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29/07/2008

Souvenirs

freddy brackeleer 1

Freddy Brackeleer vit désormais en Andalousie....le voici à l'époque en Belgique...à la côte...

freddy brackeleer rue aux laines

Rue aux Laines

freddy brackeleer son papa rue des tanneurs

 Et son papa rue des Tanneurs....lui semble-t-il..

MERCI FREDDY

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06/07/2008

La petite Venise..proche de Bruxelles...Hofstade..la suite

 

 

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Avant-propos.

J’hésitais à développer ce sujet devant s’ajouter à celui concernant Hofstade, publié en juillet 2007. Je pensais qu’à côté de la plage la plus proche de Bruxelles, les autres emplacements « balnéaires » relevaient plus de l’histoire locale de Hofstade et d’Elewijt qu’à autre chose. Quels étaient ces établissements ? Disons qu’ils étaient des « baby shark shops » à l’instar des ces magasins qui s’agglutinent à proximité immédiate de nos grandes surfaces, souvent intégrés dans leurs murs extérieurs. C’est exactement le même phénomène à Hostade/Elewijt : rapide sur la balle, des ‘bébés requins’ se sont implantés à proximité immédiate des grands lacs. Ils sont trois : la Petite Venise, le Solarium et la Villa des Roses…

Pourquoi en parler malgré tout ? Parce qu’ils sont déjà tous des reliques méritant des recherches archéologiques et leurs vestiges abîmés seront d’ici peu totalement détruits. Ne lançons pas la pierre : nouvelles routes digne de ce nom, constructions nouvelles réhabiliteront l’espace cerné par la petite rivière, le Barebeek, affluent de la Senne, et une avenue qui déboule de l’autoroute. Les Brusselaires n’ignoraient pas ces stations de plein air. Dès lors, voici leur histoire.

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La Petite Venise dans toute sa splendeur et son pont des soupirs… La Petite Venise

En 1933, la société Gelders & De Gendt construit une sorte de petit château de style éclectique dont le motif répétitif est l’arche en plein cintre. D’aspect cubique, à deux étages, la construction s’érige sur le bord d’un lac artificiel dont les berges circulaires sont bétonnées. Le flanc sud comprend une terrasse couverte accessible par un pont de briques reposant sur une série d’arches. Ce pont aboutit à la chaussée de Tervuren. Etant donné que la clientèle pouvait s’adonner au canotage sur la douve, l’appellation ‘Petite Venise’ n’était qu’un clin d’œil ‘marketing’ assez habile. Cet hôtel restaurant, ouvert toute l’année, ne se posait pas en concurrent d’Hofstade-bains, sa clientèle étant plus huppée, il ne faisait que surfer sur la vague du succès de son voisin. Si dans un premier temps, une enseigne publicitaire pour une bière balafre la façade, celle-ci est remplacée par un lettrage « Chez Miss Hofstade » assez sympathique.

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Hélas, on n’aperçoit pas Miss Hofstade perchée sur ses compensés.

 

L’histoire est peu prolixe en détails pour la période de la guerre. Rappelez-vous que Hofstade était un centre de récréation allemand, puis une zone de réparation de véhicules gérée par l’US Army. On peut penser que la ‘folie’ a été utilisée par différents belligérants, mais sans preuve aucune. Dans l’après-guerre, le bâtiment devient le domicile d’un avocat, Maître Schiettecatte, pour passer dans les ‘sixites’ dans les mains du Mouvement chrétien « Rerum Novarum » qui construit à l’arrière du château un immeuble de vacances et un espace pour réunions. Le directeur, Jean Binst, et sa famille occupent alors le château dont le pont est partiellement remanié, tout comme le lac qui est réduit. De toute façon, les lieux conservent un charme désuet certain. Un charmant pigeonnier existe toujours dans le jardin…

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Monsieur Robert, un Byrrh sur glace comme d’habitude ?

 

Après le départ à la retraite de Jean Binst, l’agence de voyage « Ultra Montes » s’installe. Pour peu d’années. Le château étant considéré insalubre est démoli pour faire place à une construction moderne abritant le « Elewijt Center », proposant hôtel, salles de conférence, restaurants, parkings etc. La douve est réduite au quart. La « Petite Venise » n’est plus qu’un souvenir, malgré les pétitions pour une préservation intelligente. Imaginons qu’une partie du château ait été conservée et intégrée, la nouvelle construction eut un charme imaginatif fou. Maintenant, ce blockhaus paraît déjà vieux.

