UA-38716482-1

22/05/2007

hommage aux victimes de l'inno

bougie_022   Une pensée pour toutes les victimes de l'incendie de l'innovation le 22 mai 1967....Les pompiers  rendent  hommage sur leurs blogs perso.

04/05/2007

L'Innovation en feu : 323 morts

1355

 

Lundi 22 mai 1967 vers 13 heures : Les grands magasins A L’Innovation sont ravagés par un incendie d’une violence exceptionnelle.  Plus de 150 pompiers ont été mobilisés.  Ils ont dénombré 323 morts, 150 blessés et ils ont dû lutter pendant huit heures contre un enfer de plus de 10.000 mètres carrés.

 

 

aérien

Voici le flash info de l’époque à écouterici 

 

 

Couverture

 

Ce fut la plus grande tragédie qu’ait connue la Belgique en temps de paix, depuis son indépendance. 

 

echelles Blanchisserie

 

 

Une foule immense se presse aux abords immédiats des lieux du sinistre.  Parents, amis et curieux sont là, impuissants face au drame que déjà ils savent meurtrier.  Certains passent les cordons de sécurité et se mêlent aux sauveteurs qui opposent, le front de l’eau à celui du feu.  La rage de vaincre à la peur de faillir. 

 

Feu Neuve

 

 

feu Neuve1

 

 

Rue Neuve

feu Neuve 2

 

 

Des cris percent le rideau brûlant de fumées toxiques qui s’échappent des fenêtres des deuxième et troisième étages.  Ils s’éteignent en même temps que reprend vigueur le brasier réactivé par l’air s’engouffrant par les portes et fenêtres ouvertes.  Sur les corniches des étages supérieurs s’agrippent clients et membres du personnel qui sont parvenus, au terme d’efforts souvent désespérés, à échapper aux flammes.

 

Feu Neuve 4

 

 

Marquisegrand

 

 

« Ne sautez pas, nous amenons les échelles », crie un sauveteur à l’adresse d’une jeune femme en proie à une violente crise de nerfs.  Les flammes lèchent la fenêtre du deuxième étage, par laquelle elle vient de s’extirper du brasier.  Sa robe et son visage portent les stigmates de sa fuite désespérée, d’une lutte pour la vie menée au sein d’une foule prise de panique.  Elle s’approche du rebord de la corniche.  Elle pleure.  Elle s’élance dans le vide et s’écrase au pied de l’échelle à demi déployée.  D’autres corps, dont ceux de jeunes enfants, jonchent déjà le sol.

 

Feu Neuve 5

 

 

img007

 

 

La tragédie de l’Innovation marquera un tournant en matière de prévention et d’organisation des secours en Belgique. 

(Journal Le Soir 1967).

 

INNO6
 
Inno18

 

 

INNO3

 

 

INNO4

 

 

C’était il y a 40 ans….Ayons une pensée émue pour toutes les familles des victimes de cette catastrophe. 

 

INNO2

 

 

INNO5

 

 

 

Je suis désolée si ces images vous choque mais il était impératif pour moi de parler de cette catastrophe ...Aucun site internet ne parle de cet évènement et je ne veux pas que l'on oublie cet évènement....Il y a encore beaucoup de questions aux sujet de l'incendie de l'Innovation....Aurons-nous un jour une réponse ?

 

destruction 1

 

 

 

destruction 3

 

destruction 4

 

 

Le travail de la destruction...

 

Inno17

 

 

 

Inno15

 

Je tiens à remercier Charly ex pompier à la ville de Bruxelles pour la documentation et vous invite à visiter son blog en cliquant sur son nom.  Je salue par la même occasion Le Dane pompier également à la ville de Bruxelles et tous ses collègues qui chaque jour sauvent des vies. 

