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14/02/2013

Atmosphère années 50 .... évolution du niveau de vie...

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Dès 1948 … après la guerre, à peine a-t-elle pansé ses plaies, Bruxelles se place aux avant-postes du combat pour une Europe Unie. 

 

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Le Benelux, premier rapprochement et le 17 mars de cette même année, la seconde étape : la signature du traité de Bruxelles, consacrant l’alliance étroite de la France, de la Grande-Bretagne, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg.   

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naissance du Bénélux 1947

Au début des années 50, tout a commencé à augmenter ;  par contre, on en avait deux fois plus pour notre argent !

Il faut dire que durant les années 50-60, Bruxelles avait ceci de particulier pour un tout petit pays ; Brasser des affaires gigantesques à l’échelle mondiale !

 

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Le Sénat

Des institutions régularisent la vie de l’argent.  Le sang des affaires circule bien et donne à Bruxelles, qui en est le cœur, des battements ordonnés et paisible. 

 

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La Bourse

A cette époque, on prenait en considération pour le budget, le prix des aliments de base pour le ménage, le prix du chauffage (souvent le charbon à cette époque)  et en extra, un petit budget pour l’habillement et quelques accessoires ménagés.

 

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Ce n’est que vers 1955, que le comportement des citoyens a réellement changé.  Sont venu s’ajouter au budget des extras, les sorties (dancing, cinémas etc.), le prix des transports en communs, les salons de coiffures et d’esthétiques, les jouets sophistiqués pour enfants, la télévision … et la carte de crédit  (une redoutable machine à consommation)  pour ceux qui n’arrivaient pas à suivre…

 

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Collection  de Mr Denis Keller

Série de pochettes photos. Étant donné que votre blog fonctionne surtout par l'imagerie, j'ai trouvé amusant de montrer quelques-unes de ces pochettes anciennes fournies par les magasins de photo pour placer les tirages de leurs clients. C'était au temps où la photo numérique n'existait pas encore et où tout le monde fonctionnait avec de la pellicule "argentique". J'ai sélectionné uniquement des pochettes publicitaires de magasins situés à Bruxelles. Les adresses de ces magasins figurent sur les pochettes.

 

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mettez la souris sur l'image pour connaître le modèle de l'appareil

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1958… Bruxelles est fin prête pour montrer au monde entier lors de l’Exposition que  nous sommes un modèle de société tournée vers la finance et le futur….La Banque Nationale étant le régulateur de la vie monétaire et de la tenue du franc, La Belgique se doit d’être à la hauteur de ses ambitions.

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Son gouverneur reste le grand conseil et le frein de tous les gouvernements, quel que soit le parti auquel ils appartiennent.

 

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Le Crédit Communal est le grand trésorier des communes et leur banquier ; c’est un autre élément régulateur qui freine les mégalomanies possibles (disait-on).

 

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Avec sagesse, Bruxelles est devenu la terre d’élection de très grands trust : par exemple, la Société Générales, la Banque de Bruxelles, la Kredietbank, la Banque Lambert, le Groupe Empain, le Groupe Nagelmakers…

 

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Collection Mr Keller Denis

 

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6/ Sabena
Deux étiquettes de bagages des années 1950s

 

C’est la Société Générale qui a construit de toutes pièces l’Union Minière du Haut Katanga.  La Banque de Bruxelles a soutenu de toutes ses forces l’industrie liégeoise.  Le Groupe Empain s’est occupé de la chimie et de l’électricité.

 

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A cette époque, le groupe de la Banque de Bruxelles était conduit par un homme d’une main de fer, le comte de Launoit.  Il mené une des plus vaste opérations financières …. La fusion des trois plus importantes sociétés de métallurgie : Ougrée-Marihaye, John Cockerill et Ferbatil. 

 

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 Le bénéficiaire le plus évident c’était le « standing du pays ».

 

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Quartier Gare Centrale ...Les naveteurs

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Tout un peuple vivait autour de ces banques ;  Le soir, la gare centrale (cité aux falaises de béton) absorbait comme une fourmilière les hommes qui œuvraient à l’accroissement financier du pays. 

 

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Le commerçant qui réalisait un bon chiffre d’affaire portait à la banque le fruit de son dur labeur.

 

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C’était des milliers de commerçants qui contribuaient au « Pactole » et par la suite ils avaient la possibilité d’acheter des actions. 

 

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On pouvait même considérer que le chiffre d’affaires du Bas de la Ville avec ses petits commerçants atteignait la moitié du chiffre d’affaire de l’agglomération entière.  Tous les secteurs de l’activité commerciale étaient représentés. 