 Le Solarium

A quelques centaines de mètres, au nord nord-est du château, un autre établissement prend forme sous la houlette des mêmes entrepreneurs que ceux de la « Petite Venise » et cela à la même époque.

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Le succès est attendu en cette période de guerre. 

Belle diversification : ici, le maître d’hôtel à jaquette blanche fait place au ‘gentil maître-nageur en marcel’. Un bâtiment café, qui existe toujours reconverti en habitation, affublé d’un fronton à degrés présente, à l’arrière, une terrasse au-dessus des cabines de déshabillage. L’idée est d’offrir une solution sociale un brin au-dessus de celle d’Hofstade.

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Tous les arbres qui ont percé le tarmac ont été coupés. 

Les inventeurs du site ont de l’imagination : une piscine conventionnelle, un magasin cafétéria et vente de souvenirs, une deuxième piscine en forme d’étang qui jouxte le Barebeek, un coin kermesse et d’amples possibilités de surveillance des gosses sous parasols. La piscine est une 25 mètres conventionnelle bâtie de briques recouvertes d’une épaisseur de ciment pour ses flancs et son fond ; avec plongeoir et escaliers.

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A noter le tronc d’arbre près de l’escalier et le plongeoir. 

La mise à eau est effectuée par une pompe artésienne tirant la nappe phréatique à quelques 35 m sous terre. La dalle de béton recouverte par une plaque métallique est toujours visible. A une époque incertaine, la longueur de la piscine fut raccourcie de quelques mètres peut-être à cause de problèmes d’adjonction d’eau, les traces sont visibles.

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La prise d’eau via puits artésien et le massif de remplissage du faux lac.

 

Au niveau de la grande profondeur, un dispositif ingénieux permet d’alimenter en eau le lac artificiel, la grande mare aux canards. Celui-ci est aussi entièrement cimenté, formant une espèce de cercle irrégulier dont une issue de béton semble rejoindre le Barebeek. De prime abord, je pensais que la rivière alimentait cette piscine. Or, Alain Mulkay m’a permis de découvrir l’envers du décor. Le massif du déversoir est toujours en place et mériterait une classification si il y avait une éventuelle préservation.

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Les croquis présentés doivent provenir de la belle patte de Wilfried Roels, toutefois sans certitude…

  

Quand j’ai visité le site, en hiver, le propriétaire des lieux avait coupé tous les arbres. Ils avaient percé les tarmacs !, des arbres de 20 cm au tronc. Début 1960, l’affaire est arrêtée et le terrain est acheté par les familles Putseys & Vandendries. Les activités sont abandonnées et les terrains du pourtour loués pour y ériger des bungalows.

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Cela ne vous est-il jamais venu à l’idée de rouler à vélo dans une piscine ? 

Toutefois, la piscine a encore été utilisée par la jeunesse des alentours. Des bungalows, en 2008, ne subsistent que les fondations. Au centre de cette piscine improbable, j’éprouvais une drôle de sensation, celle d’avoir remonté le temps. Curieusement, lors de tout notre périple, un rouge-gorge nous a suivi, prudent le rigolo, pas à plus d’un mètre, quand même. On s’en étonnait, voici son portrait.

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 La Villa des Roses

Au sud est de la « Petite Venise », toujours à quelques centaines de mètres, voici le troisième ‘baby shark’. Ici, encore, le Barebeek aura son influence en matière de divertissement. L’affaire est lancée en 1935 sur le terrain de la famille Tordeur & De Wael qui y érigent un bâtiment atelier de menuiserie et de métallurgie. Celui-ci est transformé en 1943 en café et cabines de déshabillage. Rappelons qu’Hofstade étant fermé, la foule avide de distractions sportives se pressait pendant la guerre…

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La piste de danse en marbre se situe entre le chalet et la piscine, Lambeth Walk obligatoire !

 

On trouvait une série de bungalows de vacance, un potager, des balançoires et moulins, une piste de danse en marbre et la piscine de quelque vingt mètres de long sur douze de large à rebord bétonné et pourvu d’une balustrade. L’admission d’eau devait se faire aussi par puits artésien puisque subsiste une pompe.

