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10/10/2013

Le Théâtre Lyrique à Schaerbeek

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En 1854, le Comte de Juvisy, Parisien, premier directeur du « Casino des Galeries Saint-Hubert » à Bruxelles, eut l’idée d’ouvrir un établissement d’été ; c’est ainsi qu’il fit construire le « Casino d’Eté Saint-Hubert » sur un terrain situé entre la chaussée d’Anvers et la rue du Progrès.  Mais, le mauvais temps aidant, cette initiative n’eut pas le succès escompté et ce théâtre fut déserté par le public.

Quelques années plus tard, le bâtiment accueillit une troupe d’opéra et fut rebaptisé « Théâtre Lyrique ».  Mais l’exploitation cessa rapidement, faute de rendement.

En 1857 enfin, plusieurs artistes s’étant constitués en société agrandirent et embellirent le site.  Ayant ainsi fait peau neuve, le Théâtre Lyrique prit alors son véritable envol.  Il asquit une vogue extraordinaire et eut un succès retentissant jusqu’en 174, date à laquelle la commune de Schaerbeek l’acheta pour y installer un marché couvert, indispensable selon elle dans le quartier Ouest. 

Les activités étant loin d’être florissantes, ce marché fut fermé un an plus tard.  Restauré en 1880, le Théâtre Lyrique devint alors le siège de distributions de prix scolaires, de réunions de sociétés, de représentations théâtrales ainsi que de meetings politiques.  

 

Le dimanche 27 septembre 1935, on peut lire dans le journal Le Soir : « Vers 7h du matin, un incendie a complètement détruit le Théâtre Lyrique de la Place Solvay (ancienne place du Marché).  Ce théâtre avait 75 ans d’existence.  Sarah Bernhardt y avait joué.  Vandervelde et beaucoup d’autres politiques y avaient aussi tenu des meeting ». 

03/10/2013

La vénérable rue Neuve ...d’après Fernand Servais en 1965

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La rue Neuve a ceci de doublement paradoxal : elle est ancienne ; et, primitivement dénommée Longue rue Neuve, elle cessa de revendiquer sa qualité de longue dès le jour où se prolongea jusqu’au boulevard du Jardin Botanique. 

Car, avant 1839, son point terminus était l’embouchure de la rue de Malines.  L’espace compris entre cette rue et le boulevard était couvert de maisons et de jardins dont, par arrêté royal du 15 juillet, on décida le percement, en vue d’établir une voie rectiligne reliant les actuelles places de la Monnaie et Rogier, où la gare du Nord fut inaugurée en 1841.

 

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Notons, du reste, que la rue Neuve, dont les origines remontent à la fin du 16ème siècle (la première enceinte de Bruxelles longeait la rue du Fossé-aux-Loups) avait été déjà agrandie et percée en 1617, à l’initiative de l’entrepreneur Jérôme De Meester qui favorisa ainsi l’éclosion d’un nouveau quartier, un quartier bourgeois, encore que champêtre, ayant des communications directes avec la Porte de Laeken.

 

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Il n’était pas bien salubre, à la vérité (la rue dite du Marais porte un nom évocateur…).  Maraîchers, fleuristes, blanchisseurs y étaient, si l’on peut ainsi dire, à pied d’œuvre.  D’où les noms persistants de : rue des Roses, rue des Bluets, rue du Persil, rue aux Choux, rue de la Blanchisserie, donnés aux rues environnant de la place des Martyrs, nommée alors place Saint-Michel.

 

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Et cet endroit, qui garda longtemps son allure campagnarde, ne manquait pas d’être idyllique, étant pourvu de guinguettes verdoyantes où nos aïeux allaient charmer leurs amours dominicales… Guinguettes dont la dernière en date, dans les parages, fut celle du mémorable et regretté « Diable-au-Corps ».

Evidemment, nous avons peine à nous imaginer, aujourd’hui, un tel recul, de telles origines à ce quartier devenu une des centres les plus vivants, les plus modernes de la capitale.

