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23/06/2013

Wittamer Maîtres Pâtissiers

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Wittamer vers 1920

Henri Wittamer, Maître Pâtissier de la 2ème génération….

 

Au n° 11-12, du Grand Sablon, une double boutique se prolonge en labyrinthe d’atelier jusqu’à la rue Sainte-Anne et vers la pente qui mène à la rue de Ruysbroeck.  Pas de temps à la rêverie, tout le monde circule comme dans une ruche ! Il faut dire qu’avec les succès, on ne chôme pas dans la pâtisserie.  Au fur et mesure que les rayons se vident, d’autres plateaux garnis de merveilleux gâteaux surgissent.  Au rythme où passe la clientèle, la marchandise est toujours fraîche !

 

Rapide, une silhouette affairée passe dans la boutique.  Une poignée de main, un sourire chaleureux,… c’est le maître des lieux, Henri Wittamer.  Nous sommes dans les années 80.

 

Sa famille s’y est installée en 1910.  Ayant fait ses études chez les Jésuites de l’Institut Saint-Jean Berchmans pour y apprendre le latin et le grec, ce fils unique ne pensait pas un jour prendre la relève dans le commerce de ses parents.  Comme il disait, « Tout le mérite revient à mon père »…. Dans une aventure pareille, c’est la première génération qui a le plus dur labeur…. « Il lui en a fallut de la volonté et de l’esprit de sacrifice pour faire sa place au soleil…lui qui était un humble ouvrier venu du Luxembourg ».  Et pourtant, à ce jour, toutes les fines bouches de Belgique et d’ailleurs, prononcent le nom de Wittamer avec délices et respect. 

 

Dans ce cas, on peut affirmer qu’Henri le fils destiné à un avenir bien différent, à su prolonger le plaisir de la création en y apportant sa touche.  Puisqu’il n’a pas changé de métier, il s’est décidé à changer la pâtisserie.  Il ne prétendait pas faire de la pâtisserie de luxe mais plutôt de la pâtisserie de qualité en s’adaptant au goût du public qui en avait assez des « choses lourdes et indigestes »….

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Wittamer.... Charette à pain...livraison

Aujourd’hui, Wittamer est mondialement reconnu …

 

visitez le site http://www.wittamer.com/fr/index.php

 

22/06/2013

Restaurant le Mozart

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Situé 541 chaussée d’Alsembert à 1180 Bruxelles.  02/344.08.09

 

Il y a plus de 15 ans, monsieur Remo Gozzi remisait sa trompette dans le tiroir aux illusions et ouvrait à Forest un petit restaurant sans prétention, près de l’Altitude 100, au coin de la chaussée d’Alsemberg et de l’avenue Mozart.  Mozart ?  Voilà qui tombait bien pour un musicien dont la muisque constitue l’univers sans frontières.  Remo Gozzi, dans son… Mozart, se mit à manier la poêle avec brio pour son plaisir, mais aussi pour le régal de ses amis. Entre un… Scampi « Sadi » et un filet pur « Moustache », on parle musique et grands musiciens.  Au pousse-café, les trompettes sortent des écrins …et les clients ravis deviennent spectateurs comblés.  C’est parti !  Pendant des années, le Mozart sera le rendez-vous des amateurs de jazz avec ses concerts du dimanche après-midi.  D’excellents jazzmen défileront par amitié pour Remo d’abord et puis parce que le Mozart commence à être connu dans le milieu du jazz.  Remo Gozzi est heureux, au lieu de se combattre, ses deux démons, jazz et muisique s’unissent, se chevauchent avec un succès tel qu’il décide d’ouvrir sur la Grand’Place, pas moins, le « Brussel’s Jazz Club » qui depuis 1978 s’est taillé une place de choix, la première pour le jazz, parmi les festivités nocturnes de la capitale.  Il faut préciser que tout concourt à faire du « Brussel’s Jazz Club » un endroit à succès.  Autour du podium, s’ordonnent les petites tables et leurs sièges moelleux bordés par le luxueux bar d’acajou.  Moquettes au sol, plafond peint en noir, c’est dans un décor très chic que madame Linda Gozzi présente les artistes les plus célèbres dans une ambiance chaude et sympathique comme seuls savent la créer les amoureux du jazz.  Sont venus au « Brussel’s Jazz Club », Oscar Peterson, Joe Williams, Nat Adderley, Ella Fitzgerald, Lionel Hampton, Erroll Garner, Dizzi Gillepsie, Bill Codeman et le regretté Louis Amstrong devenu l’ami de Linda et de Remo.   Mais aussi Sadi, Toots Thielemans, Michel Legrand, Philippe Catherine, Stan Getz, Peggy Weston et Annie Cordy et d’autres encore qui ne manquent jamais après le spectacle, quelle que ce soit l’heure, d’aller terminer la soirée (ou la nuit plutôt) au « Mozart ». 