 

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Ceux-ci étaient localisés dans des endroits bien précis…. Par exemple : Machines de bureaux dans la rue d’Assaut, bijouteries-horlogeries rue au Beurre, collectionneurs de timbres et monnaies rue du Midi, papiers peints et luminaires rue Blaes, articles de mode rue des Eperonniers…. Et aussi tous les métiers ambulants et autres artisans….. Il y en avait pour tout le monde….. Sans exceptions !

 

 

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Les petites affaires comme les grandes étaient exposées à la lumière de la place publique.  Les rotatives livraient chaque jour au peuple les secrets des affaires en des journaux bourrés de chiffres.  

 

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Bruxelles était la Capitale des Affaires.  Celui qui était « rusé » pouvait devenir puissant…  Une petite entreprise pouvait très vite prospérer.

 

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19-21 Bld du Midi

 

 

Autre exemple d’ascension :

La caisse d’épargne IPPA connaît après la deuxième guerre mondiale, un essor fulgurant. 

Les sièges et bureaux se multiplient dans les années 50, le siège de Bruxelles vient occuper de nouveaux locaux. 

Le chiffre d’affaire ne cesse d’augmenter.  Le premier milliard de dépôts  d’épargne est atteint en 1951, le dixième en 1967. 

Le nombre d’agences n’a cessé de s’accroître… d’une agence en 1903, il passe à plus de 1.400 en 1970 !

Au vu de son succès, IPPA créera le groupe TRANSGA, la compagnie immobilière qui offrira à ceux qui préfèrent placer leur argent dans des « briques » ou des terrains, un large choix de placements immobiliers.  

 

 

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 On commence dès lors à parler de pouvoir d’achat et de consommateurs… On s’imaginait que l’avenir serait « rose »… Un peu le rêve américain… Le niveau de vie était plus élevé et les salaires augmentaient… s’ajoutaient à cela, les avantages divers comme une deuxième semaine de congés payés et les allocations familiales… Rien d’alarmant puisque jusqu’au début des années 60, le taux de chômage était de 2,3%...

 

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prévoyance sociale ancien

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C’est le 18 décembre 1957 que Delhaize le Lion inaugure le premier magasin « self-service » à la place Flagey à Ixelles….C’était un genre de magasin à « l’américaine ».  Très bonne stratégie pour l’époque puisque l’endroit était desservit par le tram, il y avait un parking et on pouvait compter sur de nombreux habitants à « fort pouvoir d’achat ». 

Les gens repartaient avec leurs victuailles emballées dans des sacs en papier brun et la viande était déjà préemballée. 

Toute la presse parlait de cette nouvelle manière de faire ses achats mais d’abord en la critiquant ! 

 

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Photo Pub Monoprix en France (idem)

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En 1959, les enfants font la découverte de Barbie pour les filles et les garçons ne sont pas en reste non plus …. Les grands magasins regorgent d’idées pour attirer les familles…. Et à la Saint Nicolas, c’est dans un décor féérique que les enfants sages découvrent toutes les nouveautés dans le monde du jouet…

 

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Collection de Mr Vanstenkiste...... attraction lors de la Saint Nicolas à l'Innovation dans les années 50

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Innovation années 50

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Pour les garçons

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Rayon ménager miniature pour les filles

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Décembre 1951, les merveilleuses poupées à l'Innovation... Le rêve de chaque petite fille....

Merci à Monsieur Vansteenkiste de nous faire partager ces souvenirs

 

Témoignage de Mr Denis Keller

 

Grands magasins : ici je dois raconter. Lorsque j'étais enfant dans les années 1940s et 50s les grands magasins exerçaient sur moi une fascination fantastique. C'était un univers de rêve que l'on visitait en famille. Pas nécessairement pour acheter mais pour voir et découvrir toutes les nouveautés de l'époque où le modernisme et le confort étaient des thèmes essentiels. On accédait encore aux étages par des ascenseurs grillagés "conduits" par un liftier en uniforme et gants blancs qui annonçaient les départements à chaque étage. Les plus modernes commençaient à disposer d'Escalator mécaniques en bois. La concurrence entre ces grands magasins était assez forte et chacun proposait des événements attractifs : goûters dansants, émissions radiophoniques en direct, des fauves en cage de verre, etc... Les vitrines de fêtes (St Nicolas, Pâques, Noël, Nouvel an,...) étaient magnifiques et animées même avec des personnages vivants. Les premières télévisions étaient exposées en fonctionnement en vitrine et étaient une attraction populaire qui attirait beaucoup de monde. C'était aussi l'époque où on pouvait écouter, chez les disquaires, les premiers disques en Vinyle dans des cabines individuelles sur un tourne-disque à aiguille saphir et avec le son mono et pas stéréo car l’hi-fi n'existait pas encore.