 

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Il est vrai que le nom même de son église : l’église du Finistère (Finis terrae) suffit à évoquer ce primitif isolement.  Cette église, est le seul monument dont peut s’enorgueillir la rue Neuve.

 

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Par contre nombreux furent les demeures seigneuriales, les luxueux hôtels privés qui l’embellirent au point d’en faire, à un temps donné, une des rues les plus cossues de la ville.

 

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Nous nommerons : l’hôtel de la marquise douairière de Wargny, devenu, en 1675, l’hôtel des Spinola ; l’hôtel du comte de Furstemberg ; l’hôtel du baron de Secus, démoli pour y aménager la Galerie du Commerce ; l’hôtel d’Alexandre-Joseph Rubens, receveur général des Domaines.  On peut en voir encore une partie, avec un demi-fronton, englobée dans l’annexe des magasins de l’Innovation en face de l’église.  Les plans de cette admirable demeure furent tracés par l’illustre aïeul du propriétaire : le peintre Pierre-Paul Rubens.

 

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Actuel C&A en 1880

 

Ce fut dans la rue Neuve également que se trouvait l’hôtel de Vander Noot, un des artisans de la révolution brabançonne.

 

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N° 3-5- et 7 de la rue 

 

Le dernier occupant fut le facteur de pianos Oor, dont les vieux Bruxellois n’ont pas perdu le souvenir.

 

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Parmi les notoriétés qui résidèrent en cette rue signalons aussi la comtesse de Montholon, la femme du célèbre général, qui vint s’y installer en 1819, un mois après la mort de sa fille, Joséphine-Napoléone dont l’Empereur était le parrain… et peut-être même le père.  La comtesse avait séjourné avant cela dans une maison sise au coin de la rue Royale et de la Montagne de la Cour (emplacement de l’Hôtel de l’Europe).  Le décès de son enfant étant survenu en cet immeuble, elle l’avait quitté pour chercher, vainement, ailleurs, un adoucissement à son chagrin… Elle rejoignit le général, à Paris, en 1821, après avoir failli être brûlée vive dans l’incendie qui dévasta cette dernière habitation.

 

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On le voit, …. La rue Neuve a ses titres de noblesse (selon F. Lebouille, pas moins de 30 rues portèrent le nom de « Rue Neuve » à travers les siècles)

 

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Elle rappelle en outre, souvenirs moins lointains, le troupeau de chèvres qui passait le matin et que le pâtre trayait en chemin faisant, à la demande des amateurs de bon lait bien tiède.

 

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Aux demeures patriciennes ont succédé les coquettes boutiques, les immenses et splendides magasins d’aujourd’hui.  Et c’est tant mieux.  Là où régnait jadis une morne austérité faite de maisons solennelles aux porches rébarbatifs, s’ouvrent maintenant des portes accueillantes, sourient des étalages séduisants, s’éveille l’amusante curiosité de la foule des passants, fleurit le bagout plébéen des camelots, des marchandes, des marchands ambulants, s’élève la voix joyeuse d’un chanteur en plein air !

 

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Car elle savait aussi être joyeuses, la rue Neuve ! …

 

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Maison Colard au n°11

 

Des salles de spectacles l’agrémentaient avant la première guerre mondiale.  Des cafés-concerts, des théâtres, lesquels se multiplièrent durant l’occupation, sans toutefois atteindre le nombre, record, des cinémas d’aujourd’hui.

 

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Le premier théâtre connu qui s’ouvrit rue Neuve (au n°153) fut l’Eden.  Son inauguration eut lieur en 1906.

 

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Le programme quotidien comportait des numéros de music-hall, une pièce en un acte et – déjà – une vue cinématographique.

 

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Au Bon Marché en 1800

Il devient totalement cinéma fin 1910.

De dimensions beaucoup plus réduites et spécialisé dans des spectacles beaucoup plus modestes, l’Eden de la rue Neuve n’évoquait que faiblement le souvenir de son aîné.  Aussi, ne fit-il que vivoter.

 Il y eut ensuite le Kursaal, dès 1911.

