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12/02/2013

Décès de Max ...

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On ne verra plus "MAX" dans le quartier; Max était installé avec sa kerre de karikolles en face de La Clé d' Or sur un coin de la Place du Jeu de Balle. Il est le mari de Marie qui elle est installée rue Haute au Wiels Renard. Une messe se tiendra à l' église du Vieux-Marché ce jeudi 14 février à 11h. ( Nicolas Nicky Luppens)

 

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Toutes mes condoléances à Marie (sa femme ici sur la photo) et à sa famille

16/01/2013

petite chronique de 1933 suite

 

 

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Plus de 1800 familles utilisent les carnets de dix coupons, au Théâtre royal de la Monnaie, et font une économie de 20%.  Prix du carnet : 280 FB.

 

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Théâtre de l'Alhambra

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Théâtre Molière

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Le Théâtre du Parc

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Le Cirque Royal

 

La question du chapeau au théâtre est un des graves problèmes de l’heure présente.  Quand le chapeau est interdit aux dames, il en est qui, légitimement, peuvent prétendre que le minuscule bonnet qu’elles portent de côté n’est pas un chapeau.  L’ouvreuse n’est pas de cet avis.  Le bourgmestre Max vient de les mettre d’accord : il a donné pour instructions à la police de tolérer que les dames occupant dans les théâtres les places où les chapeaux est interdit portent des coiffures basses, enserrant la tête et dont les garnitures ne puissent gêner d’autres spectateurs.

 

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Théâtre de la Monnaie et Taxis

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Théâtre Flamand

 

 

 

 

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-La Police bruxelloise compte 1256 personnes.  Un budget de plus de 30 millions.  Signalons que le nombre d’automobilistes qui ont reçu une contravention pour avoir dépassé les 40 km/h en ville s’est élevé à 1834, pour l’ensemble de l’année dernière.

 

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COMMISSAIRE EN CHEF SOUS LES VERROUS

Dimanche 17 décembre 1933, le juge d’instruction Demuylder, après avoir conféré avec M. Simons, premier président de la cour d’appel, a placé sous mandat d’arrêt M. Geroges Angerhausen, a avoué avoir servi d’intermédiaire pour la vente d’huiles et d’essences de la maison Pauwels, avoir touché de ce chef des commissions, et avoir, à la demande de Pauwels, « classé sans suite » plusieurs contraventions ou procès verbaux.

 

GENDARMERIE ET T.S.F.

Le budget de la Gendarmerie, pour 1933, est en diminution de 12 millions environ sur celui de l’année dernière.  Il y a cependant un poste nouveau important : celui de 410.000 FB, qui prévoit la réalisation du réseau permanent de télégraphie sans fil de la Gendarmerie.

A propos, combien y a-t-il d’appareils de T.S.F. en Belgique ? A l’heure actuelle plus de 285.000 détenteurs de postes récepteurs ont acquitté la taxe.  Plus les fraudeurs…..

 

-Le mardi 16 mai 1933, les nouveaux gendarmes motocyclistes chargés de la surveillance de nos routes ont opéré pour la première fois.  Aux environs de Cortenberg, ils ont arrêté un automobiliste, qui avait oublié de corner lors d’un dépassement en rase campagne.  L’automobiliste a reçu des instructions précises sur les règles de la circulation qu’il venait d’enfreindre.

 

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LE CRIME DES SŒURS PAPIN

Le 2 février 2013, dans l’après-midi, un habitant du Mans rentrant chez lui avait découvert sa femme et sa fille étendues sur un palier, le visage broyé, le crâne écrasé et la partie inférieure du corps tailladée.  Les deux bonnes, les sœurs Papin, qui avaient commis ce double meurtre, étaient dans leur chambre.  Elles avouèrent, calmes en apparence, leur forfait.  Trois psychiatres concluent à leur entière responsabilité.

