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29/05/2007

Bizuth caricaturiste belge durant la guerre de 40-45

Les formidables caricatures de Bizuth.

 

J’en avais parlé à Sophie, espérant pouvoir muscler ce post. Hélas, parfois, les recherches ne mènent à rien. C’est le cas de Bizuth, un dessinateur d’un immense talent et brusseleir de surcroît : faisons-nous plaisir !

Son nom est Hubert Olyff, il semblerait qu’il fut correspondant de guerre belge. Et puis c’est le néant, l’horrible habitude de ne pas répondre aux emails… Cela étant, Bizuth a été publié dans deux livres que l’on peut trouver sur les sites Internet de livres de deuxième main, à des prix moins drôle que ses croquis. A chaque fois il s’agit d’une collaboration avec Edmond Hoton après la libération du pays : « Eux et nous » et, nettement plus vachard, « Leurs gueules ».

 

Bizuth_1 copy

 

 

». L’occupant nazi est croqué et régurgité, les Alliés drôlement sympas et le bruxellois de l’époque… un peu entre les deux ! De toute façon, Bizuth possédait un coup de crayon remarquable, une patte de coloriste acérée (ça se dit ça « une patte acérée » ?). Personnellement, ce que je trouve fantastique sont les vues « aériennes », un don de la perspective étonnant et quelle vivacité dans l’installation des personnages ! Sans oublier les arrière-plans qui posent tellement bien l’ambiance.

 

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Je n’ai pas acheté les livres, j’ai reçu l’autorisation de reproduction de Bernard Paich, rédacteur en chef de l’excellent magazine français « 39-45 » qui est un tout grand titre de cette presse spécialisée. Thanks, Bernard !

 

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Je n’indique pas de légendes car, à ma connaissance, il n’y en avait pas. Sauf, pour la rue des Radis ! Si l’un d’entre vous possède le CD audio avec « Radish Street » du groupe jazz « The Ramblers »…

Appel aux lecteurs, comme on dit : si vous en savez plus…

Bon on se change en petit moineau des strotjes.

 

Robert Dehon

 

bizuth 1

 

 

 

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Merci Robert Dehon

un bruxellois dans la résistance

Mon oncle Joseph Hoeffler dans la résistance durant la seconde guerre mondiale.

 

Tente de rejoindre l’Angleterre pour combattre avec les alliés, mais ses essais restent infructueux.  Les contacts (entre autre un prêtre) sont méfiants et ne donnent pas suite à ses demandes.

 

En France, à Abbeville, il est engagé dans une entreprise belge travaillant pour les champs d’aviation en France occupée.  Les baraquements d’ouvriers se trouvant d’un côté de la Somme et le lieu de travail étant sur l’autre rive de celle-ci, il trouve l’opportunité de servir de passeur pour les évadés et personnes recherchées.  Il fera ainsi prendre à 90 personnes, en 3 mois, le bus des ouvriers traversant la Somme.  Il continuera jusqu’au jour où les allemands distribuent des numéros aux passagers du bus, rendant de cette manière tout passage clandestin impossible.  Il quitte dès lors la firme pour retourner en Belgique.

jef après la guerre

                     Mon oncle Jef ... Jo pour la résistance

 

En Belgique, c’est par le biais d’une infirmière sociale qui s’occupait de sa mère (ma grand-mère), qu’il rejoindra le Groupe G en 1940 à l’âge de 20 ans.  Il sera d’abord présenté à Henri ELIAS, chef direct pour la presse clandestine du front de l’Indépendance.

Il y sera dorénavant connu sous le nom de Jo.  ELIAS, par la suite, cèdera Jo au Groupe G ou Groupe Gérard qui est le Groupe chargé des sabotages.  Il est principalement composé d’intellectuels de l’ULB.  Jo aura comme instructeurs des canadiens anglais.

 

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Mon oncle en blouse blanche et casquette au dessus...milieur

 

Un des responsables du Groupe se nomme, BURGERS.  Jo aura souvent des contacts directs avec BURGERS , mais son contact habituel s’appelle Jean Hubert MEIRE.

Jo travaillera pour la région 4 (Bruxelles, Brabant Wallon) – Service de Sécurité dont il assurera les fonctions d’exécuteur.

Il possèdera un faux permis de port d’arme (il utilisera principalement un WALTER 7.65, mais aussi un BERETTA ou un PARRABELLUM, pour la mission Wauters*, une arme avec silencieux de même forme qu’une matraque (*voir plus loin).

