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14/05/2014

Le « scandale » du Petit Sablon

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Le 20 juillet 1890, à 11 heures, le bourgmestre Charles Buls, entouré du ban et de l’arrière-ban des édiles communaux, inaugure en grande pompe le nouveau square du Petit Sablon.

Huit jours plus tard, c’est la catastrophe !  Un brave bourgeois de Bruxelles dont l’histoire n’a pas retenu le nom, demande audience au maïeur.  Pour lui faire part, affirme-t-il, d’une très regrettable anomalie à propos du Petit Sablon.  Intrigué, Charles Buls le reçoit.  Notre homme explique au premier magistrat pour le moins abasourdi que, parmi les dix personnalités statufiées entourant les comtes d’Egmont et de Hornes, se trouve Gérard Mercator (de son vrai nom Gérard de Cremer).  Le célèbre géographe, cosmographe et mathématicien – le socle de la statue enseigne aux visiteurs qu’il naquit en 1512 et décéda en 1594, ce qui est parfaitement exact – tient dans sa dextre la représentation du globe terrestre qu’il contemple avec l’air d’en avoir deux… Il y a de quoi être étonné, affirme notre bourgeois au bourgmestre : le sculpteur Louis-Pierre Van Biesbroeck, auteur de la statue, fait figurer sur la mappemonde les contours de l’Australie !  Un continent qui, n’importe quel potache vous l’affirmera, n’a été découvert que dans le courant du XVIIIème siècle !!!

Effondré, le bourgmestre ne sait quelle attitude adopter …  Lui qui fait partie du corps enseignant, il imagine déjà les gorges chaudes que feront ses adversaires politiques devant une telle bévue.  Pour éviter le « scandale » qui lui retomberait sans conteste sur le dos, il demande au futé bourgeois de garder le secret sur ce regrettable incident.  Ce que ce dernier fit, et très bien.  Puisqu’il fallut attendre presque un demi-siècle – exactement 49 ans – pour qu’un autre quidam se rende compte, en 1939, de cet anachronisme pourtant flagrant. 

 

Si d’aventure vous passez par le square du Petit Sablon, rendez visite à Mercator : sa statue se trouve en haut à gauche de la butte arrière du square.  Vous constaterez que sa mappemonde n’indique plus les continents, lesquels ont été remplacés par des sortes de fuseaux qui n’ont rien d’horaires.  Quant la transformation a-t-elle eu lieu ?  Mystère… La ville les a fait exécuter en « stoumelinks » ! 

17/04/2014

Rue de la Cigogne

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Merci à Micheline Gellaerts pour cette magnifique photo de

famille.  Ses parents résidaient au n°17.

Rue de la Cigogne

Ruelle sinueuse, accessible depuis la rue Rempart des Moines par un portail en style Louis XV ouvert entre le n° 21 et 23, depuis la rue de Flandre par un passage couvert au n°138, pourvu autrefois d’un portail cintré à clé peut-être encore présent sous le revêtement de bois du RDC de cet immeuble. 

Étroite et pittoresque, la venelle est bordée de modestes maisons dont le noyau remonte au moins au 17ème siècle, modifiées et banalisées, pour faire disparaître les détails architectoniques au 19ème et 20ème siècle.  Elle est aujourd’hui caractérisée par un alignement relativement homogène. 

 

 

Notons … Portail d’entrée dans la rue Rempart des Moines, daté au larmier : « ANNO – ST ROCHUS – 1760 »  et restauré en 1885.  

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15/04/2014

quelques clichés du quartier dit "Heymboch" à Jette de Robert Allein

Je me présente, je m'appelle Robert Allein, je ne me considère pas vraiment comme un ketje de Bruxelles, bien qu'ayant toujours habité l’agglomération, mais plutôt comme un petit "gars de Jette", où j'y ai vécu toute mon enfance et mes 40 premières années, Je vis actuellement à la campagne… loin du bruit et du tumulte.

Mes grands parents paternels tenaient un petit magasin de mercerie, qui servait également de point poste, (mon grand père était facteur), à la "Cité Jardin"  dans le nord de Jette sur le haut de l’hôpital Brugman.

Ils eurent l'idée, après la guerre, de faire photographier leur quartier afin de faire éditer des cartes vues.  Ce projet tomba à l'eau pour une raison que je ne connais pas, mais les "prototypes" existent et sont en ma possession.

Voici donc quelques clichés du quartier dit "Heymboch". Sur limage 4 on y voit l’école de ma jeunesse, ainsi que le petit magasin de mes grands parents, qui sont sur le seuil d'entrée.

 

Il existe également un "Square Robert Allein", qui était le frère de mon père, et qui fut tué pendant la guerre, mais malheureusement pas de photo, juste un petit encart paru dans la presse pour l'inauguration.

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Si toutefois un visiteur du blog possède d’autres informations au sujet du Square Robert Allein, je me ferai un plaisir de faire suivre celles-ci.  D’avance Merci. 

16:34 Publié dans jette, Laeken | Commentaires (3) |  Facebook | |

12/03/2014

Place Fontainas

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Située à l’articulation des boulevards Anspach et Maurice Lemonnier et faisant partie de l’ensemble des boulevards du centre aménagés en 1867-1871 par l’arch. Suys au-dessus de la Senne voûtée.

 

Elle porte depuis 1871, le nom d’André-Napoléon Fontainas (1807-1863), bourgmestre de Bruxelles de 1860 à 1863.  Elle occupe l’emplacement de la Petite Ile formée par deux bras de la Senne, vieille liaison entre la rue du Marché au Charbon et la rue d’Anderlecht.   Dans son projet, Suys prévoyait d’y élever une fontaine monumentale.  

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Etoile Ixelles

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Le carrefour prit d’abord le nom de rond-point de la Petite Suisse.  D’aucuns y voient une allusion au vallonnement du terrain : le plateau du Solbosch culminait en effet à 105m avant l’arasement réalisé pour la construction de l’ULB à partir de 1924.  D’autres penchent pour le souvenir d’une laiterie à l’enseigne de « la Petite Suisse » qui subsista jusqu’au début du 20ème siècle à front de l’ancien chemin du Solbosch.  Les deux hypothèses ne sont d’ailleurs pas incompatibles.

 

En 1906, quand le centre du quartier se déplaça vers l’actuelle place de la Petite Suisse, l’endroit prit alors son nom actuel de rond-point de l’Etoile et devint un important nœud ferroviaire.  Aux alentours, on remarquera que l’usage des prénoms est fréquent dans la toponymie du quartier.  Les avenues Jeanne, Maurice et Ernestine concernent des membres de la famille Coché.  Ces voies, privées à l’origine, furent incorporées dans la voirie publique en 1892.  D’autres familles optèrent pour le même principe de dénomination : les Hap, pour la rue Elise et les Dugniolle dans le cas de la rue Maximilien.