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Etat actuel et la pompe rescapée vu les tranchées récentes. 

L’originalité vient de l’aménagement du Barebeek : une ellipse de 20 m de large sur 40 m de long est aménagée dans le lit de la petite rivière et équipée d’un ponton plongeoir. De nos jours, mis à part le café et ses dépendances – abandonnés ? - qui existent encore, plus rien n’est visible. Quant à savoir quand l’exploitation du site a pris fin reste énigmatique.

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Succès de foule indéniable, remarquez la balustrade. 

Des travaux de voiries étant déjà engagés lors de ma visite en hiver, j’ai repéré dans une tranchée un soubassement de béton à l’emplacement de la piscine. Quand on regarde en aval du Barebeek à partir du petit pont récemment rénové, on peut deviner la courbe gauche de l’ellipse de la piscine en eau vive. On barbotait donc là il y a cinquante ans ou plus, aujourd’hui un nageur de combat en combinaison NBC hésiterait à sauter du pont !

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Le flanc gauche indique l’ellipse de la cours des grands.

 

Comme quoi, ces courtes investigations d’histoire locale peuvent révéler la dégradation de notre environnement. Dans le même ordre d’idée, le grand photographe Ara Güler explique dans le dernier numéro du magazine « Réponses Photo » : « Photographe c’est un métier de magicien, tu ramasses tout ce qui est déjà fini. Tu ramasses les souvenirs et la photo, c’est la preuve que tout cela a existé. On est des créateurs de fantômes ». Voir Venise et mourir.

 

Robert Dehon

 

Remerciements

A Alain Mulkay, guide émérite, qui m’a proposé des documents photographiques, et Raymond Waeyenbergh, vice-président du « Heemkundige Kring Hertog Hendrik I Vilvoorde ». Sans leur coopération, rien n’était possible ! Zonder hun meedewerking was niets mogelijk !

 Sources

« Nieuw-Zemst bij leven en welzijn », André ver Elst, Het Streekboek, 1990.

« Zeven eeuwen heerlijkheid Perk-Elewijt, het mooie land van Rubens en Teniers », Jos Lauwers, Heemkring David Teniers-Perk, 1997.

Ces deux livres sont malheureusement épuisés depuis longue date.

Pour les amateurs de Google Earth, la zone est visible dans une bonne définition : 50° 58’ 30 N & 4° 30’ 05 E.

 

Si comme Robert, vous désirez prendre la plume et créer un bel article pour le blog, n'hésitez pas....envoyez-le moi et je le publierai avec grand plaisir...

 

  

09/04/2008

Une bruxelloise et un Chti...

Un ptit clin d’oeil au chti(s)

 

Ben oui…Le père de mes enfants est un ‘Chti’….

Il n’y a pas si longtemps,  dire à  mes enfants qu'ils étaient originaire de là bas, ne leur disait pas grand-chose, c'était une région du Nord de la France...et quoi d'autre ?  ....  Grâce au bel hommage de Dany Boon avec son film « bienvenue chez les Chti,  ils découvrent que derrière un décor un peu froid, il y a des gens avec un cœur « Gros comme CA »…et voilà qu'ils commencent à apprendre le Chti !

écluse

avenue Désiré-Caus

Lors de ma première rencontre avec ma belle famille de là bas, ce ne fut pas triste du tout !

Pour les accueillir, et pouvoir profiter du peu de temps que nous avions pour leur faire découvrir Bruxelles, je les ai avertis que j’avais déjà « coller des tartines » !!!  D’un air étonner, ils se sont retournés vers le mur pour voir où étaient ces fameuses tartines « collées » !  …En fait, je voulais dire que j’avais déjà « beurrer les tartines »…20 ans après, ils ne l’ont toujours pas oublié !

rue des Acacias

Idem quand en voiture je roulais avec les fenêtres ouvertes….Chez nous on dit : « Ca ne tire pas derrière ? » A voir leurs têtes, …ils n’avaient pas compris que je demandais si il n’y avait pas trop de vent à l’arrière !

 

Et pour le quotidien,… il a fallut du temps pour se comprendre !  

Chez nous, on dit :

Du domex (papier essuis-tout)

Chez eux, c’est du Sopalin

Chez nous, une casserole …c’est une poêle chez eux

Et j’en passe….

