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29/04/2007

Un marollien ? André Vésale ...

andré vésale

 

 

André Vésale naquit à Bruxelles dans le Bovendael (quartier des Minimes)  en 1514 (je ne précise pas la date parce que j’en ai déjà 3) !

 

    Depuis sa plus tendre enfance, il disséquait les petits animaux.  Plus tard, il se rendait à la Montagne de la Potence, « de Galgenber » où demeuraient attachés les restes des condamnés à mort.   Après avoir recueillit les ossements il prenait des notes.  Il a fait accomplir à la médecine un progrès essentiel avec ses connaissances en anatomie.

 

Après son mariage en 1544, il fit construire une grande habitation rue des Minimes.  Tout cela était au 16ème siècle une magnifique propriété presque campagnarde, avec en son centre la demeure principale connue comme la Maison de Vésale (Huis van Vesalius) ou (Van Wesel).  Cette maison fut cédée à la ville en 1587  puis devint l’ancien domaine des comtes de Mansfeld, passé aux Bournonville en 1604, ceux-ci apparentés aux d’Egmont.   

 

livre de vésale

 

 

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13/04/2007

jeux d'enfants...autrefois....

Que pouvais bien faire les enfants pendant les vacances ou les jours de beaux temps…

 

Il y avait le plaisir de faire l’aller-retour au littoral en train. 

blankenberg estacade

bankenberge

 

blankengerg 2

Blankenberghe était la plage préférée des Bruxellois

a lire l'histoire de Blankenberghe chez Claude

 

Mais ceux qui étaient moins privilégiés restaient dans les rues…

Certains partaient avec leur tartines se balader dans les sablonnières de St Gille ou de St Josse à la recherche des « langues de katjes » (dents fossilles)

Les garçons allaient faire sauter leurs « clachedops » à la cravache….faire ronfler leurs toupies musicales à l’odeur de vernis vanillé. 

Ensemble ils jouaient « Boer op Touffel » devant les maisons en construction. 

Dans les rigoles ils faisaient rouler les « belles cartaches » en verre ou en terre cuites.  Aux jeux de billes, il y avait je jeu  au carré, à la fosse,  à pair ou impair et ils pouvaient « skitter » de la hauteur de leurs genoux.

chanteuses de rue

Petites chanteuses de rue près de la Marolles

 

Mais aussi…

Gendarmes et voleurs, barre ou tereling (jeu qui permet de traverser la chaussée à cloche pied, sans encourir de pénalité), sont joués jusqu’à la fatigue. 

Au repos, avec de gros sous de bronze, ils jouaient à la ligne ou au bouchon.

Avec les filles, ils aimaient le cachette perché, le cachette fer, le cachette courir, le cachette coupé, mais de préférence le cachette caché, qui permettait une retraite délicieuse dans un coin retiré auprès de celle pour qui ils avaient une « bountje ».

Du haut de la butte du Parc de Saint Gilles ils renouvelaient le jeu des anciens au Vossegat à Uccle, par couple ils s’étreignaient têtes bêche, pour rouler au bas du talus.

place nouveau marché aux grains

Place du Nouveau Marché aux Grains

 

Ils déchaussaient les pavés des rues avec des « Plekkeleers » (larges rondelles de cuir au bout d’une corde).

 

Ils cueillaient les « patate bolle » dans les champs de pommes de terre pour en faire des projectiles lancés à l’aide d’une baguette souple ou d’une baleine de parapluie.

 

Les filles jouaient au Bébé (marelle), aux osselets, à la savate, à colin maillard. 

 

Les enfants aimaient aussi s’élancer sur les réverbères afin de s’accrocher et tourner tout autour.  Les garçons aimaient ces panneaux pour se servir de cible pour le tir à la catapulte.  Tout était bon pour  faire passer le temps…clef de boîte à sardine, pétards au verre pilé enveloppés de papier, pour effrayer les chevaux du tram, allumettes cric-cracs pétaradant longuement, frottées sur les murs …

rue de flandre

Kets de la rue de Flandre

 

Et les chansonnettes…

Pour le jeu de la balle au mur en se retournant les filles chantaient :

-Mon père est à Paris, ma mère est à Versailles et moi je suis ici, Couchée sur la paille !

