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29/11/2006

TOONE

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Arlequin et Woltje.....Woltje veut dire "le petit Wallon"

Toone est un dérivé d'Antoine

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Toone IV (M.Welleman) et Toone VII (M. Géal)

En 1963, Géal reprit les vénérables marionnettes et s'installa au fond d'une pittoresque impasse de l'Ilot Sacré.  

Le lieu même où s'élève cette maison mérite un mot d'explication.  On l'a baptisé impasse Schuddevelde.  Lieudit 's cudde velt...c'est-à-dire champ où l'on parque les bêtes.  Il s'agissait fort évidemment, dans cette rue des bouchers, de l'emplacement d'un des premiers abattoirs de la ville de Bruxelles.

 

La dynastie Toone

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François Taelemans 1845-1890

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Jean Antoine Schoonenburg dit "Jan de Crol" à cause de sa chevelure.  Je retrouve dans les archives, qu'il serait Toone III.  Il connut un destin tragique.  Quand il fut forcé d'abandonner un art qui ne trouvait plus assez de crédit à son gré.  On rapporte que ce prince volontairement découronné se promenait le dimanche en chapeau haut de forme dans la rue Haute, pour se souvenir qu'il fut le directeur du théatre célèbre.  Mais après ces promenades, Toone III rentrait tristement chez lui et regardait les marionnettes inactives attachées au mur par une corde.  Il pleurait.  Et dix ans plus tard, vaincu par la depression, le pauvre s'est pendu comme ses marionnettes tant aimées.

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Jan DCortvrindt dit "de Bruyne"

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Simon Cortvrindt (fils de Jan)

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J.B. Hembauf l'incomparable marionnettiste, fils de Geroges Hembauf

 

Moi, c'était Pitje-la-Mort qui me faisait peur !!!!!!

27/11/2006

De très belles photos de familles, reçues de la part de Marc Legrand un visiteur de mon blog

arrière grand-mère de Marc Legrand

Voici son arrière grand-mère.....une bruxelloise bien de chez nous !

arrière grand-père de marc legrand

Son arrière grand-père en habit militaire....

marc legrand

Ses arrières grands-parents....des Marolliens....comme les miens !

café - marc legrand

Ambiance des années 30 dans un stamenei de la rue des fleuristes ou de la rue Locaille près de la porte de Hall...il n'a pas d'autres informations.  On y voit son arrière grand-père et le frère de celui-ci.

militaire de marc legrand

Très belle photo aussi....Son grand-père est le 3ème soldat debout en partant de la droite. 

 

Encore un grand Merci à Marc de m'avoir permis de poster ces photos. 

 

22/11/2006

un, deux, een, twee,....

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Tof la gym à l'époque !!! Et tout cela avec un corset !  Awel on s'étonnent qu'après elles tombaient de leurs sus....Newo?

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16/11/2006

ma maman en 1929

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Elle me manque souvent

21:29 Publié dans PORTRAITS | Commentaires (0) |  Facebook | |

15/11/2006

Rue des Tanneurs et une jolie histoire sur Miss Marolles que Daniel un visiteur de mon blog m'a envoyé

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Salle Apollon rue des Tanneurs endroit que l'on nomait aussi "Estaminet chez Pierre" On y préparait de succulents "moules frites" sur de grand fourneaux dans la salle même.  Cette grande salle était au 19ème siècle un des plus important lieux dansant de toute la ville basse. 
Sur la vitrine, on peut lire sur une vitrine , "Chez A. Coeckelberg", cabaretier et marchand de pommes de terre...tout à la fois ! Fenêtre de gauche : "chez Jean Spanoghe".  
C'est par l'étroite porte qu'on entrait dans l'impasse aux Souliers...
Au numéro 90 de la rue des Tanneurs dans les années 80, numéro 78 autrefois !!!!
Impasse aux Souliers...symbole de l'ancienne Terre aux Souliers, premier nom en cet endroit de la rue des Tanneurs.  Ancienne cour sans nom particulier, appelée "Impasse Van Malder" en 1853 et impasse aux souliers en janvier 1865.  Immonde débarras abrité derrière une vieille porte dans les années 80 !!!!   En octobre 1839 une société des braves cordonniers et bottiers s'y trouvaient...
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Ce qu'il en restait dans les années 80 !!!

