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04/01/2009

Y a-il eu des OVNIS à Bruxelles ? Les avez-vous vu ?

Vladimir au pays des Brusselaires.

 

 

C'était il y a vingt ans, à Bruxelles. Mais débutons par le commencement.

En 1972, je rejoins la Société belge d'études des phénomènes spatiaux, la SOBEPS, une asbl fondée par Lucien Clerebaut. Elle publie un magazine : Inforespace. La vague de témoignages d'ovnis des années 1989-1991 - les fameux triangles ! - fait connaître la société dans le monde entier. Là, je rencontre un petit groupe qui s'intéresse aux énigmes de l'archéologie et, en 1973, nous créons la revue « Kadath, chroniques des civilisations disparues » qui existe toujours.

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D'articles en conférences, en Belgique et en Angleterre, j'ai l'immense chance de rencontrer et de côtoyer des personnes particulièrement passionnantes.

Dans un souci de diversifications éditoriales, d'éventuelles collaborations sont recherchées. En 1983, je contacte la revue anglaise Fortean Times, ayant lu un texte intéressant d'un certain Vladimir Rubtsov. Bob Rickard me passe son adresse postale... et nous échangeons nos vues sur des sujets dont je ne pourrais me souvenir qu'en ouvrant une série de classeurs pieusement conservés. Rubtsov vit à Kharkov, en URSS. Impeccable dans la langue de Shakespeare et il lit avec aisance le français.

 

Le jeudi 10 novembre 1988, revenant du bureau, Lydie me tend un télégramme estampillé Moscou : Rubtsov sera à Zaventem le surlendemain pour assister à un congrès privé de la SOBEPS. Je passe un coup de fil à Lucien Clerebaut lui demandant ce qui se passe. Surprise ! « Si tu connais Rubtsov, c'est à toi de le cornaquer, zelle ! » insiste amicalement Lucien. Aurais-je droit à un « vase » après ? Le temps de comprendre comment téléphoner en Ukraine...

 

Le samedi matin donc, avec une revue Kadath à la main, nous ne nous connaissons pas de visu, je suis à Bruxelles National. Assez dubitatif le publicitaire que je suis car notre visiteur avait défendu sa thèse de doctorat à l'Institut de Philosophie de l'Académie des Sciences à Moscou en 1979 : « Aspects philosophiques et méthodologiques du problème des civilisations extraterrestres ». De même, son livre « Le problème des civilisations extraterrestres », chez Shiinta (Science) Publishing House en 1984, est republié en 1987.

Et c'est un jeune quadra qui me serre la main : « Robert I presume ? ». Il monte dans ma Toyota Carina, la stéréo sur Radio Capitale, Jean-Pierre Hautier n'était pas au micro mais ça swinguait sur la station : « Le Tupolev n'a pas trop remué ? ». Direction un hôtel dans la rue du Colombier, parallèle à la rue Neuve. Il y a un hôtel dans cette strotje ? Oui ! Descendant le Botanique pour tourner dans Adolphe Max, Rubtsov assez silencieux souffle : « Qu'est-ce qu'il y a comme publicités ! ». Il faut dire que c'est son premier voyage à l'Ouest. « Avec comme résultat de mes travaux, me résume Vladimir Rubtsov, je suis le premier spécialiste soviétique en ce genre d'étude à pouvoir me rendre dans un pays occidental et participer à un congrès dédié à ce type d'anomalies ».

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Derniers instants avant de s'adresser aux spécialistes de l'ufologie. (VR)

 

Check-in à l'hôtel, puis sans tarder direction Anderlecht et les beaux locaux de la SOBEPS situés avenue Paul Janson où se tient le Premier Congrès Européen sur les Phénomènes Aériens Anormaux. Avec une belle palette invraisemblable de spécialistes à Bruxelles comme Walter Andrus, Richard Haines et Jacques Vallée pour les USA, Pierre Lagrange, Claude Maugé, Jean-Pierre Petit pour la France, des Anglais, Allemands, Italiens et bien sûr des experts belges comme Auguste Meessen... et Vladimir Rubtsov. Congrès privé certes mais RTL TV est présent : « Où est le Russe ? », c'est Dehon qui est 'in charge' et voilà notre ami Rubtsov, à peine descendu de la voiture, devant la caméra pour un interview. Très chaud ! « Mon intervention traitait du problème des phénomènes aériens anormaux et de leurs leçons méthodologiques ; je proposais une méthodologie correcte au point de vue scientifique afin d'obtenir des informations objectives » raconte Vladimir Rubtsov.

Je ne participe pas le samedi mais reviens le dimanche pour un déjeuner dans les locaux, sympa et une ambiance du feu de soucoupe.

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La photo traditionnelle : 1) L. Clerebaut, 2) J. Vallée, 3) V. Rubtsov, 4) R. Dehon, merci aux autres. (Sobeps/RD).