 C’était comme l’Eden, un concert-cinémas, mais de plus vastes dimensions.  Si nos renseignements sont exacts, il fut construit à l’emplacement de l’Hôtel de l’Univers.

 De concert-cinéma, le Kursaal devint un vrai théâtre, pendant l’occupation 1914-1918, sous la direction squassi-Van Hamme. On y donna des pièces du terroir, telle que « La Famille Klepkens » et des fantaisies bruxelloises dues à la plume de Bodart, Devère, Raume et du jeune Marcel Roels.

 

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Durant l’année 1911, on vit naître aussi, au n°37 de la même rue, un autre établissement, « La Cigale », qui, cinéma à son ouverture, devint théâtre pendant la grande guerre n°1, son premier spectacle étant une revue de Jef Orban.

 

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Étonnamment multiples devaient être les destinations successives auxquelles, de 1918 à 1921, fut vouée la cour d’un immeuble qui, portant les n° 24 et 26, se paya le luxe de se transformer en théâtre en se couvrant d’un vitrage !  Cette cour devint successivement : 1° Le Selectsior, pour y présenter une série d’attractions ; 2° Le Coq Gaulois, cabaret montmartrois où plusieurs chansonniers célèbres défilèrent : Xavier Privas, Dominus, Francine Lorée, Lucy Pézet, vedette montmartroises ; 3° La Boîte à Pic, autre cabaret éphémère, et 4° en 1920, La Boîte à Surgères.  Ce cabaret portait le nom de son fondateur, chansonnier qui eut une certaine vogue.  La pièce d’ouverture fut la « r’vue Neuve », représentée au profit de la souscription du monument Gabrielle Petit. 

 

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Dans son Histoire des Théâtres de Bruxelles, Lionel Renieu nous rappelle que Toone et ses marionnettes, désertant le caveau des Marolles, firent là aussi leur apparition, en 1918, peu avant l’armistice.  Folies des grandeurs ! …  Sorti de son milieu populaire, Toone ne trouva plus le public et l’ambiance qu’il lui fallait.  Présentés dans une belle salle, garnie de vrais fauteuils, ses « poecheneles » se sentirent dépaysés et se mirent à parler faux, … comme en 1897 quant le même Toone… si ce n’était pas lui, c’était son père…. S’était avisé, une première fois, de venir faire le « stoeffer » à Bruxelles-Kermesse, lors de l’Exposition du Cinquantenaire. 

 

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Le séjour de Toone rue Neuve fut tellement déficitaire qu’un huissier intervint et vendit aux enchères les chers acteurs de bois du pauvre homme !

 

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Godefroid de Bouillon, le chevalier Bayard, Lagardère, Geneviève de Brabant, la reine Margot, vendus aux plus offrant, comme des esclaves dans l’antiquité…  Quelle honte !

 Il faut un rossignol toujours dans la forêt, chante Rostand dans Chatecler.

 Il faut un Toone toujours aux Marolles !

 

 

Texte de Fernand Servais en 1965... Souvenirs de mon Vieux Bruxelles 


 

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Quelques publicités 

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La rue Neuve un peu plus récente...

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Novada 

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Rue Neuve n° 32 .... Restaurant La Frégate

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La Patisserie du Finistère 

 

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Hiver 1954, Il fait tellement froid que l'on inaugure des chaufferettes dans les rues 

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1948, La Famille Lemoine fait des emplettes 

Les années 60

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Une crèche de Noël à l'église du Finistère 

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1972.... Grève des indépendants ! 

Ambiance nocturne 

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On pourra dire ce que l'on voudra mais ce Bruxelles-là, cette ambiance... manque à beaucoup de Bruxellois ! 





 






24/09/2013

Le livre Bruxelles - Pentagone de Roel Jacobs

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   Genre : Guide illustré.

Domaines : Patrimoine culturel bruxellois – Tourisme.

 

   Format : 13,5 x 20 cm, 400 pages, 200 illustr.

