Prince Régent, croix de chevalier de l’Ordre de la Couronne, médailles honorifiques de la ville de Bruxelles, parchemin lui conférant le titre de citoyenne d’honneur de la commune de Saint-Josse-Ten-Noode, représentation de gala aux Folies-Bergère, son théâtre actuel, discours, cadeaux, fleurs….. Rien n’aura manqué pour fêter les soixante ans de théâtre et les septante ans de la plus populaire des actrices bruxelloises, la joviale ESTHER DELTENRE.

Esther Deltenre à la sortie du Palais Royal, où le Prince Régent vient de lui remettre la Croix de Chevalier de l’Ordre de la Couronne.
On peut même dire que jamais actrice de chez nous ne fut fêtée avec tant de solennité, avec tant d’enthousiasme. C’est que sa longue carrière artistique en fait une « recordwoman » peu banale !

Elle a débuté à l’âge de dix ans dans un café-concert du boulevard du Hainaut – et que, comme le fit remarquer notre sympathique bourgmestre M. Van de Meulebroeck en lui remettant la « médaille de Bruxelles » , elle est la créatrice d’un genre dramatique : le genre Esther Deltenre.

M. Van de Meulebroeck offre à l’artiste la médaille honorifique de la Ville de Bruxelles.
Ces distinctions extraordinaires méritaient bien un hommage exceptionnel. Il n’est pas un acteur du terroir qui n’ait été son partenaire : Nossent, Libeau, Roels, Devère, Prosper De Wit, Murio, Rittche, Festerat, Miller, Mussière, Floro, Vodé, Simone Max, Vaerewijck, Van den Broeck, Emmy Van Es (nous citons au hasard de la plume), figurent parmi les contemporains, Jacque, Crommelynckx, Strack, Harzé, Delrez, Milo, Lejeune, Baltus, Genot, Fernande Dumont, De Bauw, Minet sont à citer parmi ceux d’autrefois, aujourd’hui disparus, qui furent ses camarades de plateau, et si l’énumération de ces noms ne dit pas grand’ chose à la présente génération, elle évoquera bien des souvenirs aux générations précédentes, de bons souvenirs d’une bonne époque faite de joie tranquille et de souriante insouciance.

Et nous oublions les comiques de province qui lui donnèrent tout aussi allègrement la réplique : Van Aerschot, Van den Bosch, Lamoen, d’Anvers, ; Rinchon et Sabeau, de Charleroi ; Van Daele, de Gand ; Fauconnier, Delaxhe et Donat Wagner, de Liège. Car notre Esther mérite le qualificatif de national qu’on joint d’habitude à son nom, ayant promené dans toutes les principales villes de notre pays son infatigable et inimitable humour.

Bien mieux : elle est aussi une vedette internationale, puisqu’elle se produisit sur la scène du Casino de Paris, en compagnie du plus célèbre des fantaisiste français, c’est-à-dire Maurice Chevalier, qui est resté l’un de ses plus chers amis…

Mais c’est surtout au point de vue rétrospectif que la rondouillarde et toujours jeune Esther est la plus évocatrice. Elle rappelle de vieux théâtres à présent disparus : l’Olympia, à présent remplacé par un cinéma et qui se trouvait en face de l’actuel théâtre de la Bourse, la Brasserie Flamande, le Casino de la Bourse rue Van Praet ; la Scala, place de Brouckère, l’Alcazar, rue d’Arenberg.

Elle s’est éprise d’un « tchouk-tchouk », lequel n’est autre que le comique anversois Van Aerschot.
Ce fut à l’Olympia qu’elle incarna la fameuse Casque d’or, célébrité parisienne jugée indésirable par notre gouvernement et qui fut expulsée de Bruxelles un beau matin.
« Chers Bruxellois, j’ai soupé d’votr’ figure,
Vous n’verrez plus la môme Casque d’Or. »

Un de ses triomphes : Casque d’Or, indésirable célébrité parisienne.
Ce fut à la Scala qu’elle chanta le premier bassin populaire de natation aménagé en notre ville :
« Les ketjes des Marolles
Accour’nt en bandes folles
Comme les chics messieurs
Dans mon local spacieux »
Ce fut à la Scala qu’elle arbora le fringant uniforme de cantinière des « chasseurs de prinkères », la chasse aux hannetons au Bois de la Cambre donnant lieu, chaque année, à une expédition de gais lurons qui, le soir venu, regagnaient leurs pénates dans un état plus ou moins « vaseux ». Heureux temps où les hannetons étaient nos seuls ennemis auxquels il fallait faire la guerre !

