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11/11/2013

Hôtel Métropole

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Situé au n° 33-35 de la Place De Brouckère.  Immeuble de rapport et de commerce de style éclectique, conçu par l’arch. G. Bordiau en 1872, Acheté en 1891 par les brasseurs Wielemans-Ceuppens qui y ouvrent en 1892, le célèbre Café Métropole, disparu en 1973. 

Etages annexés par l’Hôtel Métropole voisin, totalement remaniés à l’intérieur et exhaussés d’un niveau sous toiture mansardée en 1926.

De cinq niveaux et cinq travées inégales, façade monumentale de pierre blanche et de pierre bleue, rehaussée d’un riche décor plastique d’inspiration classique et baroque, bien rythmée horizontalement et marquée par le ressaut de trois travées axiales plus larges.

R.d.ch. à bossages, occupé à l’origine par trois devantures commerciales surmontées d’un niveau entresolé, aujourd’hui masqué par un auvent, et flanquées de portails d’entrée privée dans les travées d’angle.

 

Quatre colonnes sur socle décoré dans le haut par un masque de satyre, soutenant un balcon.  A l’origine, attique bordé, entre les travées d’angle, par un garde-corps continu en ferronnerie et scandé par une colonnade interrompue, dans l’axe, par un portique en décrochement surmonté d’un groupe sculpté par J. De Haan, figurant le Progrès entre l’Abondance et la Paix.  

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Quai aux briques

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La partie du bassin déjà remblayée en 1878, fut occupée par le nouveau Marché au Poisson ou « Vismet », halles métalliques avec verrières édifiées sur les plans de l’arch. J. De Blois en 1882-1884 et démolie en 1955.  

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Panorama Castellani, le géant du boulevard ….

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Situé au n°8 du boulevard du Hainaut (Bld Lemonier 10 aujourd’hui), dans l’actuel Parking d’hôtel Panorama, il y avait une salle de divertissement comme on en compte peu dans l’histoire bruxelloise,… un panorama.  C’est-à-dire une grande rotonde, semblable à ce qu’on voit encore au pied de la butte du Lion de Waterloo.  Ce n’est pas un cinéma mais un type de spectacle pictural né à la fin du 18ème siècle particulièrement en France et en Angleterre, furie de l’époque. Il s’agit en fait d’énormités peintes en quelques mois par des bataillons de peintres spécialisés, l’un en arme, l’autre en uniformes, etc…. Les foules y admiraient des batailles plus vraies que nature.  C’est en 1879, qu’on annonça la formation d’une société pour l’exploitation… Construit par Henri Rieck, pour la S.A. du Panorama national.  Il fait 120 mètres de circonférence.  L’immeuble qui le dissimule de la rue est de style éclectique d’inspiration néobaroque.  Il comptait à l’origine un café, des magasins et quelques appartements. Un panorama est une rotonde aveugle de 18 à 40 mètres de diamètre surmonté d’un lanterneau et la toile peinte suspendue aux murs.  Les spectateurs découvraient l’œuvre sur une plate-forme au centre de l’édifice où ils accédaient par un espace intermédiaire obscur, couloir ou escalier en colimaçon.  Les visiteurs admiraient ces mises en scène tout en circulant à pieds.  L’effet théâtral du trompe-l’œil était renforcé par un décor avec une série d’accessoires placés sur un avant-plan légèrement incliné tout autour du belvédère.  Ce genre de spectacle permettait de découvrir des villes étrangères ou de grands faits historiques. 

L’inauguration eut lieu en 1881 avec des toiles de Charles Castellani (d’où son nom) représentant la Bataille de Waterloo…. Visible jusqu’en 1884. Par la suite, il y eut d’autres représentations.

Fermé en 1888 suite à une mauvaise gestion, l’endroit fut occupé par les messageries Van Gent & Loos en 1910.  Par la suite, on transforma l’endroit en cirque puis de 1920 à 1924 le panorama accueilli à nouveau une toile peinte ….

La gestion de la rotonde étant trop coûteuse, elle fut transformée en garage avec 4 plateaux de béton pour les établissements Plasman. 

 

Malgré tout ces chamboulements, les différents éléments de la structure originale du bâtiment ne sont pas altérés et même l’armature métallique des plateaux et le monte-charge du garage sont représentatifs de l’architecture industrielle de l’époque.  Cet ensemble est classé depuis le 23 janvier 2003.  C’est l’une des rares rotondes de panoramas conservées en Europe.  