   ISBN : 978-2-930018-88-1

   Prix public :   35,00 € (sous réserve)

 

·       DOCUMENTS

 

200 photographies en couleur et N/B

15 cartes et plans, 37 encadrés


 

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·           AUTEUR

 

Roel JACOBS, guide conférencier et historien

 

Préface de : Claire Billen, historienne et urbaniste. 

 

·           LE SUJET

 

Il existait déjà le célèbre Guide illustré de Bruxelles de Guillaume Des Marez, publié au lendemain de la Première Guerre et réédité de nombreuses fois. Aujourd’hui encore l’amateur de patrimoine culturel trouve dans le commerce des synthèses historiques de très  bonne qualité.

 

Le Guide de Bruxelles-Pentagone  est unique en cela : il rassemble en un seul volume plus de 20 ans de conférences, de visites guidées et de publications sur le patrimoine de Bruxelles menées par Roel Jacobs. Un guide-conférencier bruxellois largement apprécié pour son analyse et son franc-parler, la justesse de ses observations quant aux « à-côtés » de l’Histoire ainsi que la restitution des faits.

La matière de l’ouvrage est construite sur un cycle de 33 visites, lesquelles couvrent l’ensemble du « Pentagone » bruxellois, le centre-ville de Bruxelles.

La balade démarre à la Grand-Place, serpente entre les premières murailles du XIIIe s, et s’achève à l’angle nord-ouest, dans le quartier du Béguinage et des Quais, à l’intérieur de la seconde enceinte du XIVe s.

 

 

·           PUBLIC

 

Amateurs d’Histoire du patrimoine culturel de Bruxelles.

DIFFUSION : Interforum Benelux S.A.

Fond Jean Pâques, 6

1348 Louvain-la-Neuve – Tél 010 42 03 20 – Fax 010 41 20 24

CFC-Éditions

Place des Martyrs, 14 - B - 1000 Bruxelles -Tél  02 227 34 05 - Fax  02 218 08 52

nathalie.d@cfc-editions.be - www.cfc-editions.be

 

 

CFC-ÉDITIONS valorise la richesse patrimoniale et culturelle de la Région de Bruxelles-Capitale.


 

Le Guide de Bruxelles-Pentagone rassemble en un seul volume plus de 30 ans de conférences, de visites guidées et de publications sur le patrimoine de Bruxelles menées par Roel Jacobs.  Un guide-conférencier bruxellois très apprécié pour son analyse et son franc-parler, son souci des « à-côtés » de l’Histoire et la restitution des faits.



 

La matière de l’ouvrage est construite sur un cycle de 33 visites, lesquelles couvrent l’ensemble du Pentagone bruxellois.  La balade démarre à la Grand-Place, serpente entre les premières murailles du XIIIe s, et s’achève dans le Quartier du Béguinage et des Quais, à l’intérieur de la seconde enceinte du XIVe s.

Bruxelles

Et si vous redécouvriez Bruxelles intra muros en ce bel été ?

En panne sur un détail historique à propos de l’hôtel de ville de Bruxelles ? Ou sur le siège du Grand Orient de Belgique à la rue de Laeken ? Ou sur le palais de Charles de Lorraine ? Pas de problème, un mot, un geste, Roel Jacobs fait le reste. Et résout généralement l’énigme en moins de temps qu’il ne faut pour l’énoncer !

Historien et auteur déjà d’autres ouvrages sur sa chère ville de Bruxelles, il a répondu positivement à un appel de CFC-Editions. La maison d’édition issue de la Commission française de la Culture et depuis lors rattachée à la Cocof entendait donner une suite "up to date" - comme on ne dit pas chez CFC-Editions… - au célèbre "Guide illustré de Bruxelles" de Guillaume Des Marez qui avait été publié au lendemain de la Première Guerre et réédité de nombreuses fois. A côté de cela, il y a des synthèses historiques qui tiennent la route mais qui manquaient parfois un peu de chair et de ce "spirit" qui fait le charme de la capitale.

Or s’il y a quelqu’un qui parle et écrit dans cette direction, c’est bien Roel Jacobs, qui accompagne par ses tours et ses conférences des groupes de touristes ou tout simplement de curieux de leur cité à Bruxelles depuis quelque trente ans.

