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29/06/2014

l'Observatoire d'Uccle

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Avenue de l’Observatoire….

Le vendredi 24 août 1883, à 10h30, l’administration des Ponts et Chaussées procèdent dans les bâtiments du gouvernement provincial de Bruxelles, à l’adjudication des travaux de construction de l’Observatoire que l’on a décidé d’élever à Uccle. 

Les travaux sont évalués à 210.000 frs.  C’est l’aboutissement de treize ans de discussions.  En effet, en 1880 déjà le projet était né de remplacer l’Observatoire de la place de l’Astronomie par un nouvel établissement à construire sur les hauteurs d’Uccle.  L’avant-projet avait été établi par l’architecte Octave Van Rijsselberghe en collaboration avec l’ingénieur des travaux de la ville d’Anvers, Gustave Royer et le météorologiste de l’Observatoire royal François Van Rijsselberghe.

 

En 1881, au grand étonnement des Ucclois, on procède à des sondages pour connaître la nature des terrains où doit être construit l’Observatoire.  De nombreux badauds se déplacent pour assister aux expertises qui ne laissent pas de les surprendre.

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Van Rijsselberghe, l’architecte est envoyé en mission à Strasbourg à la demande expresse de Houzeau, directeur de l’Observatoire, afin qu’il puisse étudier les installations strasbourgeoises et s’en inspirer, si besoin pour Uccle.

Mars 1886 : les bâtiments principaux sont achevés et on examine les plans des constructions latérales.

Septembre 1887 : le plan de la future avenue Houzeau est accepté ; on commande en Angleterre, chez T. Cooke, à York, rue Bishopill, quatre coupoles à armature de fer, « recouverte de papier mâché » (sic).  Il en coûte 49.000 frs.

1889 : les frères Tantôt, entrepreneurs à Etterbeek, montent les dites coupoles.

 

En 1881, on décide d’entourer l’Observatoire à construire, d’une AVENUE CIRCULAIRE : on taille dans le Dieweg, on supprime le haut de la rue de la Colline (actuelle rue de l’Equateur) et on attribue une largeur de 15 mètres à la nouvelle artère.

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1894 le Tram à l'arrêt Observatoire

En 1887, pour faciliter l’accès de l’Observatoire au départ de la chaussée de Waterloo, on décide de repaver le Dieweg sur trois mètre de largeur.

La construction de l’Observatoire sur les hauteurs d’Uccle – à une altitude de 100 mètres – a entraîné l’urbanisation de tout le quartier.

 

(d’après le livre La Chanson des rue d’Uccle de Jean Francis)

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16/06/2014

Mont des Arts en 1959

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Bd Botanique dans la douceur de la nuit

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17:34 Publié dans BRUXELLES | Commentaires (0) |  Facebook | |

05/06/2014

Les origines de Bruxelles d’après un Texte de Louis Hymans

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BRUCTERE - Le premier Bruxellois d'après une brochure de l'avocat Spinnael en 1841

L’origine de Bruxelles se perd dans la nuit des temps.  Son nom même a été écrit de vingt façons diverses et également barbares, dont la plus curieuse est Bructersele, orthographe imaginée par Me Spinnael, avocat, en vue de démontrer que Bruxelles fut la capitale des Bructères.

Ce juriste, égaré dans l’étymologie, alla jusqu’à illustrer sa dissertation du portrait authentique d’un Bructère faisant caracoler son cheval et tenant au bout de sa lance la tête d’un ennemi vaincu. 

Les savants, après s’être livrés à des luttes séculaires au sujet de ses origines, après avoir trouvé la racine de Bruxelles dans les mots brug, broeyen et broek, qui donnaient tour à tour l’idée d’un pont, d’un nid et d’un marais, ont fini par se mettre d’accord pour affirmer que Bruxelles vient de Broek sele, habitation, manoir, château ou site, au bord d’un marais.  Nous nous en tiendrons à cette version.

 

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Des discussions ont eu lieu à propos de l’origine du mot Brabant.  Je n’aurai garde de me hasarder sur ce terrain glissant.  Mon imagination se contente de l’héroïque légende de ce guerrier romain, Salvius Brabo, qui, après avoir tué le géant Antigon, la terreur des riverains de l’Escaut, devint l’heureux époux d’une nièce de Jules César.