Il aura le grade d’Adjudant SRA (service Renseignements et Actions).

 

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Les messages en provenance de Londres sur les ondes (BBC) et destinées à ce groupe, commençaient par : Message pour Philomène.  Ils étaient transmis par le War Office S-O-E (Special Operator Executive).  Le mot d’ordre transmis par Churchill était de mettre le feu à l’Europe.  Les cibles prioritaires étaient celle dont le bombardement aérien était rendu difficile par la proximité des habitations civiles. 

 

Jo effectuera des missions pour le front de l’Indépendance et pour le Groupe G.

 

Il recevra la Croix de Guerre avec palmes.  Caroline DEPROOST, sa compagne dans plusieurs missions obtiendra elle, la Croix de Guerre avec citation à l’ordre du Régiment (Renseignement et action emblème 2 sabres et 2 éclairs).

 

avis

Merci Roger Cornelis pour l'affiche...pub pour ton site http://sixties-collections.skynetblogs.be

 

Parmi ses missions, Jo transportera à plusieurs reprises des exemplaires du Journal LE FRONT.

Contrairement aux souhaits de ses chefs, il refusera de transporter ces colis par petits paquets, préférant risquer le tout pour le tout en transportant, en un seul trajet à l’aide d’une charrette à bras, l’ensemble des journaux.  Il parcourra ainsi, à la vue de l’occupant et à son insu, le trajet de la rue des Noyers à la rue de la Loi (dans la rue de la Loi se trouvaient la Kommandantur, la Weermacht et les Rexistes). 

 

affiche

beurk !

 

Il participera également à l’action du « faux Soir », en transportant celui-ci (rue de Ruysbroek –Imprimerie Wellens) mais aussi également en incendiant les camions qui devaient transporter le soir « volé ».  Cette action était rendue nécessaire étant donné que la manœuvre de diversion prévue par les anglais (un bombardement aérien) ne pouvait se faire.

 

Lors d’un transport, il fut arrêté par deux représentants de l’ordre qui soupçonnaient un trafic de marché noir.  Jo, avec un certain toupet, sans perdre le contrôle de soi, leur avoue tout de bon qu’il transporte des imprimés et déchirant l’emballage leur dit : « Vous voulez voir ».  Les agents interloqués, après s’être regardés et avoir jeté un regard furtif autour d’eux, n’ont pas insistés et se sont éclipsés.

 

faux soir 1943

reproduction de la première page du "faux" Soir

 

Autres missions :

-La libération de Tosia Darlinov une jeune sous-officier de l’armée russe (mission à préciser ?)

-l’élimination de NOTTENS, DESUTTER, Florentine GIRALD, WAUTERS (Florentine GIRALD échappera avec une blessure à la fesse, mais sera condamnée au peloton d’exécution après la guerre.  Elle mourut en femme courageuse, la tête haute.  WAUTERS, un traître du groupe G, reçu une balle dans le ventre mais parvint à s’enfuir malgré une poursuite par les deux compagnons d’armes de Jo.  Inexplicablement après la guerre, il profitera d’une pension d’invalide pour la blessure qui lui fut infligée !  Les deux autres individus ne purent être trouvés.  Ils seront également condamnés au peloton d’exécution après la guerre, en même temps que Florentine).

 

article presse

 

 

 

A une occasion, les allemands, qui cherchaient Jo, arrêtèrent son père Fernand (mon grand-père).  Sa mère Sophie THYS (ma grand-mère), amena ses enfants à la Kommandantur et menaça de les y laisser si leur père n’était pas relâché.  Le bluff réussit et Fernand rentra le jour même chez lui.

 

La gestapo est souvent descendue à l’adresse de Jo dans les Vieux Blocs pendant que celui-ci était réfugié dans l’église des Brigittines.

 

les sock agents et mon gd père

Mon grand-père était "stock agent" pendant la guerre (en bas à gauche) le voici avec ses compagnons...

 

 

Lorsque Jo fut arrêté (il voyageait dans un tram lorsque deux belges « Zivil Fändher » l’obligèrent à descendre) il fut questionné avec tous les moyens usuels utilisés par (la gestapo ?) durant 2 jours (il était convenu dans le Groupe G qu’en cas de capture, il fallait tenir 2 jours sans rien avouer, afin de permettre d’effacer toute trace du groupe).  Jo n’a jamais avoué quoi que ce soit et c’est peut-être pour cette raison qu’il ne fut pas exécuté, les allemands n’ayant pas de preuves tangibles qu’il appartenait à un groupe de résistants.  Jo conservera de nombreuses marques dues aux entailles qui lui furent infligées durant son interrogatoire.

