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10/04/2007

la cité Hellemans ou les Vieux Blocs

arcades vieux blocs

 

Au 19ème siècle, l’ensemble du quartier de la rue Haute et la rue Blaes était constitué d’un ensemble d’impasses et de cours (comme la plupart d’autres quartiers dans Bruxelles).  Au milieu de ce siècle, la Ville décide de s’intéresser au problème d’assainissement afin de mieux contrôler ces endroits considérés comme insalubres. 

 

Il était urgent de trouver une solution afin de reloger la population qui ne désirait pas quitter les lieux. Malheureusement, ce n’était pas au départ une priorité pour la Ville. Il faut garder en mémoire que les gens n’ont pas été ménagés en matière d’expropriations …Il y eut les grands travaux de la Jonction ferroviaire Nord-Midi, la construction de Palais de Justice et le voûtement de la Senne.

 

 Entre 1851 et 1854, la première action spectaculaire fut le percement de la rue Blaes et la disparition de très nombreuses impasses.

 

Comment reloger un maximum de personnes sur un espace restreint ?  C’est l’architecte Emile Hellemans qui en 1905 va imaginer un ensemble de six blocs parallèles.  Une idée assez moderne pour l’époque, un ensemble architectural influencé par l’art nouveau alliant le confort (de l’époque) et le modernisme.

 

C’est en 1915 qu’eut lieu l’inauguration de la Cité Hellemans.    

 

Très critiquer par certains et pourtant très apprécié par les locataires, ces immeubles offraient un espace de vie beaucoup plus agréable que dans les impasses et autres vieilles maisons du quartier. 

 

Même si les habitations n’offraient que le strict nécessaire, il y avait de l’espace pour les enfants et les personnes plus âgées pouvaient tranquillement profiter de leur grande terrasse les jours de beaux temps. 

 

img051

 

Photo Archives de Bruxelles...à la construction des nouveaux logements dans les années 50-60 la cité Hellemans fut nomée "Les Vieux Blocs"

 

maggy bobonne vieux blocs

 

Je me souviens qu’à l’époque, ma grand-mère ne fermait jamais sa porte à clé.  Tout le monde se connaissait.  Dès que l’on pénétrait dans son appartement  il y avait une grande pièce qui servait de salon et salle à manger avec vue sur le grand balcon. Il y avait 2 portes de part et d’autre de la pièce, c’était les chambres qui donnaient côté rue Blaes.   Je vois encore son grand poêle à charbon sur lequel elle déposait l’eau à chauffer afin de pouvoir offrir une tasse de café à toute heures  à ses visiteurs.  Elle avait son petit moulin à café et son paquet de chicorée à la main.  Cela sentait toujours le café chaud et le speeculoos chez elle.  Elle assise dans son petit fauteuil, tricotait toute la journée et nous autour de la grande table, nous l’écoutions des heures parler de son arrivée dans ce logement.  Elle parlait de l’arrivée du gaz, de l’électricité, de l’installation de la petite salle de bain dans la cuisine !!  De l’obscurité terrible dans laquelle ils étaient plongés durant la guerre, du bruit du tram qui passait encore rue Blaes.  Pendant ce temps là, mon grand-père créait ses tableaux sur le balcon.  Depuis sa pension il aimait peindre le vieux quartier de la Woluwe qu’il avait gardé en mémoire…  Ils ont vécu près de 60 ans dans les « Vieux Blocs ». 

 

J’ai toujours  du mal à imaginer comment ils ont pu vivrent là avec 8 enfants ?  Même si il y avait 3 chambres dans leur premier appartement de la rue des Orfèvres (le premier bloc comme on disait)…..Pour rien au monde, ils n’auraient accepter de partir vivre ailleurs. 

 

vieux bloc cousin bobonne

 

Voici une annonce que j’ai reçue dernièrement…si cela vous intéresse, répondez rapidement à cette dame  

 

"Je suis professeur à la Vrije Universiteit Brussel. Je suis historienne et spécialisée en histoire sociale. J'ai pu consulter les archives du Foyer bruxellois pour préparer un article sur le Cité Hellemans  rue Blaes/rue Haute/rue de la Rasière.  Maintenant j'ai l'ambition d’écrire sur la vie quotidienne des habitants de ces appartements. Je voudrais interviewer des gens qui ont vécu dans ces appartements dans les années 1940, 1950 et 1960."