Celui-ci a conservé le décor bruxellois, un peu bricolé de ses débuts qui fait son charme.  Les banquettes rembourrées pour le confort entourent les comptoirs.  Le premier, traditionnel, le second en parallèle réservé à Remo Gozzi, ses fourneaux et sa batterie de casseroles devant lesquels il joue en solo le maître queux de service. 

Murs et plafonds sont tapissés de photos de vedettes, d’autographes à la gloire de l’ami Remo, et au-dessus du comptoir, une collection d’instruments de musique brillent de tous leurs cuivres.

Le cuisinier Remo ne prétend nullement jouer les grands chef, il n’empêche qu’on mange très bien au Mozart.  Les suggestions d’entrées sont prometteuses et le succès des cuisses de grenouilles sautées à l’ail ou des Scampis « Sadi » ne se dément pas.  Les flambées du Chef son renommées et ses viandes tendres, juteuses, grillées ou poêlées, les « pavés » parmi les meilleurs de la capitale s’accommodent de dix façons différentes : à la dijonnaise, à la provençale, au roquefort, au poivre vert, etc…. Le homard au poivre rose,  les langoustines grillées au four, la Lotte aux poireaux, sont devenus des classiques de la cuisine dite nouvelle.  Il y a aussi des préparations très classiques comme la selle d’agneau o le pintadeau à la fine champagne et en saison le gibier, tellement demandé qu’il vaut mieux réserver sa table.  La moustache conquérante, Remo Gozzi ne renie pas sa région natale de Côme.  Il maintient à sa carte quelques spécialités comme sa « Lasagne Mozart » du mercredi, le spaghetti aux pâtes fraîches et un étonnant, Jarret de tante Berta.  Au dessert, une crêpe ou un sorbet ou encore le fameux Sabayon au Marsala… tellement onctueux ou le Blue note, une création musicale de Remo, faite de meringue, d’avocat, de crème chantilly, de mousse au chocolat et d’amandes grillées.  La carte des vins est très honorable et le pichet démocratique déjà gouleyant pour 150FB (guide de 1980) le demi litre n’exclut pas quelques mises respectables telles le Barolo 1971, le Brouilly, un Moulin à vent, un excellent Bourgogne : le gelus ou un Château La Lagune enrichissent encore la carte.

Bien servi, égayé par les lieux, le client ne peut que retenir une aussi bonne adresse.

 

Exploitant : SPRL La Gargotière

Jour de fermeture le dimanche

Salle pour réception 30 à 40 personnes

Catégorie de prix : 650FB (Apéritif, entrée, plat principal, dessert)

D’après le guide « Gastronomie Bruxelles, Wallonie, Luxembourg » fourchettes d’Or de 1981-1982.

 

Hélas, le 3 Août 2004, nous apprenions cette triste nouvelle !

 

APRÈS PAUL LENDERS, légendaire patron des clubs Pol's et Bierodrome, la place bruxelloise perd une autre figure du jazz. Remo Gozzi, qui, au cours des années 80, avait été le patron du «Brussels Jazz Club», ce cercle situé sur la Grand-Place à Bruxelles qui a accueilli les plus grands musiciens de jazz, a trouvé la mort dans un accident de moto qui s'est produit il y a quelques jours dans la région d'Orléans, en France, a annoncé samedi l'association «Les Lundis d'Hortense» qui regroupe la plupart des musiciens de jazz belges. Son épouse, Linda, a été grièvement blessée dans l'accident et se trouverait dans le coma.«Remo Gozzi a apporté une contribution considérable à la vie du jazz à Bruxelles et s'était lié d'amitié avec de nombreux musiciens qui le regretteront», a encore précisé l'association. Dans ce club, situé en sous-sol, sont passés de toutes grandes pointures comme Barney Willen, Art Blakey qui, à l'époque, comptait le trompettiste Terence Blanchard parmi ses «Jazz Messengers», Dexter Gordon et bien d'autres.

© La Libre Belgique 2004

 

 

Après cette tragédie, c’est sa fille qui a reprit les rennes de l’entreprise et le restaurant existe toujours. 

16/06/2013

Boendael d'après le guide du touring club de 1925

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Ce hameau d’aspect rustique a été annexé à Ixelles en 1829.  Son églisette, rebâtie en 1842, occupe, dans la Duyvel Delle, l’emplacement d’une chapelle fondée au XVème siècle et qui fut longtemps l’oratoire du Serment des Arquebusiers de Bruxelles.