 

Enfin, l'occasion d'échanger quelques mots : Vladimir a sa semaine à Bruxelles mais il doit 'pointer' à l'ambassade URSS d'Uccle pour bien être sûr qu'il ne passe pas à l'Ouest.

Je prends congé le mercredi chez Promopress mais rendez-vous au bureau pour lui expliquer 'la liberté de la presse et sa promotion' en Belgique et présentation à mon boss, Denis Defosse. Il faut dire que nous avions un plateau de faux 'vrais' magasins pour le service 'modernisation des points de vente presse'.

 

Ensuite le trajet vers Elewijt ; mais pas par le ring - trop bête ! -, plutôt Anderlecht, Bruxelles, Schaerbeek, Vilvoorde, Eppegem où, commençant à connaître mon gaillard et son intérêt pour la peinture et les arts, je m'arrête devant le château Rubens, à Elewijt. Je lui donne quelques explications quand une personne sort des dépendances et se dirige vers nous. Je présente Rubtsov et nous sommes invités à parcourir les dépendances dont une chapelle strictement invisible... du commun des mortels.

 

Enfin, 'maison' comme dit ET. Lydie a préparé un délicieux lapin 'à la gueuze' ; réunion dans mon petit bureau pour discuter projets et contacts - avec whiskies et cervelas en guise d'apéro ! - et retour à la salle à manger pour les nouvelles à la TV car, ce jour-là, la navette russe Bourane devait revenir sur terre, avec succès. Vladimir, dorénavant, est enchanté. Bon repas et toasts 'à l'amitié des peuples'. Un an plus tard c'est la chute du Mur de Berlin, Vladimir, ayant une vision précise des enjeux mondiaux, abonde dans le sens de Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev !

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Lydie et Vladimir, les chiens sont filés avec les restes du lapin... (RD)

 

Vers 2 heures du matin, retour à Bruxelles via l'autoroute d'Anvers illuminé a giorno : « How is this possible, Robert ? ». Vladimir a poursuivi intensivement ses visites de musées, principalement celui de l'Art ancien et de l'Art moderne. « Le musée d'Art moderne m'a beaucoup plus passionné et qu'il ne faille pas payer pour le visiter est fascinant » sourit Vladimir. Quoi de plus normal, sa passion est René Magritte, il s'en explique : « Pour moi Magritte est un des plus grands peintres du 20e siècle, et peut-être des autres aussi d'ailleurs. Ces œuvres influencent directement l'inconscient humain, pas besoin d'intermédiaires ni d'interprétations. Sur mon bureau se trouve en permanence une reproduction du 'Domaine d'Arnheim', l'idéal pour garder un bon moral ! ».

Le samedi matin je vais chercher Vladimir à l'hôtel pour la dernière étape : Zaventem. Deux heures de retard pour le zinc de l'Aeroflot... depuis ce jour, nous avons gardé très régulièrement contact.

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Réné Magritte, la grande passion d'un exobiologiste. (RD)

 

Depuis, Vladimir a mis en place sa propre organisation : « RIAP - Research Institute on Anomelous Phenomena » qui publie une note d'information de haut niveau en anglais, le site Internet est actuellement en reconstruction. Ceci avec l'aide d'une belle brochette de scientifiques dont un Belge, Auguste Meessen de l'UCL.

 

L'actualité de Vladimir est aussi la parution d'un livre sur la terrible explosion de la Tunguska qui a détruit des milliers d'hectares de forêt ; il est déjà en précommande chez Amazon : comme le monde a changé... Je n'hésite pas un instant à donner un coup de pouce à un ami de notre beau pays. « The Tunguska Mystery » coécrit avec Edward Ashpole, chez Springer New York, est sans doute le premier livre expliquant aux Occidentaux que nous sommes cette énigme dont on fête le centenaire. Au fait, j'oubliais, la région de la Tunguska - infestée de moustiques gros comme des hélicoptères Hind Mi24 - se trouve au nord de la Mongolie, à quelques 6.000 km de Kharkov ! Une expédition qu'a faite Vladimir lors d'une récente convention sur place !

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Le renne a reçu un coup de Flytox ; l'étrange stèle au point central de l'explosion. (VR & Google Earth)

 

Je remercie Sophie d'avoir accepté la publication de cet article qui sort un peu des sentiers battus. Et pourtant ! Il s'agit d'une histoire bruxelloise, elle est centrée sur mon ami Vladimir qui découvre la capitale, elle est inspirée par un groupe d'amateurs, au bon sens du terme, dont par un 'hasard improbable' je fais partie. Ce congrès était une aventure extraordinaire, quasiment miraculeuse pour cette équipe de Brusselaires. C'était il y a vingt ans !

 

Robert Dehon

 

PS : Entre-temps, la SOBEPS a glissé la clé sous la porte. Dommage, mais une nouvelle structure se met en place : la COBEPS. Déjà une autre histoire.

