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03/03/2012

L'avenir imaginé par nos aïeux...

"De tant de nouveauté je ne suis curieux, - Il me plaît d'imiter le train de mes aïeux."
Pierre de Ronsard

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Notre avenir imaginé par quelques auteurs (trouvé dans un livre datant de 1894).

 

VOTRE SORT de demain, petits propriétaires isolés ou associés en commun, le voici, si vous ne vous défendez pas : on vous prendra le champ et la récolte, on vous prendra vous-même, on vous attachera à quelque machine de fer, fumante et stridente, et tous enveloppés de la fumée du charbon, vous aurez à balancer vos bras sur un piston dix ou douze mille fois par jour.  C’est là ce qu’on appellera l’agriculture, car nous sommes dans un âge de science et de méthode, et nos gouvernants, servis par l’armée des chimistes et des professeurs, vous préparent une organisation sociale dans laquelle tout sera réglé comme dans une usine où la machine dirige tout, même les hommes, où ceux-ci sont de simples rouages dont on se défait quand ils se mêlent de raisonner et de vouloir.

Elisée Reclus.

 

AU VINGTIEME SIECLE, a dit Victor Hugo, il n’y aura plus ni dogmes, ni frontières.  Il se trompait doublement.  Et pour ne parler que des frontières, elles subsisteront autant que les nations auxquelles elles gardent leur physionomie distincte et leur indépendance mutuelle.  Ce qui est vrai, c’est que les frontières ne seront plus marquées de sang, ni les nations possédées par la haine.  Libre enfin de tous les Caïns, le monde verra la fraternité des hommes sous la paternité de Dieu.

Les âmes droites sont destinées à se rencontrer un jour dans la même religion et il n’y aura, je le redis encore une fois avec l’Evangile, ici-bas ou ailleurs, qu’un seul troupeau sous un seul pasteur.

Hyacinte Loyson, prêtre.

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LE PROCHAIN siècle est au travail, et ne voit-on pas déjà dans le socialisme montant s’ébaucher la loi sociale de demain, cette loi du travail pour tous, le travail régulateur et pacificateur.  Quelle grande et saine société qu’une société où chaque membre apporterait sa part logique de travail.  Un homme qui travaille est toujours bon.  Aussi suis-je convaincu que l’unique foi qui peut nous sauver est de croire à l’efficacité du devoir accompli.

Emile Zola.

 

LE TEMPS présent, malgré tous les progrès, toutes les facilités de la vie moderne, est moins gai que le passé : je crois que l’avenir sera plus ennuyeux encore, du moins pour les délicats et les sensitifs.  Il y aura certainement moins d’art, moins de raffinement : on pensera moins, on agira, on produira plus sans doute : il y aura moins de malheureux, matériellement : moralement il y en aura autant, plus peut-être, sans parler des simples mécontents.

….Que les rêveurs se consolent cependant…  Les roses fleuriront toujours.

F. Magnard.

 

GRACE à des mesures très simples dictées par la science expérimentale, il est permis de prévoir que tous les grands fléaux de contage qui ont décimé l’humanité pourront être étouffés sur place.

L. Pasteur.

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Et depuis 1891 on pouvait lire dans le journal « Le Soir »…

Un bilan scientifique de cette fin d’année ?  Il est étourdissant.

Les Russes ont commencé le transsibérien qui doit aboutir à Vladivostok.  Les Français s’occupent activement du transsaharien.  Panama est toujours en souffrance, Corinthe avance lentement, mais Sénat de Washington vient de se prononcer en faveur du canal du Nicaragua.  Nous sommes convaincus que l’Angleterre sera bientôt reliée à la France, soit par un tunnel, soit par un pont.  Des expériences de navigation sous-marine ont été faites au Havre, à Toulon et à Cadix.  L’air est vaincu, lui aussi : un compatriote annonce qu’il a résolu le problème de navigation aérienne en faisant « plus lourd que l’air ».

Pendant que la science s’applique d’un côté à rendre à l’homme la vie plus facile, de l’autre, elle recherche le moyen de vaincre son plus mortel ennemi : le microbe.  L’un des plus redoutables a été jusqu’ici le microbe de la tuberculose.  Le remède de Koch (dont on peut regretter que la formule soit encore inconnue) constitue une des plus grandes conquêtes de l’humanité.

Avec les engrais chimiques de Georges Ville, c’est le commencement d’une révolution agronomique.  Vigne ou froment, roses ou carottes, auront peut-être un jour la part mathématique de chaleur et de lumière, de phosphore, de potasse, d’azote et de chaux nécessaire à leur complet épanouissement.  La chimie agricole a fait, depuis 1880, de véritables MIRACLES.  Elle nous en réserve d’autres…

 

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Il nous reste enfin à parler de la plus étonnante des découvertes scientifiques à l’actif d’aujourd’hui : le téléopte.  Après le téléphone, le téléopte.  Après la parole à grande distance, la vue.  On ne se doutait guère, il y a une douzaine d’années, que l’on pourrait se téléphoner de Bruxelles à Paris.  Et pourtant c’est la réalité.  Pourrons-nous voir bientôt notre correspondant ?  On peut répondre oui, sans hésitation.  Les expériences sont là.  Il n’y a qu’à les continuer avec patience et rigueur. 

 

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05/06/2007

souvenirs de l'expo de 1910

animation entrée

 

avenue des nations

 

bxl kermesse

 

delhaize

 

Expo Delhaize et si je ne me trompe, a cette époque les usines étaient situées à Molenbeek.

 

entrée bxl kermesse

 

expo bois de la cambre

 

Au Bois de la Cambre...Quel évènement pour les Bruxellois.  Ma grand-mère me parlait de toutes ces nouveautés...tous ces changements au début du 20ème siècle...née en 1901 elle a vu arrivé le confort...du gaz, de l'electricité, etc...