La plupart des jeunes femmes ont un emploi en dehors de leur foyer et l’arrivée des électroménagers facilitent  la vie de celles-ci. 

 

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1er Bic à 4 couleurs1950

 

 

On retrouve dans ce nouveau mode de vie, le confort de la cuisine équipée et la généralisation de l’achat d’un frigo, d’une cocotte minute et de poêle Tefal, d’une machine à laver le linge avec rouleau pour l’essorage et de la poudre à lessiver, les détergents miracles font également leur apparition etc ...  Et les crédits explosent… notamment  pour l’achat d’une voiture …  

 

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Durant cette décennie, on dépense, on gaspille, on vit « bien », on s’invite au restaurant, certains investissent, d’autres s’offrent des vacances à l’étranger, on fume, on danse, on fait la fête…  La vie est devenue si paisible… du moins pour une grande majorité d’employés, de fonctionnaires et de commerçants…

 

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1955

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Rue Neuve

Qu’en était-il des préoccupations de nos parlementaires pour satisfaire la population durant ce temps-là ? (petit rappel)…

 

De 1910 aux années 50, plus de 80% des artères de la ville, y compris celles du centre, étant neuves, remaniées ou reconstruites, le rythme des travaux d’urbanisme fut incessant. 

 

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Vue sur les Bas Fonds 1955

 

Les deux périodes de guerre, les crises économiques et monétaires, la dénatalité, la substitution d’impulsions collectives et trop souvent mesquines aux larges et efficientes initiatives léopoldiennes, ont fait que ...

 

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Impasse de la Maternité

...plus des trois quarts des « taudis » et impasses furent rayées de la carte du Pentagone ; tandis qu’une autre grande partie des immeubles « anciens » de la capitale ont été cédés à des investisseurs étrangers, à de  grandes sociétés ou même aux banques… Un paradis pour les promoteurs…  

 

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Quant aux bruxellois, après avoir vécu dans des anciens quartiers sans confort,  ils ont préférés s’établir ailleurs….

 

Les couples qui travaillaient dans le privé ou dans l’administration pouvaient   s’offrir  le luxe de l’achat à crédit d’un appartement.

 

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La construction de grands nouveaux  immeubles situés dans d’autres communes et dans des quartiers paisibles et verdoyants à proximité du centre de la ville a encouragé la population à déménagé. 

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Les autres, aux revenus plus modestes se sont peu à peu installés en « banlieue » laissant la place aux utopistes….et aux indéracinables bruxellois.

 

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Il faut dire qu’après la guerre, les vieilles pierres n’intéressaient plus grand monde. 

Suite à la demande et à l’offre de crédit des banques, le béton coulait à flots aux quatre coins de la capitale !

 

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Tunnel Rogier vers Viaduc direction Koekelberg

 

On reprit, après maintes tergiversations, les travaux de la Jonction et du Mont des Arts, du percement des tunnels à travers la ville. 

Ces travaux d’urbanisme conjuguèrent leurs effets à ceux de la « City Building »… processus commun au centre de toutes les grandes villes contemporaines.

 

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1954

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CEE

 

Il faut noter que durant cette période, les expropriations urbanistiques  on coûté quelque 30.000 habitants, dont la moitié pour la Jonction.  Et la prolifération des constructions non destinées à l’habitation jointe au progrès de la dénatalité en ont fait disparaître plus de 50.000 autres.

Durant des dizaines d’années, certains quartiers fantômes en attente des grands travaux ont été la terre d’accueil des plus démunis.

 

 

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La place était faite pour accueillir le monde de la finance des spéculateurs et des affaires…..  Il n’y avait plus qu’à attendre que le temps fasse sont travail sur l’état de délabrement de ces vieux quartiers…

 

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Les constructions incessantes de nouveaux immeubles dans les faubourgs de la ville, l’installation du métro en sous-sol, l’ouverture de galeries commerçantes etc.… offraient un tel nombre de postes que la Belgique dû faire appel à la main d’œuvre étrangère.

 

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Malgré tout ces projets grandioses, où allait-on loger toutes ces nouvelles familles ?.... Réponse : Tant qu’il n’y avait pas d’avis de démolition…

Dans ces fameux quartiers « fantômes)…. En attendant les propositions des grands promoteurs… 

 

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Vue de la Colonne du Congrès en 1954

Considérée comme un paradis fiscal avec une sécurité sociale à la pointe que rêver de mieux pour  y vivre paisiblement ?  La Belgique offrait tous les avantages sociaux et l’aide nécessaire à l’intégration des familles …

 

 

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Paisible Marché place Ste Catherine années 50

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Le Vieux Marché dans les années 50.... les bonnes affaires...