Avec leur prince elles feront une farandole en chantant :

-Entrez dans la danse, faites la révérence, dansez, valsez …Vous pouvez vous retourner…

 

Il y a aussi Rond rond macaron…Promenons-nous dans le bois…Pomme reinette, pomme d’api…Une poule au mur qui picotait du pain dur…Sur le pont d’Avignon…Il était une bergère…Il pleut, il pleut bergère…Cadet Roussel…J’ai du bon tabac…Le bon roi Dagobert…Malbrouck s’en va-t-en guerre…Mon père m’a donné un mari…Un petit navire…Maman les p’tits bateaux….Quand j’étais petit je n’étais pas grand…La mère Michel…Au clair de la lune…Trempe ton pain…

 

Et à leur poupée elles chantaient

Do do kineke do

Slop good, uw oogskes to

 

Elles chantaient en s’aiguisant l’un sur l’autre leur index…

Aschliep ! Aschliep !

Mademoiselle Fricadelle

Votre chemise n’est pas trop belle...

rue de flandres2

Rue de Flandre

 

Le matin, les enfants partaient à l’école avec un cens ou un sous pour acheter deux demitjes, des parapleukes (champignons colorés, fixés sur une allumette).  Les enfants confectionnaient des bouteilles de calichezap avec du jus de Calabre.  Les sucreries célèbres étaient les lacets, les sabots, les petites souris en réglisse, les peper mint (pastilles à la menthe) et avec le bois de réglisse, ils confectionnaient des chiques.  Ils appréciaient le coco au goût de savon de Marseille, les gousses de cacao séchées, aux durs pépins à saveur de pomme et dénommées Kettes de singe.  Ils suçaient de l’acide citrique qui leur creusait la langue !!!

Pour dix centimes au Sablon on vendait des fruits liés sur un bâtonnet.  Chez le pâtissier on vendait des cornets de déchets de gâteaux.  Au marché ils buvaient un verre de lait battu ou un verre de coco à la fontaine ambulante du marchand.  

rue de la loi 2

Ketjes de la rue de la Loi

 

A la foire il y avait le karabitjesmeuleke, le nougat de Montélimart.  A la maison, leur maman déversait sur la table des Nick-nacs….

 

Extraits d’un texte d’un texte d’Archambeau  en 1951.

vue rue de flandre et rue antoine dansaert

Ketjes sur le pont du canal à l'entrée de la rue de Flandre et rue Antoine Dansaert...

 

Mais malheureusement, un évènement sordide viendra troubler la quiétude des enfants…

 Ma grand-mère me parlait encore de l’assassinat de la petite Jeanne Van Calk de la rue des hirondelles (près de la place de Brouckère)…cette affaire avait secoué les Bruxellois et pas mal de cartes postales avaient été éditées au profit de la mère et de la grand-mère de la fillette.    

Le 7 février 1906, vers minuit, deux passants découvrirent un grand et lourd paquet abondamment ficelé, posé devant la porte de la maison n°22.  Ils portèrent celui-ci au commissariat du Marché aux Grains.  Horreur !  Ce paquet contenait la tête et le tronc d’une fillette....les jambes fut sectionnées (elles furent retrouvées 8 jours plus tard dans un terrain vague à Laeken.    Très vite on appris que c’était le corps de la petite Jeanne âgée de 8 ans.  Elle avait quitté à 19h la maison de sa grand-mère, quai aux Pierres de Taille, pour se rendre à la maison boulevard Baudouin.  Sur ce bref trajet, une camarade avouera plus tard qu’elle avait aperçu son amie en compagnie d’un monsieur (qu’on ne put jamais identifié) !!!  

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L’autopsie révéla que l’enfant avait bu une grande quantité d’alcool, ce qui l’avait fait vomir violemment ; elle en eut les voies respiratoires bouchées et mourut de suffocation.  Elle avait été préalablement violée, mais non brutalisée.  L’homme n’avait sans doute pas eu l’intention de la tuer…seulement d’abuser d’elle.  Jamais on ne retrouva le moindre indice permettant de découvrir ce criminel, malgré l’énorme mobilisation policière et judiciaire, qui dura plusieurs mois.  L’insuccès de la police fut âprement déploré.  Les infanticides étaient très rares en Europe à ce moment là…

 

jeanne van calk

31/03/2007

Les Pin Up de l'époque

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Vous rendez vous compte comme c'était "osé" pour l'époque !