 

Voici l’adresse : pvdeeckh@vub.ac.be    Patricia Van Den Eckhout

23/03/2007

la dernière du vieux marché

2 Fonske et Soitje luns  des derniers marchand fruits légumes au v. marché

Fonske et Sotje un des derniers couples de légumiers du Vieux Marché

3 Soitje marchande de fruits légumes au vieux marché

Et voici Sotje....les anciens doivent certainement se souvenir d'elle

4 Soitje et Fonske au mariage de leur filleet aussi les amis de maman

 

Malgré leur travail pénible Sotje et Fonske savaient faire la fête !  Les voici au mariage de leur fille

5( Oncle François Thienpont Yvonne et Spirou mes cousins

 

François Thienpont (l'oncle de Mary), Yvonne et Spirou.....

6 Tite -Caliche- Spirou-Thienpont et Yvonne son épouse

 

Vous les reconnaissez ?  Tite, Caliche, Spirou, Thienpont et Yvonne...

A gauche,Charlotte (fille de Soitje et Fonske)

 

Les belles années, à gauche Charlotte la fille de Fonske et Sotje....

7 Nouvelle  génération 1971 Philippe et  Monique au Vieux Marché

1971...la relève est assurée.....Charlotte et Philippe...les nouveaux(comme tant d'autres)  Ketjes du quartier...longtemps, ce fut ma plaîne de jeux après le marché....Il y avait même une petite kermesse qui s'insallait là 3 ou 4  fois par an, j'adorais aller sur "le zotte meulen" ou dans la "chenille" nous attendions que la bache se soulève pour y faire nos petites bêtises...surtout les grands pour s'embrasser......je me souviens aussi du feu d'artifice où tous les enfants du quartier assistaient.....

8 Philippe et  Monique V. Marché il y a du choix!!!

 

Dans les années 70, le Vieux Marché intéressait aussi les enfants....c'était ma caverne d'Ali Baba....j'adorais rapporter à la maison mon sac de "Brol"

 

Merci à Mary Torres de m'avoir envoyé ces photos.....voici ce qu'elle m'écrit :

 

Ci-joint quelques photos du vieux marché. Soitje et Fonske je les ait connus alors que j'étais encoretoute petite, Soitje me gâtait en m'offrant des fruits pendant que maman "taillait une bavette" avec elle.
Fanny (ma soeur) est encore en contact avec une de leurs fille Charlotte, c'est cette dernière m'as prêter les photos de ses parents. Sur les autres photos ont voit  mes cousins, ils étaient eux aussi des marchands au V. Marché. Les dernières avec les enfants c'est Philippe(fils de Fanny)et Charlotte.

22/03/2007

les anciens du Vieux-Marché souvenirs de Chantal Wynants, sa famille et ses amis

On aurait pu décerner le prix de « mère-courage » à mon arrière-arrière-grand-mère Jeanne Bergies (Rhodes-Saint-Genèse 1853 - Bruxelles 1936). Mariée à  Jean-Baptiste Vanhaelewyck (Bierbeek 1831-Bruxelles), qui eut un accident et se retrouva pour le restant de sa vie en fauteuil roulant, elle mit au monde plus d’une dizaine d’enfants, dont quelques-uns seulement arrivèrent à l’âge adulte (Marie, Emerence, Catherine, Virginie, Léon). Elle les éleva seule. Elle était lavandière au Palais Royal, où elle se rendait à pied chaque jour, avec toute sa marmaille accrochée à ses jupes, croisant parfois le futur Roi Albert (« Alors, Petite Mère, encore au travail ? »…il lui donnait une pièce d'argent). Agée, elle s’occupa encore de mon père Michel, son arrière-petit-fils.

Sa fille Marie (la « Pachin »), partit vivre avec le petit peuple de Paris, les Apaches. Elle revenait de temps en temps aux Marolles pour voir la famille…et acheter du bloempanch (plein une valise !)…elle apportait du camenbert.

