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09/06/2007

Les jolies colonies de vacances....

plaine A.Max1

 

Station d'éducation en plain air Adolphe Max

 

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Et aussi ....

 

Grande première ….Février 1959, les fillettes de l’école 15 prendront le train direction Villars-de-Lans, dans les Alpes françaises.  Un voyage  d’un mois.  Durant ces « classes de Neige » elles seront accompagnées de leur institutrice …

13/04/2007

jeux d'enfants...autrefois....

Que pouvais bien faire les enfants pendant les vacances ou les jours de beaux temps…

 

Il y avait le plaisir de faire l’aller-retour au littoral en train. 

blankenberg estacade

bankenberge

 

blankengerg 2

Blankenberghe était la plage préférée des Bruxellois

a lire l'histoire de Blankenberghe chez Claude

 

Mais ceux qui étaient moins privilégiés restaient dans les rues…

Certains partaient avec leur tartines se balader dans les sablonnières de St Gille ou de St Josse à la recherche des « langues de katjes » (dents fossilles)

Les garçons allaient faire sauter leurs « clachedops » à la cravache….faire ronfler leurs toupies musicales à l’odeur de vernis vanillé. 

Ensemble ils jouaient « Boer op Touffel » devant les maisons en construction. 

Dans les rigoles ils faisaient rouler les « belles cartaches » en verre ou en terre cuites.  Aux jeux de billes, il y avait je jeu  au carré, à la fosse,  à pair ou impair et ils pouvaient « skitter » de la hauteur de leurs genoux.

chanteuses de rue

Petites chanteuses de rue près de la Marolles

 

Mais aussi…

Gendarmes et voleurs, barre ou tereling (jeu qui permet de traverser la chaussée à cloche pied, sans encourir de pénalité), sont joués jusqu’à la fatigue. 

Au repos, avec de gros sous de bronze, ils jouaient à la ligne ou au bouchon.

Avec les filles, ils aimaient le cachette perché, le cachette fer, le cachette courir, le cachette coupé, mais de préférence le cachette caché, qui permettait une retraite délicieuse dans un coin retiré auprès de celle pour qui ils avaient une « bountje ».

Du haut de la butte du Parc de Saint Gilles ils renouvelaient le jeu des anciens au Vossegat à Uccle, par couple ils s’étreignaient têtes bêche, pour rouler au bas du talus.

place nouveau marché aux grains

Place du Nouveau Marché aux Grains

 

Ils déchaussaient les pavés des rues avec des « Plekkeleers » (larges rondelles de cuir au bout d’une corde).

 

Ils cueillaient les « patate bolle » dans les champs de pommes de terre pour en faire des projectiles lancés à l’aide d’une baguette souple ou d’une baleine de parapluie.

 

Les filles jouaient au Bébé (marelle), aux osselets, à la savate, à colin maillard. 

 

Les enfants aimaient aussi s’élancer sur les réverbères afin de s’accrocher et tourner tout autour.  Les garçons aimaient ces panneaux pour se servir de cible pour le tir à la catapulte.  Tout était bon pour  faire passer le temps…clef de boîte à sardine, pétards au verre pilé enveloppés de papier, pour effrayer les chevaux du tram, allumettes cric-cracs pétaradant longuement, frottées sur les murs …

rue de flandre

Kets de la rue de Flandre

 

Et les chansonnettes…

Pour le jeu de la balle au mur en se retournant les filles chantaient :

-Mon père est à Paris, ma mère est à Versailles et moi je suis ici, Couchée sur la paille !

Avec leur prince elles feront une farandole en chantant :

-Entrez dans la danse, faites la révérence, dansez, valsez …Vous pouvez vous retourner…

 

Il y a aussi Rond rond macaron…Promenons-nous dans le bois…Pomme reinette, pomme d’api…Une poule au mur qui picotait du pain dur…Sur le pont d’Avignon…Il était une bergère…Il pleut, il pleut bergère…Cadet Roussel…J’ai du bon tabac…Le bon roi Dagobert…Malbrouck s’en va-t-en guerre…Mon père m’a donné un mari…Un petit navire…Maman les p’tits bateaux….Quand j’étais petit je n’étais pas grand…La mère Michel…Au clair de la lune…Trempe ton pain…

 

Et à leur poupée elles chantaient

Do do kineke do

Slop good, uw oogskes to

 

Elles chantaient en s’aiguisant l’un sur l’autre leur index…

Aschliep ! Aschliep !

