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13/08/2007

RETROUVEZ VOS CAMARADES DE CLASSES D AUTREFOIS

 

Le petit oiseau va sortir…

 Nous possédons tous des photos qui ont été prises « à la petite école ». Les bancs de la salle de gym sont alignés dans la cours, le photographe a posé son Rolleiflex sur pied devant l’assemblée des gosses. Avec l’instit à gauche qui sourit… et les gamins ou gamines figés dans l’expectative de voir sortir le petit oiseau. Sait-on jamais ? Ces clichés sont autant de mémoires collectives. Mais, les placer bêtement sur un blog ne sert pas à grand-chose. Par contre, si la photo est accompagnée d’une légende, nous allons nettement plus loin. Une sorte d’avis de recherche franchement plus amusant. Jouez-vous le jeu ? C’est le « TOUT GRAND BRUXELLES » qui est actuellement convié à participer.  COMMENT REDIGER LA LEGENDE ?… car il faut un minimum d’organisation : 1) Le nom de l’école et l’année de prise de vue2) Le nom de l’instituteur (si possible)3) Le premier rang (le plus proche du photographe) est le rang A. Le deuxième, le rang B. Dans le rang A, l’élève à partir de la gauche en troisième position est codé A3… ainsi de suite. Rien de bien compliqué.4) Identifier les élèves… et vous-même : voir la photo ci-dessous, la première d’une longue série, espérons-le. Le cliché ci-dessous et sa légende servent d’exemples. 5) Les orthographes, noms et prénoms sont bien entendu de mémoire… déjà, rien que d’y avoir réfléchi nous sommes tous pardonnés. COMMENT ENVOYER LA PHOTO ET LA LEGENDE ?… par e-mail à peeterssophie8@skynet.beLa photo (idéalement scannée en 72 dpi) est fournie en utilisant la fonction ATTACH (attach file to message), le bouton dans la barre supérieure.La légende est simplement rédigée dans la zone texte de l’e-mail ; n’oubliez pas d’indiquer votre nom. AMIS VISITEURS, … pour réagir, corriger ou compléter « la liste » : cliquer sur « COMMENTAIRES », la porte à remonter le temps vous est largement ouverte. A bientôt pour de nouvelles aventures sur le blog de Sophie ! 

Robert Dehon

 

Pour vous aidez et grace à Marc voici un petit conseil pourles personnes qui désirent envoyer des photos et qui veulent

   corriger (ou préparer) les photos avant de me les envoyer.
Ce monsieur va laisser sur sont site une page sur laquelle se trouve une petite explication aux collaborateurs qui m' aident.
   Cette page restera quelques semaines en ligne afin que d'autres internautes puissent bénéficier de ce logiciel.(gratuit)
  Voici l'adresse exacte de la page : http://users.edpnet.be/gaumeferdoemme/photofiltre.html

UC_EC_1_AN_1951_72dpi

 

Ecole communale N° 1 à Uccle : 1951(1ère année en primaire).Institutrice : Melle Nicolaï.A2 : PirletB1 : Xavier MottetB3 : VanhoutteB7 : Paul HerremansB8 : Jacques SchreinerC5 : Van Den BerghMoi, Robert Dehon, je suis en C3.PS : pour les autres, vieux copains, je suis désolé… ça doit être l’âge ! Quoi !, déjà ?

(Merci Robert Dehon pour votre aide ...)

maternelle 1946

 

UN CLASSE DE MATERNELLE DE L'ECOLE 7  en 1946 (Voir aussi les blogs de Jeannine sur l'école n°15 et n°7 à Bruxelles  http://jeannine-cherche.skynetblogs.be/ 
 
 
LES FILLES VOUS RECONNAISER VOUSMOI J'EN RECONNAIT UNE C'EST MA FEMME
(Merci Guillaume pour ta participation)

11/07/2007

Plage + proche de Bruxelles

Hofstade : la plage de sable la plus proche de Bruxelles.