 

Un mot de Charly,

 

Comme vous, j'ai fait des recherches sur le net sans résultat. A croire que ce qu'on disait à l'époque pourrait être vrai et donc cacher la vérité en diffusant le moins d'infos possible. On disait que cela avait été provoqué intentionnellement, 1er version: promoteurs et ministre étaient complices, 2ième version: la fameuse journée Américaine, le doute subsiste encore, on trouve d'ailleurs un site qui en parle, mais je ne sais plus où. Au niveau des familles de victimes, il n'existait que les proches et amis pour les soutenir, aujourd'hui ont dit qu'il y a des psy, mais cela ne dure qu'un laps de temps, un drame tel que celui la vous marque pourtant à vie. Déjà pour nous pompiers, il y a des drames vécus qu'ont ne peut oublier, particulièrement au sujet des enfants, mais nous avons choisis ce métier que nous aimons ou avons aimé et nous devons l'assumer. Personnellement je suis fière du boulot que j'ai exercé durant 32 ans, croyez moi que cela me manque malgré que je voulais partir. Depuis mon inactivité, j'ai l'impression d'être devenu inutile, surtout quand je vois mes collègues en action aux news. Quand on a ce métier dans la peau, cela ne vous quitte plus et je vous remercie pour les mots au sujet de notre profession, cela fait plaisir.

merci au nom de notre grande famille que sont les pompiers.

Charly

 

 

 

dyn005_original_150_204_pjpeg_2509853_01d1f1c25922442f2ad67192f6b2c268

 

 

 

C'était le 1er Mai 1985 quand les CCC ont placés une bombe dans Bruxelles....

 

N’oublions jamais les pompiers qui sont morts dans l’exercice de leurs fonctions.   

17/04/2007

40 ans déjà l'incendie de l'innovation rue Neuve à Bruxelles

colonne fumée feu inno

Pendant des heures ce fut le spectacle désolant de cette immense colonne de fumée sur Bruxelles....Quelle catastrophe Ce funeste 22 Mai 1967...

 

Voyez le témoignage de Monsieur Dehon...

 

L’incendie de L’Innovation : témoignage d’un rescapé malgré lui.

 

Ce funeste lundi midi, sandwich de chez Togni et avalé chez Van Malder, à côté. Puis retour au bureau chez Priba dont l’immeuble s’inscrit entre les rues de la Blanchisserie, du Damier et la rue Neuve. L’itinéraire habituel de l’église du Finistère passe en diagonale tout le rez-de-chaussée de L’Inno pour joindre un accès public peu connu dans la rue du Damier. Il doit être 13h25, rien à signaler. Je monte au 3e étage, quelques mots avec le patron pour les jobs de l’après-midi ; mon poste travail est situé contre la fenêtre côté rue du Damier. Je passe un coup de fil à ma petite amie…

 

Des sirènes retentissent vers 13h45. Tenant ma future épouse en ligne, j’ouvre la fenêtre pour apercevoir un camion de pompiers engagé dans la rue du Damier : il y a de la fumée… Puis retentit la sonnerie d’alarme ! Le personnel doit évacuer. Mon patron décide de vérifier si les fenêtres sont fermées, je l’accompagne dans cette mission et le perd de vue. Je reviens à mon bureau pour m’apercevoir que des employés de la Régie du Téléphone, l’immeuble d’en face, me crient qu’il y a des personnes qui tentent d’atteindre le balcon du 5e étage. Je m’y précipite sans trop savoir.

 

Là, sur le toit de L’Inno, un groupe de gens indiquent qu’il y a d’autres personnes qui attendent de l’aide. Nous sommes deux ou trois sur le balcon et c’est le jeune – moi ! – qui grimpe sur le toit de L’Inno. Les toitures de L’Inno sont compliquées : un premier niveau agrémenté des poutrelles de béton horizontales donne sur une échelle d’incendie, qui mène à une autre niveau lui aussi avec une échelle vers un nouveau niveau… menant à une espèce de cour intérieur avec une dernière échelle qui jouxte une porte-fenêtre. Le côté gauche de la cour est agrémenté d’une série de vasistas, dans le fond il y en a qu’un seul. Sur la toiture se trouvent trois ou quatre rescapés dont une dame de forte corpulence. Nous la poussons et tirons vers le niveau supérieur, vient ensuite un homme qui pris de malaise se brise le nez sur les barreaux de l’échelle. J’étais dessous. Il est enfin hissé, je suis le dernier et je suis bêtement seul.