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Cette minuscule église campagnarde possède deux magnifiques retables de l’école brabançonne, restaurés en 1865 par M. Malfait. 

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A côté du sanctuaire, un tilleul, contemporain de Charles-Quint, dresse son tronc trapu et décapité, à branches menues.  Il a fallu depuis longtemps panser se plaies et le cercler de fer, tellement l’âge l’a rongé.  Mais il reverdit chaque année, malgré sa caducité.

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Au bon temps de la vénerie, Boendael fut un des rendez-vous de chasse de nos anciens souverains (Marie de Hongrie inaugura en 1541 la chasse de nuit, à la lueur des flambeaux)… « Aux torches enflammées qui sillonnaient la forêt en tous sens, se mêlait la vive clarté de centaines de feux qu’on avait allumés pour guider la marche des traqueurs.  Qu’on joigne à cela les cris de la multitude et les sons aigres des trompes et des cornets, et l’on pourra se figurer une scène vraiment fantastique. » (L. Galesloot.)

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Au bout de la place, une rue se dirige vers Watermael.  Près de la station de cette localité, passons sous le viaduc du chemin de fer et descendons vers la place pour nous y rendre. 

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Chaussée de Watermael 

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Estaminet au Pelikan Rouge

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Rue du Relais

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Rue du Schoolgat

04/06/2013

Restaurant l'Atomium ... guide de 1965

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Restaurant l’Atomium en 1965 (guide Julliard de Henri Gault Christian Millau)

Tel . 78-30-00 Ouvert tous les jours.

 

Pendant l’Exposition, les Bruxellois se devaient d’aller déjeuner ou dîner près d’un hublot du célèbre atomium, d’où l’on a une vue immense sur Bruxelles et ses environs.  Les étrangers et les provinciaux ont pris la relève et le samedi, ainsi que le dimanche, il y a du monde dans l’ascenseur qui vous transporte, en 22 secondes, à 100 mètres du sol et, par la même occasion, à l’une des meilleures caves de la capitale.  Les vins sont en effet, avec le panorama, le meilleur atout de ce restaurant luxueux où l’on pratique la cuisine internationale et les prix forts.

 

Environ 400 FB, sans le vin. 

20/05/2013

Comment Bruxelles reçu son éclairage public

 

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Les éclairages publics intensifiés excitèrent toujours l’enthousiasme des foules….

 

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Les toutes premières « féeries » furent, sans doute, avant les feux d’artifice, les feux de joie dont font mention certains folklores régionaux et aussi les luminaires célébrants les joyeuses entrées de souverains, leurs mariages, leurs victoires.  La réception de Napoléon par Bruxelles fut d’un faste demeuré légendaire…..Mais revenons à l’histoire de l’éclairage public…

 

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Jusqu’au milieu du 17ème siècle, dès la tombée du jour, les rues devenaient de véritables « coupe-gorges »…. Le terrain idéal pour les malfrats. 

 

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Quelques recoins de rues étaient éclairés par des torches de résine ou de poix mais ne suffisaient pas pour dispenser assez de lumière la nuit.  Il arrivait souvent que dès le passage des gardes-ville, les voleurs éteignaient ces torches afin d’opérer aisément.

 

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Dès la nuit venue, à l’exception des fêtards, très peu de personnes circulaient dans les rues.  Les seigneurs, eux,  se hasardaient accompagnés d’une escorte armée et munie de torches.

 

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A cette époque, Paris était la seule ville éclairée d’Europe…. Bruxelles dès la nuit venue sombrait dans un vaste trou noir aux ruelles sinueuses où brillent au loin quelques flammes allumées par la population aux pieds des statues de saint… seul éclairage que les égorgeurs ou malandrins n’osaient éteindre par superstition. 

 

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Forcé de sortir la nuit ?  On faisait appel aux « falotiers »… qui contre quelques sous accompagnaient au pas de course et armés de flambeaux, les personnes qui devaient se déplacer.

 

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Pourtant, à partir de 1602, les autorités communales tentent d’instaurer un système d’éclairage en fixant une lanterne toutes les huit maisons.  C’était peine perdue.  Les truands n’avaient qu’à tendre le bras pour « moucher » la chandelle.