 

Situé au nord de Vilvoorde et au sud de Mechelen, Hofstade fut un lieu de divertissement de grand air incroyable et cela dès après la Première Guerre mondiale ! Le cas de ‘Hofstade-les-Bains’ ou ‘Hofstade-Baden’ peut paraître particulier. Certes, il l’est car à de nombreuses fois le site fut remanié, partiellement détruit, reconstruit et complètement réaménagé ces dernières années. Et il est situé hors de Bruxelles. Pourtant on y brusselait ! Hofstade était bien la plage de sable la plus proche de la Capitale… Voyons cela de plus près.

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Au détour de 1900, il est décidé d’aménager une deuxième ligne de chemin de fer entre Bruxelles et Antwerpen sur une berme rehaussée. Pour ce faire, des milliers de tonnes de terre sont nécessaires. En 1902, les travaux débutent sur 140 ha au sud du village de Hofstade : des trous de 10 à 14 m sont creusés. Ils se terminent en 1916. Pendant ces creusements sont trouvés de nombreux ossements d’animaux préhistoriques. Pendant la Première guerre mondiale, les fouilles sont ralenties puis arrêtées. Il n’y a pas de sources, l’eau de pluie suffit à inonder les trous… avec quelques machines abandonnées dans les fonds. Ainsi apparaît une trouée qui ressemble à un lac assez rectangulaire.

 

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Machine de creusement à godets et chemin de fer pour l’évacuation des terres, sur voie étroite de 60 cm.

 

En 1920, les excavations sont pleines d’eau. Pas un poisson mais un nouveau spécimen aquatique surgit : le sportif amateur de nage ! Il faut dire que les plages de notre littoral étaient bien présentées dans les journaux d’avant-guerre, laissant rêver… Et, tout à coup, on trouve de flotte libre d’accès non loin de la capitale ? Bien entendu, les Malinois, les Vilvordois et, déjà, des Bruxellois se pointent pour faire trempette ! Par milliers ! Dès 1921, les lacs de Hofstade deviennent un domaine de récréation plus ou moins géré ; en 1922, même le Touring Club en parle !

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Vu la profondeur, pas de crainte pour l’apprentissage de la nage.

 

 

1925 voit le réveil de la ville de Mechelen. Les lacs sont considérés comme apports d’eau douce. On place des barbelés et des tours de guets : terminées les baignades. Cette situation perdure avec une multitude de réactions publiques et politiques ; on en discute jusqu’à la Chambre… C’est ainsi qu’en 1929 est créée une « Commission du Lac d’Hofstade », pour réfléchir à l’avenir du site. Et tout le monde y passe, des Finances aux Transports en passant par la Santé et les communes locales : sacrée Belgique, va ! Comme aujourd’hui, dis donc !

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Et déjà on travaille aux premiers aménagements du « lac ».

 

 

C’est l’heure de s’arrêter un instant sur la situation sociale du pays qui aura une influence certaine sur le succès du site. Le tourisme social prend forme. De huit à quinze jours de congés payés selon l’appartenance à un groupe ou l’autre. Des groupements ouvriers se forment, et promotionnent des vacances pour tous les travailleurs. L’église rejoint souvent ces idées pour conforter sa propre position sociale-chrétienne accompagnatrice des familles. L’époque fourmille de concepts en faveur des populations démunies. Il est impossible de les développer dans les limites de cet article. Disons simplement que Hofstade va bénéficier de cet éveil social.

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Plan de novembre 1921 colorisé : à remarquer que la plage n’est pas encore implantée, Google Earth offre une bonne comparaison via satellite.

 

L’aspect social rebondit après la libération : reconstruction, bien sûr, mais une large part de la population est pécuniairement affaiblie et elle encaisse « l’opération Gutt ». Les vacances à la Costa Brava, ce sera dans les Golden Sixties ! Le camping d’Hofstade est donc très attractif pour les familles, non pas défavorisées comme dit aujourd’hui, mais simplement ne pouvant pas investir dans un séjour à la côte ou dans les Ardennes. Hofstade redevient un pôle touristique et refait « le plein » !