 

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Plus tard, il y eut le magazine "Ciné Revue" avec sa page centrale ...La Pin Up de la semaine....et le papier "glacé" qui couvrait son corp....Il suffisait de tourner la page et là.....les jeunes gens ne se tenaient plus ! 

Combien de jeunes hommes de l'époque n'en ont pas coller sur les murs de leurs chambre ?  Ou tout simplement se cachait pour discrètement feuilleté ce livre ??????

 

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Et puis vint la couleur....

 

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Et dans les années 60...on commence déjà à en dévoiler d'avantage...

 

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A présent, plus rien ne surprends les jeunes....pour une pub d' un jus d'orange, pour une pub parlant  d'un fromage...on se dévoile....Faut vivre avec son époque me dit-on....moi, je trouve cela dommage de banaliser

11:30 Publié dans PORTRAITS | Commentaires (7) |  Facebook | |

28/03/2007

L'avenue Louise et son histoire

La reine Louise-Marie de Guillaume Geefs buste en marbre

L’avenue Louise doit son nom à une Reine, (la première de la Dynastie) et une princesse (la fille aînée de Léopold II).

Le souvenir de deux grandes dames est perpétué par l’avenue Louise : une Reine, la première de la Dynastie, et la fille aînée de Léopold II

 

Il y eut d’abord la place Louise dont on fait une Porte et puis une rue Louise que l’on a surnommé le Goulet.  Vint ensuite la place Stéphanie, dédiée à une autre fille de notre deuxième Souverain.  Là s’amorça l’avenue du Bois de la Cambre que l’on s’empressa de débaptiser pour associer à son prestige naissant une princesse.  Ainsi deux marraines sous un même prénom ont ennobli une voie unique en son genre

 

charles vanderstraeten constructeur de la porte louise et bourgmestre dixelles 1846-1855 et 1858-1861

 

 

Charles Verstraeten constructeur de la Porte Louise et bourgmestre d'Ixelles de 1846-1855 et 1858-1861

 

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Gravure des collections des Archives de la Ville, avec pour légende : « Avenue du Bois de la Cambre, ce qu’elle pourrait devenir, nouveau projet pour l’arrangement de la grande promenade vers le Bois de la Cambre, 1864.  On voit à gauche la colline d’Ixelles, à droite celle de Ten Bosch

 

av louise

 

Avant 1840, l’avenue de la Toison d’Or se présentait sous forme d’un immense glacis.  Peu de maisons y étaient construites.  De la porte de Namur à la Porte de Hal, il n’y avait pas une seule communication directe entre la ville et les faubourgs d’Ixelles et de Saint-Giles.  A l’Est de cette avenue s’étendaient des terrains accidentés, coupés par le profond vallon de Ten Bosch.  On y voyait à côté de grandes maisons de campagne, des champs, des prairies et des terrains vagues. 

 

à droite près du coin du bld de la Cambre, lhôtel Aubecq, chefs doeuvre de Horta en 1900 démoli en 1950

Ici, près du coin du boulevard de la Cambre, l'hôtel Aubecq...un chefs d'oeuvre de Victor Horta (1900)...démoli en 1950 !!!!  Encore un immeuble de ce grand architecte rasé !!!!!

 

 

C’est en 1841 que Jourdan et De Joncker obtinrent de construire sur leurs terrains situés vers le milieu de l’avenue de la Toison d’Or, sur le territoire de Saint-Gilles, le Quartier Louise.  Ils purent ouvrir une porte : la porte Louise.   Le gouvernement autorisa l’établissement d’une route (la chaussée de Charleroi), allant de la porte Louise vers le viaduc de Saint-Giles (chaussée de Waterloo).  La construction de la chaussée se fit moyennant la concession d’un péage pendant 90 années.

 

108 av louise le princess restaurant 1905

 

108 avenue Louise.....Le Princess Restaurant

 

Sans contestes, cette route sera d’un caractère d’utilité publique, elle offrira de nouvelles activités, embellira les environs de la ville. 