28/10/2008

Aérodrome de Haren....

Aérodrome de Haren, vous me copiez ?

 

Sophie avait déjà proposé un topic sur cet aérodrome qui donna naissance à ceux de Melsbroek et de Zaventem. Voir la catégorie « Aviation » et vous descendez avec la roulette de votre souris. Le Musée de l'Armée a mis en place une exposition concernant cette plaine d'aviation, elle se terminait le 26 octobre 2008, j'y ai fait un saut ce matin le dernier jour d'expo. Mis à part qu'il faut la trouver, j'ai dû demander de l'aide, de nombreux panneaux retracent cette épopée invraisemblable, ceci dans un lieu suprême, le Grand Hall ! A noter que divers appareils disposés sur le tarmac ont été replacés dans des thématiques, ce qui rend leur histoire plus lisible. D'autant plus que vous êtes « à côté » du zinc et pouvez facilement et doucement - respect pour les ancêtres ! - tapoter des carlingues ou autres bouts d'aile. Le Musée de l'Air de Bruxelles est un lieu divin pour les amateurs.

 

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L'expo et ses maquettes : souvenez-vous la Caravelle était pilotée par le gars des hélicos de l'Allée Verte...

 

Sans doute aussi pour les visiteurs d'un jour. Ce dimanche matin, à l'ouverture, j'étais le deuxième visiteur (levé tôt avec le décalage horaire, haha !). Après l'expo Haren et un long cheminement près des drôles machines de 14-18 disposés sur la mezzanine, j'ai retraversé le Grand Hall, m'arrêtant sous l'envergure d'un Spit ou de ce magnifique Mosquito. Animation multilingue assurée par les copains Japonais et Indonésiens de passage comme quoi il savoir se promener dans un musée pareil. M'apercevant, un 'gars-pas-d'ici' rigole se faisant tirer le portrait devant l'hélico Hind : « Sir, could you picture us here ? ». No sweat guys, 10-4.


 

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Pas encore la grande remise à neuf, mais spectaculaire.

 

Revenons à l'expo Haren. Certains pourraient dire que c'est assez faible (s'ils ont visité la mezzanine). Je suppose que les responsables devaient « tenir » dans une enveloppe budgétaire minimaliste. Ils ont de toute façon travaillé parfaitement et au mieux de leurs possibilités. L'essentiel - et ne venez pas me reprocher une sombre promo ! - est la publication d'un bouquin tel que je les aime. Je reste toujours admiratif devant ce genre de projet. Je ne l'ai pas encore lu mais profondément feuilleté de retour à la maison (Lydie : « Holà, tu viens à table ? ») : Sven Soupart et son « Aérodome de Haren-Evere », chez AAM Editions, semble être l'ouvrage de référence sur ce sujet si proche de la capitale. Une bien belle histoire.

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Gros plan sur la mauvaise nouvelle.

 

Cela dit, il vous faut savoir que TOUT ce qui demeurait sur le site de l'aérodrome de Haren ces dernières années, sous juridiction militaire pour faire simple, dont ces immeubles du passé de la plaine sont passés sous la masse des démolisseurs. Madame Chapeau disait : « ces crapuleux », je n'irai pas jusque là mais c'est absolument dommage que les technocrates n'ont pas songé à préserver les deux bâtiments, à savoir l'Avia Club et le 'terminal' , et pensé à les intégrer dans leurs projets mirifiques à venir.

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Et les Princes qui nous gouvernent l'ont bouclé comme de bien entendu.

 

Robert Dehon

 

29/07/2008

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Voici les photos souvenirs du parrain de Jaja...la femme de Jeancke...

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Ces images illustrent bien le post que Robert Dehon avait créer sur l'héliport à Bruxelles

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Un tout grand merci de nous avoir fait partager vos très beaux souvenirs...

06/07/2008

La petite Venise..proche de Bruxelles...Hofstade..la suite

 

 

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Avant-propos.

J’hésitais à développer ce sujet devant s’ajouter à celui concernant Hofstade, publié en juillet 2007. Je pensais qu’à côté de la plage la plus proche de Bruxelles, les autres emplacements « balnéaires » relevaient plus de l’histoire locale de Hofstade et d’Elewijt qu’à autre chose. Quels étaient ces établissements ? Disons qu’ils étaient des « baby shark shops » à l’instar des ces magasins qui s’agglutinent à proximité immédiate de nos grandes surfaces, souvent intégrés dans leurs murs extérieurs. C’est exactement le même phénomène à Hostade/Elewijt : rapide sur la balle, des ‘bébés requins’ se sont implantés à proximité immédiate des grands lacs. Ils sont trois : la Petite Venise, le Solarium et la Villa des Roses…

Pourquoi en parler malgré tout ? Parce qu’ils sont déjà tous des reliques méritant des recherches archéologiques et leurs vestiges abîmés seront d’ici peu totalement détruits. Ne lançons pas la pierre : nouvelles routes digne de ce nom, constructions nouvelles réhabiliteront l’espace cerné par la petite rivière, le Barebeek, affluent de la Senne, et une avenue qui déboule de l’autoroute. Les Brusselaires n’ignoraient pas ces stations de plein air. Dès lors, voici leur histoire.