N’est-ce pas qu’elle a l’allure martiale, cette cantinière du régiment des « chasseurs de prinkères » ?
Ce fut à l’Olympia qu’elle chanta les vertus de notre « Kip-Kap » national avec Nicolas Abzreville, son émule en corpulence.
Ce fut à la Scala qu’elle blagua le concours de politesse institué pour les marchandes de quatre saisons par Charles Buls. Et les bouquets qu’elle offrait au public étaient plutôt sonores…..

La leçon de politesse à l’Olympia en 1899
Ce fut à la Scala qu’on la vit jouer du trombone, personnifiant une des « gretchens » qui, à l’Exposition de 1910, composaient les orchestres allemands qu’animaient de leurs flonflons la section germanique…

Et la voilà personnifiant une « gretche » de l’Exposition de 1910
Car, avant de passer à la Gaîté, à l’Alhambra et aux Folies-Bergère, la dynamique Esther fut surtout la pensionnaire de la Scala, de l’Olympia et des Galeries.

La voici en acrobate, avec Merin, Léo et Jacque dans une revue.
Bref, c’est tout le vieux Bruxelles qu’elle a chanté de sa voix claironnante, forçant le succès par un entrain, une verdeur, une force comique irrésistible.

« Qui veut de bonnes couques de Dinant ? »
Esther Deltenre se produisit aussi, tout aussi triomphalement, dans des comédies, des opérettes, des parodies diverses (ceux qui l’ont vue en Mimi dans « la Petite Bohème » ne l’oublieront jamais !).

Elle explique à deux autres commères des Folies-Bergère (Mmes Martens et Berodes), le mystère des soucoupes volantes (1947).
Mais c’est dans la revue qu’elle a conquis son plus beau titre de gloire et cela suffit à la classer parmi les acteurs belges les plus dignes de notre reconnaissance et de notre admiration, ce genre de pièces ayant, de tous temps, jouis des faveurs de nos compatriotes.

Les Folies-Bergère nous présentent Esther Deltenre en … M. Van de Meulebroeck ! (un rôle d’homme) ! Elle avait déjà représenté, en 1910, Armand Fallières, … autres « rondeur »

Article de Fernand SERVAIS.
Pour terminer, je citerai la définition du livre « le folklore bruxellois de A à Z » de Bob de Backer et Daniel Polet :
ZWANZE (la) : La zwanze bruxelloise est la grosse blague fraîche et joyeuse…. Elle est une des manifestations les plus pures du vrai folklore. Tout Bruxellois a dans le cœur un « zwanazeur » qui sommeille. La bière est à la zwanze ce que l’œuf est à la poule, en d’autres mots, elle est la cause et la conséquence.
…Et je pense que notre Esther nationale était un réelle « zwanzeuse » …
Sofei
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01/02/2010
Le folklore bruxellois au salon des vacances 2010

Les acteurs du Meyboom sont invités pour la 2ème fois à participer au Salon des Vacances.
Très heureux et fiers, ils ont répondu présent. Leur stand sera situé au Palais 2 du 04/02/2010 au 08/02/2010 de 10H à 18H, et ils défileront en cortège le 6 février.
C’est une véritable joie de les voir déambuler dans les palais et, le public, tant dans les stands ainsi que les visiteurs, sont émerveillés et contents de voir ainsi un petit morceau de folklore Bruxellois venir ainsi vers eux !
Le cortège défilera dans les allées des palais le samedi 6 février entre 10H00 et 12H30 et de 13H à 14H. (Ils quitteront le palais 4 en passant par le palais 5 pour arriver au palais 6 et referont le chemin en sens inverse dès 13H) …

Il s’agit d’une véritable vitrine du folklore bruxellois ! Durant quelques jours, le Meyboom sera montré par le biais des Géants qui y prôneront en bonne place, tels les gardiens d’une tradition plus vivante que jamais.
Au stand, des projections photos et vidéo sont également prévues.