 

La route fut achevée en octobre 1843.  Très vite elle exerça une influence profonde sur la partie encore rurale du faubourg qu’elle traversait et très vite de nombreuses habitations s’élevèrent dans son voisinage.  Un nouveau quartier prit naissance (quartier Louise).   Les belles bâtisses eut pour effet d’accroître rapidement la valeur des propriétés particulières. 

 

303-307 le barbier de lavenue

Commerce au 303-307 de l'avenue....le barbier d'époque

 

Vers 1847, trois rues y étaient ouvertes : les rues de Joncker, Jourdan et de Saint-Gilles (actuelle rue Jean Stas).  Pour donner une impulsion nouvelle au quartier, Jourdan et De Joncker reprirent cette année là, l’idée d’y construire une route monumentale reliant la ville au Bois de la Cambre.   Il leur a fallut revoir les plans plusieurs fois afin d’obtenir l’accord du Gouvernement.   Pour arriver à cet accord, ils feront appel au géomètre Druaert.

 

abbaye de la Cambre

L'Abbaye de la Cambre

 

 

Le conseil communal de Bruxelles vota sur la proposition de l’échevin Blaes.  De Brouckère cependant combattit le Collège  parce qu’il estimait que contribuer à embellir un faubourg c’est contribuer à appauvrir la ville de Bruxelles.  On sortirait, par la porte Louise, au lieu de sortir par la porte de Namur.  On augmenterait la tendance déjà trop grande à l’émigration qui menaçait de ruiner Bruxelles. 

Le Conseil communal de Saint-Gilles émit un avis favorable à cause du développement des bâtisses.  Ixelles se prononça contre le projet !!!  L’administration de cette commune affirmait qu’une avenue régulière et montante ne saurait offrir aux promeneur autant d’attraits que la route accidentée qui conduit de la Porte de Namur au Bois de la Cambre par les étangs d’Ixelles en longeant ce beau vallon qui fait l’admiration des étrangers.   

 

allée des cavaliers av. louise

L'allée des Cavaliers sur l'avenue Louise

 

 

L’établissement de la voie exigeait de grands travaux de déblais à cause du terrain vallonné.  Il y eut aussi les protestations de plusieurs riverains, le Gouvernement fit modifier le plan.  Au lieu d’une route monumentale à pente douce, on élabora un projet mesquin, étriqué.   En voyant ce nouveau projet, la Ville fit une opposition tenace et vigilante…on en revînt au projet primitif.  Il y eut même une promesse de subvention de la part du Roi personnellement.  Il tenait beaucoup à la construction de cette voie monumentale. 

 

 

av louise monument lutteurs

 

 Le monument aux Lutteurs...

Plus tard, il y eut beaucoup de spéculations sur les terrains avoisinants.  Même De Brouckère en était devenu l’un des défenseurs les plus convaincus..Lui-même qui l’avait tant combattu !

 

Il fut convenu que la route, une fois terminée, appartiendrait à l’Etat, mais que les frais d’entretien seraient à perpétuité à charge de la Ville. 

 

 

 

la tombe des lutteurs

 

La tombe des Lutteurs 

 

Dès 1860, la nouvelle avenue devint pour un grand nombre de propriétaires une source de revenus considérables, plus d’une fortune bruxelloise est sortie des sables du Ten Bosch ont écrit H. et P. Hymans. 

 

 

1956 creusement des tunnel sous le goulet

1956, creusement des Tunnels sous le goulet Louise...

 

Le 21 avril 1864, la Ville de Bruxelles, fut autorisée à incorporer à son territoire l’avenue Louise et le Bois de la Cambre…et ce malgré de nombreuses protestations d’élus communaux d’Ixelles. 

 

Extrait d’un texte d’Antoine Chabert…

 

Et voici d'autres vue aux alentours de l'avenue Louise

 

 

 

albert leemans  - washington

Place Albert Leemans et rue Washington

 

ancien hôtel Wiltchers and Carlton Hotel occupé plus tard par lUnion chimique belge

L'ancien hôtlel Wiltchers and Carlton Hotel occupé plus tard par l'Union chimique Belge et par après par...