 

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-Le mardi 9 mai 1933, M. Hymans, ministre des Affaires étrangère et vice-président du Conseil des ministres à demandé aux Chambres d’accorder des pouvoirs spéciaux au gouvernement pour une durée de trois mois.  Il les a obtenus.  Début juin, le gouvernement promulguait dix arrêtés-lois dont le but était de rétablir l’équilibre budgétaire.  Traitements, pensions d’ancienneté, pensions de vieillesse subissent une réduction générale de 5%.  Les subventions et les subsides sont réduits de 20%.  Les dépenses d’administration sont diminuées en bloc de 10%.  Une taxe de crise frappe les titulaires de revenus supérieurs à 35.000 FB.  Une contribution d’un et demi pour cent est appliquée à tous les citoyens.  Au mois de juillet, se livre la première bataille politique des ondes : on entend sur les antennes de l’I.N.R. ministres et membres de l’opposition.

 

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-L’Art nègre est à la mode… Les marchands de curiosité, à Bruxelles, Paris, Berlin, Londres, New York, se sont évertués à orner les musées et les salons de statuettes et de masques.  Un tel engouement a inévitablement créé des imitations.  Des objets ont été fabriqués en nombre sur le sol même de l’Afrique, sous la conduite d’Européens malins.

 

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A LA GLOIRE DE LA MAROLLE

 

Ce dimanche 1er juillet 1933 folklore bruxellois a connu une journée exceptionnelle.  Les amis de la zwanze et du délicieux parler bruxellois qui, hélas, se meurt lentement, ont inauguré, en contrebas du Palais de Justice, un bas-relief du sculpteur Pierre Wolf représentant un jour de guindaille dans le vieux quartier populaire de Bruxelles.  Traitée à la manière de Pierre Breughel le vieux, peintre incontesté des liesses brabançonnes, l’œuvre rappelle qu’il fut, lui aussi, habitant de ce quartier (sa maison se situait rue Haute et est enterré dans l’église de la Chapelle… enfin… dit-on).  Ce fut un pittoresque épisode de cette vie populaire de notre capitale qui se termina, comme il se doit, dans les estaminets du quartier, où gueuze, faro et lambic coulèrent à flot.

 

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TRANSFUSION SANGUINE

Le professeur Bogomoletz, membre de l’Académie des sciences de Moscou, vient de signaler que la transfusion du sang pourra désormais être largement opérée.  Cette transfusion en masse a été rendue possible par la découverte d’une méthode de conservation du sang.  C’est ainsi que du sang expédié de Moscou a pu être utilisé dans d’excellentes conditions à Vladivostok, à plus de 10.000 km.

 

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-Hitler plébiscité par 40 millions d’Allemands. 

L’ancien peintre en bâtiment Adolf Hitler, celui-là même qui avait tenté un coup de force à Munich en 1930 mais avait alors échoué, va, en une seule année -1933- prendre le pouvoir absolu en Allemagne.

 

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UN REMOULEUR A L’ ABRI

Décidemment, on n’arrête pas le progrès.  Cet aiguiseur bruxellois a remisé la charrette à bras qu’il poussait de par les rues pour la remplacer par une automobile.  Pour rendre à nouveau tranchants couteaux et ciseaux, notre homme n’a plus besoin de pédaler sur sa meule, puisque celle-ci est entraînée par le moteur.  Mais où s’en va le pittoresque d’hier ?

Que le pittoresque s’en aille, affirme-t-il, n’a guère d’importance pour moi.  Depuis que j’ai mis mon installation au goût du jour, je me fatigue beaucoup moins.  Et, en outre, je n’ai plus à me soucier des intempéries !

 

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10/01/2013

Chez Toone à l'époque ....

 

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Pendant la semaine sainte, Toone met en scène le Vrai Mystère de la Passion de Notre-Seigneur.  Alors que tous les personnages sont présents sur la scène, la Vierge s’approche de son fils pour le réconforter.  Le Christ, infiniment las, lui répond : « Och, Moema !  Ik hem flanelle biene ! ».  Dit dans le langage de chez nous, par les acteurs de Toone, n’est-ce pas là un moment des plus émouvants du théâtre ?