C’est dans une ambiance conviviale et un esprit de zwanzeurs typiquement bruxellois, qu’ils espèrent vous voir nombreux !
Bon accès gratuit ici : http://www.salondesvacances.eu/BEFR/site/freeticket.aspx Site officiel du Meyboom : www.meyboom.be
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26/01/2010
A table ! T'es van Brussel - Pierre Wynants
La Belgique ayant connu plusieurs identitées différentes et Bruxelles étant principalement un mélange de culture flamande et wallonne, on ne peut prétendre qu’il existe une « vraie » cuisine bruxelloise. Ne négligeons quand-même pas les produits « bien de chez nous » comme par exemple, le chicon, le chou de Bruxelles, le bloempanch, etc….
Affirmons dans ce cas, qu’au cours des siècles et certainement depuis le règne de Charles V, la population a appris à accommoder à sa façon les mets et que nos recettes sont quasi inchangées depuis.
Aujourd’hui, Bruxelles possède ses grands chefs et sa cuisine est mondialement reconnue !

Pierre Wynants, Bob De Backer (président de l'Ordre du Bloempanch) et Moi... Sofei ....
Lors de la présentation de son nouveau livre, c’est au restaurant Saint Guidon du stade Constant Vanden Stock à Anderlecht, que j’ai eu le plaisir de rencontrer le très célèbre Chef du restaurant « Comme Chez Soi »…. Pierre Wynants.

Pour cette occasion, Pierre Wynants avait concocté un excellent menu composé de certaines recettes de son carnet de cuisine.

C’est avec beaucoup d’émotions, que je me suis permise de lui demander de bien vouloir dédicacer son livre….
Vous pouvez vous procurer son livre dans les bonnes librairies ou en ligne aux éditions Racine
A présent, je ne me permettrai pas de publier les recettes de Pierre Wynants, mais je vous fais part de quelques unes bien célèbres de Bruxelles.
Entrée chaude ou froide ou simplement à l'apéro coupé en cube

La tête de veau en Tortue
-Prenez une demi-tête de veau (gardez la cervelle que vous ferez cuire à part)
-Faites dégorger la tête dans de l’eau froide pendant 12 heures en hiver ou 6 heures en été en ayant soin de changer régulièrement l’eau
-Faites dégorger la cervelle durant 2h dans l’eau vinaigrée
Préparation :
Dans une grande casserole, faites bouillir de l’eau avec une bonne pincée de sel
-Plongez y la tête, 1 gros oignon, 2 carottes, 1 gousse d’ail
-Délayez 1 cuillère de farine dans 2dl de vinaigre et ajoutez cette préparation à l’eau de cuisson
-Laissez cuire à feu doux pendant 4 à 5 heures
-Un quart d’heure avant la fin de cuisson, faites pocher à part, la cervelle dans un peu de bouillon et laissez la refroidir.
On peut envelopper la tête dans un linge fin. Et pour l’empêcher de noircir on ajoutera de la graisse de bœuf qui formera une couche au-dessus du bouillon.
…Pendant ce temps, préparer la sauce…
Le roux
Faites fondre un morceau de beurre (50gr), ajoutez 50 gr de farine, mélangez jusqu’à ce que la préparation prenne couleur. Mouillez avec 500 ml de bouillon de poule ou de veau et laissez cuire jusqu’à l’obtention d’un roux brun.
La sauce tortue
-Dans une autre casserole faites chauffer 2.5 dl de Madère
-Salez légèrement, poivrez, ajoutez, 3 carottes, 2 branches de céleri, thym, laurier, une pincée de sauge, de romarin, de basilic, de marjolaine, de noix de muscade, 1 clou de girofle broyé, de cannelle, une échalote hachée et un demi bouillon cube
-Laissez réduire de moitié sans laissez bouillir et passez au chinois
-Remettez la sauce sur une source de chaleur
-Ajoutez 4 cuillères à café de concentré de tomates, une feuille de gélatine, des champignons coupés et une tranche de jambon dégraissé détaillé en lamelles.
-Réunissez le contenu des deux casseroles dans un plat, goûtez et rectifiez l’assaisonnement (La préparation doit être bien relevée)
Quand la tête cuite et refroidie
-Désossez et détaillez la viande en morceaux
-Réchauffez la sauce, ajoutez une feuille de gélatine.
Dans un plat creux
-Faites un montage avec les morceaux de viande, de langue, de morceaux de cervelle cuite et couvrez de sauce
-Placez au frigo pendant 12h.
Au moment de servir :

Coupez en tranches et accompagnez d’œufs cuits durs et de cornichons.
Variante :
On peut également faire fondre légèrement cette tranche dans une poêle et servir celle-ci avec des frites, des œufs cuits dur et des cornichons

