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21/11/2009

petits metiers suite

Le marchand de vanille de guy jonau

 Le marchand de vanille....(carte de Guy Jonau)

Marchande de grives de guy jonau

Marchande de Grives (carte de Guy Jonau)

Le Pole N..de Guy Jonau

 Un tout tout grand merci à Guy Jonau de nous faire partager sa très belle collection de cartes postales sur les petits metiers...

laitère

joueur d'orgue

03/11/2009

Petits métiers...Les gagne-petit

Dans  les rues de la capitale, les représentants des petits métiers ambulants formaient le décor  permanent de la ville. 

distributeur

Le distributeur de revues

les vanniers
Les vanniers

A tout coins de rues, on entendait résonner leur cri.  En hiver, dès que la température chutait, le marchand de marrons lançait son traditionnel appel « chauds, chauds les marrons chauds ! »  L’odeur des châtaignes rôties attiraient les passants qui en profitaient pour se réchauffés autour du brasero.  A la fin du 19ème siècle, il vous était servi dans un cornet de papier, une douzaine de marrons pour 5 centimes !

 

marchand de fromage ambulant

La marchande de fromage

marchand fromage blanc

de fromage blanc....

Les jours de beaux temps, ces commerçants devenaient des marchands ambulants de kalichesape (boisson de coco), ou se déplaçaient de café (kaberdoeches »  en café pour y proposer des œufs durs, du crabes, etc…

marchand de coco 3

Ces activités, parvenaient à peine à nourrir leur famille et pourtant,  il fallait être courageux pour passer sa vie à l’extérieur !  Raison pour laquelle, on les nommait « les gagnes-petits »

marchand d'oiseaux

Le marchand d'oiseaux

Parmi certains personnages connu, il y avait fin du 19ème siècle, Nette van de panne (Annette à la poêle)  plus connue a Anderlecht qui  vendait de la soupe.  La vente de sa fameuse soupe épaisse, faisait le bonheur de ceux qui n’avaient pas les moyens de s’acheter une cuisinière.  Le matin, elle fournissait un pot d’eau chaude à 3 centimes pour faire du café. 

marchande de pommes pv

Souvent chassées des rues pour des raisons d'autorisations et de licences, la police veillait et les interpellations devenaient un réel spectacle de rue !!!!  La mésaventure d'une de mes grandes tantes qui vendait des fruits fut même narrée dans un livre sur Bruxelles !    Ce fut un agent qui se mit à pousser sa charette pour la faire circulé !!!...elle refusait de quitter les lieux !!!! ...qui sait....c'est peut-être elle sur la photo ???

vendeuse de journaux étrangers

La vendeuse de journaux....

A l’arrière de la Bourse, on rencontrait adossée au mur,  une dame âgée, Moeder Treiske (maman Thérèse) qui exerçait le métier de « cireur de chaussures ».   Elle était la seule femme à pratiquer cette profession en plein air.

On rapporte que le dernier marchand de « kalichesap » Albert Deltombe qui habitait la rue des Faisans (une artère de la rue Haute autrefois appelée rue Saint-Pierre et au temps de la révolution, rebaptisée rue du Cercueil)  exerçait cette profession depuis 1914 et que dans les années 50 alors qu’il était âgé de 75 ans, on l’apercevait encore dans la capitale.

marchand de coco

Le prix  d’un verre de « coco », était de 25 centimes mais les plus généreux, lui laissait 1 francs !  C’est dire si cette profession ne rapportait pas grand-chose !

marchand de coco 2

N’ayant jamais eu l’occasion de goûter ce fameux nectar, je vous fais part d’une recette trouvée dans un journal de l’époque.  Je n’ai pu hélas vérifier si elle est exacte et malheureusement, je n’ai pas trouvé non plus, les quantités nécessaires !!!....  Disons qu’avec ces éléments, on peut déjà essayer d’en apprécier les saveurs….

                Recette du coco bruxellois

                Prendre des longs morceaux de bois de réglisse (kalichenhout)

                Les écraser sur une pierre bleue avec un marteau.