 

 

hôtel conrad

L'hôtel Conrad...

 

chaussée de Charleroi

 

Concernée par les travaux...la Chaussée de Charleroi...

 

commerce xl

Commerce dans le style du quartier.....Rue de Tenbosch....

 

 

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Belle avenue bien fréquentée depuis toujours l'Avenue Louise

 

22/03/2007

les anciens du Vieux-Marché souvenirs de Chantal Wynants, sa famille et ses amis

On aurait pu décerner le prix de « mère-courage » à mon arrière-arrière-grand-mère Jeanne Bergies (Rhodes-Saint-Genèse 1853 - Bruxelles 1936). Mariée à  Jean-Baptiste Vanhaelewyck (Bierbeek 1831-Bruxelles), qui eut un accident et se retrouva pour le restant de sa vie en fauteuil roulant, elle mit au monde plus d’une dizaine d’enfants, dont quelques-uns seulement arrivèrent à l’âge adulte (Marie, Emerence, Catherine, Virginie, Léon). Elle les éleva seule. Elle était lavandière au Palais Royal, où elle se rendait à pied chaque jour, avec toute sa marmaille accrochée à ses jupes, croisant parfois le futur Roi Albert (« Alors, Petite Mère, encore au travail ? »…il lui donnait une pièce d'argent). Agée, elle s’occupa encore de mon père Michel, son arrière-petit-fils.

Sa fille Marie (la « Pachin »), partit vivre avec le petit peuple de Paris, les Apaches. Elle revenait de temps en temps aux Marolles pour voir la famille…et acheter du bloempanch (plein une valise !)…elle apportait du camenbert.

 

Jeanne Bergies :

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Une de ses filles, mon arrière-grand-mère Catherine Vanhaelewyck (Bruxelles 1889 - Bruxelles 1968) et son mari Michel Kaersoel (Saint-Gilles 1885 - Bruxelles 1945). Ils eurent 6 enfants (Jean-Baptiste (1905-1968), Jeanne (1907-1990), Marie (1909-1993), Francois (1913-1993), Joseph Maximilien (1911-1965), Anna (1919)).

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Voici Michel Kaersoel et l’équipe de porteurs de l’ancienne gare du Midi (au premier rang, à droite).

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Voici quelques-uns des enfants de Michel Kaersoel et de Catherine Vanhaelewyck :

 

Jean-Baptiste Kaersoel (1905-1968; le « Tich ») qui épousa premièrement Philomène Vandenhouten (Bruxelles1907-1942) et deuxièmement Georgine Renotte (Hévillers 1908). Il eut 4 fils de sa première femme (Jean-Baptiste (Bruxelles 1925-1987), Michel (Bruxelles 1929-1932), François (1934) et Jean (1936)). Le voici avec Georgine :

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Jeanne Kaersoel (Bruxelles 1907-1990), son mari Adrien Lafont (1903-1993) et leur fils Jean Lafont

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François Kaersoel (Bruxelles 1913-1993; le « Kèt »), son épouse Louise Van De Gucht (Liedekerke 1915-1978) et leur fils Joseph Kaersoel (1935)

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Joseph Kaersoel (actuellement à Groot Bijgaarden), sa femme Josée Vander Ghinst et sa belle-sœur

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Je n’ai de photo ni d’Anna Kaersoel (1919), ni de Joseph Maximilien Kaersoel (1911; « oncle Max »). Mais voici Elisabeth Lepère (Bruxelles 1912 ; « tante Lisa »), la première femme de Max, dont il eut une fille Marie Micheline (Bruxelles 1933); il épousa Louise Poplemon (1910; « tante Loulou ») en secondes noces.

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Marie Kaersoel (Bruxelles1909 - Hal 1993), ma grand-mère, une élégante fin des années ’20 et mon grand-père Nicolas Constant Wynants (Bruxelles 1900 - Beersel 1968).

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C’est tout jeunes que les enfants Kaersoel furent mis au travail. A 8 ans, ma grand-mère apprit le métier de cartonnière. Elle faisait des belles boîtes garnies de tissu et de dentelle pour les communions et autres fêtes. Un couple de braves gens, qui tenaient une pension de famille rue Frédéric Basse et chez qui elle allait dormir (…manque de place à la surpeuplée Cité Vanderkelen), lui donna cependant de l'instruction. Leur maison fut rasée par la jonction Nord-Midi.