Histoire du Panorama : 

http://www.nicolasburtey.net/histoire-du-panorama/

18:27 Publié dans Panorama Castellani | Commentaires (1) |  Facebook | |

La rue du Persil

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Vers 1957…Reliant la place des Martyrs à la rue du Marais, ce n’était à l’origine qu’une impasse nommée impasse des Bains. Rebaptisée au 19ème siècle, son nom évoque les potagers antérieurs à l’urbanisation du quartier.  En 1969, démolitions en chaînes de diverses habitations et commerces suite à l’achat et expropriations pour les nouvelles extensions de la Caisse d’Epargne.  De ce fait, le 31 mars de cette année, les « Agences et Messageries de La Presse » ont émigrés à Anderlecht. Cette agence centralisait dans ses vastes installations de la rue du Persil, les éditions de nombreux journaux et périodiques et les transportait dans les centres de distribution.  Cette rue était constamment encombrée de camionnettes.  La seule habitation qui survit aujourd’hui à front de l’impasse primitive porte le n°8 (non loin de la place des Martyrs).  Elle abrite, depuis très longtemps, les salles et les secrétariats de plusieurs loges maçonniques, notamment les « Amis Philanthropes » et le « Grand Orient ».  Ces loges possèdent de grandes archives. 

Cette même rue aujourd'hui .... suivre le lien : 

https://maps.google.be/maps?q=Rue+du+Persil+8%2C+Bruxelle...

24/10/2013

Souvenirs de Pierre Lemoine

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En effet la RTBF se trouve actuellement sur l'Ancien Tir National , où se déroulait parfois le Cross du journal le soir, mais aussi à la plaine des Manoeuvres d' Etterbeek, le champ d'aviation d'Evere,  le champ de course de Boitsfort puis enfin le domaine militaire d'Evere (actuel OTAN)

Et quelques autres cartes de sa collection : 

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Et voici quelques tableaux de la main de Monsieur Pierre Lemoine

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Aquarelle Pacheco

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Le Port de Bruxelles

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Cinquantenaire 

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Le Beguinage

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Le Palais de Justice

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Le Pont du Chemin de Fer

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La Providence 

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Le Pont de Laeken

Quand à sa peinture il est un autodidacte.  Voici ce qu'il en dit :

"le seul "prof" que j'aurais eu serait Papa avec qui je me disputais souvent au sujet de dessins, couleurs peinture. Nous n'avions pas les mêmes vues sur le sujet.

L'année de réalisation de mes peintures est à côté de ma signature. Je ne vends pas mes tableaux, je ne peins que pour mon plaisir.  J'ai étudié , un peu, la physique optique des couleurs et , par mon métier,  la physiologie de l'œil et du cerveau. Et c'est la peinture impressionniste qui correspond le mieux à mes attentes artistiques et scientifiques".

Mon blog de peintures  http://peinture-horus.skynetblogs.be/

 

 Depuis quelques années je me passionne pour la batellerie donc à voir  sur mon site de promenades http://pierre-lemoine-parcourshydro.blogspot.be/

Et de nous faire part de ses souvenirs ...

"Quand aux artistes bruxellois, Papa connaissait bien Enrico qui faisait aussi un peu de lutte comme lui et aussi avec l’entraîneur Jean Lallemand de la rue Montserrat qui a été par la suite photographe du CPAS de Bxl mais aussi photographe de cirque.

le frère de mon Papa, a aussi fait de la lutte dans les années 50. Il m'a raconté que l’entraîneur était prof à la rue Rollebeek. Comme il se prénommait Constant, on l'appelait chez nous "Constant le Marin" comme le lutteur liégeois Henri Herd . Mon père m'a parlé d'un entraîneur d'origine slave dont , pour le moment , le nom m'échappe.

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Je me souviens d'Enrico quand il faisait l'automate sur des camionnettes pour des apéritifs. Il m'a montré les chaussures spéciales pour se fixer sur le toit des camionnettes. J'étais impressionné par la force qu'il devait avoir pour se redresser lorsqu'il se penchait avec une bouteille et un verre . Le visage impassible mais quand il nous avait repéré dans la foule, il ne manquait pas de nous faire un clin d’œil.

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Parmi les artistes, il y avait aussi Madame Antoine en 1958. Il n'a sorti qu'un 45 tours (iles t je pense chez ma soeur): 2 titres "Wat een famile" et "Piotje" dont quelques paroles dont je me souviens" ????

Wa den famile

Ik zeg a mo da, da geuge ne mi vinen, des gien zieverdera

Moema was danseuse in den Alhambra, na werk ze doe altaid mo z'es madam caca

Poeap zit altijd mee een stuk in zijn gilei, terwail zit Moema in zijnne  porte monnai.

Mijn zuster is a weg vui ne beeweg noe Beauraing, na werk ze vui nen Algérien

Mijn breu is schatreik zonder eet te doen ....

Piotje

Piotje heit een veez machin, Hij heet het gat van ze moema.