                Ajouter du caramel pour la couleur

                Ajouter de l’essence d’amande (pour empêcher  d’avoir des coliques)

                Placer tout les ingrédients dans une fine toile et laisser infuser durant 20 minutes en y ajoutant de l’eau. 

 marchand de beignets 2

L’hiver, c’est avec une cuisinière (un bac de cendres de bois allumées) suspendue au cou et posée sur son ventre qu’il déambulait dans les rues pour vendre des « smoutebolle (croustillons).   

marchand de beignets

La veille de la Pâques, dans les environs du Vismet, aux Halles exactement, il y avait une telle cohue qui se chamaillait près des marchands de volailles, de légumes et autres pour avoir les plus beaux aliments afin de célébrer dignement la fin du Carême. 

marchand d'escargots
 

Et la marchande d’escargots….sa charrette éclairée d’une lampe de pétrole, la silhouette masquée par la fumée du bouillon qui frémit dans une marmite où  le fameux pied de céleri nage parmi les coquilles....disparaîtra très prochainement aussi avec les nouvelles législations !!! …. 

marchande caricoles

Personnellement, je trouve que le service d’hygiène de la ville est un peu trop zélé au niveau de certaines professions !  Sommes-nous mort d’avoir mangé nos frites emballées dans du papier journal,  d’avoir mangé nos escargots dans un bol à peine rincés dans une bassine d’eau ou d’avoir osé consommer  du poisson sécher en rue ?  … Non ! …. Je suis persuadée, que  nos parents avaient bien plus d’anticorps que nous ! ….Eux qui ont connu la guerre….la misère et la débrouillardise.

moulin de carabitjes

Et pour le bonheur des enfants.....il y avait le moulin à carabitjes......

 


marchand de sable

Le marchand de sable

07/01/2009

Marchands de harengs

marchande harengs

Pêchés de janvier à mars, les harengs sont "vidés"....ils sont plus maigres et leur chairs plus sèches.  A ce moment là, on les appelle "maatjes"...en néerlandais, cela veut dire "vierge".

En filets marinés dans du vinaigre avec des oignons et des aromates, ce sont des "rollmops". 

La marchande de poupées....

marchande poupées

Ah ces belles poupées d'époque.  Ma mère aimait m'expliquer les détails de celles-ci...La finition des vêtements, leurs "vrais" cheveux.  J'en possède encore une mais dans un tel état, que je n'ose vous dire !!!!  J'avais entendu parlé à l'époque du dernier restaurateur de poupées à Ettebeek.  Quelqu'un peut-il me dire si il existe toujours et où se trouve exactement sa boutique ?

Merci à Guillaume K.  pour cette belle photo.

06/01/2009

C'est le Brol aux Marolles

 

vieux marché 01

 

C'est le Brol aux Marolles!

roman bruxellois de Georges Roland

éditions bernardiennes

Le livre:

Amaï ! C'est le brol aux Marolles ! Et c'est Roza la rame du métro

qui te le dit, fieu ! Ça est pas du cuit dans le bon beurre ! Elle en avait

la larme aux phares, la pauvre crotje.

On rencontre de ces énergumènes, dans les petits parcs,

à Bruxelles ! Des jeunes mères boxeuses, des dragueurs boxés, des

amoureux cinquantenaires sur les bancs publics. Je te raconte pas le

peï à la gueule patibulaire, qui vient cracher ses incisives dans un

parterre de roses ! Ou l'Angliche qui cause pas comme nous, et dont

la mère est assassinée en pleine vie ! Ouille, ouille !

Ni une invasion de Noirs qui donnent le tournis aux

commissaires de police Guy Carmel et Isidore Turpin.

Ça est la première enquête de l'agent Bertrand Dughesclain.

Et je peux te dire que ça va faire monter le tram sur le trottoir !

Le brol, que je te dis !

en vente sur les sites :

http://www.bernardiennes.be

http://georges-roland-auteur.wifeo.com

et à la librairie Calligrammes à Wavre

PRIX: 14,50€

Format 15 x21, 196 p.