Le nom de saint Géry appraît dans la pieuse légende des apôtres du christianisme en Belgique, près d’un siècle avant que le nom de Bruxelles soit mentionné dans un document authentique.  Il y eut deux saints du nom de Géry.  Le premier, qui s’appelait aussi Didier, Desiderius, fortifia la ville de Cahors.  Le nôtre, dont le nom latin est Gaugericus, naquit dans les Ardennes françaises, aux environs de Sedan, et devint évêque de Cambrai, vers 580.  D’après ses panégyristes, ce futur saint fut un type de sagesse et de bonne humeur.  Toute sa personne « respirait et inspirait » la gaieté ; son nom même de Gaugeric veut dire joie, gaudium ; riche, ryck.  « Comme une abeille qui butine de fleur en fleur, Géry parcourait le champ des divines senteurs et concentrait dans son âme, ainsi que dans une ruche féconde, le miel de la foi et la suavité de toutes vertus. »  Tel est l’homme qui, le bâton à la main traversa la forêt Charbonnière et la forêt de Soignes, et vint, au péril de sa vie, fonder, dans une petite île formée par la Senne, une humble chapelle que le zèle des néophytes changea bientôt en église (1).

 

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Peu d’années après, une petite nièce de Pépin de Landen, la bienheureuse Gudule, rendit le dernier soupir au château de Ham, près d’Alost.  C’était une femme renommée par sa piété et ses bonnes œuvres.  La légende raconte qu’un soir, comme elle allait porter secours aux malheureux, elle vit tout à coup s’éteindre sa lanterne.  C’était le diable qui lui jouait un tour de sa façon ; mais elle avança dans l’obscurité, confiante dans la protection du ciel, et, à la grande déconvenue de mons.  Satan, sa lumière se mit à brille d’un éclat plus vif qu’auparavant.  Dame Gudule attribua ce prodige à une intervention miraculeuse qui la fit canoniser plus tard ; et quand, à la fin du Xè siècle, un des arrières-petits-fils de Charlemagne, Charles, duc de Lotharingie, érigea dans l’île de la Senne un château fort où il établit sa résidence, il fit transférer de l’abbaye de Moortzeele dans l’église de Saint-Géry le corps de la sainte, qui fut honorée dès lors comme la patronne de la ville de Bruxelles. 

 

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Lambert II, Balderic, comte de Bruxelles le père de la cité et l'auteur de la première enceinte de la ville d'après une gravure de la Afkomste der Hertogen van Brabant 1546

Voilà l’existence de Bruxelles établie.  Comme toutes les villes qui surgirent en ces temps reculés, ce dut être un amas confus de chétives masures construites en bois et en argiles, couvertes de chaume, et bordant des ruelles étroites, sans pavé, ressemblant en hiver à de vrais cloaques.  La bourgade se développa rapidement et, peu après l’an mille, elle était devenue assez importante pour que Lambert II, dit Baudry ou Balderic, l’entourât d’une ceinture de remparts qui mesurait plus de 4000 mètres. 

 

 

(1  (1)  A l’article Saint Géry dans la Biographie nationale, il n’est pas dit un mot de la présence de cet évêque à Bruxelles.  On se borne à raconter qu’il érigea un monastère à Saint-Médard, près de Cambrai.  Ce silence est d’autant plus bizarre que l’auteur de l’article cite précisément les mêmes sources où d’autres ont trouvé la preuve du rôle joué par l’évêque de Cambrai sur les rives de la Senne.  

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16/05/2014

Institut Champagnat de J.F. Philippe

Bonsoir Madame,
 
Après avoir regardé quelque peu ces souvenirs de mon école sur votre blog, je suis allé rechercher les deux photos que je possède encore et je me permets de vous les envoyer, je pense qu’elles pourront rappeler à certains de bons souvenirs ...
 
La première photo Institut Champagnat qui doit dater des années 1956 – 1957 montre (les noms dont je me souviens) à l’extrême gauche le frère Pierre, et l’avant dernier frère sur la droite est le frère directeur, je crois frère Léon. Je ne me souviens plus des noms des autres frères sur la photo. La photo Institut Champagnat 2 - qui doit dater de 1953 – 1954 - montre à gauche le frère directeur, frère Léon, et à l’extrême droite le bon frère Gilles que j’ai eu comme enseignant en première année. Je me souviens de bon nombre de ces “ collègues “ aux études, et je m’étonne que la classe de ma première année fut aussi nombreuse ! La cour de récréation était à cette époque un lieu de combats assez discrets – il ne fallait pas se faire prendre par le surveillant - mais sans pitié, et aussi un terrain de football où il ne faisait pas bon de se trouver sur la trajectoire du ballon qui était vigoureusement expédié de l’autre côté de la cour !
 
Je vous souhaite une bonne réception de ces deux photos.  
Merci Madame pour ce blog qui est bien fait et qui m’a permis de me replonger dans mes souvenirs, ceux d’il y a près de 60 ans.
 
Bien à vous
 
J-F PHILIPPE
 

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