Ainsi dit, ainsi fait, "Bruxelles-Pentagone" réunit en un seul volume plus de 30 ans de conférences, de visites guidées et publications sur le patrimoine de Bruxelles. Voilà - comme on le confirme chez CFC-Editions - "un conférencier bruxellois apprécié pour son analyse et son franc-parler mais dont on apprécie aussi pleinement la justesse de ses observations sur les à-côtés de l’histoire et, ce qui n’est pas rien, la restitution des faits".

Roel Jacobs a construit l’ouvrage sur un cycle de 33 visites qui couvrent l’ensemble du "Pentagone bruxellois", entendez : le centre-ville de Bruxelles.

L’auteur ne cache pas qu’il a hésité un brin avant de s’engager dans le projet. Par rapport à ses glorieux prédécesseurs mais aussi à la manière de travailler ! "Décrire le patrimoine du Pentagone et le mettre en contexte pose d’emblée le problème du choix. Car, en exagérant, à peine, on peut dire que si l’histoire des communes urbanisées au XIXe siècle s’écrit à l’hectare, celle des quartiers compris dans l’enceinte du XIIIe siècle le serait plutôt au mètre carré. Mais bon, mes choix reposent quand même sur mon cycle de 33 visites guidées. Un cycle longuement préparé et expérimenté qui couvre l’ensemble du Pentagone."

Les visites qu’on peut littéralement dévorer dans ce guide de… 400 pages, virtuellement ou en "live" commencent à la Grand-Place pour se terminer dans dans le quartier du Béguinage et des Quais.

Comme tout ouvrage du genre, "Bruxelles-Pentagone" est aussi un bijou encyclopédique, joliment illustré mais incontestablement marqué par l’esprit de son auteur. On rit et puis on réfléchit à propos de ces "Saint-Michel les plus catholiques" et ceux qui le sont moins et qui figurent eux sur des bâtiments neutres, pour ne pas dire franchement laïques voire proches de la franc-maçonnerie.

Véritable puits de science, Jacobs nous régale aussi de listes sur les noms des maisons de telle ou telle rue ou nous emmène à Sainte-Gudule aux enterrements de personnalités importantes depuis son érection. Homme très ouvert, il nous gratifie même d’une généalogie des Nassau. Mais il rejoint aussi le Bruxelles le plus contemporain par exemple à propos des œuvres d’art des stations de métro…

"Bruxelles-Pentagone" ? Le manuel pour (re)découvrir Bruxelles que l’on soit ou non un "echte Brusseleir"... 

 

Renseignements sur "Bruxelles Pentagone" : 02/227.34.03

En épinglé

PAS QU’UN GUIDE !Orfèvre Claire Billen, historienne de l’ULB a signé la préface de « Bruxelles Pentagone ». Non sans une certaine passion elle aussi ! « C’est de fait un objet littéraire singulier. Il se présente comme un guide » mais « c’est également un ouvrage d’histoire nourri, l’air de rien aux références scientifiques les plus récentes. C’est encore un manifeste politico-moral en faveur de l’urbanité, de la richesse de la vie urbaine. C’est enfin, un léger pamphlet raillant les égarements des politiques urbanistiques, les interprétations historiques convenues ou mal étayées, les opinions superficielles sur la ville, sa population, son fonctionnement »…

 

C. Le Soir

Bruxelles

Qui, mieux que Roel Jacobs, eut pu décortiquer si scrupuleusement le Pentagone? Une bible de 400 pages fouillées...

Cent fois, l’on vous a servi du Roel Jacobs. Et pour cause ! Conteur insatiable de sa cité chérie, le sympathique historien barbu avait, en son temps, nourri nos colonnes de son regard amoureux mais joyeusement critique sur son sujet phare. Bonheur supérieur ! L’extraordinaire vulgari- sateur partage son enthousiasme et trois décennies de guidages en un opus, à peine sorti mais déjà référence sans concurrence...