 

Jeanne Bergies :

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Une de ses filles, mon arrière-grand-mère Catherine Vanhaelewyck (Bruxelles 1889 - Bruxelles 1968) et son mari Michel Kaersoel (Saint-Gilles 1885 - Bruxelles 1945). Ils eurent 6 enfants (Jean-Baptiste (1905-1968), Jeanne (1907-1990), Marie (1909-1993), Francois (1913-1993), Joseph Maximilien (1911-1965), Anna (1919)).

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Voici Michel Kaersoel et l’équipe de porteurs de l’ancienne gare du Midi (au premier rang, à droite).

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Voici quelques-uns des enfants de Michel Kaersoel et de Catherine Vanhaelewyck :

 

Jean-Baptiste Kaersoel (1905-1968; le « Tich ») qui épousa premièrement Philomène Vandenhouten (Bruxelles1907-1942) et deuxièmement Georgine Renotte (Hévillers 1908). Il eut 4 fils de sa première femme (Jean-Baptiste (Bruxelles 1925-1987), Michel (Bruxelles 1929-1932), François (1934) et Jean (1936)). Le voici avec Georgine :

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Jeanne Kaersoel (Bruxelles 1907-1990), son mari Adrien Lafont (1903-1993) et leur fils Jean Lafont

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François Kaersoel (Bruxelles 1913-1993; le « Kèt »), son épouse Louise Van De Gucht (Liedekerke 1915-1978) et leur fils Joseph Kaersoel (1935)

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Joseph Kaersoel (actuellement à Groot Bijgaarden), sa femme Josée Vander Ghinst et sa belle-sœur

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Je n’ai de photo ni d’Anna Kaersoel (1919), ni de Joseph Maximilien Kaersoel (1911; « oncle Max »). Mais voici Elisabeth Lepère (Bruxelles 1912 ; « tante Lisa »), la première femme de Max, dont il eut une fille Marie Micheline (Bruxelles 1933); il épousa Louise Poplemon (1910; « tante Loulou ») en secondes noces.

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Marie Kaersoel (Bruxelles1909 - Hal 1993), ma grand-mère, une élégante fin des années ’20 et mon grand-père Nicolas Constant Wynants (Bruxelles 1900 - Beersel 1968).

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C’est tout jeunes que les enfants Kaersoel furent mis au travail. A 8 ans, ma grand-mère apprit le métier de cartonnière. Elle faisait des belles boîtes garnies de tissu et de dentelle pour les communions et autres fêtes. Un couple de braves gens, qui tenaient une pension de famille rue Frédéric Basse et chez qui elle allait dormir (…manque de place à la surpeuplée Cité Vanderkelen), lui donna cependant de l'instruction. Leur maison fut rasée par la jonction Nord-Midi.

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Voici la seule photo qui existe de mes arrière-grands-parents paternels Pierre Wynants (Molenbeek 1880 - Bruxelles 1950) et Mathilde Kockelmeyer (Louvain 1879 - Laeken 1963). Ils étaient colporteurs et ouvriers journaliers. Ici avec leurs 3 premiers enfants (mon grand-père Nicolas Constant (Bruxelles 1900), Damien (Bruxelles 1903 ; surnommé Dominique) et Mathilde (Bruxelles 1909)). Ils eurent encore Marthe (Bruxelles 1917), Marie (Bruxelles 1919-1943) et Désirée Marie (Bruxelles 1921)

Mathilde Wynants et son mari Léon Knops (Nederokkerzeel 1902) ; ils eurent une fille, Mathilde

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Il est dommage de ne pas avoir de photo de la mère de Pierre Wynants, Maria Mondelaers (Meerhout 1850 – Bruxelles), colporteuse, installée à Molenbeek. Elle avait une fameuse réputation de sorcière et était toujours habillée en noir. Elle était, disait-on, capable de maudire ceux qui ne lui plaisaient pas…et même de les faire tomber directement de leur vélo, disait mon grand-père. On la craignait comme la peste. Son mari Frans  Wynants (Geel 1844) essaya un jour de la jeter dans la Senne, près du Nieuwmolen. Elle divorça et alla s’installer dans les Marolles… dommage qu’elle n’ai pas maudit tous les « schieven architekt » !