 

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Par la suite, on imagine le système à crochet lié à un câble actionné par une poulie. La lanterne placée à hauteur du 1er étage de la maison, un préposé communal était désigné pour allumer celle-ci. Criant sous la fenêtre et actionnant une cloche « Abaissez la lanterne !).  Les habitants se précipitaient pour la faire descendre à sa hauteur et l’homme l’allumait à l’aide d’une chandelle.  Fallait-il encore qu’il n’y a pas trop de vent…

 

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En 1703, Bruxelles étant la capitale des Pays-Bas, la Cour décide d’installer 3.000 lanternes à l’huile.  C’est le citoyen qui paie ce nouveau service.  10 sols par 100 florins de loyer.  Après analyse, il s’avère que ce service n’est pas rentable et que la ville est en déficit de 83.000 florins.  Il faut dire que cet éclairage ne fonctionne pas toujours très bien et certains préposés communaux revendent l’huile destinée aux lanternes pour leur propre compte.  La population s’énerve au sujet de cette taxe qui n’est pas imposée aux nantis pour des raisons très troubles.  Ce n’est qu’en 1756 qu’on arrivera à mettre de l’ordre dans ce service public.

 

En 1722 apparaissent les premières lanternes à réverbère fonctionnant toujours à l’huile.  En 1810, Bruxelles en compte à peine 900.  Comparer à Paris qui en possède 11.000 … c’est peu.  Ce service emploie 53 allumeurs.

 

Les soirs de pleine lune, par souci d’économie, la ville décide de ne pas allumer ces réverbères.  Malgré tout, le détournement d’huile continue de plus belle.

 

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Mais …les « féeries lumineuses » qui, plus près de nous, réjouirent également nos aïeux et qui, à leur origine, durent les transporter de joie, ce furent les bonnes vieilles guirlandes de lanternes vénitiennes et de ‘vetpotteke’ multicolores qui, naguère encore, agrémentaient nos quartiers populaires les soirs de kermesse.

 

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Vendeurs de lampions et confettis à la fête forraine

 

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Le gaz hydrogène extrait du charbon (gaz de houille) est inventé par un Belge, Minkeleers , professeur à l’Université de Louvain(1795).  Une compagnie est créée pour son exploitation et le 24 août 1819, la première usine à gaz du continent est inaugurée. 

 

C’est l’échevin des Travaux publics et des Régies qui a inauguré rue Saint-Roch, une plaque commémorant l’érection, en 1819 à cet endroit, de la première usine à gaz du continent (les Anglais nous avaient devancés). 

 

Place de la Monnaie on installe une colonne de gaz enflammé surmonté d’un « W » monumental !  Cette nouvelle attraction fait l’émerveillement des badauds.

 

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Petit à petit, l’éclairage s’installe en façades des commerces et des auberges.  De ce fait, les rues s’animent et la criminalité nocturne diminue.  On fini par adapter les lampes à l’huile  au gaz.

 

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Rey Frères fondeurs constructeurs 1917

 

En 1840 raconte Louis Verniers, à l’occasion du Xème anniversaire de notre indépendance, le Vieux Bruxellois se couchait à neuf heures pour se levers avec le soleil : le nouveau Bruxellois se remue, vit et s’amuse encore à minuit : il a trouvé le gaz si brillant qu’il le préfère au soleil même… »

 

C’est sans doute alors qu’est née l’exclamation « Volle gaz ! »

 

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En 1867, Bruxelles est même mieux éclairée que Paris !... Lorsque cette dernière décide d’introduire l’électricité en 1888, Bruxelles reste « frileuse » malgré les essais sur la Grand’Place en 1885 et préfère continuer à installer de plus en plus de réverbères à gaz…. Colonne de fonte dites « parisiennes » puisque Paris n’en veut plus !

 

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Notre retard provient de ce que nos édiles furent tout d’abord séduits par une invention allemande : le manchon Auer qui, emprisonnant dans ses mailles une flamme de gaz ordinaire, décuplait son pouvoir éclairant.  Son succès fut fulgurant !  Il marqua la mort des dernières lampes à pétrole dites « lampes belges »…

 

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L’ingénieur allemand Auer retarda donc jusqu’en 1904 l’installation de la lumière dans notre capitale.

Ce fut le Parc de Bruxelles qui bénéficia des premières lampes à arc. 

 

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A Boitsfort en 1902, il y avait une centrale électrique… Les premières années, les promoteurs de l’éclairage public électrique étaient confrontés avec le problème de la distance séparant l’endroit de production et celui de l’utilisation.  Dans de nombreuses communes de l’agglomération on vit donc se construire des « usines d’électricité ».