 

Et dans le sens inverse, quand ma belle sœur à demandé à ma fille si elle voulait une tartine au Chocolo pour son déjeuner, … à voir la tête de Sarah (ma fille) ….ce fut l’éclat de rire !  

 

roubaix gd place rue de la gare

Bon à savoir…

On dit :  « à Wasquehal, on y broute » parce que au 13ème siècle, les Wasquehaliens amenaient en brouette les pierres blanches des carrières de Lezennes pour construire la première église du village. 

 

Wasquehal, sera définitivement française qu’à partir de 1713…Avant cela, elle changea 4 fois de nationalité en 25 ans !  ….Un beau mélange comme nous à Bruxelles !

roubaix rue de Tourcoing

Et comme disaient les anciens….

« Qu’in so du Capreau ou bin du Plomeux, crions tous bin haut, vif les Vasqaleux »….

 

Mes amitiés aux Chti…..

Et voici le résultat d’un mélange détonnant…..mes petits Chti/Bruxellois et c’est pour leur faire plaisir que j’ai fais ce petit post…comme cela, ils ne me reprocheront plus de ne parler que de Bruxelles !

dadou    zaza

David et Sarah Meermans (dites bien Meermans comme anse et pas comme le prénom Hans) C'est bien la Flandre du Nord HEIN....pour avoir un nom de famille pareil ;-))

Grâce à Francis (un fidèle visiteur nommé ‘Titi’) voici un lien pour traduire mon blog en Chti ….merci Titi…   http://chti.logeek.com    

Et pour l’anecdote, si vous employé le traducteur anglais placer sur mon blog, chaque fois que je parle des Marolles, il traduit par « Fromage de Maroilles » …parfois c’est à mourir de rire !

       

 

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03/03/2008

Victor Hugo à Bruxelles

Loin de moi l’idée de publier un ixième papier sur Hugo à Bruxelles. Il existe de nombreux sites Internet qui en parle avec plus ou moins de bonheur. Je préfère axer ce topic sur l’image « Jadis et Maintenant ». Je ne parlerai donc pas des œuvres, ni des actions politiques de Hugo à moins que cela ne se justifie pour suivre son cheminement bruxellois. Par contre, je vous propose une chronologie de différents lieux où il vécut et un salut aux Galeries Royales Saint-Hubert… puisque nous devions passer par-là.

 

 

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                  Hugo jeune, âgé et croqué (Wikipedia).

 

 

La première visite en Belgique de Hugo se passe en 1837, pendant un mois de fin d’été. Il est en compagnie de Juliette Drouet. Ah oui, j’oubliais, j’efface ces dames de ce reportage, car notre gaillard adorait courir le guilledou qu’il soit de dentelles ou de coutil. Notre pays fêtait son septième anniversaire : il le fréquentera pendant trente-quatre ans, non sans problèmes d’ordre politique, ou de simple police. Venant de Paris, il s’arrête à Mons puis c’est Bruxelles et sa Grand’ Place qu’il admire, ainsi que la collégiale Sainte-Gudule. Il explore ensuite le nord du pays : Anvers, Gand, Bruges et Ostende. En 1840, retour en notre bon pays, cette fois, c’est le sud qui le capte : Namur, Dinant, Huy, Liège et Verviers. Somme toute, des vacances studieuses puisqu’il n’hésite pas à exprimer de légères critiques… mais aussi de l’admiration, faut- il le rappeler ?

Les choses se corsent lors du coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte du ‘Deux-Décembre’, en 1851 : Hugo est un « people » avec une activité politique et littéraire intense en ces jours troubles. Il pourrait être arrêté. Hugo quitte la capitale française, vite fait bien fait : direction Bruxelles, où il arrive de 12 décembre, sous le faux nom de Lanvin. C’est l’exil ! Rageur, notre Victor, Napoléon III l’énerve ; Hugo le déteste ! De son séjour dans la capitale, il n’aura qu’une idée, publier un texte contre Napoléon III qu’il nomme « le petit » par rapport, vous l’imaginez bien, à Napoléon « le grand », le seul, le premier !

 

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Rue de la Violette : l’hôtel de la Porte Verte a disparu, l’Old England est magnifique... 