 

Mes arrière-grands-parents Pierre Wynants et Mathilde Kockelmeyer étaient dans la misère et, en 1912, ils décidèrent d’émigrer aux Etats-Unis. Ils prirent des billets de troisième classe sur un des grands paquebots en partance d’Angleterre. Ils arrivèrent avec leurs pauvres biens à Ostende. Le pêcheur qui devait les conduire en Angleterre ne voulut pas sortir sa barque, car il y avait tempête en mer. Ils y virent un signe du destin et revinrent à Bruxelles…ils avaient raté leur embarquement sur le Titanic !

 

Leur fils aîné, mon grand-père Constant, fut mis au travail à 4 ans ! Il vendait des couteaux et des ciseaux, au porte à porte…et s’il ne rapportait pas assez d’argent…Pierre Wynants était très dur. A 15 ans, Constant prit la fuite et un commissaire de police lui donna la permission de vivre seul. Il avait 4 francs dans sa poche. Une brave femme lui donna le contenu de sa cave pour les 4 francs. C’est ainsi qu’il débuta dans la vie.

 

Mon grand-père Constant (au deuxième rang) et sa première épouse Elodie Rondelez (Roulers) vers 1920, devant son premier commerce de pièces d’occasion de motos et de vélos, au 3 rue des Vers (rue Pieremans). Son épouse avait une dizaine d’années de plus que lui et n’était pas « sérieuse ». Quelques années plus tard, il divorça pour épouser la petite fille de la photo, ma grand-mère Marie Kaersoel (Bruxelles 1909- Hal 1993).

Le petit garçon est un frère de Marie (le "Kèt", sans doute).

L’homme en sabots était surnommé Curasse (quelqu'un peut-il m'expliquer ce surnom ?) et était un parent de Marie. Les autres étaient des clients.

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Mes grands-parents Marie et Constant en voiture, en 1930. Elle attendait mon père.

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Quelqu’un reconnaît-il la marque de la voiture ? Je sais que mon grand-père a eu une Hamilcar.

 

Début des années ’30, devant leur nouveau commerce de pièces de motos et de motos d’occasion, rue des Radis.

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Les motards des Marolles devant le commerce de mes grands-parents. C’était au début des années ’30.

Ma grand-mère est la sixième à partir de la droite au premier rang (en noir, avec une écharpe)

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Le club de motards à Uccle, au coin de la rue des Carmélites. Mon grand-père est assis à côté du side-car de la moto à caisse foncée (deuxième moto à droite).

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…il y en a peut-être qui se reconnaîtront, même si les photos sont petites.

 

Dans le magasin de motos avec mon père Michel (Bruxelles 1930 - Anderlecht 2004) et son petit frère Joseph (Bruxelles 1935)

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Mon grand-père et mon père Michel, à l’occasion de sa communion.

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Pendant la guerre, mon grand-père Constant (qui avait déjà connu 1914-1918) a pris l’argent qu’il avait pour acheter un morceau de terrain et une vieille maison à Dilbeek (au Bettendries) et y a envoyé sa femme et ses 2 enfants. Avec des patates, du maïs, des poules, des dindes (dont une dénommée Cocotte, qui suivait mon père partout), des lapins et des chèvres, la famille n’a pas eu faim pendant 1940-1945. Mais quel travail ! La ferme, le commerce, les enfants, cacher les juifs,…Mon père n'eut pas beaucoup l'occasion d'aller à l'école et en changea souvent (ce qui le mena, pour un moment, dans la classe du "Grand Jacques"  (Jacques Brel)).

Mon grand-père faisait partie d’une filière de passeurs de juifs et c’est dans la maison de Dilbeek qu’il les cachait. Très risqué. Plusieurs fois la Gestapo. Les enfants courraient cacher les juifs dans les champs.

Un de leurs voisins a été pris et déporté. et en est revenu, ramenant avec lui une grande chienne de berger allemand qui appartenait aux gardiens du camp de concentration…la bête avait été meilleure pour lui que les hommes. J’ignore le nom de cet homme.

                            

« Nous irons au Congo, pour voir les p’tites négresses, qui jouent avec leurs tresses,… »…mon grand-père Constant rêvait d’aller en Afrique. En 1950, il laissa son magasin à sa femme et à mon père et il partit pour le Congo. L’affaire débuta mal. Un moteur de l’avion brûla au décollage. Enfin…il y arriva.