Ik zal ne ki proberen om het expliqueren, D'es lang en drug mo d'es giene buut, d'heet hoer opza , het koppeke es bluut..

en als ge trekt oen ficelleke, dan zulde ga good amuseren... etc.

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une photo de 1951 faite à Etterbeek sur le chantier de ferraille de François Caluwaerts: de g. à dr. les adultes, un ouvrier ? le beau-père de François ( grand père de Louis Caluwaerts) Charles le beau-frère de François et oncle de Louis; les enfants: Louis Caluwaerts, le petit bonhomme c'est moi, la petite fille est Nicole S. cousine de Louis Caluwaerts. Catherine Caluwaerts, sœur de François habitait la maison mitoyenne à Etterbeek. Nous sommes devant la grosse cisaille à guillotine pour métaux. Charles est assis sur un petit camion de l'armée britannique, avec tourelle, dont je me souviendrai toujours : Canadien Chevrolet 15 CW. Chez Caluwaerts, c'était une affaire de famille. On travaillé aussi Jean Caluwerts (fils de Breu et de Nile) qui a ou avait le restaurant les Briques? (maintenant c'est sa fille je crois) , place Ste Catherine, et Léonce Petit, un Français d'origine, marié à une autre sœur de François. Léonce a tenu un temps (vers les années 50) un café aux Vieux Marché. Avec le temps tout fout le camp....

 

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Je suis né à Uccle. A l'époque les grands magasins (Inno, BM, Priba) avaient leur propre mutuelle et avaient des accords avec la clinique Edith Cavell et sa maternité. Nous habitions un "quartier"( 2 pièces) à Etterbeek chez François Caluwaerts, ferrailleur originaire de la rue des Capucins,  l’aîné de cette famille et  frère de "Breu" mari de Nile. Comme sur cette carte postale que je ne possède pas et que j'ai retrouvé sur Delcampe, cet institut avait des pavillons dans un jardin. Maman m'a toujours raconté que j'étais né dans le pavillon " japonais"  ainsi que ma sœur . La naissance de ma sœur est mon souvenir le plus vieux . J'avais 3 ans et Papa et moi avons été les cherchées. J'avais du attendre au bas de l'escalier car les enfants étaient interdits dans la maternité. Bizarre!

 

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Ce livre sur les impasses des Marolles. Je l'ai depuis 1985 . Il est édité par le Cercle d'histoire et d'archéologie de la rue des Tanneurs. Comme je l'ai écrit, mes grands-parents, Papa et son frère ont habité au n° 80 rue Haute (ancien magasin Etam  près du Sarma) . Mais pour rentrer chez mon Bompa Louis dit "Napoléon" et Bobonne Philomène dite "Voske", il fallait emprunter par la porte et ce couloir de la cité Ronsmans,... le soir un vrai coupe-gorge. Sur la photo en bas à gauche, on voit le toit du kotche de Bompa . A droite,  il y avait une sorte de terrasse du boulanger voisin. Quand j'étais gosse, je ne pouvais pas m'hasarder plus loin mais je n'écoutais pas bien. Je crois qu'il y habitait encore un homme âgé, mauvais caractère et il était porté sur la boisson. Les pavés du sol de cette cité étaient des carreaux de Sarreguemines ( fait à partir du laitier des hauts fourneaux pour la fabrication de la fonte).Il y avait une fabrique de ces pavés à Jurbise près de Mons. Je ne sais pas si on les a conservés dans la réhabilitation de cette cité. 

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L'entrée par la rue Haute n'existe plus. Il faut entrer par la rue Samaritaine. Quelle époque. Il n'y avait qu'un robinet d'eau dans la cour pour l'ensemble de cette maison à 3 étages.

Bompa Louis laissait couler le robinet en hiver sinon pas d'eau le matin. Moi je ne reconnais pas grand-chose du quartier actuel de la Chapelle.

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Je regarde tes photos des dames en tablier et je ne peux m'empêcher de penser à Bobonne Philo avec son tablier en satin. Elle achetait son satin pour ses tabliers  et son vichy dans une mercerie rue Haute. Une photo de Bobonne et Papa en 1938 ?

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Je joint le livret militaire de mon grand-père, pour montrer  (bas de la page de droite) que les surnoms et sobriquets" toenoemen en baanoemen "devaient être monnaie courante puisque'on pouvait les ajouter à son identification. .

 

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Je suis vraiment un Zinneke car ma Maman était de Werchter. Son coussin était le cycliste sur piste Jefke Scherens dit le "Poeske". Mon Bompa Neile (Cornelius) était de Tremelo et parlait un  patois flamand  pratiquement disparu  avec comme caractéristique qu'on  ne desserre pas les dents. On avait l'impression qu'il était toujours fâché.

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Cher monsieur Lemoine, encore un tout grand merci pour ce partage de souvenirs... Sofei