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Un bel apéro s’active entre les tentes !

 

 

Revenons en 1932. C’est à ce moment que des entrepreneurs, les frères Pierre et Victor Gelders, prennent les choses en mains. Des Vilvordois efficaces qui fondent « Hofstade-Plage » contre une contribution annuelle de 100.000 francs d’époque, à payer à l’Etat, pour une période allant jusqu’à 1936. L’entrée est donc payante. C’est aussi la période la plus faste du domaine. L’entrée sur la chaussée de Tervuren est « Holywoodienne » et donne accès à un village du style « Ancienne Belgique » copié sur celui de l’exposition d’Anvers de 1930.

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Les drapeaux claquent au vent, l’entrée principale a de l’allure !

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= Déjà des embouteillages sur les routes d’accès.

 

S’ajoutent, entre autres, un kiosque pour concerts de musique, un bâtiment promotionnel des chocolateries « Côte d’Or », un point de vente du parti des Travailleurs belges et un moulin à vent à deux étages de la brasserie malinoise Lamot : pub toujours et j’en passe ! Une voie de chemin de fer amène les visiteurs, un bateau du plaisir, le « Bucentoro », provenant de Malines accoste à Hever, sur le canal. Un vélodrome bétonné accompagné de tribunes permet à 15.000 personnes de voir les compétitions. Il est inauguré par un champion du monde de vitesse sur piste : Poeske Scherens ! Un camping offre le séjour sous toile. Et, sans doute la caractéristique qui demeure dans les mémoires, la plage de sable est aménagée avec sa légère pente… vers cette mer artificielle !

 

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Un dynamisme commercial un peu « kitsch » : on a rien inventé !

 

L’affaire prend une telle importance que le 21 juillet 1933 l’ouverture officielle se passe en présence du Roi Albert 1er et de son fils le Prince Léopold : il y avait 130.000 visiteurs présents ! Il faut aussi songer à un aspect difficile à imaginer de nos jours. Avant-guerre, le domaine affichait 11 ha dont 2 ha de surface liquide. Aujourd’hui Hofstade présente 160 ha dont 80 ha de lacs ! C’est dire l’expansion… après la Seconde Guerre mondiale !

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Albert 1er et le Prince Léopold lors de l’inauguration.

 

 

De toute façon, l’opération des frères Gelders et un succès sans pareil. Le public adore les estaminets, les restaurants tels « Mie Kramiek », les kermesses, les promenades et l’élection de Miss Hofstade-Plage en 1934, Netty, une brunette bruxelloise aux rondeurs exquises qui gagne à cette occasion 5.000 F. Pas mal !

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Espérant que c’est bien la photo de Netty !

 

Le Belge de l’époque est-il plus débrouillard ? Autour du domaine sortent de terre des hôtels, des restaurants et autres cafés. Les routes d’accès sont congestionnées lors des beaux jours. Le succès, disais-je ! Moment choisi pour l’Etat d’y regarder de plus près, en 1937. Le problème d’eau douce de Mechelen est résolu et le Conseil des Ministres du 27 janvier 1937 décide la création d’un parc de récréation soumis au Ministère de la Santé publique. Les frères Gelders perdent le contrôle exclusif du terrain, sous l’avalanche des millions de francs d’état, jusqu’au demi milliard. Le but est de moderniser, d’étendre la superficie, parfaire l’hygiène, bref, que le domaine soit exemplaire : une vitrine du savoir-faire national !.

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Ce qui manquait à l’Ancienne Belgique de l’Expo 58 ? Une plage. Etonnant, non ?