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La Petite Venise dans toute sa splendeur et son pont des soupirs… La Petite Venise

En 1933, la société Gelders & De Gendt construit une sorte de petit château de style éclectique dont le motif répétitif est l’arche en plein cintre. D’aspect cubique, à deux étages, la construction s’érige sur le bord d’un lac artificiel dont les berges circulaires sont bétonnées. Le flanc sud comprend une terrasse couverte accessible par un pont de briques reposant sur une série d’arches. Ce pont aboutit à la chaussée de Tervuren. Etant donné que la clientèle pouvait s’adonner au canotage sur la douve, l’appellation ‘Petite Venise’ n’était qu’un clin d’œil ‘marketing’ assez habile. Cet hôtel restaurant, ouvert toute l’année, ne se posait pas en concurrent d’Hofstade-bains, sa clientèle étant plus huppée, il ne faisait que surfer sur la vague du succès de son voisin. Si dans un premier temps, une enseigne publicitaire pour une bière balafre la façade, celle-ci est remplacée par un lettrage « Chez Miss Hofstade » assez sympathique.

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Hélas, on n’aperçoit pas Miss Hofstade perchée sur ses compensés.

 

L’histoire est peu prolixe en détails pour la période de la guerre. Rappelez-vous que Hofstade était un centre de récréation allemand, puis une zone de réparation de véhicules gérée par l’US Army. On peut penser que la ‘folie’ a été utilisée par différents belligérants, mais sans preuve aucune. Dans l’après-guerre, le bâtiment devient le domicile d’un avocat, Maître Schiettecatte, pour passer dans les ‘sixites’ dans les mains du Mouvement chrétien « Rerum Novarum » qui construit à l’arrière du château un immeuble de vacances et un espace pour réunions. Le directeur, Jean Binst, et sa famille occupent alors le château dont le pont est partiellement remanié, tout comme le lac qui est réduit. De toute façon, les lieux conservent un charme désuet certain. Un charmant pigeonnier existe toujours dans le jardin…

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Monsieur Robert, un Byrrh sur glace comme d’habitude ?

 

Après le départ à la retraite de Jean Binst, l’agence de voyage « Ultra Montes » s’installe. Pour peu d’années. Le château étant considéré insalubre est démoli pour faire place à une construction moderne abritant le « Elewijt Center », proposant hôtel, salles de conférence, restaurants, parkings etc. La douve est réduite au quart. La « Petite Venise » n’est plus qu’un souvenir, malgré les pétitions pour une préservation intelligente. Imaginons qu’une partie du château ait été conservée et intégrée, la nouvelle construction eut un charme imaginatif fou. Maintenant, ce blockhaus paraît déjà vieux.

 Le Solarium

A quelques centaines de mètres, au nord nord-est du château, un autre établissement prend forme sous la houlette des mêmes entrepreneurs que ceux de la « Petite Venise » et cela à la même époque.

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Le succès est attendu en cette période de guerre. 

Belle diversification : ici, le maître d’hôtel à jaquette blanche fait place au ‘gentil maître-nageur en marcel’. Un bâtiment café, qui existe toujours reconverti en habitation, affublé d’un fronton à degrés présente, à l’arrière, une terrasse au-dessus des cabines de déshabillage. L’idée est d’offrir une solution sociale un brin au-dessus de celle d’Hofstade.

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Tous les arbres qui ont percé le tarmac ont été coupés. 

Les inventeurs du site ont de l’imagination : une piscine conventionnelle, un magasin cafétéria et vente de souvenirs, une deuxième piscine en forme d’étang qui jouxte le Barebeek, un coin kermesse et d’amples possibilités de surveillance des gosses sous parasols. La piscine est une 25 mètres conventionnelle bâtie de briques recouvertes d’une épaisseur de ciment pour ses flancs et son fond ; avec plongeoir et escaliers.

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A noter le tronc d’arbre près de l’escalier et le plongeoir. 

La mise à eau est effectuée par une pompe artésienne tirant la nappe phréatique à quelques 35 m sous terre. La dalle de béton recouverte par une plaque métallique est toujours visible. A une époque incertaine, la longueur de la piscine fut raccourcie de quelques mètres peut-être à cause de problèmes d’adjonction d’eau, les traces sont visibles.

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La prise d’eau via puits artésien et le massif de remplissage du faux lac.