 

 

 

 

La Belgique à accueillit a bras ouverts ces nouvelles populations venue de si loin qui allaient se joindre à nous pour contribuer à l’essor de nos économies !

 

Avec 1.248.310 d’habitants en région bruxelloise en 1959 que devions-nous craindre ? 

Un tel essor au niveau économique et social faisait de notre capitale l’endroit idéal pour évoluer dans la société.   Chacun y trouvait sa place.   Et puis avec un taux de chômage aussi bas…. Pourquoi redouter le futur ?  Dans  l’euphorie de la  réussite sociale et économique, étions-nous en mesure de prévoir la crise en 2007 ?

 

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1954

 

 

Paradoxalement,  les gens troublés par des nouvelles pessimistes venant de tous côtés, il était déjà devenu courant d’entendre parler « du bon vieux temps » dans les années 60-70 !..... Celui d’avant 1914 !

 

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Eh oui…. Il semblerait qu’il a bien existé…. Et pourtant…

 

La marchandise était de bon aloi et l’ersatz n’encombrait pas nos tiroirs. 

 

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Au parc de Bruxelles 2 1954.jpg

 

 

Le bon vieux temps peut-être regretté par les poètes et par les riches, PAS par les ouvriers.

Pour créer un pays aussi riche, il en a fallut des sacrifices, des révolutions et des débats.

Avec un salaire considéré comme « beau » à  l’époque de 4,25FB par jour  pour un receveur de tram, seuls dans l’industrie privée, des contremaîtres de valeur arrivaient à cent sous !

Sans compter les heures de travail qui n’étaient pas encore réglementées !

 

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Terrasse à la Bourse.... un matin... bien animé et pourtant paisible...

 

 

Pourtant, ……Mon dieu qu’il faisait bon vivre ici !

 

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21/03/2008

Les premiers tramways bruxellois

 

 

porte louise et tram

Porte Louise 

Petit résumé : (j'ai bien dis ... ;-)....je ne prétends pas avoir rassembler toutes les infos pour recréer l'histoire) ...Mais ceci est déjà intéressant

C'est dans le haut de la ville que sont apparus les premiers Tramways de Bruxelles. Grâce à la construction de l'avenue Louise et le succès des ballades au Bois de la Cambre.

place stephanie et tram

 

Il n'y avait que les chemins de fer qui assuraient le trafic intensif.   Quelques omnibus  assuraient le transport en commun des voyageurs mais ce n'était plus suffisant.   

tram cheval

 

En Amérique déjà, il existait des lignes d'omnibus sur rails.  Comme l'activité était devenue intense dans Bruxelles, la possibilité d'exploiter un chemin de fer américain devenait impérative.  Le coût de l'entretien des chevaux était élevé ! L'état de la voirie bruxelloise n'était pas non plus idéal pour envisager une installation rapide. 

Le Collège étudia la question...

 

C'est l'Échevin Watteeu qui prit la décision d'installer une seule et unique ligne de chemin de fer américain....

Celle-ci allait relier le centre de la ville au Bois de la Cambre.  Il n'était pas possible d'envisager le même type de transport sur une avenue en pente par exemple le Botanique !  Trop dangereux disait l'échevin....Et qui allait assumer la responsabilité en cas d'accident ?   Que deviendraient les voyageurs dans une voiture descendant une avenue à toute vitesse ? 

botanique avenue

 

Après de longues négociations, en 1869 le premier tronçon de la ligne Porte de Namur - Bois de la Cambre était actif.

Faute de budget, ce fut un groupe financier anglais qui apporta l'aide nécessaire.

 

Peu de temps après d'autres lignes furent construites :

Porte de Schaerbeek - église Royale Sainte Marie

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Chaussée d'Haecht - rue Teniers en prolongement de la Porte de Schaerbeek...

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Pour les rues à faibles pentes, les véhicules étaient tirés par 2 chevaux.

 

Ce transport n'était pas à la portée de toutes les bourses  et l'attente entre chaque voyage était longue puisque la ligne établie était à voie unique.  Malgré le bon accueil, le public n'était pas satisfait.

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(Vers 1874, la compagne Morris doubla les lignes).

 

Après le voûtement de la Senne, il fut nécessaire de faire un trait d'union entre les gares du Nord et du Midi.  L'administrateur Albert Vaucamps qui était à la tête de l'entreprise la plus importante de transports en commun de la capitale, obtint le chantier permettant de relier celles-ci.