 

Ce qui est achevé lors de la nouvelle ouverture officielle du mercredi 19 juin 1939, en tant que domaine royal. Le résultat est excellent ! Le lac principal découvre sa plage de 750 m de long qui a nécessité 15.000 tonnes de sable du Rhin. La courbe de la plage reçoit un bâtiment abritant des cabines, deux cafés, un restaurant, des sanitaires, des douches, des magasins… le tout surplombé par une superbe terrasse promenade construite en bois tropical « kambala ».

 

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Une belle courbe – et de belles courbes - que les Beach Boys de Malibu (California, USA) nous envient encore toujours.

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Sans oublier la promenade dans les massifs boisés !

 

Au moins deux cours de tennis trouvent leur place à l’arrière des édifices de plage. Les choses sont bien faites : ils sont entourés de gradins en dur de belle prestance, environnés de plantations. De nos jours, avec la dernière modernisation du site, le tarmac a été creusé d’un chenal qui sillonne la partie est d’Hofstade. Les canards et autres poules d’eau y exercent leur smash avec un plaisir non dissimulé.

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Est adjointe au site une piscine de style olympique de 100 m par 50, en plein air. D’une profondeur maximum de 3,60 m, elle contient quelque 7.500 m³ d’eau : une des plus grandes d’Europe ! Vient ensuite, le « Boothuis », un café restaurant avec terrasse et un quai pour une centaine de barques. Hofstade reste ouvert au public jusqu’en 1941.

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Deux vues du « Boothuis », halte privilégiée quand il y a un coup de vent.

 

Le 10 mai 1940, les premières bombes éclatent sur Hostade-Plage. La Lufwaffe tentait d’atteindre l’aérodrome de Grimbergen. Bonne direction mais un peu court. A partir de ce moment, l’histoire du domaine est assez mal connue. On sait qu’il est occupé par le Heer (l’armée allemande), le public est interdit d’accès. La plage devient « un bain militaire » où se retrouvent soldats, officiers et « demoiselles », elles sont peut-être des éléments féminins de l’armée, les fameuses souris grises. Ce qui est certain est que les troupes américaines (mais quels divisions ou régiments ?) utilisent le domaine comme camps de prisonniers après la libération du pays. On peut imaginer les soldats enfermés dans les cabines…

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 Cette photo n’est pas prise à Hofstade mais illustre le propos.

 

Non, ils étaient concentrés sur l’espace du camping. Les « boys » demeurent jusqu’au 20 août 1946, utilisant le domaine en un immense centre de réparation pour le matériel roulant, appelé « Ordnance Depot 0-654 ». Quelque 3.000 habitants de la région travaillent pour l’Oncle Sam. Après leur départ, l’OMA (Office of Mutual Aid) s’installe, un bureau spécialisé dans la liquidation du matériel. Il faut constater que l’immédiat après-guerre ne rappelle pas les formidables journées de jadis. C’est le désert à Hofstade, l’abandon des activités, le navire de plaisance sur le canal est sans doute coulé, et il n’y a pas de crédits. Le Ministère de la Santé publique, vu le potentiel du site, relance le domaine et, le 1er mai 1947, une troisième ouverture officielle accueille le public. L’ancien comité de gérance n’est pas reconduit.

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Succès de foule garanti et une micheline pour le transport.

 

Le Ministère de la Santé publique et des Familles prend les choses en main et devient le 20 février 1950 propriétaire des lieux, jusqu’en 1983. C’est l’heure de nouveaux aménagements. Une barrière de bois est implantée à la profondeur de 1,60 m devant la plage, renouvelée en 1972 et 1991. La « digue » entre les deux lacs est consolidée à l’aide d’assises de béton. Le sable de la plage est remplacé en 1963 et 1993. En 1968, des portions en bois des bâtiments des cabines sont converties par des éléments plus résistant aux incendies.

La piscine olympique est modernisée et pourvue d’une station de purification d’eau dès 1955. Hélas, cette splendide structure est fermée en 1978 car ne correspondant plus aux normes hygiéniques. Quel dommage !