 

Au niveau de la grande profondeur, un dispositif ingénieux permet d’alimenter en eau le lac artificiel, la grande mare aux canards. Celui-ci est aussi entièrement cimenté, formant une espèce de cercle irrégulier dont une issue de béton semble rejoindre le Barebeek. De prime abord, je pensais que la rivière alimentait cette piscine. Or, Alain Mulkay m’a permis de découvrir l’envers du décor. Le massif du déversoir est toujours en place et mériterait une classification si il y avait une éventuelle préservation.

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Les croquis présentés doivent provenir de la belle patte de Wilfried Roels, toutefois sans certitude…

  

Quand j’ai visité le site, en hiver, le propriétaire des lieux avait coupé tous les arbres. Ils avaient percé les tarmacs !, des arbres de 20 cm au tronc. Début 1960, l’affaire est arrêtée et le terrain est acheté par les familles Putseys & Vandendries. Les activités sont abandonnées et les terrains du pourtour loués pour y ériger des bungalows.

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Cela ne vous est-il jamais venu à l’idée de rouler à vélo dans une piscine ? 

Toutefois, la piscine a encore été utilisée par la jeunesse des alentours. Des bungalows, en 2008, ne subsistent que les fondations. Au centre de cette piscine improbable, j’éprouvais une drôle de sensation, celle d’avoir remonté le temps. Curieusement, lors de tout notre périple, un rouge-gorge nous a suivi, prudent le rigolo, pas à plus d’un mètre, quand même. On s’en étonnait, voici son portrait.

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 La Villa des Roses

Au sud est de la « Petite Venise », toujours à quelques centaines de mètres, voici le troisième ‘baby shark’. Ici, encore, le Barebeek aura son influence en matière de divertissement. L’affaire est lancée en 1935 sur le terrain de la famille Tordeur & De Wael qui y érigent un bâtiment atelier de menuiserie et de métallurgie. Celui-ci est transformé en 1943 en café et cabines de déshabillage. Rappelons qu’Hofstade étant fermé, la foule avide de distractions sportives se pressait pendant la guerre…

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La piste de danse en marbre se situe entre le chalet et la piscine, Lambeth Walk obligatoire !

 

On trouvait une série de bungalows de vacance, un potager, des balançoires et moulins, une piste de danse en marbre et la piscine de quelque vingt mètres de long sur douze de large à rebord bétonné et pourvu d’une balustrade. L’admission d’eau devait se faire aussi par puits artésien puisque subsiste une pompe.

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Etat actuel et la pompe rescapée vu les tranchées récentes. 

L’originalité vient de l’aménagement du Barebeek : une ellipse de 20 m de large sur 40 m de long est aménagée dans le lit de la petite rivière et équipée d’un ponton plongeoir. De nos jours, mis à part le café et ses dépendances – abandonnés ? - qui existent encore, plus rien n’est visible. Quant à savoir quand l’exploitation du site a pris fin reste énigmatique.

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Succès de foule indéniable, remarquez la balustrade. 

Des travaux de voiries étant déjà engagés lors de ma visite en hiver, j’ai repéré dans une tranchée un soubassement de béton à l’emplacement de la piscine. Quand on regarde en aval du Barebeek à partir du petit pont récemment rénové, on peut deviner la courbe gauche de l’ellipse de la piscine en eau vive. On barbotait donc là il y a cinquante ans ou plus, aujourd’hui un nageur de combat en combinaison NBC hésiterait à sauter du pont !

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Le flanc gauche indique l’ellipse de la cours des grands.

 

Comme quoi, ces courtes investigations d’histoire locale peuvent révéler la dégradation de notre environnement. Dans le même ordre d’idée, le grand photographe Ara Güler explique dans le dernier numéro du magazine « Réponses Photo » : « Photographe c’est un métier de magicien, tu ramasses tout ce qui est déjà fini. Tu ramasses les souvenirs et la photo, c’est la preuve que tout cela a existé. On est des créateurs de fantômes ». Voir Venise et mourir.

 

Robert Dehon

 

Remerciements

A Alain Mulkay, guide émérite, qui m’a proposé des documents photographiques, et Raymond Waeyenbergh, vice-président du « Heemkundige Kring Hertog Hendrik I Vilvoorde ». Sans leur coopération, rien n’était possible ! Zonder hun meedewerking was niets mogelijk !

 Sources

« Nieuw-Zemst bij leven en welzijn », André ver Elst, Het Streekboek, 1990.

« Zeven eeuwen heerlijkheid Perk-Elewijt, het mooie land van Rubens en Teniers », Jos Lauwers, Heemkring David Teniers-Perk, 1997.

Ces deux livres sont malheureusement épuisés depuis longue date.

Pour les amateurs de Google Earth, la zone est visible dans une bonne définition : 50° 58’ 30 N & 4° 30’ 05 E.

 

Si comme Robert, vous désirez prendre la plume et créer un bel article pour le blog, n'hésitez pas....envoyez-le moi et je le publierai avec grand plaisir...

