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30/01/2007

Les bonnes oeuvres dans les Marolles

L’asile des vieillards rue Haute

 

Cette institution était voisine de l’impasse de Groseilles et de l’impasse de la Lampe.

 L’Hospice des Petites Sœurs des Pauvres Vieillards est situé au 260 de la rue Haute.  

 

En 1854, celles-ci étaient d’abord installées dans l’ancienne caserne des Lorraines de la rue de Rollebeek.  

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Complètement changer depuis les année 70...

L’asile des vieillards rue Haute

 

Cette institution était voisine de l’impasse de Groseilles et de l’impasse de la Lampe.

 L’Hospice des Petites Sœurs des Pauvres Vieillards est situé au 260 de la rue Haute.  

 

En 1854, celles-ci étaient d’abord installées dans l’ancienne caserne des Lorraines de la rue de Rollebeek.  

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C’est en juillet 1856 que fut inauguré le nouvel hospice par le doyen de Sainte Gudule et de la Chapelle.  La duchesse de Brabant et la princesse Charlotte sont joyeusement accueillies par les habitants du quartier. D’autres personnalités sont également invitées.  La rue Haute était pleine pour voir défilé tant de personnalités !

 

Les Petites Sœurs étaient très connues dans les Marolles et même ailleurs, elles partaient quêter pour leurs protégés dans les marchés de la capitale.  Elles se déplaçaient dans une charrette tirée par un cheval.  Quand en 1861, le cheval mourut de vieillesse, après sollicitation,  le roi fit fournir une autre bête. 

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On les voyaient encore dans les années 50 rue Haute...toujours à la recherche de dons ou de nourriture pour leurs protégés.

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Elles faisaient vraiment partie du paysage des Marolles.....
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Voilà l'heure de la sortie pour les vieux locataires....Ils vont pouvoir aller boire une petite pintje dans le coin...
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Les vieillards des Petites Soeurs des Pauvres bénéficiaient d'un espace réservé au "sanatorium de Scheut....ils ont pas l'air très heureux là !
 

Dans les années 70, tout fut rasé pour remplacer les anciennes installations par un immeuble plus moderne, moins beau mais plus confortable pour les vieux.

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On aperçoit sur la gauche de la rue de l'Abricotier une partie du nouvel hospice

 

En 1870, il y avait  au n°258 de la rue Haute, juste à côté de l’hospice, le vaste cabaret « Au Cheval Blanc » 

En 1812, il y avait au n°270 de l’autre côté de l’hospice, un important dépôt de location de voitures. 

A l’arrière de l’hospice, il y avait un très grand et très beau jardin qui s’étalait jusqu’à la rue Montserrat.  Malheureusement  cet endroit deviendra plus tard un terrain vague abandonné par les héritiers de l’ancien propriétaire Monsieur Fiévez.  

C’est un riche propriétaire qui acquit le terrain pour y construire un nouveau quartier et donna même son nom à l’une de ses impasses…Van Capenberg !  Dans l’enfilade de maisons construites, il y avait une allée centrale et des zwanzeurs bruxellois le baptistère BLOEMPANCHGANG …c’est en 1882 que la rue fut appelé rue de l’Abricotier. 

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Photo prise de la rue Montserrat dans les années 50.  Aujourd'hui, toute la partie gauche appartient à l'hôpital Saint Pierre
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Photo typiquement Marollienne !  Manque plus que le son...nous sommes au numéro 13 de la "Bloempanchgang"....
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1901 rue Haute.  Au niveau de la charrette à chevaux, on distingue la rue de l'Abricotier et au niveau de la charrette à chien, débutait là, l'impasse Defuisseaux. 

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29/01/2007

rue des Minimes...Un drôle de problème

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Au pied du Palais de Justice....qui s'en souvient ?  Cette photo date des années 40.  A cette époque, il y avait à cet endroit, la cité Van Mons.  Il faut savoir que tous les terrains à cet endroit appartenaient dans le milieu des années 1800 à la famille Van Mons.  Monsieur Van Mons était un bourgeois et philanthrope.  Il avait fait un important legs à la Ville en 1848.  A sa mort, sa veuve fit construire à cet endroit, un ilot de maisons ouvrières. 

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Au début des années 1900, il y avait environs 300 personnes qui logeaient dans ce ilot.  Il y avait à cet endroit, que 5 cabinets d'aisances, 3 ouvertures de robinets d'eau par jour sauf le samedi ! Et éclairé par un seul réverbère à gaz.  Jusqu'à la fin des années 50, les caves de cet endroit servirent de laveries (poembak).

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Le tout fut rasé pour y construire des logements sociaux.  C'est là que j'allais jouer dans les années 70. 

Au fil des années 70 ,dans l'indéférence la plus totale, j'ai vu l'état de ces logements se délabrer de façon spectaculaire.  Je reste persuadée qu'avec un bon encadrement et un bon service de surveillance, ces appartements n'auraient jamais été dans un tel état !