 

C’est à ce moment-là que je vois vraiment le bec de Bunsen qu’est devenu la verrière centrale de L’Inno. Et que j’aperçois quelqu’un en train de briser à l’aide d’un manche à ballet le vasistas du fond de la cour. Vais-je descendre cette ultime échelle ? Je ne le ferai jamais car un morceau de corniche enflammé vient de s’écraser sur la toiture où je me trouve. Premier réflexe, me couvrir. Je fonce vers une sous pente pour constater qu’elle abrite des bonbonnes de gaz. Je n’apprécie pas trop et survient le deuxième réflexe : fuir immédiatement !

 

J’ai remonté les échelles dans la fumée et les débris qui tombaient jusqu’au mur donnant sur le balcon de Priba, où il n’y avait plus personne. J’ai dévalé le mur, pris l’escalier pour me retrouver dans le hall d’entrée. Des pompiers tentaient d’éteindre un feu dans une courette intérieure. Un des hommes du feu se précipite sur moi et se délaissant de son matériel me couvre de sa veste de cuir pour me précipiter à l’extérieur. C’est à ce moment-là que toutes les vitres de L’Inno, côté rue du Damier explosent. Nous attendons quelques secondes et le pompier m’éjecte dans la rue où un malheureux se tord de douleur dans un caniveau déjà rempli d’eau. Ensuite, je téléphone à mes parents et transite par la place Rogier où ont lieu les identifications des personnels.

 

Le lendemain, les jeunes sont appelés pour les travaux d’inventaire chez Priba. J’y vais avec mon appareil photo. J’en profite pour faire quelques clichés, puis me débrouille pour donner un coup de main aux pompiers qui arrosent les murs mitoyens Priba/L’Inno qui menacent de s’effondrer. Ce sont ces photos que vous trouvez ici. Elles n’ont jamais été publiées sur le net… ni ailleurs.

 

Avec toute ma sympathie aux proches des victimes.

 

Robert Dehon

 

« The Day After » : autour de L’Inno et depuis Priba.

 

InnoLeSoir250567

 

 

Pour s’y repérer, oblique aérienne publiée dans « Le Soir » du 25 mai 1967. En rouge, l’itinéraire de R. Dehon à partir du balcon de Priba ; en bleu, l’axe principal des photos ; en jaune, la verrière de L’Inno.

 

Inno18

 

 

La rue de la Blanchisserie, à droite la succursale Priba.

 

Inno17

 

 

La rue Neuve vue du coin de la rue de Malines.

 

Inno16

 

 

Le célèbre fronton de la rue Neuve vu de la rue de Malines.

 

Inno14

 

 

La zone du restaurant de L’Inno vu de la rue des Roses : le bâtiment s’est effondré.

 

Inno13

 

 

Les pompiers en action vus de la rue des Roses.

 

Inno4

 

 

A l’intérieur du 5e étage de Priba qui a complètement brûlé.

 

Inno3

 

 

Vue du 5e étage de Priba vers L’Inno.

 

Inno8

 

 

Les infiltrations d’eau ont atteint le 3e étage de Priba : récupération des documents commerciaux, c’est pas la NASA.

 

Tous les clichés qui suivent sont pris depuis le toit du 4e étage de Priba, parfois en se penchant un peu… Ils témoignent de la violence incroyable de l’incendie. A noter les poutrelles d’acier pliées par l’intensité de la chaleur.

 

Stairs

 

 

C’est pour moi l’image emblématique de l’incendie de L’Inno : « stairway to heaven », une drôle d’impression quand même…

 

 

Inno10

 

 

 

Inno11

 

 

 

Inno12

 

 

Inno15

 

 

 

Inno2

 

 

 

Inno5

 

 

 

 

Inno6

 

 

 

Inno9

 

 

 

 

Merci à Robert Dehon de m'avoir fait découvrir ses photos et bravo pour son courage ce jour là.....Sophie

 

 

Je vous invite également à venir saluer le travail de nos pompiers bruxellois sur le blog du Dane http://ledanepompier.skynetblogs.be

 

 

29/01/2007

APPEL A TEMOINS...incendie INNO

recherche des témoins de l'incendie
Bonjour,

Photographe reporter, je consacre plusieurs pages d'un grand magazine pour une rencontre avec les témoins de l'incendie de l'innovation. Pouvez-vous m'aider dans ma démarche en me donnant les coordonnées des personnes voulant témoigner sur la catastrophe.