 

Pour le tout nouveau Quartier Léopold, c'est  la Société Becquet qui fut choisie pour l'entreprise et l'exploitation des lignes de tramways.

En 1874, cette société transfèrera ses privilèges dans une S.A au Brésil.  Le nouveau nom d'exploitation sera : Société Brésilienne des Tramways....

Vu les coûts élevés des entretiens des véhicule et le manque de rendement, elle fusionna avec les Tramways Bruxellois  en 1879.

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Comme il y avait trois lignes de chemins de fer américains qui desservaient le centre et l'agglomération, la gestion des parcours devenait difficile.

 En 1872, la ville de Bruxelles envisagea la fusion entre ces compagnies. 

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Certains actionnaires étaient assez réticents face à cette proposition et les négociations furent difficiles. 

C'est en 1874 qu'un accord fut signé et on désigna la nouvelle société ‘Les Tramways Bruxellois'

Le siège était situé rue du Vautour 47-49 à 1000 Bruxelles dans les bureaux de la société Vaucamps.

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En 1881, les Tramways Bruxellois possédaient un réseau étendu sur près de 50 km.

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En 1892, on déclara la société des Tramways Bruxellois propriétaire et concessionnaire officiel des lignes....Il n'y avait plus de discussion possible au sujet de la légalité.   

chée d'Alsenberg

 

etterbeek rue G. Leman

 

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Et dans un passé moins lointain ...

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Les trams en surface...Porte de Namur...

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Place Stephanies (entrée avenue Louise)

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Tram en surface à la Bourse...

 

 

 

23/01/2008

Animation à la Bourse de Bruxelles

Mieux qu'une carte postale !  La vraie vie autour de la Bourse en 1912.  Ces photos m'ont été envoyées par Monsieur Lovenfosse qui en possède les négatifs !  Quelle belle surprise !

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C'était l'époque où il y avait encore le marché tout autour...

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MAGNIQUES! SUPERBES ! Ces photos sont magiques ! Il ne manque plus que le son.....Quelle belle animation....Là, c'est vraiment Bruxelles au temps où il brussellait !

Quel beau cadeau pour mon blog Monsieur Lovenfosse....Un tout grand Merci

11:42 Publié dans Bourse de Bruxelles | Commentaires (4) |  Facebook | |

16/04/2007

autour de la place de Brouckère

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La rue des Augustins est une rue très courte qui relie la place De Brouckère à la place du Samedi.  Elle était encore plus petite avant le voûtement de la senne. 

 

Elle doit son nom au grand couvent des Augustins établi à l’emplacement actuel de la place de Brouckère.  Pour rappel, l’église fut bâtie en 1642 et démolie en 1893, pierre par pierre…sa façade fut réédifiée à la rue du Bailli à Ixelles.    

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A l’époque, elle formait un angle avec la rue des Vanniers (démolie en 1966 pour la construction du Building Philips), qui longeait la Senne jusqu’au pont dit des Vanniers.

 

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C’est aussi dans la rue des Augustins que de 1887 à 1930 il y eut le célèbre théâtre de la Scala.  (Créé par le Bruxellois Degunst, qui était un ancien trompettiste).  Pendant une vingtaine d’année, il y monta des « revues » pleines d’humour et de gaîté. 

 

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Merci Jean-Pierre Roels pour ces images du passé...

09/04/2007

La Bourse à Bruxelles

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La Bourse fut construite sur  l’ancien couvent des Récollets qui occupait jadis ce lieu.

 

Le Palais de la Bourse est l’un des plus importants monuments de Bruxelles construit au 19ème siècle  après le Palais de Justice. 

 

Ce temple de la finance est de style Renaissance classique.  Les hauts et bas reliefs représentent  la Belgique, la Science, le Commerce, l’Agriculture, l’Industrie, la Navigation, la Poste, le Télégraphe, le Travail, l’Abondance, la Prudence, la Vigilance, etc…

 

Plutôt que d’avoir un boulevard monotone est rectiligne, Anspach prit la décision d’agrémenté celui-ci de quelques places…il y a donc, place Fontainas, places Anneessens, place de la Bourse et place de Brouckère. 

 

Au début du 19ème siècle, la Bourse était appelée « Point central » par les compagnies de tramways parce que c’était l’endroit de l’animation urbaine et des transports publiques.  C’est cette place qui fut la première en 1932 à avoir une circulation réglée par un système électromécanique automatique faisant apparaître le mot lumineux « Halte » et déclanchant une sonnerie.  Plus tard, arrivera  le signal rouge et vert…

 

Dans les années 50, chaque jour, il y avait autour de la Bourse, une intense activité maraîchère.  Le dernier marché matinal eut lieu en novembre 1985.