 

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Dans les coulisses, les plus grands noms de l’histoire : Charlemagne-à-la-barbe-fleurie, Poepa, le duc de Guise, Blache de Nevers, Lagardère, les spadassins, la Sainte-Vierge, Jeudass, Juuzeke et tant d’autres. 

La préférence de Toone va aux pièces de cape et d’épée dans lesquelles les nobles chevaliers sont aux prises avec les vilains traîtres.

 

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Toone leur fait parler tous la même langue mais il parvient à se placer dans la peau de chacun de ses personnages.

Ses représentations ont fait les délices de Bruxelles-Kermesse, à l’exposition universelle de 1910.

 

Extrait du livre « La rue Bruxelloise vers 1900 » de la CGER

 

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1931, Toone est ressuscité !  C’est dans un des coins les plus pittoresques de la rue Haute, au n°6 de la rue Christine, que s’est ouvert en cette fin du mois de mars le théâtre de marionnettes de Toone V, plus communément dénommé Daniel Van Landewijck.  Il succède à Jan de Crol.

 

Extrait du journal « Le Soir »

 

 

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Noël chez Toone.

Vers les années 1917-18, le grand écrivain belge Michel de Ghelderode entreprit la tâche de mettre par écrit, pour qu’elle ne se perde jamais la tradition orale qui se transmettait de père en fils dans la dynastie des montreurs de marionnettes et qui remontait à l’époque de la domination espagnole.  Dans ce but, il se mit à fréquenter assidûment les Marolles et recueillit de la bouche de Jean Hembauf, dit Toone IV, les éléments nécessaires à la rédaction de ces petits chefs-d’œuvre de folklore.

 

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Voici en résumé l’histoire de la Nativité telle que José Géal 6ème de la dynastie des Toone la présent encore aujourd’hui.

-La scène du castelet représente Béthléem où Joseph et Marie se sont rendus pour calcul des enfants.  La ville de la Nativité est présentée sous l’aspect… de la Grand’Place de Bruxelles.

Le préposé à l’ordre public n’est autre qu’un brave ajoein ou stockagent  (agent de police) de la capitale, qui accueille le couple….

L’agent : - Qu’est-ce que vous faites sur la voie publique ?  Allei, circulei !

Joseph : - Rien.  Nous sommes à la rue.  Ayez pitié de nous !

L’agent : Ca est triste.  Vous avez l’air de gens convenab’.  Si vous êtes pas trop difficiles, prenez la première rue à droite.  Vous trouverez une étab’ avec un âne et un bœuf.

Marie : - Merci, monsieur l’agent.  Le petit Jésus va naître à minuit…

Un ange de Dieu apparaît aux bergers effrayés.  Leurs trognes enluminées, représentant des hommes du peuple, rappellent irrésistiblement les Masques ostendais du peintre James Ensor.

L’ange : - Allez adorer le petit Jésus.  Moi, je regarderai à votre troupeau.

Un berger : - Ousqu’y faut aller, Monsieur l’Ange ?

L’ange : - C’est là ousque l’étoile pend dessus.

Les bergers, en chœur : - Allons adorer le petit Jésus qui à froid !

Hérode, le traître de la Nativité, est représenté sous le costume d’un homme de loi (genre de personnage très peu prisé du populaire.  Il vient d’apprendre de la bouche de son devin Pinnemouch que Jésus était né et que ce petit bébé allait le mettre bas, lui le grand roi célèbre dans l’Histoire Sainte.

Il appelle ses sbires (représentés par des marionnettes habillées en soldats espagnols de l’époque de Philippe II) et leur dit :

-Vous allez tuer tous les petits enfants qui viennent de naître.  Comme ça, je suis sûr de pas manquer le petit Jésus !

Un sbire : - Sire, y z’ont rien fait, tous ces mennekes !

Hérode : - Ca est un ordre !  Et pour finir, coupe la tête de ce Jean-Baptiste qui a baptisé le petit Jésus … et apporte-la.