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Le « Boothuis » de 1939 se voit aussi rénové en 1953, avec un peu de béton, en 1963 et en 1981. Le « Zomerlust » soit le pavillon des enfants parait en 1949, il voit sa superficie augmentée en 1961. Il est construit sur le toit d’un bunker allemand, le seul du domaine, qui est engoncé dans la berge du lac. Mélange de béton, épaisseur de 30 cm, et de briques, il semble être une « Sonderkonstruktion, construction spéciale ». L’architecture interne est assez curieuse, comportant une partie en « tôle métro » et une pente bétonnée déboule de la seule large porte pour atteindre la berge du lac. Il est possible que l’armée allemande y stockait quelques bateaux. A vérifier… avec l’accord du propriétaire !

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L’établissement « Zomerlust » est construit sur un bunker allemand.

 

Suivent d’autres modernisations telles l’auberge de jeunesse qui offre 108 lits depuis 1948 ; une nouvelle entrée menant à un parking, nettement moins à la « Cecil B. de Mille » s’ouvre sur la chaussée de Tervuren. Il y avait encore une piste de patins à roulettes qui fut fermée en 1950 et remplacée en 1970 par d’autres bâtiments d’intendance. Le camping promotionné par le Touring Club est équipé de nouvelles installations sanitaires. Le cercle nautique lève l’ancre dans les années soixante avec sa flotte de vauriens et autres tritons.

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Rien de mieux qu’une Lamot pour surveiller les gosses !

 

C’est dans les années 50 que je fais plusieurs fois l’expédition, avec ma mère, son amie Catherine et son fils Daniel, à partir du terminus de la Place Danco à Uccle, celui du fameux tram 58 ! Transit sur un bus et nous voilà à pied d’œuvre pour des aventures alléchantes dans la frégate du capitaine Crochet ! En fait, une réplique du bateau de Christophe Colomb, la « Santa Maria ». Il faut rappeler que les bruxellois étaient rapides sur le coup. Arrivant à la première heure au square des Héros à Vilvoorde, ils descendaient du 58, au coin du café « Monico », pour emprunter un bus de la société Kuyl vers Mechelen. Lors de l’été ou les jours fériés, Kuyl affrétait plusieurs cars spécialement pour Hofstade. L’invasion des brusselaires n’enchantait pas toujours les vilvordois…

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Dans les 60’s, les cars s’arrêtaient devant ces cafés et « hôtels » ; tous ces édifices ont disparu.

 

Les Golden Sixties, l’autoroute de la mer, le niveau de vie, de nouvelles possibilités d’évasion touristiques ont ralenti le rythme des visites d’un jour. Nous entrons dans la phase moderne de l’histoire du domaine qui n’est pas sans intérêt parce que très dynamique. Les activités s’orientent franchement vers le sport. 1977 voit la construction d’un complexe avec piscine couverte et un sporthal, « Hofstade Heide ».

Le BLOSO, en deux temps, gère le domaine. En 1983, il change de nom et devient le « Recratie-domein Hofstade Strand », puis en 1991 le « BLOSO-domein Hofstade ».

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domaine

 

 

 

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de ne pas se souvenir de François Deguelt « Nous aurons, le ciel, la plage et la mer… »

 

Actuellement, hormis le calendrier des compétitions, Hofstade est calme pendant les mois d’hiver, quelques amateurs de cerfs-volants s’en donnent à cœur joie sur la plage, des promeneurs bravent le vent, des joggeurs s’essoufflent. Ambiance « L’année dernière à Marienbad » assurée s’il y a de la brume. Les beaux jours revenus, la foule habituelle s’éparpille sur le sable ou le gazon. Se doute-elle de l’histoire des lieux ?