 

Elisabethville en 1950

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Et un village indigène

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Il resta au Congo quelques semaines.

 

Devant le commerce de motos fin des années ‘40. L’homme à bretelles est mon grand-père Constant et celui en salopette est mon père Michel.

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Le frère de mon père, Joseph Wynants (1935) dans les années ‘50. Il faisait son service militaire.

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Au début des années ’50, mes grands-parents paternels et leurs 2 fils allèrent habiter au 31 rue des Fleuristes.

Au 33 de la même rue, un couple de wallons tenait un petit magasin de papeterie et d’appareils photographiques d’occasion. Les futurs beaux-parents de mon père.

 

Mariage place du Jeu de Balle, en août 1955.

L'homme au chapeau gris, à l'arrière, est oncle Dominique (1903), frère de mon grand-père Constant. Il a chanté et dansé jusqu'à sa mort dans les cafés des Marolles. A sa gauche, sa compagne Maria. Au dernier rang, ses 2 filles Magui et Elisabeth.

L'homme souriant à lunettes, au centre, est oncle Max (1911), frère de ma grand-mère Marie.

La jolie femme au second rang à droite est Louise Poplemon (1910; tante Loulou), seconde épouse d'oncle Max. Au premier rang à gauche, Alphonsine Mathieu.

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Ma grand-mère maternelle Alphonsine Mathieu (Mons 1890 – Forest 1976) à Mons dans les années 1890. Sa mère (Marie Françoise Westendorp; Gand 1859) décéda jeune et son père, un ivrogne, abandonna sa fille chez un oncle et une tante pas commodes et son fils Maurice (1888) chez une autre tante. Elle dut travailler toute jeune et apprit la couture, qu’elle exerça jusqu’à un âge avancé.

 

Alphonsine dans les années 1910. Elle se maria à 40 ans.

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Ma tante Dina Gossiaux (Farciennes 1916) et sa sœur Gilberte (Farciennes 1917-1952), filles du premier mariage de mon grand-père maternel et de Jeanne Fournier (Farciennes 1892-1929), qui mourut jeune. Dina vint aussi habiter à Bruxelles.

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Mariage de Dina et d'Auguste Broes, dont elle eut 3 enfants (William (1938), Claude (1939) et Liliane (1946)).

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Je vins au monde à la clinique Saint-Jean (rue du Marais), en octobre 1956.

Chantal Wynants (Bruxelles 1956), rue des Fleuristes, avec mes grands-parents Constant et Marie.

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Quelques mois plus tard, on partait pour Forest, avenue Van Volxem, où mon père ouvrit un garage de réparation de voitures. Les débuts furent très durs. Mon père regardait parfois dans les rues tôt le matin pour trouver du bois pour la vieille cuisinière en fonte. Il y eut le terrible hiver 1962 (mon institutrice de 1ère primaire (Mme Bissen) nous emmena à la Côte, emmitouflés comme des Esquimaux, pour nous montrer les énormes blocs de glace sur la mer). Les autres habitants du quartier n'étaient pas mieux lotis (et parfois beaucoup moins bien). Non, on n'était pas toujours plus riches quand on quittait les Marolles, contrairement à ce que certains en pensent. De la pauvreté, il y en avait partout. Mon père dut d'ailleurs fermer son garage milieu des années '70. Le quartier se mourrait, suite, entre autres, à la fermeture de la brasserie Wielemans (je me rappelle encore du vieux Monsieur Wielemans se faisant conduire en décapotable avec l'une ou l'autre Miss Belgique), des usines Cinzano et d'une grosse imprimerie de l'avenue Fonsny. Mon père devint brocanteur.

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A cette adresse, avec ma grand-mère Marie. J’y habite toujours (…pour combien de temps…).

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Avec mon père Michel, au parc de Forest

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A l'école n°10 de Forest (classe de 5ème primaire de Mme De Ruelles), en vert pâle au dernier rang.

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En communiante en 1968, à Forest (paroisse Saint-Antoine)

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Quelques mois plus tard, mon grand-père Constant s’éteignait, usé par le travail et la maladie. C’est la personne que j’ai la plus aimée de ma vie et qui m’a le plus aimée. Un homme droit, bon et travailleur, que je pleure encore aujourd’hui.