 

  

19/04/2008

Les hélicos de Nicolas Florine partie 1

Les hélicos de Nicolas Florine. (partie 1)

La légende soutient que Leonardo da Vinci inventa l'hélicoptère. En fait, il étudia le principe de l'aile tournante, ce qui n'enlève rien à son génie car s'il avait possédé la techno­logie des roulements à billes, il eût été bien capable de développer un tel appareil.

Quelques siècles plus tard, un hélicoptère prend son envol en Belgique, dans la région bruxelloise. Nous avons eu la chance de rencontrer, il y a quelques années, le fils de Nicolas Florine, Jean, et le pilote d'es­sai de l'inventeur, Robert Collin.

 

Patriot

Débutons par la présentation de notre visionnaire. Il est d'origine ukrainienne, né à Batoum, le 1er août 1891, en Crimée. Ses parents gagnent Leningrad au début du XXème siè­cle. Il y fait ses études et gagne une bourse à l'université de la ville; il suit alors des études de mathéma­tiques. En 1910, son père l'emmène, avec sa soeur, visiter l'exposition universelle de Bruxelles. Fut-il conquis par la Capitale ?

Il accompli son service militaire en 1914, mais la révolution bolchevique de 1917 interrompt brutalement une progres­sion exemplaire et sans problème. Florine se réfugie en Allemagne et retourne peu après en Union Soviétique. La situation est pourtant précaire, sa famille appar­tenant à une bourgeoisie exécrée par les communistes, ses amis lui conseil­lent de s'expatrier, ce qu'il fait comme des milliers d'autres.

Et c'est une épopée. Il fabrique un radeau (!), et s'échappe de Leningrad par le golfe de Finlande. Après de multiples péripéties, il rejoint Helsinki où il est interné dans un camp de réfugiés. Il écrit alors à vingt-six ambassades afin de trouver un asile. Refus de toutes sauf celle de Belgique qui l'accueille en 1920. Imagi­nons un seul instant que les Etats-Unis - qui ont rejeté son appel - l'aient invité et qu'il ait pu travailler de conserve avec Igor Sikorsky ou d'au­tres, la genèse de l'hélicoptère en eût été bouleversée.

 

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 Le 14 septembre 1939, Igor Sikorsky, un homburg à la place d'un casque (!?!), s'élève pendant 10 secondes sur son VS 300.

 

Mais les recherches sur les voilures tournantes ne sont pas l'apa­nage d'un seul homme, ni même d'un seul groupe. Les scientifiques connaissent parfaitement la simul­tanéité d'idées, seuls les gouverne­ments adorent présenter les découvertes comme uniques en leurs genres. Brièvement, le véritable ancêtre de l'hélicoptère moderne prit son vol en France en septembre 1907. Un appareil ima­giné par les frères Louis et Jacques Breguet associés au professeur Richet; il est muni de quatre pales et d'un fuselage tubulaire com­plexe digne de la Belle Epoque. Toujours en 1907, un 13 novembre, Paul Cornu fait voler pendant quelques instants un birotor. Il faut attendre mai 1924 pour con­naître le premier vol significatif avec le quadrirotor d'Etienne Oemichen qui parcoure un kilomètre en circuit fermé en 7 minutes 40: retenons ce temps de vol.

En Espa­gne, c'est le marquis Raul Pateras de Pescara qui tente le premier vol d'un engin équipé de deux rotors coaxiaux, cela en 1921-1923. On rapporte qu'il demeura quelque dix minutes en l'air. Un autre Espagnol, Juan de la Cierva, marque son temps en utilisant un appareil hybride : l'autogire, soit un fuselage d'avion pourvu d'une hélice tractive, d'un embryon d'aile fixe et d'une voilure tournante quadripale de sustentation.

 

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Il faut encore signaler les travaux de Davidson sur un gigantesque biplan actionné par deux rotors multipales pris en sandwich entre les ailes, aux alentours des années vingt et les investigations du profes­seur de Bothezat, un Russe accueilli par les Américains. En ce qui concerne Igor Sikorsky, le premier nom qui vient à l'esprit en matière d'hélicoptère, ce n'est qu'en 1938 que le gouvernement US approuva le début de ses travaux !

Entre-temps et malgré une première décade assez floue au point de vue historique (1920-1929), Nicolas Florine s'exerce au développement du cinéma... en couleurs. A partir de pellicule noir et blanc, il imagine un système de trois objectifs couplés à trois filtres permettant la superposition d'images colorisées. Ces trouvailles seront d'ailleurs dévelop­pées dans les années trente pour la projection de films en relief. C'est dire les talents multiples du person­nage. Et tout cela en travaillant à l'Administration Aéronautique basée dans les bâtiments de l'Hôtel des Monnaies à Saint-Gilles dont ne subsiste qu'un maigre élément architectural. En 1926, Nicolas Florine est chargé de concevoir le Centre d'Aérodynamisme, dont le premier directeur fut le professeur Allard, situé à Rhodes-Saint-Genèse, dans la péri­phérie de Bruxelles. Ce centre fut intégré en 1956 à l'Institut von Karman pour la dynamique des fluides. Nous entrons donc dans le vif du sujet.