 

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A Forest 

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Koekelberg

 

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Illuminations pour le 75ème anniversaire de la Belgique

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Notons pourtant qu’avant l’installation à titre permanent de l’éclairage public électrique aux boulevards intérieurs, des illuminations, également électriques, avaient déjà suscité l’admiration des Bruxellois…

 

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c’était en 1905 à l’occasion du 75ème anniversaire de notre indépendance. Des ampoules bordaient les portes, les fenêtres et les toitures de plusieurs monuments, des lampes ornaient des portiques et des mâts placés aux extrémités des allées du Parc et des voûtes lumineuses s’étendaient sur nos places publiques et sur nos boulevards.  On peut conclure que 1905 fut à l’avant-garde de nos féeries actuelles…

 

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Le samedi 21 juin 1907, les boulevards du centre sont les premiers à bénéficier des bienfaits de la fée électricité.

On peut dire que ce furent des « féeries » solennelles qui par l’effervescence qu’elles suscitèrent, dépassèrent toutes les précédentes ! …

 

La ville, en effet, fait installer des mâts d’éclairage mixtes distribuant simultanément un éclairage à l’électricité (au centre) et au gaz (sur les côtés).  288 becs de gaz au lieu de 150 et installation supplémentaire de 144 lampes à arc, cela échelonné tout le long des deux kilomètre du boulevard allant du Midi jusqu’au Nord.

 

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Ces candélabres, peu esthétiques, furent aussi très critiqués par les artistes de l’époque.

Esther Deltenre triomphait dans la parodie de « la Bohème » que Garnir avait intercalée dans une de ses revues à la Scala et dont elle était la principale interprète.  Le rôle de Mimi lui était dévolu.  Con connaît l’opéra : couchée dans son lit d’agonisante, Mimi, dont les mains se glacent, demande un manchon.  A la Monnaie, on lui apporte un manchon de fourrure.  A la Scala c’était un manchon Auer qu’on lui apportait ! …

 

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Une grande réunion des autorités fut organisée dès 20h à l’hôtel Métropole.  Après les discours, raconte la Dernière Heure, les invités ont tenté de traverser la place de Brouckère pour gagner le terre-plein entourant le monument Anspach, d’où M. De Mot échevin de l’époque devait, d’un doigt magique, lancer le courant électrique vers les lampes à arc.  La foule était immense : une cohue invraisemblable s’écrasait sur la chaussée… bien entendu…la circulation des voitures fut interdite ce jour-là.

« Fiat lux ! » s’écria M. De Mot et l’électricité étincela dans les lampes, à perte de vue… On entendit alors retentir les cris de la foule émerveillée.

 

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Tous les journaux de la presse nationale constatèrent la réussite de l’entreprise et le succès prodigieux de la fête. 

 

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Les musiques de la garnison et la garde civique étaient là… Ils étaient escortés des porteurs de lampes à acétylène qui avaient eu tant de succès lors des fêtes de 1905.  

 

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La seule critique faite par le journal Le Soir fut de constater que les moindres recoins de villages étaient depuis un certains temps déjà éclairés à l’électricité et que Watermael-Boitsfort possédait depuis un bon bout de temps une usine…. Qu’il était déplorable que Bruxelles ait attendu si longtemps mais reconnu que la longue attente fut compensée par un franc succès.

 

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Publicité CUBEX 1937

 

Il faudra attendre 1910 pour que Bruxelles passe au fil des jours à l’électricité…. Avenue de Tervueren, un grand candélabre mixte est installé… il marquera le passage d’une époque, celle du gaz, à une autre, celle de l’électricité.  Ce réverbère mixte était construit par la fonderie anderlechtoise Rey frères.

 

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En 1948, on vit disparaître un à un  les derniers «Bec de Gaz » et avec eux, les derniers allumeurs de réverbères, silhouettes surmontées d’une perche enflammée, qui marchaient le long des rues dès le coucher du soleil…

 

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En France ....

En 1959, il n’existait plus que 10 lanternes à gaz en service sur le territoire de la ville.  Le tout dernier allumeur fut pensionné en 1965, il s’appelait André Reynaert dit « de kop »…. Il habitait les Marolles.  Il était entré dans le métier en 1928 en observant un arrêt durant la guerre.  Sur sa carte d’identité il était mis « gazier » comme profession et à la Ville qui l’employait, son képi portait le n°284. 

 

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La perche de l’allumeur de réverbères était munie à son extrémité d’un dispositif au carbure permettant de maintenir en vie la flamme qui allait tout au long du parcours, allumer l’un après l’autre, les réverbères de la tournée. 

Le matin venu, le « lanteireman » reprenait sa perche pour aller les éteindre.  On prétend qu’il y avait alors tant de bistrots sur son passage qu’il ne rentrait bien souvent que juste à temps pour repartir les allumer !

 

 

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Personnel du Gaz à Anderlecht

Les petites charrettes à bras du service du gaz étaient parfois tractées par les tramways dans les montées

 

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Rue Rempart aux Moines