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Voici la seule photo qui existe de mes arrière-grands-parents paternels Pierre Wynants (Molenbeek 1880 - Bruxelles 1950) et Mathilde Kockelmeyer (Louvain 1879 - Laeken 1963). Ils étaient colporteurs et ouvriers journaliers. Ici avec leurs 3 premiers enfants (mon grand-père Nicolas Constant (Bruxelles 1900), Damien (Bruxelles 1903 ; surnommé Dominique) et Mathilde (Bruxelles 1909)). Ils eurent encore Marthe (Bruxelles 1917), Marie (Bruxelles 1919-1943) et Désirée Marie (Bruxelles 1921)

Mathilde Wynants et son mari Léon Knops (Nederokkerzeel 1902) ; ils eurent une fille, Mathilde

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Il est dommage de ne pas avoir de photo de la mère de Pierre Wynants, Maria Mondelaers (Meerhout 1850 – Bruxelles), colporteuse, installée à Molenbeek. Elle avait une fameuse réputation de sorcière et était toujours habillée en noir. Elle était, disait-on, capable de maudire ceux qui ne lui plaisaient pas…et même de les faire tomber directement de leur vélo, disait mon grand-père. On la craignait comme la peste. Son mari Frans  Wynants (Geel 1844) essaya un jour de la jeter dans la Senne, près du Nieuwmolen. Elle divorça et alla s’installer dans les Marolles… dommage qu’elle n’ai pas maudit tous les « schieven architekt » !

 

Mes arrière-grands-parents Pierre Wynants et Mathilde Kockelmeyer étaient dans la misère et, en 1912, ils décidèrent d’émigrer aux Etats-Unis. Ils prirent des billets de troisième classe sur un des grands paquebots en partance d’Angleterre. Ils arrivèrent avec leurs pauvres biens à Ostende. Le pêcheur qui devait les conduire en Angleterre ne voulut pas sortir sa barque, car il y avait tempête en mer. Ils y virent un signe du destin et revinrent à Bruxelles…ils avaient raté leur embarquement sur le Titanic !

 

Leur fils aîné, mon grand-père Constant, fut mis au travail à 4 ans ! Il vendait des couteaux et des ciseaux, au porte à porte…et s’il ne rapportait pas assez d’argent…Pierre Wynants était très dur. A 15 ans, Constant prit la fuite et un commissaire de police lui donna la permission de vivre seul. Il avait 4 francs dans sa poche. Une brave femme lui donna le contenu de sa cave pour les 4 francs. C’est ainsi qu’il débuta dans la vie.

 

Mon grand-père Constant (au deuxième rang) et sa première épouse Elodie Rondelez (Roulers) vers 1920, devant son premier commerce de pièces d’occasion de motos et de vélos, au 3 rue des Vers (rue Pieremans). Son épouse avait une dizaine d’années de plus que lui et n’était pas « sérieuse ». Quelques années plus tard, il divorça pour épouser la petite fille de la photo, ma grand-mère Marie Kaersoel (Bruxelles 1909- Hal 1993).

Le petit garçon est un frère de Marie (le "Kèt", sans doute).

L’homme en sabots était surnommé Curasse (quelqu'un peut-il m'expliquer ce surnom ?) et était un parent de Marie. Les autres étaient des clients.

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Mes grands-parents Marie et Constant en voiture, en 1930. Elle attendait mon père.

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Quelqu’un reconnaît-il la marque de la voiture ? Je sais que mon grand-père a eu une Hamilcar.

 

Début des années ’30, devant leur nouveau commerce de pièces de motos et de motos d’occasion, rue des Radis.

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Les motards des Marolles devant le commerce de mes grands-parents. C’était au début des années ’30.

Ma grand-mère est la sixième à partir de la droite au premier rang (en noir, avec une écharpe)

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Le club de motards à Uccle, au coin de la rue des Carmélites. Mon grand-père est assis à côté du side-car de la moto à caisse foncée (deuxième moto à droite).

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…il y en a peut-être qui se reconnaîtront, même si les photos sont petites.