Le sbire : - Dans du papier ou sur une assiette ?

Nous somme à nouveau sur la Grand’Place de Béthléem-Bruxelles.  Les sbires procèdent au massacre des innocents sous l’œil attérré des parents.  Hurlement, batailles féroces, brutis d’orage.  Tout à coup, le capitaine des sbires crie Victoire ! …  

Tous s’en vont et le capitaine va faire son rapport à Hérode.

Le capitaine : - Sire, on les a tous tués !

Hérode : - Tu es un leugenoet (menteur).  Ca est pas vrai ! Le petit Jésus à joué Schampavie !

Le capitaine : - Ca est impossib’ !

Hérode : - Combien de ketjes as-tu tranchés ?

Le capitaine : - 200..357 tous justes.

Hérode : - Il y en a un trop peu.  Recommence !

Le capitaine : Pitié, Sire ! Je n’ai plus le courage….

Hérode : - Ara ! (il tue tous les bires).

Tout à coup, Lucifer et la Mort apparaissent dans une apothéose de feux de Bengale.  Hérode est terrifié.

Lucifer : - Misérable bourreau ! Ton heure a sonné !

Hérode : - Attends ! Je vais me repentir …

Lucifer : - Trop tard !

Lutte effroyable… Hérode est entraîné en enfer avec tous ses sbires.

Lorsque le spectacle est terminé, la toile de fon du castelet se lève et une crèche illuminée apparaît.  Elle reproduit fidèlement, avec des marionnettes, celles que l’on peut voir les églises.  Michel de Ghelderode, qui assista aux anciennes représentations de Toone, rapporte :

« En ce moment, un joueur entonnait une chanson de circonstance.  A la fin de l’air, il jetait des bonbons bon marché dans la salle.  Le public populaire, qui attendait cet instant, criaillait à tue-tête : Koekskes ! Koekskes !

 

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06/01/2009

C'est le Brol aux Marolles

 

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C'est le Brol aux Marolles!

roman bruxellois de Georges Roland

éditions bernardiennes

Le livre:

Amaï ! C'est le brol aux Marolles ! Et c'est Roza la rame du métro

qui te le dit, fieu ! Ça est pas du cuit dans le bon beurre ! Elle en avait

la larme aux phares, la pauvre crotje.

On rencontre de ces énergumènes, dans les petits parcs,

à Bruxelles ! Des jeunes mères boxeuses, des dragueurs boxés, des

amoureux cinquantenaires sur les bancs publics. Je te raconte pas le

peï à la gueule patibulaire, qui vient cracher ses incisives dans un

parterre de roses ! Ou l'Angliche qui cause pas comme nous, et dont

la mère est assassinée en pleine vie ! Ouille, ouille !

Ni une invasion de Noirs qui donnent le tournis aux

commissaires de police Guy Carmel et Isidore Turpin.

Ça est la première enquête de l'agent Bertrand Dughesclain.

Et je peux te dire que ça va faire monter le tram sur le trottoir !

Le brol, que je te dis !

en vente sur les sites :

http://www.bernardiennes.be

http://georges-roland-auteur.wifeo.com

et à la librairie Calligrammes à Wavre

PRIX: 14,50€

Format 15 x21, 196 p.

ISBN 978-2-9600805-2-0

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Je m'appelle Roza, car les autres ils m'appellent pas : ils m'attendent.

Ça est juste si ils disent : « Tiens, la rame est là ! ».

C'est par mes galeries de taupe que je roule dans les intestins de la ville.

Je suis comme un tram qui est descendu à la cave.

Le matin, il y a un type qui vient me chercher en sifflotant.

Il a une mallette avec son thermos de café au lait et deux tartines beurrées avec du jambon ou une fricadelle, et avec une gozette aux cerises emballée pour la pause. Ça, c'est Jef Matras. On l'appelle comme ça car il aime pas de se lever. Mais il aime pas de se coucher, non plus, c'est pour ça.