Mademoiselle Fricadelle

Votre chemise n’est pas trop belle...

rue de flandres2

Rue de Flandre

 

Le matin, les enfants partaient à l’école avec un cens ou un sous pour acheter deux demitjes, des parapleukes (champignons colorés, fixés sur une allumette).  Les enfants confectionnaient des bouteilles de calichezap avec du jus de Calabre.  Les sucreries célèbres étaient les lacets, les sabots, les petites souris en réglisse, les peper mint (pastilles à la menthe) et avec le bois de réglisse, ils confectionnaient des chiques.  Ils appréciaient le coco au goût de savon de Marseille, les gousses de cacao séchées, aux durs pépins à saveur de pomme et dénommées Kettes de singe.  Ils suçaient de l’acide citrique qui leur creusait la langue !!!

Pour dix centimes au Sablon on vendait des fruits liés sur un bâtonnet.  Chez le pâtissier on vendait des cornets de déchets de gâteaux.  Au marché ils buvaient un verre de lait battu ou un verre de coco à la fontaine ambulante du marchand.  

rue de la loi 2

Ketjes de la rue de la Loi

 

A la foire il y avait le karabitjesmeuleke, le nougat de Montélimart.  A la maison, leur maman déversait sur la table des Nick-nacs….

 

Extraits d’un texte d’un texte d’Archambeau  en 1951.

vue rue de flandre et rue antoine dansaert

Ketjes sur le pont du canal à l'entrée de la rue de Flandre et rue Antoine Dansaert...

 

Mais malheureusement, un évènement sordide viendra troubler la quiétude des enfants…

 Ma grand-mère me parlait encore de l’assassinat de la petite Jeanne Van Calk de la rue des hirondelles (près de la place de Brouckère)…cette affaire avait secoué les Bruxellois et pas mal de cartes postales avaient été éditées au profit de la mère et de la grand-mère de la fillette.    

Le 7 février 1906, vers minuit, deux passants découvrirent un grand et lourd paquet abondamment ficelé, posé devant la porte de la maison n°22.  Ils portèrent celui-ci au commissariat du Marché aux Grains.  Horreur !  Ce paquet contenait la tête et le tronc d’une fillette....les jambes fut sectionnées (elles furent retrouvées 8 jours plus tard dans un terrain vague à Laeken.    Très vite on appris que c’était le corps de la petite Jeanne âgée de 8 ans.  Elle avait quitté à 19h la maison de sa grand-mère, quai aux Pierres de Taille, pour se rendre à la maison boulevard Baudouin.  Sur ce bref trajet, une camarade avouera plus tard qu’elle avait aperçu son amie en compagnie d’un monsieur (qu’on ne put jamais identifié) !!!  

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L’autopsie révéla que l’enfant avait bu une grande quantité d’alcool, ce qui l’avait fait vomir violemment ; elle en eut les voies respiratoires bouchées et mourut de suffocation.  Elle avait été préalablement violée, mais non brutalisée.  L’homme n’avait sans doute pas eu l’intention de la tuer…seulement d’abuser d’elle.  Jamais on ne retrouva le moindre indice permettant de découvrir ce criminel, malgré l’énorme mobilisation policière et judiciaire, qui dura plusieurs mois.  L’insuccès de la police fut âprement déploré.  Les infanticides étaient très rares en Europe à ce moment là…

 

jeanne van calk

16/10/2006

Ah l'arrivée de Saint Nicolas aux Galeries Anspach ! Grand moment pour les tout petits bruxellois

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L'heure Joyeuse rue de la Paille

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