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Il y a quelques années, nous avions deux chiens, des Airedales nommés Tom et Spencer, de sacrés gaillards qui appréciaient la halte ‘crêpes’ au « Boothuis » qui abrite, à quelques encablures, un club de modélisme marin. Ah oui, j’oublie, à l’athénée de Saint-Gilles j’avais opté pour le cours de voile, le vendredi après-midi : direction Hofstade ; l’association de nautisme existe toujours. Mais toutes les écoles bruxelloises organisaient des « promenades » vers Hofstade, comme un saint-gillois piquait une tête à la Perche !

 

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Lydie en maillot blanc, Robert ses amis dans les 80’s.

 

A quelques années de distance dans le temps, ma future épouse, Lydie, à gauche avec sa maman, envisageait sérieusement une carrière à la Esther Williams, tandis que je sautais dans la piscine olympique, comme Johnny Weissmuller si vous voyez ce que je veux dire… Quel dommage que cette installation sportive soit à ce point saccagée. Espérons que BLOSO trouvera les financements nécessaires pour aussi remettre en état cette superbe structure.

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Plus une vitre et pourtant cet édifice style « paquebot » ne manque pas de charme.

 

Pour les amateurs d’aviation – et il y en a sur ce blog ! -, il faut signaler qu’en 2006 un très original mémorial découpé dans une dalle d’acier a été inauguré en grandes pompes. Il s’agissait de saluer la mémoire des équipages de deux bombardiers Alliés. Le premier, un bimoteur B-25 Mitchell de la Royal Air Force, s’écrase sur « Hostade-les-Bains » le 2 février 1945, juste derrière le « Boothuis ». Le second, un quadrimoteur Handley Page Halifax de la Royal Australian Air Force, tombe sur Zemst le 28 mai 1944. Les équipages sont tués, soit au total 11 navigants.

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Il ne reste plus qu’à écrire un livre sur Hofstade, tant l’historique est riche, couvrant plus d’un siècle. Ce « topic » doit uniquement être considéré comme une mise en bouche ! En attendant, une visite est suggérée, l’endroit bercera peut-être vos souvenirs de jeunesse.

 

Robert Dehon

 

Je tiens à remercier vivement Raymond Waeyenbergh pour son aide, Raymond est vice-président du «Heemkundige Kring Hertog Hendrik I » de Vilvoorde (http://www.heemkring-vilvoorde.be/). Le BLOSO-Centrum de Hofstade possède aussi son website : http://www.bloso.be/public/centra/Hofstade.asp où vous trouvez le lien vers le musée « Sportimonium » qui se situe dans les installations des bains.

J’ai aussi bénéficié de l’aide d’amis du blog de Sophie : merci à tous !

 

 

Et moi (Sofei) je remercie Robert Dehon pour  ce formidable travail et je peux confirmer aux visiteurs, que cet article a demandé à Robert beaucoup de temps....merci

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05/06/2007

incendie de l'expo universelle en 1910

L’incendie de l’Exposition Universelle et Internationale de 1910.

 

Le 18 avril 1906 est créée la Compagnie de l’Exposition de Bruxelles. Son capital s’élève à 2.650.000 francs de l’époque. Le temps presse car l’exposition doit s’ouvrir en avril pour s’achever le 7 novembre 1910 et les travaux ne démarrent que le 2 décembre 1907 ! Elle s'articule en plusieurs secteurs assez habituels destinés à afficher le dynamisme du pays, allant des beaux-arts à l’agriculture en passant par l’industrie. Bien entendu, sont présents les pavillons des pays étrangers qui, eux aussi, souhaitent affirmer leur influence européenne. Avec en arrière-plan, déjà !, une compétition entre la France et l’Allemagne...

 

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Avant –après : le Palais de Belgique et le pavillon de Bruxelles.

 

Le site choisi est très campagnard, à la limite des boulevards extérieurs et près de la Plaine des Manoeuvres, grosso modo là se trouve actuellement l’Université Libre de Bruxelles. Une seul artère traverse de par en par la superficie dédiée : l’avenue Solbosch qui était surplombée de quatre ponts provisoires permettant le transit des visiteurs d’un site à l’autre. Elle est prolongée par les avenues du Pesage et du Derby. L’entrée principale est, quant à elle, située à la fin de l’avenue des Nations.