 

Dans le magasin de motos avec mon père Michel (Bruxelles 1930 - Anderlecht 2004) et son petit frère Joseph (Bruxelles 1935)

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Mon grand-père et mon père Michel, à l’occasion de sa communion.

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Pendant la guerre, mon grand-père Constant (qui avait déjà connu 1914-1918) a pris l’argent qu’il avait pour acheter un morceau de terrain et une vieille maison à Dilbeek (au Bettendries) et y a envoyé sa femme et ses 2 enfants. Avec des patates, du maïs, des poules, des dindes (dont une dénommée Cocotte, qui suivait mon père partout), des lapins et des chèvres, la famille n’a pas eu faim pendant 1940-1945. Mais quel travail ! La ferme, le commerce, les enfants, cacher les juifs,…Mon père n'eut pas beaucoup l'occasion d'aller à l'école et en changea souvent (ce qui le mena, pour un moment, dans la classe du "Grand Jacques"  (Jacques Brel)).

Mon grand-père faisait partie d’une filière de passeurs de juifs et c’est dans la maison de Dilbeek qu’il les cachait. Très risqué. Plusieurs fois la Gestapo. Les enfants courraient cacher les juifs dans les champs.

Un de leurs voisins a été pris et déporté. et en est revenu, ramenant avec lui une grande chienne de berger allemand qui appartenait aux gardiens du camp de concentration…la bête avait été meilleure pour lui que les hommes. J’ignore le nom de cet homme.

                            

« Nous irons au Congo, pour voir les p’tites négresses, qui jouent avec leurs tresses,… »…mon grand-père Constant rêvait d’aller en Afrique. En 1950, il laissa son magasin à sa femme et à mon père et il partit pour le Congo. L’affaire débuta mal. Un moteur de l’avion brûla au décollage. Enfin…il y arriva.

 

Elisabethville en 1950

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Et un village indigène

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Il resta au Congo quelques semaines.

 

Devant le commerce de motos fin des années ‘40. L’homme à bretelles est mon grand-père Constant et celui en salopette est mon père Michel.

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Le frère de mon père, Joseph Wynants (1935) dans les années ‘50. Il faisait son service militaire.

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Au début des années ’50, mes grands-parents paternels et leurs 2 fils allèrent habiter au 31 rue des Fleuristes.

Au 33 de la même rue, un couple de wallons tenait un petit magasin de papeterie et d’appareils photographiques d’occasion. Les futurs beaux-parents de mon père.

 

Mariage place du Jeu de Balle, en août 1955.

L'homme au chapeau gris, à l'arrière, est oncle Dominique (1903), frère de mon grand-père Constant. Il a chanté et dansé jusqu'à sa mort dans les cafés des Marolles. A sa gauche, sa compagne Maria. Au dernier rang, ses 2 filles Magui et Elisabeth.

L'homme souriant à lunettes, au centre, est oncle Max (1911), frère de ma grand-mère Marie.

La jolie femme au second rang à droite est Louise Poplemon (1910; tante Loulou), seconde épouse d'oncle Max. Au premier rang à gauche, Alphonsine Mathieu.

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Ma grand-mère maternelle Alphonsine Mathieu (Mons 1890 – Forest 1976) à Mons dans les années 1890. Sa mère (Marie Françoise Westendorp; Gand 1859) décéda jeune et son père, un ivrogne, abandonna sa fille chez un oncle et une tante pas commodes et son fils Maurice (1888) chez une autre tante. Elle dut travailler toute jeune et apprit la couture, qu’elle exerça jusqu’à un âge avancé.

 

Alphonsine dans les années 1910. Elle se maria à 40 ans.

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Ma tante Dina Gossiaux (Farciennes 1916) et sa sœur Gilberte (Farciennes 1917-1952), filles du premier mariage de mon grand-père maternel et de Jeanne Fournier (Farciennes 1892-1929), qui mourut jeune. Dina vint aussi habiter à Bruxelles.

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Mariage de Dina et d'Auguste Broes, dont elle eut 3 enfants (William (1938), Claude (1939) et Liliane (1946)).

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Je vins au monde à la clinique Saint-Jean (rue du Marais), en octobre 1956.