Chaque entame de juillet, l’homme déboule à l’Ommegang, qu’il connaît mieux que sa poche; en travaille le récit auquel l’une ou l’autre vedette prêtera son timbre. Parce que l’été, décidément, lui sourit, à notre infatigable baroudeur du cœur du pays. Ses 400 pages sorties en juin compilent 33 visites ludico-instructives de ce Pentagone. Trente-trois visites, auréolées de clins d’œil, de franc-parler, d’humour. Et d’une foultitudes de documents.

C’était couru d’avance, avec semblable perfectionniste. Bien qu’ayant longtemps hésité à emboîter le pas d’illustres prédécesseurs ("Le défi n’était pas mince", confesse-t-il en préambule), l’auteur n’a pas plus lésiné sur son job propre, que sur les tableaux (l’habitat social, un parcours BD, les Saint-Michel catholiques et moins catholiques, des lauréats de concours de façades, etc.), les chronologies (construction de Saint-Gudule, Notre Dame ou la Petite Boucherie de la place de Bavière), les croquis ou, cela va sans écrire, les illustrations.

Scientifiquement rigoureux quoique décalé de par la nature même du récitant, l’ouvrage brasse délibérément large. Entraîne ses lecteurs à travers époques et sites - Roel Jacobs illustre tant la haute école Francisco Ferrer, que le portail Saint-Roch de la rue Rempart des moines ou la sublime galerie Bortier.

 

Un fourre-tout que Bruxelles-Pentagone ? On en est à mille lieues. Parce qu’au final, sa frénésie, le bonhomme la réprimande, la structure même. Mais en offrant à ses pages, comme à ceux qui les prendront en pleine poitrine, l’exact relief de la vie, d’hier et d’aujourd’hui, d’une petite superficie, inversement proportionnelle à ce que Roel Jacobs en extrait. (la D.H.)

18/09/2013

Le Palais du Midi

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Ancien Marché couvert et imposant complexe commercial de style éclectique, construit de 1875 à 1880 sur les plans de l’arch. W. Janssens pour la « Compagnie générale des Marchés ».  Vaste construction occupant la totalité de l’îlot formé par le bd Lemonnier, l’av. de Stalingrad, les r. Roger van der Weyden et de la Fontaine.  Formé de 4 bâtiments entourant deux cours intérieures vitrées à l’origine, séparée par un passage couvert appelé « Passage du Travail ». 

 

A l’origine, le rdc était totalement occupé par une couronne de magasins donnant sur la voirie, doublée, vers les cours intérieures, d’une seconde rangée de commerces ; la cour Nord était destinée au « Marché-Bazar », la cour Sud était réservée aux expositions et entourée de galeries.  Premier étage initialement prévu pour recevoir 100 grandes échoppes et 124 petites, aménagé dès 1885 par la ville de Bruxelles pour son Ecole Industrielle.  Vendu en 1907 à la Ville, cet édifice est progressivement transformé en locaux administratifs.  De 1924-1927, importantes rénovations pour laisser entrer plus de lumière et changements radicaux de la façade (côté Lemonnier et rue de la Fontaine).  Durant cette rénovation, on constate la suppression de nombreux éléments décoratif et adjonction d’une toiture mansardée au-dessus de l’aile O. et de l’aile centrale.  Nouvelle rénovations de 1950 à 1958.  Depuis 1979, restauration progressive.  On notera 2 incendies l’un en 1887 et l’autre en 1899. 

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18:23 Publié dans Palais du Midi | Commentaires (1) |  Facebook | |

16/09/2013

Le livre de la Grand'Place

Superbe ouvrage !  Celui-ci aborde toutes les facettes aussi multiples que variées, de ce fait, qui fait notre fierté de Bruxellois, avec science et simplicité….. Un livre à (s’)offrir !!!!

 

Chef-d’œuvre de l’architecture baroque, la Grand-Place de Bruxelles est inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1998.  Mais qui la connaît vraiment ?

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Les auteurs : Valérie Paelinck, Lillo Chiarenza et Philippe Denis

Le livre est en vente en librairie ou en ligne 

Visitez le site : 

http://www.grandplacebruxelles.be/befr/#!/page_book