 

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L'Hôtel des Monnaies du temps de sa splendeur sonnante et trébuchante.

 

Dès 1927, la SNETA - Société Natio­nale pour l'Etude des Transports Aériens appuie financièrement les travaux en matière de voilure tour­nante. Ce qui n'est pas simple, vous vous en doutez. Car si l'on sait qu'une hélice est stable par l'effet gyroscopique, celle-ci montée hori­zontalement sur un engin provoque un couple de réactions qu'il faut supprimer, ou si vous préférez, équi­librer.

Si on place deux hélices tour­nant en sens inverse sur un même axe, les couples de réactions s'annu­lent, par contre les premiers hélicop­tères qui utilisent ce procédé sont dépourvus de stabilité. Il est d'ail­leurs temps de souligner qu'à cette époque, on se bat pour des minutes de vol, le plus souvent stationnaire. Quand on veut communiquer un mouvement de translation, là où chaque pale a un vitesse relative qui varie pendant qu'elle fait un tour complet, la situation se complique comme le fait remarquer Nicolas Florine: «La conséquence, plus grave, est que les pales soumises a des forces périodiquement variables, subissent une fatigue excessive, sur­tout quand il y a lieu de craindre une résonance, c'est-à-dire une coïnci­dence entre la durée d'une de l'hélice et la période des oscillations libres de la pale ».

 

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Maquette du TYPE I devant la soufflerie de l'Institut von Karman et le squelette du TYPE II.

 

C'est pourquoi Nicolas Florine propose une solution qui permet à un engin de cumuler la stabilité gyroscopique et aérodynamique d'une hélice isolée. Pour ce faire, son hélicoptère possède deux rotors tournant dans le même sens. Pour équilibrer les couples de réaction, il incline les axes de rotation des rotors de dix degrés l'un par rapport à l'autre. Suivant le principe établi, si l'angle correspondant à l'équilibre est modifié, il y a rotation de l'héli­coptère dans un sens ou l'autre, à l'instar d'un gouvernail de direction.

Restent à juguler l'effet additif des efforts variables sur la pale et le couple de roulis. Nicolas Florine pense à maintenir constante la force aérodynamique en transformant de manière continue l'angle d'attaque de chaque pale pendant sa rotation en lui donnant un mouvement ondu­latoire. Toutes ces caractéristiques doivent impérativement être contrô­lées par le pilote. Ce dernier et en ce qui concerne l'hélicoptère TYPE I, pour autant qu'on le devine, devait être l'inventeur lui-même.

 

Résumons les trois mouvements principaux et leurs résultantes car on y trouve l'abc du vol moder­ne: a) la modification de l'angle d'attaque de toutes les pales augmente ou diminue la portance; b) l'augmentation de l'angle d'atta­que des pales d'un rotor diminue celui de l'autre, ce qui assure l'équili­bre longitudinal; le mouvement ondulatoire des pales, soit que cha­que pale augmente son angle d'atta­que en passant à droite et le diminue en passant à gauche, commande l'équilibre latéral comme des éle­vons. Voilà, c'est limpide !

 

Manche_M

Croquis explicatif des interactions du manche...

 

Il ne restait plus qu'à mettre en pratique la théo­rie ce qui fut fait avec des modèles réduits. Divers essais d'hélices de 60 cm de diamètre actionnées par moteur électrique se clôturent par un mini hélicoptère équipé de rotors de 3 m d'envergure. Un modèle réduit de 36 kg quitte le sol à plusieurs reprises ... pour tirer sur les câbles d'alimentation électrique et perdre son bel équilibre.

 

Toutefois, cela se passe relativement bien et, enfin, la cons­truction d'un appareil expérimental capable de transporter son pilote est décidée. Un moteur Hispano-Suiza de 180 cv refroidi par eau est installé sur l'hélicoptère TYPE I, en voici la description du pionnier: «L'axe du moteur était horizontal, et à la place du moyeu de l'hélice, était monté un accouplement à car­dans reliant le moteur à l'embrayage; ce dernier était à friction sur disques multiples et à ressorts. Un premier renvoi d'angle à engrenage, coniques et un arbre vertical montant suivait l'embrayage. A l'extrémité supé­rieure de l'arbre vertical était fixée une hélice de refroidissement souf­flant sur le radiateur à eau disposé immédiatement au-dessous. A la même hauteur que le radiateur, se trouvait un second renvoi d'angle à engrenages coniques qui transmettait la rotation de l'arbre vertical aux arbres de transmission horizontaux; ces derniers conduisaient vers les moyeux des hélices ».