Voici mes coordonnées: fred.pauwels@skynet.be


Je vous remercie de votre attention!!

A très bientôt!

Frédéric Pauwels
http://www.fredericpauwels.be
PAUWELS
fred.pauwels@skynet.be

17/01/2007

incendie de l'innovation...un livre

innovation

Le 22 mai 1967

 

Un ouvrage a été rédigé par Bernard J. Houssiau et publié le 01/05/2002

 

Pourquoi l’incendie de l’innovation a-t-il fait autant de victimes ?  Aurait-on pu l’éviter ?  Acte criminel ou fatalité ?  Quels sont les véritables responsables ?  L’enquête a-t-elle connu de nouveaux rebondissements ?  Trente-cinq ans après, Bernard Houssiau plonge au cœur de la tragédie et tente de nous dévoiler le dessous des cartes.  Il nous fait revivre le fil des évènements et nous montre comment le cynisme des « affaires » a enseveli une deuxième fois les disparus.  L’incendie de l’innovation se veut un hommage à tous ceux qui périrent ou qui survécurent dans cette catastrophe.

 

C’était le 22 mai 1967, aux alentours de 13h, le feu prenait dans le magasin l’Innovation dans la rue Neuve à Bruxelles.

 

Ce fut l’un des plus grands incendies qu’ait connu la Belgique.  Ce drame a fait 325 morts et disparus.  Depuis cette époque, une chape de plomb a toujours existé et ce, depuis le jour même où l’incendie a éclaté, une chape de plomb s’est posée au-dessus de cet événement !

 

A l’heure actuelle il y a encore des gens qui n’ont pas été indemnisés, ou qui n’ont rien reçu ?  On peut aussi supposer ceci : ou bien les gens ont été particulièrement bien indemnisés et on leur a demandé de se taire après…ou bien …autre chose ..c’est qu’ils ont eu peur et n’ont rien réclamer.  De toute façon, on ne le saura pas ! 

Tout ce que j’espère, c’est que l’Etat ai pu les aider !

Il faut bien se rendre compte aussi qu’à l’époque, il n’y avait aucune assistance psychologique lorsque ce genre de catastrophe arrivait.  Et donc bien entendu, tous ces gens ont gardé pour eux leur souvenir, leur douleur…je me souviens de mon prof de néerlandais…elle avait des cheveux implantés et ses mains étaient brûlées…elle refusait d’en parler en classe…on savait c’est tout !

 

On ne sait toujours pas la cause de cet incendie.  On parlait d’un attentat, de représailles …Il n’y a plus aucune preuve possible.  Il fallait voir l’état du bâtiment peu de temps après l’incendie, et les jours qui ont suivi l’incendie….

 

Il n’y a jamais eu de procès !!! Il faut aussi savoir qu’il n’y a pas eu une seule constitution de partie civile !!

 

Quand on parle des causes, on peut penser qu’il y a eut quelqu’un qui a mis le feu au bâtiment.  Mais comment se fait-il qu’en l’espace d’une dizaine de minutes, ce bâtiment soit une véritable torche et qu’il y ait eut  entre 1 à 20 minutes…325 MORTS ??????

 

Ca veut dire que ce bâtiment était très mal fait ?  Qu’il n’y avait pas une seule issue de secours ?  …Il y en avait, mais elles n’étaient pas indiquées… On voit à travers les témoignages qu’ils faisaient la recherche, ….ils cherchaient des issues de secours et ils ne les trouvaient pas !!!!

Finalement, ils se sont retrouvés sur les toits.

 

Ce livre était édité en 2002 chez Luc Pire Electronique rédigé par Bernard J.Houssiau

A voir sur http://www.lucpire.be