Aujourd'hui, la moitié de ceux-ci sont murés, et tout est quasi à l'abandon....Que fait la commune ?  Pourquoi n'envisage-t-on pas une rénovation ?  (si il n'est pas trop tard)  On pourrait y loger des SDF quand il fait froid !  J'avoue que cela fait des années que je m'interroge....

ascenseur

Et puis un jour, j'ai vu arriver CA !!!!!  Je me suis dit : "pas d'argent pour la rénovation mais pour CA...oui" !!!!! Incompréhension !  Fallait-il vraiment construire cet ascenseur ?  Oui...ca évite aux gens qui viennent du haut de traverser un quartier à haut risque ! 

Quand nous étions petits, et quand il neigeait, on prenait notre traîneau et on passait des heures à se laisser glisser sur les pentes du Palais !  Il y avait du monde, il y avait de la vie, les gens étaient sur le pas de la porte et les gosses jouaient dehors ! A ce jour, j'aimerais savoir quel sont les plans de la ville concernant cet endroit ? Il doit y avoir quelque chose qui se prépare là !

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18/01/2007

Toots Thielemans

Bien entendu je ne pouvais pas ne pas parler de notre artiste !

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TOOTS THIELEMANS : BRUSSELSE KET MET WERLDFAAM

 

Daane van d’Uugstroêt mè za mondmuziekske

 

“Mijn roots liggen in de Marollen.  In d’Uugstroêt numero 241 hielden mijn ouders stammenei ‘t Trapken af heette dat.  Daar is het begonnen toen ik een jaar of drie was.  ‘t Schijnt dat ik destijds vol bewondering de accordeonist imiteerde die er iedere zondag kwam spelen.  Il heb toen mijn eerste accordeon gekregen.  Vijftien jaar later kocht ik een mondharmonica.  Nog later ben ik gitaar beginnen spelen en uiteindelijk greep ik terug naar mijn mondmuziekske.

Toots

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(photo Jos. Knaepen)

Aujourd’hui devenu Baron Jean-Baptiste Frédéric Isidor Thielemans

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Il apprendra la guitare en écoutant les disque de Django Reinhardt jouant avec Stéphane Grappelli.  

 

Les musiciens  de son premier groupe décide de le surnommer « Toots » parce que Jean Thielemans ne fait pas assez Swing

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Un petit air de Bluesette sur

http://video-downloads.12freemusic.com/harmonica_bluesette-toots-thielemans.htm

Patientez un peu et écoutez….

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Le site officiel : www.tootsthielemans.com

 

Toots est un personnage attachant et d'une extrême gentillesse...merci pour sa belle musique

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12/01/2007

Toone ...suite (2) rue Christine et environs

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La rue Christine en 1930. 

C’est au n°5 de la rue Christine que résida le montreur de marionnettes Toone I, Toone l’Ancien, de 1835 à 1880. 

Il y jouait gratuitement, et d’instinct, ne sachant ni lire, ni écrire ! 

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L'entrée du théâtre...

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L'atelier aux marionnettes de Toone de Daniel Van Landewyck.  A gauche, Marcel Wolfers sculpte des têtes au couteau (photo Soir Illustré)

Il faut noter au passage, que Toone V, alias Daniel Van Landewyck, devait y opérer une belle résurrection le 28 mars 1931, après Toone IV symbolisé par Antoine Taelemans, le fils de François Taelemans (Toone II), mort en 1890 qui lui était, dans l’impasse des Liserons (rue Haute face à l’hôpital St Pierre)….vous me suivez ?????

 

Toone V était revenu rue Christine après une interruption forcée qui provenait du fait que le bourgmestre A. Max l’avait fait nommer électricien du Cirque Royal.

 

Dans le théâtre de la rue Christine, il y avait 9 bancs et des perchoirs pour les spectateurs.  La scène était couverte d’un modeste rideau et était minuscule et basse.

 

Toone V reprenait en marollien tous les romans de la Table Ronde ceci était une tradition.

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L'autehtique "Woltje" bruxellois (photo soir illustré 1930)

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Charlemagne

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Napoléon

La mode des marionnettes étant passée, les gens préférant le cinéma, ce fut le début de la fin.

Il faut dire aussi que les habitants du quartier n’aimaient pas les bourgeois qui venaient voir le spectacle, ils débarquaient là dans des voitures de luxe et se faisait réserver la salle pour ne pas être mélangé aux autochtones !

 

Fini …plus personne ne s’intéressaient à Lagardère den Boeld, Cacanieke, Luppe Kassei, Het Woltje, de Scjeome, de Krume, den Turk …..

 

Alors Toone s’en alla dans quelques cafés chics de la Portede Namur sans grand succès et ce jusqu’à la fin de la guerre.  

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Rue Haute impasse de Varsovie-Warschau Gang (en rouge) En 1944, Toone VI y a élu domicile.

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On peut dire aussi que Toone VI se réfugia  avec ses marionnettes aussi dans l’Impasse des Arbrisseaux (si je ne me trompe) fin 1944 après qu’une bombe V1 allemande l’eut chassé de sa cave de l’impasse de Varsovie voisine.  Et quand on décida de raser sa maison de l’impasse de Varsovie, il s’en alla se produire après 1956 au Lievekenshoek de la place de la Chapelle. 

 

TooneTheatre

 

 

25/12/2006

Un cortège militaire insolite dans la rue Haute à Bruxelles (photos de Francis Verbesselt)

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Et si je ne me trompe, il s'agit de l'anniverssaire de la libération (40-45)

13:41 Publié dans marolles | Commentaires (0) |  Facebook | |