 

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Plan d’ensemble de l’Exposition de 1910.

 

La conception de l’ensemble de l’exposition est particulièrement moderne et inventif puisqu’il est tenu compte à la fois du monde économique, des nouveautés techniques telle la télégraphie sans fil… et des divertissements. Elle comporte aussi son propre réseau de tramway et d’une gare de trams qui la relie à la ville. Par contre, vu les délais, à l’inauguration du 23 avril par le Roi Albert qui vient de succéder à Léopold II, il est évident que les travaux ne sont pas terminés. On peut penser que la précipitation dans l’achèvement est une cause probable de la catastrophe qui se pointe. Un autre indice ressort du fait que la superficie est d’abord fixée à 85 ha pour se voir augmentée à 130… Planification perfectible car morcellement des responsabilités de la ville ? C’est ce qui est rapporté à l’époque.

Il faut aussi gérer la participation de plus de 27.000 exposants, - c’est ahurissant ! -, et en finale quelque treize millions de visiteurs !

 

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Avant-après : Bruxelles-Kermesse.

 

 

Un incendie d’une puissance invraisemblable ravage les pavillons à partir de la fin d’après-midi du dimanche 14 et se prolonge le15 août. Le secteur belge et « Bruxelles-Kermesse » avec sa reconstruction de bâtiments du XVIe siècle sont en grande partie détruits, soit quasiment un tiers de l’Exposition. Il est évident que les constructions en « semi-dur » ont mieux résistés au feu, encore que… les charpentes « à la Horta » se sont pliées sous leur propre poids. Pour ce qui est du nombre des victimes, il m’est inconnu, sauf deux ! Après l’incendie, on a nettoyé les décombres et reconstruit en partie le secteur belge ; dans quelle amplitude je ne sais mais l’Exposition s’acheva selon le programme, il y avait trop d’enjeux internationaux en lice.

Ce tragique incendie mériterait vraiment une étude en profondeur. Ici, je ne vous propose qu’une vision partielle à partir de quelques cartes postales qui appartenaient à mes parents. Les amateurs de jazz se souviendront sans doute que Bruxelles accueillit a cette occasion un groupe américain de musiciens de ragtime : une grande première européenne. On y reviendra à une autre occasion.

 

Robert Dehon

 

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Bruxelles-Kermesse : les pavillons légers sont détruits.

 

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Le secteur belge de l’Exposition.

 

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Ces pauvres alligators n’y ont pas échappé et en plus c’était l’heure du souper !

29/05/2007

Bizuth caricaturiste belge durant la guerre de 40-45

Les formidables caricatures de Bizuth.

 

J’en avais parlé à Sophie, espérant pouvoir muscler ce post. Hélas, parfois, les recherches ne mènent à rien. C’est le cas de Bizuth, un dessinateur d’un immense talent et brusseleir de surcroît : faisons-nous plaisir !

Son nom est Hubert Olyff, il semblerait qu’il fut correspondant de guerre belge. Et puis c’est le néant, l’horrible habitude de ne pas répondre aux emails… Cela étant, Bizuth a été publié dans deux livres que l’on peut trouver sur les sites Internet de livres de deuxième main, à des prix moins drôle que ses croquis. A chaque fois il s’agit d’une collaboration avec Edmond Hoton après la libération du pays : « Eux et nous » et, nettement plus vachard, « Leurs gueules ».

 

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». L’occupant nazi est croqué et régurgité, les Alliés drôlement sympas et le bruxellois de l’époque… un peu entre les deux ! De toute façon, Bizuth possédait un coup de crayon remarquable, une patte de coloriste acérée (ça se dit ça « une patte acérée » ?). Personnellement, ce que je trouve fantastique sont les vues « aériennes », un don de la perspective étonnant et quelle vivacité dans l’installation des personnages ! Sans oublier les arrière-plans qui posent tellement bien l’ambiance.