Un collègue m’a demandé récemment : « si tu devais rester coincée à jamais dans une scène de ta vie, où voudrais-tu rester ? » C’est sans hésiter que j’ai répondu : « Sur la balançoire du jardin de mon grand-père Constant, rue Moortebeek à Molenbeek ». Je regardais cet homme modeste planter ses fleurs et ses légumes.

Je devais avoir environ 6-7 ans.

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En 1971, dans le jardin de la maison construite par mon grand-père Constant à Beersel, Vijverstraat. Que de peine on s'est donné mon père et moi pour faire ce jardin ! Mon père a "bazardé" la maison et il ne reste actuellement plus grand chose de nos efforts.

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Mon grand-père Constant était illettré et il en a souffert toute sa vie. Quand j’étais petite, il me disait souvent : « Va à l’école, à l’université ; deviens médecin, ingénieur, avocat,…quelque chose de savant ». Je ne savais pas ce qu’il voulait dire. Malgré une certaine opposition familiale, j'ai travaillé dur pour ma thèse.

 

Me voici en mai 1989, en ce jour solennel (et combien difficile) de ma défense de thèse de chimie (souper à l’Abbaye de Forest…j'avais mérité quelques verres !)…Il me manquait une chose : Constant. Il aurait été si fier de sa petite-fille !

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Mon père Michel Wynants, environ à 60 ans. Il s’en est allé, en mars 2004, après une longue maladie. C’est en grande partie grâce à sa mémoire et à quelques recherches généalogiques que j’ai pu écrire ceci. Merci à Joseph Kaersoel pour les photos qu’il m’a envoyées.

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Ce serait une injustice d'oublier notre chien Ponpom (1979-1996), pur zinneke bruxellois, qui me donna une affection tellement plus sincère et désintéressée que la plupart des humains. Que de kilomètres nous avons parcourus…et que de poteaux et d'arbres "arrosés"…

 

Merci à tous de m’avoir lue. Si vous avez connu les anciens de la famille ou si vous êtes descendants d’une de ses personnes, n’hésitez pas à me le faire savoir. J’espère que les dates vous aideront à nous situer.

 

Peut-être la mère de Jean-Pierre Roels reconnaîtra-t-elle les Kaersoel qu’elle a connu.

 

Merci Chantal pour ton témoignage  et tes superbes photos....

11/03/2007

 les petits marolliens (enfin ceux du bas des marolles)

Chez Madame Dewinter

Année 66-67 ?  Classe de Madame DeWinter à la maternelle de la rue des Fleuristes (c'est mon cousin qui vient de m'envoyer cette photo) !  Je ne l'avais jamais revue...c'est moi Sophie au dessus de la croix rouge et à droite, c'est mon cousin Jean-Marc.  Et les autres ??????  Y a-t-il quelqu'un qui se reconnait sur la photos ?

 

Réunion de jeunes dans le parking-plaine de jeux rue Pieremans

 

Et là nous sommes dans les années 60 sur le parking aire de jeux des nouveaux blocs rue des Vers rue Pieremans....le point rouge c'est mon cousin Georges et l'autre c'est ma cousine Georgette si je ne me trompe. Et aussi Jean-Elie....

Et les autres ?  Quelqu'un peut-il m'aider à remettre un nom sur ces visages ?

12/02/2007

Les toits de mon enfance

Quelque part entre la Gare du Midi et la Porte de Hal...il s'en passent des choses...

vue du balcon chez lac 023

 

vue du balcon chez lac 024

Les Vieux Blocs....dans les années 30-40, ma mère allait sur le toit pour faire bronzette....original pour avoir la paix !

vue du balcon chez lac 025

 

Mais pourquoi je n'ai pas pris des photos avant !!! Vous auriez vu le changement !!!  Toute petite de ma chambre, je disais bonsoir à Tintin que je voyais au loin....devant l'ancienne gare du Midi !  A présent il est masqué derrière un mur de béton !

vue du balcon chez lac 026

 

D'ici quelques années.....il y aura encore beaucoup de changements...cela se voit aux grues qui sont posées au loin....

vue des marolles

 

Vue du ciel...........