Parfois, c'est Saïd qui vient me chercher, ça dépend des jours. Lui, il a jamais du jambon dans ses tartines, tu sais, il aime pas. Il dit comme ça que c'est du cochon, et que ça se mange pas, du cochon. Moi, je suis d'accord : je mange pas ça non plus. Je l'aime bien, Saïd, car il me cause comme avec sa femme ou avec ses gamins. Quand il est gai, il chante des trucs dans sa langue.

Il est vers cinq heures du matin quand ils viennent me chercher. C'est chouette en été, parce qu'il y a souvent du soleil, que j'entrevois par les carreaux du dépôt. Un peu de lumière, ça fait du bien, mais pas trop longtemps. Moi, je suis contente que dans mon noir. Les longues périodes où je fonce comme une folle, qu'heureusement il y a mes rails pour me guider. Et quand au bout du tunnel je vois un peu de clarté, la station n'est pas loin, et je ralentis. Va pas croire que c'est le conducteur qui freine, hein ! C'est moi ! Prends-moi pas pour une idiote !

. Je suis sortie de mes galeries, je me suis assise dans un parc, pour regarder. En stoumelinks1. Virtuellement, hein, comme on dit maintenant, vous avez compris!

Bien sûr, ils ne me voient pas, quand je les tiens à l'oeil. Ils agissent comme si j' étais pas là.

Au début, j'ai rien vu de fameux. Des crotjes qui viennent froucheler avec leur amoureux, des vieux kroums qui lisent leur gazette, ça est pas ça qui allait me faire du nouveau. Des comme ça, il y en a plein dans mes rames ! Et puis ça a commencé.

Toute cette histoire, je vous la raconte avec mon bon accent bruxellois, que si vous comprenez pas, eh bien : va voir le lexique à la fin du livre, ou bien venez faire un tour dans les Marolles. Moi, je vais faire un effort pour causer fransquillon.

Mais attention, hein ! Ici, il y a un Angliche, des pisseurs de comptoir, un ajoën caché derrière une aubette, des Pitje Schandaul , des moumas avec leur knelleke1, amaï1 ! Quel cirque !

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L'auteur:

Avant tout, je revendique ma belgitude, et

estime que mon sabir belge vaut bien le

pidgin qu'est devenue la langue française. Je dis nonante-neuf au

lieu de quatre-vingt-dix-neuf. Ce qui à mes yeux, vaut mieux que

d'utiliser des raccourcis anglo-saxons en guise de pédanterie.

Mais n'allez pas croire que je dis « une fois » à tout bout de

phrase. Et je n'aime ni les caricoles, ni le coca cola. Qu'est-ce que tuJe reste un Bruxellois blafard et mangeur de

dis en bas de ça, cadeï ?

poulet, un « kiekefretter » anar, en quelque sorte.

LISEZ UN EXTRAIT AU VERSO

1 va une fois voir le lexique à la page 195. Et quand tu comprends pas un mot, tu regardes là et

si tu le vois pas eh bien tu oublies. Moi je sais pas à l'avance ce que toi tu sais pas, hein?

 

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18/09/2007

marolliens

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Numériser

 

1ère photo, c'est SWAS (Françoise Decleir) ma boma avec moi (Patrick Vercauteren) dans ses bras, derrière c'est Jef Latour son beau frère du vismet. Cette photo a été prise dans le stameneï "Chez Jean" rue de la Verdure, café tenu par mes grands-parents jusqu'en 1976.
 
2ème photo c'est Schun Jeanke (Jean Degroen) ancien vice-président de l'Anneessens sportif dans son bistro "Chez Jean"
 
3ème photo c'est SWAS avec son fils Dédé (Désiré Degroen) près de la place De Brouckère en mai 1945.
 
 
Merci Patrick Vercauteren et bienvenue parmis nous ;-)

21:21 Publié dans Marolle, marolles, PORTRAITS | Commentaires (11) |  Facebook | |