TI_ConPlaq

TYPE I avec un fuselage en contre-plaqué abandonné par la suite.

 

Les pales sont réalisées à partir de tube en duralumin, de bois et d'un recou­vrement en contre-plaqué; leurs pro­fondeurs étant de 60 cm pour un diamètre de 7 m 20. Nicolas Florine poursuit: «Le bâti fuselage de l'hélicoptère était en bois et en con­tre- plaqué et il y avait un train d'atterrissage permettant une course totale de 90 cm. Les angles d'inci­dence des pales étaient commandés par le pilote, au moyen d'un manche sur lequel était fixé un volant. En inclinant le manche vers l'avant, on augmentait les angles d'attaque de l'hélice arrière et on diminuait ceux de l'hélice avant; on communiquait donc à l'appareil un couple qui le faisait piquer. En inclinant le man­che à gauche, on augmentait les angles d'attaque des pales passant à droite et on les diminuait à gauche: c'était un couple de roulis inclinant l'appareil vers la gauche ».

 

L'hélicoptère TYPE I est prêt, fin 1929, et les ennuis commencent ! Au premier essai, le manche subit des secousses telles que le pilote ne peut le maintenir dans une position cor­recte. Quelques jours plus tard, on s'offre une grande frayeur: quatre pales sur huit se détachent et sont expé­diées à cinquante mètres sans, heu­reusement, heurter personne. En fait, les pales sont trop flexibles et deux nouveaux rotors sont achevés avec des pales haubanées, un bord d'attaque en bois massif et un centre de gravité placé au quart de la profondeur. Juillet 1930 voit l'hélicoptère TYPE I à nouveau sur la pelouse d'essai.

Les corrections apportées et issues d'études théoriques - intuitives ? - se révèlent exactes: tout marche bien du côté des rotors.

Blowpipe

 Essai statique du TYPE II devant la soufflerie.

 

Cette fois une nouvelle espèce de vibrations appa­raît. Très brusquement. Leurs conséquences sont, bien entendu, catastrophiques pour la machine. Cardan d'accouplement arraché de l'embrayage, vilebrequin plié, carter et berceau de moteur démolis: tels sont les dégâts ! C'est d'autant plus grave qu'intervient ici le problème bien connu du finance­ment de l'entreprise. L'administra­tion de l'Aéronautique avait apporté une subvention de 80.000 FB (de l'époque) dont il ne restait que 6.000 FB ! Désagréable surprise au moment où on apprend que le devis de réparation du moteur s'élève à 40.000 FB. Quelle serait la réaction du ministre si on introduisait une nouvelle demande de subsides ? La réponse est bien entendu négative. Heureusement pour Nicolas Florine, l'interven­tion du FNRS - Fonds National de la Recherche Scientifique - sauve la situation.

Rappelez-vous que c'est également le FNRS qui a permis au professeur Piccard de rendre célèbres ses ascensions en ballons. Et dès octobre 1931, un crédit de 60.000 FB est libéré. L'hélicoptère TYPE II allait voir le jour sous peu.

Après l'échec du TYPE I, Nicolas Florine étudie l'allégement de l'hélicop­tère: d'un poids de 1.200 kg, il était vraiment trop lourd. Le fuselage de bois est remplacé par des tubulures métalli­ques, de plus, le moteur à refroidisse­ment par eau fait place à un moteur d'occasion RENARD 200 CV refroidi par air.

Renard

Détails du moteur Renard et des diabolos détruits.

 

Les accouplements sont également chan­gés par des sortes de diabolos en caoutchouc.

« Il pèse environ 950 kg en ordre de vol, explique Nicolas Florine. Son fuselage est en tubes d'acier soudés ; il ne pèse que 60 % du poids du fuselage en bois du TYPE I. Les roues du train d'atterrissage sont remplacées par des pattes en elektron ». Robert Collin décrit le fonctionnement des diabolos: « Au début, il n'y avait pas d'embrayage. On démarrait le moteur avec une cartouche: il partait, faisait 2 ou 3 tours; les diabolos se déformaient, jusqu'à un tour et demi; les rotors accéléraient, mais pas assez vite et le moteur calait; alors les diabolos se détordaient, relançant le moteur à l'envers; par son inertie, celui-ci retordait les diabolos à l'envers... L'énergie emmagasinée dans les diabolos aidait le moteur à repartir, dans le bon sens... On arrivait très bien à le faire démarrer, c'était même assez amusant, mais ces torsions alternatives étaient mortelles pour les caoutchoucs qui claquaient régulièrement ».

 

Pour vous faire patienter avant la suite de cet article, je vous invite à cliquer sur ce lien de You Tube, avec autorisation de mon ami Ed « Bomberguy » des Etats-Unis :

http://www.youtube.com/watch?v=DsXgmOurwts

 

Robert Dehon...

Notes et sources à la fin de la seconde partie d'article.