ISBN 978-2-9600805-2-0

vieux marché 02

 

 

Je m'appelle Roza, car les autres ils m'appellent pas : ils m'attendent.

Ça est juste si ils disent : « Tiens, la rame est là ! ».

C'est par mes galeries de taupe que je roule dans les intestins de la ville.

Je suis comme un tram qui est descendu à la cave.

Le matin, il y a un type qui vient me chercher en sifflotant.

Il a une mallette avec son thermos de café au lait et deux tartines beurrées avec du jambon ou une fricadelle, et avec une gozette aux cerises emballée pour la pause. Ça, c'est Jef Matras. On l'appelle comme ça car il aime pas de se lever. Mais il aime pas de se coucher, non plus, c'est pour ça.

Parfois, c'est Saïd qui vient me chercher, ça dépend des jours. Lui, il a jamais du jambon dans ses tartines, tu sais, il aime pas. Il dit comme ça que c'est du cochon, et que ça se mange pas, du cochon. Moi, je suis d'accord : je mange pas ça non plus. Je l'aime bien, Saïd, car il me cause comme avec sa femme ou avec ses gamins. Quand il est gai, il chante des trucs dans sa langue.

Il est vers cinq heures du matin quand ils viennent me chercher. C'est chouette en été, parce qu'il y a souvent du soleil, que j'entrevois par les carreaux du dépôt. Un peu de lumière, ça fait du bien, mais pas trop longtemps. Moi, je suis contente que dans mon noir. Les longues périodes où je fonce comme une folle, qu'heureusement il y a mes rails pour me guider. Et quand au bout du tunnel je vois un peu de clarté, la station n'est pas loin, et je ralentis. Va pas croire que c'est le conducteur qui freine, hein ! C'est moi ! Prends-moi pas pour une idiote !

. Je suis sortie de mes galeries, je me suis assise dans un parc, pour regarder. En stoumelinks1. Virtuellement, hein, comme on dit maintenant, vous avez compris!

Bien sûr, ils ne me voient pas, quand je les tiens à l'oeil. Ils agissent comme si j' étais pas là.

Au début, j'ai rien vu de fameux. Des crotjes qui viennent froucheler avec leur amoureux, des vieux kroums qui lisent leur gazette, ça est pas ça qui allait me faire du nouveau. Des comme ça, il y en a plein dans mes rames ! Et puis ça a commencé.

Toute cette histoire, je vous la raconte avec mon bon accent bruxellois, que si vous comprenez pas, eh bien : va voir le lexique à la fin du livre, ou bien venez faire un tour dans les Marolles. Moi, je vais faire un effort pour causer fransquillon.

Mais attention, hein ! Ici, il y a un Angliche, des pisseurs de comptoir, un ajoën caché derrière une aubette, des Pitje Schandaul , des moumas avec leur knelleke1, amaï1 ! Quel cirque !

icone_couvcompBrol_jpg-for-web

L'auteur:

Avant tout, je revendique ma belgitude, et

estime que mon sabir belge vaut bien le

pidgin qu'est devenue la langue française. Je dis nonante-neuf au

lieu de quatre-vingt-dix-neuf. Ce qui à mes yeux, vaut mieux que

d'utiliser des raccourcis anglo-saxons en guise de pédanterie.

Mais n'allez pas croire que je dis « une fois » à tout bout de

phrase. Et je n'aime ni les caricoles, ni le coca cola. Qu'est-ce que tuJe reste un Bruxellois blafard et mangeur de

dis en bas de ça, cadeï ?

poulet, un « kiekefretter » anar, en quelque sorte.

LISEZ UN EXTRAIT AU VERSO

1 va une fois voir le lexique à la page 195. Et quand tu comprends pas un mot, tu regardes là et

si tu le vois pas eh bien tu oublies. Moi je sais pas à l'avance ce que toi tu sais pas, hein?

 

vieux marché 03

 

 

vieux marché 04