 
 
 

 

CONCOURS DE BEAUTE AUX MAROLLES

Les compétitions pour l'élection d'une Miss ou d'une Reine de beauté sont devenues choses tellement courantes qu'on finit par s'en lasser, sauf quand ces concours sont accompagnés d'intermèdes ou d'incidents pittoresques, comme c'est le cas lors del'élection de Miss Bruegel. rue Haute. ,

Mais au fait, depuis quand Bruxelles a-t-il des joutes de ce genre? Les Bruxellois d'âge mûr se rappellent le «Concours de la plus belle femme de Belgique », organisé vers 1920 par un journal sportif de la capitale. On vit défiler des jolies et des repoussoirs, des élégantes et des empotées, des spirituelles et des dindes. Le concours eut un très grand succès. C'était une des premières fois qu'on mettait sur pied, en Europe, une compétition importée tout droit de l'Amérique.

Pendant l'élection récente de Miss Bruegel - élection a laquelle assistait Fernandel - je me demandais depuis quand le peuple marollien possède cette tradition et je me promis de faire des recherches dans ce sens. Aujourd'hui, les recherches sont terminées, au prix d'heures et d'heures de fouilles dans de vieux journaux. Je ne regrette pas le temps que j'y ai consacré, car le résultat est pittoresque.

En août 1887, les jolies crotches des Marolles furent, pour la première fois. conviées à se mesurer afin de décrocher la pomme de Paris. Le Concours de beauté se déroula en trois manches et une excellence.

Cette épreuve, réservée aux concurrentes du quartier de la rue Haute, fut disputée au Gambrinus, rue Haute. Des affiches, placardées à tous les carrefours, avaient annoncé que «le choix du costume était libre ». Sur vingt inscrites, sept se présentèrent devant un aréopage de sept jurés présidés par M. Bovyng. Les candidates durent défiler à huis clos, car le public n'était pas admis à la séance. Il attendait patiemment dehors. Pendant les délibérations, un monsieur demanda à voir M. Bovyng, à qui il révéla qu'une des concurrentes - ici je copie une phrase d'un reporter - «sacrifiait ouvertement sur l'autel de Vénus. Le jury, après délibération secrète, décida qu'il n'était pas réuni pour couronner des rosières, et il passa outre» (!)

Le premier prix fut décerné à Mlle Hortense Gallemaert, une lingère de 20 ans, habitant impasse des Liserons. Habillée de noir, c'était «une riche nature, une Flamande, quoi !» Le deuxième prix, Mlle Léopoldine Héger, 16 ans, rue Haute, portait «un costume de marin, jupe demi-courte, laissant voir un pied et un bas de jambe fièrement cambrés ». Les Bruxellois n'en étaient pas encore aux deux pièces du bikini.La première reçut 15 francs, la deuxième 10. La décision fut diversement commentée, dans la rue, par un public animé de remous divers, dans lequel les concurrentes évincées faisaient un boucan très marollien. Un interlocuteur qui demandait à une busée de lui désigner la couronnée reçut cette réponse:- T'ès dei mé heu dikke smool! (Rigoureusement authentique.)

La presse commenta longuement les résultats de la première manche. Un journal reprocha au comité organisateur d'avoir choisi le jury parmi des messieurs fréquentant les meilleurs salons de la ville, incapables donc de juger de la saveur, de l'originalité, du piquant des beautés du terroir. Comment ce jury pouvait-il être au courant des goûts du peuple? Savoir si oui ou non la «grosse Nelle Lawaait ou la petite Lisa Pakvast possèdent les vertus plastiques qui constituent la perfection du quartier?» Il concluait en réclamant un jury du milieu (sans jeu de mots).