 

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Je n’ai pas acheté les livres, j’ai reçu l’autorisation de reproduction de Bernard Paich, rédacteur en chef de l’excellent magazine français « 39-45 » qui est un tout grand titre de cette presse spécialisée. Thanks, Bernard !

 

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Je n’indique pas de légendes car, à ma connaissance, il n’y en avait pas. Sauf, pour la rue des Radis ! Si l’un d’entre vous possède le CD audio avec « Radish Street » du groupe jazz « The Ramblers »…

Appel aux lecteurs, comme on dit : si vous en savez plus…

Bon on se change en petit moineau des strotjes.

 

Robert Dehon

 

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Merci Robert Dehon

16/05/2007

Héliport - Allée Verte à Bruxelles

 

 

 

 

Les hélicos de l’Allée Verte.

 

Les Américains utilisaient le sommet de leurs gratte-ciel, ici, plus terre à terre, on a choisi le site de l’Allée Verte, à quelques centaines de mètres de la Place Rogier. L’idée de la SABENA était d’établir une connection rapide et ultra moderne avec Paris, par hélicoptères ! Le premier appareil à voilure tournante est le Sikorsky S-55 qui est remplacé par le S-58 C jusqu’en 1965. La Belgique est pionnière en hélicos, dès 1950 une demi-douzaine de villes reçoit le courrier via les S-55, les passagers suivent. Jos Casters était un de ces pilotes : « L’ambiance n’était pas tellement différente de n’importe quelle aérogare, si ce n’est que l’Allée Verte était située en pleine ville. Les passagers étaient accueillis par des agents de service, il n’y avait pas de demoiselles, et recevaient un chewing-gum, contre le mal de l’air je suppose, et, sous cellophane, des tampons d’ouate, pour le bruit de la cabine, j’en suis certain. On peut le dire aujourd’hui, le vol Bruxelles/Paris était un coup de publicité : volez de Bruxelles à New York et vous avez un vol hélico de Bruxelles à Paris gratuit ! ». Le S-58 C pouvait emporter douze passagers mais la météo et les vents du Sud-Ouest déterminaient en fait le nombre de passagers pour des raisons de consommation d’essence. « Si nous ne pouvions embarquer que 10 passagers sur les 12 annoncés, deux d’entre eux regagnaient l’aérogare et attendaient le prochain vol… un drink SABENA à la main, bien sûr ». Un S-58 C consommait en moyenne 340 litres d’essence par heure de vol !

L’Allée Verte mérite une étude historique d’envergure.

Robert Dehon

 

Source : « Carnets de Vol », n° 21, article de R. Dehon.

 

 

S55_Melsbroek

 

 

Belle étude d’un S-55 à Melsbroek où se trouvait l’écurie des hélicos SABENA.

 

Allée_Verte_1955

 

 

 

Oblique sur l’Allée Verte en 1955, l’aérogare est à gauche.

 

Allée_Verte_1955bis

 

 

Jolie vue sur le terrain avec des S-55 ; la piste permettait aussi de recevoir de petits porteurs pour le courrier… en plein centre de la Capitale, fou, non ?

 

Allée_Verte_1955ter

 

 

Un S-58 C parqué devant la verrière du garage Citroën.

 

Brussels_Paris

 

 

Carte de navigation simplement établie à partir de cartes Michelin, l’Allée Verte est indiquée en bas à droite. Il n’y avait qu’un seul pilote, pas de copilote. S’il y avait du brouillard, on suivait les lignes de chemin de fer : pilotage à vue ! Une série de points géographiques remarquables sont repérés, y compris des zones d’atterrissage d’urgence.

 

Merci à Robert Dehon pour ces précisions sur l'histoire de la Sabena à Bruxelles.