Son premier logis à Bruxelles se situe au 31 de la rue de la Violette, à l’hôtel de la Porte Verte, où il s’installe, seul, dans la chambre 9. Il paye trois francs cinq par jour. C’est une somme sans en être une : Hugo est bien dans ses papiers, le seul problème étant de récupérer ses avoirs, ce qui fut exécuté. Considérons simplement qu’il a du répondant. Ajoutons que le nom de la rue de la ‘Violette’ provient d’une mésinterprétation, l’artère devrait s’appeler rue ‘Vyolet’ du nom d’un membre de la famille ‘t Serclaes qui y avait un immeuble.

 

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La Galerie du Prince et son fronton ; le 11 bis est sous l’enseigne de cette formidable librairie (« Vous avez le dernier Kadath ??? »). 

 

 

Ne s’y sentant pas à l’aise, il quitte immédiatement l’établissement pour trouver refuge chez son ami Jean Antoine Luthereau, artiste et écrivain, au 11 bis de la Galerie des Princes que l’on devrait nommer « du Prince » (54 m de long), perpendiculaire à la Galerie du Roi (100 m). Luthereau, natif de Bayeux, publie des essais à Paris et arrive à Bruxelles en 1852 où il devient rédacteur en chef du journal ‘La Renaissance’.

 

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Le porche d’entrée de la Galerie de la Reine, le plus prestigieux.  

La Galerie du Roi se prolonge après avoir croisé la rue des Bouchers par la Galerie de la Reine (100 m), en direction la rue Marché aux Herbes. Le Passage Saint-Hubert (du nom de l’ancienne rue détruite) est sans doute le premier à être recouvert d’arcades vitrées à 8 m de hauteur dont les façades répondent aux trois ordres (toscan, ionique et corinthien ; style renaissance florentine) ; il est renommé « Galeries Royales » en 1965 (213 m au total).

 

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 Preuve que sans un objectif à basculement, le ‘matching’ a de la peine à suivre… 

Dessiné par l’architecte hollandais Jean-Pierre Cluysenaer, il est décoré par Joseph Jacquet. Inauguré le 7 juin 1847 par Léopold 1er, cette construction devance la prestigieuse Galerie Vittorio Emanuele II de Milan. Habiter aujourd’hui à cet endroit doit être un plaisir exquis (il y a toujours quelque soixante appartements privés). Hugo ne l’entend pas de cette oreille et veut libérer de sa présence son ami et son épouse.

 

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Maison des Ducs de Brabant ; soit six maisons accolées dont le nom générique vient du nombre de bustes de ducs qui ornent ses colonnes. En fait, les maisons possèdent un nom (de g. à dr.) : la Bourse, la Colline, le Pot d’Etain, le Moulin à Vent, la Fortune et l’Ecrevisse ou l’Ermitage.

 


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 De sa fenêtre au n° 16, Hugo devait contempler ce spectacle. 

Si bien que le 5 janvier de l’année 1852, il trouve logement au 16 de la Grand’ Place. Il s’agit d’une maison faisant partie du « complexe » des Ducs de Brabant, ce qui est pour la plupart du temps négligé. Hugo en donne la description suivante : « Une halle immense, avec trois fenêtres qui ont vue sur cette magnifique place de l’hôtel de ville ». Sinistre, nue, un divan lit, une table, un miroir. Du chauffage ? Sans doute pas.

 

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 L’immeuble n° 27 est nommé « Le Pigeon » ; cette ‘maison des peintres’ fut démolie lors du bombardement de Louis XIV (1695) et reconstruite par l’architecte Pierre Simon.  

Hugo y séjourne moins d’un mois et file vers le 27 de la même place. Cette fois, le confort se conforme mieux à ses souhaits. Deux chambres avec lit, chauffage pour une et orientée au midi (enfin, plus ou moins, sud-ouest est plus exact). Son pied-à-terre surplombe un bureau de tabac tenu par une certaine Madame Cébére qui s’autorise l’appellation de « Mères des Proscrits », ce qui doit sans doute faire sourire Victor.

La pression politico-policière reprenant le dessus, Hugo quitte le pays, pour transiter par Londres et joindre l’île de Jersey. Les îles anglo-normandes sont proches de la France. Il peut, par temps clair, en voir les côtes, délicieuse vision. Il demeure en ces îles jusqu’en 1861 : c’est une autre histoire.