 

tobogan

 

toone 1910 expo

 

Le stand de Toone à la Kermesse de Bruxelles

 

vue humour 1910

 

Et dire que quelques années plus tard il allait y avoir cette affreuse guerre de 14-18...

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incendie de l'expo universelle en 1910

L’incendie de l’Exposition Universelle et Internationale de 1910.

 

Le 18 avril 1906 est créée la Compagnie de l’Exposition de Bruxelles. Son capital s’élève à 2.650.000 francs de l’époque. Le temps presse car l’exposition doit s’ouvrir en avril pour s’achever le 7 novembre 1910 et les travaux ne démarrent que le 2 décembre 1907 ! Elle s'articule en plusieurs secteurs assez habituels destinés à afficher le dynamisme du pays, allant des beaux-arts à l’agriculture en passant par l’industrie. Bien entendu, sont présents les pavillons des pays étrangers qui, eux aussi, souhaitent affirmer leur influence européenne. Avec en arrière-plan, déjà !, une compétition entre la France et l’Allemagne...

 

Expo1
 
pavillon ville de bxl

 

 

Expo2

 

 

Avant –après : le Palais de Belgique et le pavillon de Bruxelles.

 

Le site choisi est très campagnard, à la limite des boulevards extérieurs et près de la Plaine des Manoeuvres, grosso modo là se trouve actuellement l’Université Libre de Bruxelles. Une seul artère traverse de par en par la superficie dédiée : l’avenue Solbosch qui était surplombée de quatre ponts provisoires permettant le transit des visiteurs d’un site à l’autre. Elle est prolongée par les avenues du Pesage et du Derby. L’entrée principale est, quant à elle, située à la fin de l’avenue des Nations.

 

plaine du Solboch005

 

 

Avenue Emile De Mot

 

emile de mot couleur

 

 

plan vol d'oiseau

 

 

Plan_Expo_1910_72dpi

 

 

Plan d’ensemble de l’Exposition de 1910.

 

La conception de l’ensemble de l’exposition est particulièrement moderne et inventif puisqu’il est tenu compte à la fois du monde économique, des nouveautés techniques telle la télégraphie sans fil… et des divertissements. Elle comporte aussi son propre réseau de tramway et d’une gare de trams qui la relie à la ville. Par contre, vu les délais, à l’inauguration du 23 avril par le Roi Albert qui vient de succéder à Léopold II, il est évident que les travaux ne sont pas terminés. On peut penser que la précipitation dans l’achèvement est une cause probable de la catastrophe qui se pointe. Un autre indice ressort du fait que la superficie est d’abord fixée à 85 ha pour se voir augmentée à 130… Planification perfectible car morcellement des responsabilités de la ville ? C’est ce qui est rapporté à l’époque.

Il faut aussi gérer la participation de plus de 27.000 exposants, - c’est ahurissant ! -, et en finale quelque treize millions de visiteurs !

 

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Avant-après : Bruxelles-Kermesse.

 

 

Un incendie d’une puissance invraisemblable ravage les pavillons à partir de la fin d’après-midi du dimanche 14 et se prolonge le15 août. Le secteur belge et « Bruxelles-Kermesse » avec sa reconstruction de bâtiments du XVIe siècle sont en grande partie détruits, soit quasiment un tiers de l’Exposition. Il est évident que les constructions en « semi-dur » ont mieux résistés au feu, encore que… les charpentes « à la Horta » se sont pliées sous leur propre poids. Pour ce qui est du nombre des victimes, il m’est inconnu, sauf deux ! Après l’incendie, on a nettoyé les décombres et reconstruit en partie le secteur belge ; dans quelle amplitude je ne sais mais l’Exposition s’acheva selon le programme, il y avait trop d’enjeux internationaux en lice.

Ce tragique incendie mériterait vraiment une étude en profondeur. Ici, je ne vous propose qu’une vision partielle à partir de quelques cartes postales qui appartenaient à mes parents. Les amateurs de jazz se souviendront sans doute que Bruxelles accueillit a cette occasion un groupe américain de musiciens de ragtime : une grande première européenne. On y reviendra à une autre occasion.

 

Robert Dehon

 

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Bruxelles-Kermesse : les pavillons légers sont détruits.

 

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Le secteur belge de l’Exposition.

 

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Ces pauvres alligators n’y ont pas échappé et en plus c’était l’heure du souper !

06/12/2006

expo 1910 conseils du Touring club de Belgique

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Voici ce que conseille le petit dépliant "Bruxelles en Tramways" du Touring club de Belgique au moment de l'exposition universelle de 1910....

-Traversons la Grand'Place et reprenons la rue de la Colline pour emprunter le passage dénommé "galerie Saint-Hubert".  Au bout de celles-ci, tournant à gauche par la rue de l’Écuyer  nous arriverons ainsi à la place de La Monnaie, où se trouve le théâtre de la Monnaie et la Poste Centrale.  Contournant alors la Poste par le coin nord de la place, nous déboucherons sur la belle Fontaine Anspach place de Brouckère, élevée en l'honneur du bourgmestre qui fit décréter les boulevards du centre, établis au-dessus de la Senne voûtée.  Nous suivrons ceux-ci jusqu'à la Bourse par les trams, 50,52,53 ou 59 (prix 10 centimes) et jouirons ainsi de la grande animation qui y règne.  Regagner la place Royale par l'autobus ou l'omnibus (prix 20 centimes) Total du parcours en tram : 10+10+20 = 40 centimes................eh oui il est loin ce temps là......

 

16/10/2006

incendie expo 1910

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17:21 Publié dans expo 1910 | Commentaires (0) |  Facebook | |