Entrée chaude :
Les croquettes aux crevettes
Ingrédients pour 6 à 8 personnes 120 gr de beurre 3/4 de l de lait 1 kg de crevettes grises non épluchées 1 oignon haché grossièrement 1 branche de céleri blanc coupée en morceaux 1 carotte coupée en morceaux 1 dl de crème 130 gr de farine 1 jus de citron. Pour panner les croquettes 2 œufs Chapelure, muscade Poivre et sel. Préparation Epluchez les crevettes. Faites étuver le céleri, la carotte et l’oignon dans 20 gr de beurre. Ajoutez les parures de crevettes (queues et têtes). Mettez-y le lait. Laissez cuire à petit feu et réduire jusqu’à obtenir 1/2 l de jus (entre 1 et 1h30). Filtrez. Travaillez la crème avec les jaunes d’oeufs (gardez les blancs au réfrigérateur jusqu’au lendemain). Mettez le reste du beurre dans la casserole, faites un roux avec la farine. Versez le court-bouillon de crevettes et laissez cuire 10 minutes à petit feu en tournant. Pour que les croquettes soient plus crémeuses, vous pouvez ajouter 50 gr de gruyère. Hors du feu, ajoutez la crème avec les oeufs et les crevettes épluchées, salez, poivrez, ajoutez la noix de muscade. Pressez-y un jus de citron. Placez au réfrigérateur jusqu’au lendemain sur une plaque huilée. Le lendemain, Sortez la préparation des croquettes du frigo et mettez-les en forme Passez les dans les blancs d’œufs battus ensuite dans la chapelure (si possible faite maison avec du pain rassis) Faites frire à 180°. Sevrez avec des branches de persil frit et des quarts de citron.
Battez vos blancs d’oeufs avec un peu d’huile

En plat :
Poussins à la bruxelloise
Pour 4 personnes
4 poussins avec leurs foies
2 oignons
100 g de beurre
1 kg de chicons (witloof)
1 c à s de lardons fumés
Noix de muscade râpée
Sel et poivre
-Assaisonnez les poussins à l’intérieur
- Hachez les foies et 1 oignon …. Mélangez le tout et farcissez l’intérieur des poussins
-Mettez la moitié du beurre dans une casserole et faites-y dorer les poussins
-Quand ils sont bien dorés, retirez-les du récipient et réservez au chaud
-Faites fondre le reste du beurre, ajoutez le deuxième oignon haché finement
-Quand celui-ci devient transparent, ajoutez les chicons nettoyés et coupés en tronçons
-Assaisonnez légèrement avec le sel, le poivre et la muscade râpée
-Laissez fondre les légumes pendant 5 minutes et mettez les poussins par-dessus
-Couvrez la casserole et laissez cuire durant 25 à 30 minutes sur feu moyen
-En cours de cuisson, ajoutez régulièrement un filet d’au chaude, mais veuillez à ce que le jus ne soit pas trop liquide. Rectifiez l’assaisonnement si nécessaire
-En fin de cuisson, dressez les légumes sur un plat préalablement réchauffé et disposez les poussins par-dessus.
-Accompagnez de pommes de terre persillées.

Les caricoles (bigorneaux) comme à la charrette ….
Pour 1kg
2 brindilles de thym
2 feuilles de laurier
1 dl de vin blanc sec
1 l ½ d’eau
1 touffe de persil (avec racine…. C’est indispensable)
1 pincée de sel et du poivre en abondance
-Lavez les bigorneaux à grandes eaux
-Faites –les cuire au court-bouillon composé du vin, de l’eau, du thym, du laurier, du persil, du sel et du poivre
-Cuisson sur feu moyen pendant 20 minutes environ
-Ecumez en cours de cuisson
-Egouttez les bigorneaux, laissez refroidir et servez dans un ravier (n’oubliez pas les épingles pour les sortir de leurs coquilles)

Et comme dessert :
Pain perdu Dans un plat creux, fouettez 2 œufs avec 20 cl de lait et un sachet de sucre vanillé. Trempez-y rapidement une tranche de pain des deux côtés (dur de préférence) Faites fondre une noix de beurre dans une poêle et faites cuire la tranche environ 3 minutes de chaque côté jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée Répétez l’opération tant qu’il reste de la préparation. Disposez une tranche sur une assiette, saupoudrez de sucre cristallisé et selon votre goût, d’un peu de cannelle. Servez bien chaud. Vous pouvez accompagner le pain perdu d’une boule de glace au spéculoos. Vous pouvez également remplacer le pain par du cramique, du craquelin ou de la brioche.
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