Le lendemain, dans une lettre ouverte, une lectrice, Triene Ziepsop (que je soupçonne avoir été un personnage de revue) répondit vertement au fâcheux et refusa, au nom des crotches, d'être jugée par les waIlebakkes des Marolles... Réservée aux beautés de la rue Biaes, de la place du Jeu de Balle et de la rue des Tanneurs, la deuxième manche eut lieu à la salle Apollon. Le jury, présidé par M. Richald, conseiller communal, eut à juger dix-sept concurrentes. Mlle Léonie Vermeire, une modiste de 23 ans, «de grands yeux éveillés, des yeux qui n'ont pas l'air d'avoir froid, une chevelure brune et abondante, relevée à l'empire et retenue au sommet par un peigne d'écaille; avec cela, une toilette noire, rehaussée de jais et, au bras, une chaînette d'or - une vraie élégante, quoi!» remporta le premier prix: 15 francs.

Le deuxième prix fut pour Mlle Julie Vissenachen, 17 ans, blanchisseuse. Deux soeurs, Stéphanie et Julia Hastir, 18 et 17 ans, eurent les troisième et quatrième prix. Leur père assistait à la proclamation. Plein de fierté, il s'exclama: «J'en ai encore quatre comme cela, à la maison 1 »

Les troisièmes éliminatoires se déroulèrent dans un café de la rue de la Verdure. Mlle Flore Veldekens, 18 ans, une cravatière, jolie brunette, reçut le premier prix, et Mlle Marie Paque, fleuriste de son état. se vit décerner le deuxième.

Il faut croire que les crotches du quartier de la place Anneessens étaient particulièrement aguichantes, car la lutte fut très serrée.

Huit jours plus tard. on se réunit dans un établissement de la rue du Midi, pour le concours d'excellence auquel, cette fois, le public put assister. Trois pommes étaient à disputer par huit beautés. C'est la rue de la Verdure qui trompha, haut la main, avec Mlle Flore Veldekens, suivie de la rue du Miroir (Mlle Léonie Vermeire) et la rue Haute (Mlle GallemaertsJ.)

La remise des prix se fit le soir, dans le préau de l'école communale du boulevard du Midi (cette école a fêté son centenaire en 1949). Les beautés primées s'y montrèrent sur l'estrade, où elles reçurent une médaille commémorative attachée à un ruban aux couleurs de la ville.

Après avoir réuni ma documentation pour ce petit chapitre inédit de l'histoire anecdotique de notre ville, je m'étais promis un plaisir extrême à l'écrire. Le voici terminé et je ne suis pas content. Au contraire. Quelque chose d'indéfinissable me serre le cœur. Vous devinez aisément quoi. 1887-1950. Soixante-trois ans. Ajoutez soixante-trois ans aux dix-huit de la jolie Flore, aux vingt-trois ans de Mlle Vermeire, aux vingt ans de Mlle Gallemaerts, la belle tout en noir, de l'impasse des Liserons...

Cela donne quoi, si des tombes ne les ont appelées? De très vieilles femmes de plus de quatre-vingts ans. Où sont-elles? Se rappellent-elles encore les journées triomphales de 1887? Ont-elles, dans quelque tiroir ou quelque album, conservé, sur le carton du photographe, le souvenir de leur envoûtante séduction? C'était bien la peine. Tout, dans ce monde. se résume à cette réflexion désabusée,

c'était bien la peine...

1950... Voyez, autour de nous, tous les grands noms retentissants de la politique, de la finance, des arts, des trônes, que l'heure, si fugitive, fait semblant de rendre immortels. Ils passeront, comme ont passé les jolies filles des Marolles qui, par cet envoûtant mois d'août, il y a soixante-trois ans, se crurent les reines du monde, parce qu'elles n'avaient certainement pas lu le sonnet de Ronsard.

 

Extrait de : Bruxelles notre capitale Louis Qiévreux Archéologie Folklore et Histoire      1950