Chantal Wynants (Bruxelles 1956), rue des Fleuristes, avec mes grands-parents Constant et Marie.

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Quelques mois plus tard, on partait pour Forest, avenue Van Volxem, où mon père ouvrit un garage de réparation de voitures. Les débuts furent très durs. Mon père regardait parfois dans les rues tôt le matin pour trouver du bois pour la vieille cuisinière en fonte. Il y eut le terrible hiver 1962 (mon institutrice de 1ère primaire (Mme Bissen) nous emmena à la Côte, emmitouflés comme des Esquimaux, pour nous montrer les énormes blocs de glace sur la mer). Les autres habitants du quartier n'étaient pas mieux lotis (et parfois beaucoup moins bien). Non, on n'était pas toujours plus riches quand on quittait les Marolles, contrairement à ce que certains en pensent. De la pauvreté, il y en avait partout. Mon père dut d'ailleurs fermer son garage milieu des années '70. Le quartier se mourrait, suite, entre autres, à la fermeture de la brasserie Wielemans (je me rappelle encore du vieux Monsieur Wielemans se faisant conduire en décapotable avec l'une ou l'autre Miss Belgique), des usines Cinzano et d'une grosse imprimerie de l'avenue Fonsny. Mon père devint brocanteur.

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A cette adresse, avec ma grand-mère Marie. J’y habite toujours (…pour combien de temps…).

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Avec mon père Michel, au parc de Forest

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A l'école n°10 de Forest (classe de 5ème primaire de Mme De Ruelles), en vert pâle au dernier rang.

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En communiante en 1968, à Forest (paroisse Saint-Antoine)

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Quelques mois plus tard, mon grand-père Constant s’éteignait, usé par le travail et la maladie. C’est la personne que j’ai la plus aimée de ma vie et qui m’a le plus aimée. Un homme droit, bon et travailleur, que je pleure encore aujourd’hui.

Un collègue m’a demandé récemment : « si tu devais rester coincée à jamais dans une scène de ta vie, où voudrais-tu rester ? » C’est sans hésiter que j’ai répondu : « Sur la balançoire du jardin de mon grand-père Constant, rue Moortebeek à Molenbeek ». Je regardais cet homme modeste planter ses fleurs et ses légumes.

Je devais avoir environ 6-7 ans.

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En 1971, dans le jardin de la maison construite par mon grand-père Constant à Beersel, Vijverstraat. Que de peine on s'est donné mon père et moi pour faire ce jardin ! Mon père a "bazardé" la maison et il ne reste actuellement plus grand chose de nos efforts.

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Mon grand-père Constant était illettré et il en a souffert toute sa vie. Quand j’étais petite, il me disait souvent : « Va à l’école, à l’université ; deviens médecin, ingénieur, avocat,…quelque chose de savant ». Je ne savais pas ce qu’il voulait dire. Malgré une certaine opposition familiale, j'ai travaillé dur pour ma thèse.

 

Me voici en mai 1989, en ce jour solennel (et combien difficile) de ma défense de thèse de chimie (souper à l’Abbaye de Forest…j'avais mérité quelques verres !)…Il me manquait une chose : Constant. Il aurait été si fier de sa petite-fille !

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Mon père Michel Wynants, environ à 60 ans. Il s’en est allé, en mars 2004, après une longue maladie. C’est en grande partie grâce à sa mémoire et à quelques recherches généalogiques que j’ai pu écrire ceci. Merci à Joseph Kaersoel pour les photos qu’il m’a envoyées.

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Ce serait une injustice d'oublier notre chien Ponpom (1979-1996), pur zinneke bruxellois, qui me donna une affection tellement plus sincère et désintéressée que la plupart des humains. Que de kilomètres nous avons parcourus…et que de poteaux et d'arbres "arrosés"…

 

Merci à tous de m’avoir lue. Si vous avez connu les anciens de la famille ou si vous êtes descendants d’une de ses personnes, n’hésitez pas à me le faire savoir. J’espère que les dates vous aideront à nous situer.

 

Peut-être la mère de Jean-Pierre Roels reconnaîtra-t-elle les Kaersoel qu’elle a connu.

 

Merci Chantal pour ton témoignage  et tes superbes photos....