 

La situation politique en France s’étant stabilisée, il envisage une sorte de rapprochement vers l’hexagone. Prudent, quand même, c’est vers la Belgique que lui mènent ses pas. Retour à Bruxelles ! Il séjourne du 15 mai au 14 juillet 1861 à l’hôtel des Colonnes à Mont-Saint-Jean, ce qui lui permet – enfin ! - d’explorer le site de la bataille de Waterloo. Il ne s’y était pas déplacé pour son poème ‘L’Expiation’ : « Waterloo, morne plaine…». Il y achève « Les Misérables ».

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Place des Barricades « Now and then » (via Nicky – que vous connaissez tous - pour la carte postale d’époque) ; sous le règne hollandais ‘place d’Orange’, elle renommé en 1831 pour commémorer les combats de 1830 à Bruxelles. 

Son fils – je n’entre pas dans les détails qui compliquerait inutilement cet article - qui logeait au 3 bis de la rue de l’Astronomie, près du premier observatoire de Bruxelles, traverse le 15 janvier 1866 le boulevard pour emménager au 4 de la place des Barricades, la seule place circulaire de la capitale.

 

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C’est dans cette habitation à la façade incurvée que décède son épouse, Adèle, le 27 août. Il y séjourne du 27 juillet au 9 octobre 1869. Retour à la place des Barricades du 17 août jusqu’au 5 septembre 1870 après un passage en Grande-Bretagne. Car, ce jour-là, Hugo rejoint son ami Paul Meurice à Paris. La guerre franco-allemande avait démarré le 19 juillet. Le Second Empire s’écroule dans une défaite retentissante. Hugo jouera plus tard un rôle politique important au sein de la 3e République… critiqué ou sublimé selon les chapelles, mais il ne repassera plus jamais par Bruxelles.

 

Robert Dehon

 Sources et notes

Les illustrations (eaux fortes, gravures, etc.) proviennent de « La Belgique illustrée » (trois volumes), Emile Bruylant, rue Blaes 49, Bruxelles. Aucune date d’édition (19è siècle) ; ces volumes se trouvent de temps à autre sur des sites spécialisés. Les magnifiques illustrations sont signées du talent d’artistes tels Louis Titz, E. Puttaert ou Georg Meisenbach… qui, curieusement, ne sont pas crédités.

Les photos de Hugo ont été trouvées chez Wikipedia, elles sont tombées dans le domaine public ; j’indique quand même ce site comme source car je pense qu’il faut le supporter, estimant qu’il est actuellement injustement attaqué. Les autres sont ‘copyright Robert Dehon, 2007’ ou mentions spéciales.

Rassurez-vous, je n’ai pas lu les 18 volumes des « Œuvres complètes, édition chronologique » de Jean Massin, ni les 15 autres des « Œuvres complètes » de Jacques Seebacher. Je vous conseille le coffret chez Pocket « Victor Hugo » de Max Gallo, un grand moment de lecture… à échelle humaine.

Pour ce qui est du Passage Saint-Hubert, il existe un – très – beau livre « Galeries Saint-Hubert. Histoire et restauration », Bruxelles, 1998 (150 pages). Publié par le service des Monuments et des Sites de la Région de Bruxelles-Capitale avec la collaboration de Sikkens. Hélas, je ne le possède pas… encore.

Reste notre stupéfiante Grand-Place. J’ai consulté « Les maisons de la Grand-Place de Bruxelles » chez CFC-Editions (Collection Lieux de Mémoire), sous la direction de Vincent Heymans, Bruxelles 2001 ; un superbe ‘soft-cover’ de qualité universitaire.

09/12/2007

album souvenir d'Annie et Christian

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Je me présente: Lafont Christian,né le 3 avril 1953.
Je suis le fils de Lafont Jean-Baptiste et de Decleir Marguerite.
Sur ton blog mon père est à côté de ses parents Jeanne Kaersoel et Adrien Lafont.
Voici quelques photos donc le mariage de mes parents
A gauche Jeanne Kaersoel,mon père ,ma mère et Adrien Lafont
Plus haut Géorginne et oncle Tich.
Carnet de mariage,photos grand-parents,rue du Remblais 36,grand mère à la fenêtre.
Photo de classe chez Madame Suzanne,je suis a sa gauche,et devant elle Jef  Basteleus
sa mère tenait une épicerie rue de la Plume angle rue Pieremans. (Si quelqu'un se reconnaît,prendre contact)
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Merci Annie et Christian

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