 

Marché Saint Remi 1

    Dégâts pendant la guerre...ici à Namur...merci Francis Jacoby

trams dans la tourmente 3

 

 

 

 

Jo fut amené à BUCHENWALD dans le camp Roumain (extérieur au camp de triste renommée).  Il y restera 4 ou 5 jours avant de s’évader de la manière la plus simple, en sortant tout simplement par la grande porte en pleine journée !  (le fait de porter encore ses vêtements civils a probablement trompé les gardiens qui ont du croire avoir à faire à un ouvrier du camp).  Il n’ira cependant pas très loin, il parcourra une cinquantaine de km avant d qui ont du croire avoir à faire à un ouvrier du camp).  Il n’ira cependant pas très loin, il parcourra une cinquantaine de km avant d’être repris (comment ?)…

 

De BUCHENWALD, il sera amené à ILSENBURG où il participera à la construction des ailes de Folcke Wulf jusqu’au moment où, en représailles pour son évasion de BUCHENWALD il sera transféré dans une mine de sel à ATMESLEBEN à 300m sous le sol.

 

(à BROCKEN, point culminant du Harz, Jo a vu le château légendaire, point de rendez-vous des sorcières qui y célébraient la nuit de Walpurgis religieuses anglaises – qu’y faisait Jo ?)….

 

 

menneken aux couleurs de la libération...

               Menneken Pis aux couleurs de la libération...

 

Jo fut libéré lors de l’arrivée des chars de Patton.  Il était à ce moment à ILSENBURG.  Après une courte période à l’UNRA (organismes qui soignait les prisonniers avant leur rapatriement), Jo revient à Verviers par camion et reçoit un ticket de train et 100 FB pour son retour à domicile….la guerre est finie…

 

avenue Louise libération de BXL

 

                         Avenue Louise à la Libération

 

libération

 

 

 

 

 

Mon oncle est décédé en 2002 c’était un homme très cultivé qui aimait la lecture à tel point qu’il connaissait toutes les références des livres, des écrivains…incroyable.  Il en savait des choses sur Bruxelles aussi…ah s'il avait connu ce blog !  Après la guerre, il s’est rangé et a mené une vie très ordinaire.  De son expérience pendant la guerre, il a gardé un caractère très affirmé !

06/03/2007

les gueules cassées de 14-18

gueules cassées 5

 

…ou bien pire encore peut-être, car parti comme le portrait le montre, il effrayait ses enfants et son épouse en revenant…
Terrible ! Blessé deux fois : d’abord par l’obus qui le défigure et ensuite par le regard apeuré de ceux qu’il aime.
Depuis 1931, les Gueules cassées sont financées par une souscription, puis à partir de 1933 par la Loterie Nationale.
La solution pour ces pauvres hommes ?  Passer le reste de leur vie avec une prothèse affreuses...mais quand l'âme est blessée que peut-on y mettre ?
occupation allemande gd poste

Occupation Allemande à la Grand'Poste de Bruxelles

La guerre 14-18

1 Papa en 1912

Le papa de Mary Tores en 1912

2 Ses frères darmes 1912

 

Ses frères d'armes en 1912

3 Hasselt 1912

Hasselt en 1912

4 Camp de Beverloo avec ses amis 1913

 

Camp de Berverloo

5 A BEVERLOO 1913

 

6 EN 1913

1913

7 Prêts pour la guerre 14-18

 

prêt pour la guerre

9 Camp de Ruchard- France en 1916

 

Camp du Ruchaud en France 1916

10 Son ami fait prisonnier en Allemagne en 1917

 

Ami prisonnier en Allemagne 1917

11 Caporal Renard Décembre 1918

 

Le voilà devenu Caporal Renard en 1918

8 Hômage au Roi Albert 1

 

Hommage du Roi Albert 1er

 

Merci Mary Tores pour ces photos....

 

Malheureusement il faut aussi parler des Gueules Cassées....une vrai misère...

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Les retards dans les évacuations des blessés, imputables à l'absence d'anticipation, de préparation et d'expérience du Service de Santé face à la guerre moderne, ont pour les blessés au visage de lourdes conséquences. Aux complications immédiates, hémorragies et asphyxie, les blessés maxillo-faciaux se trouvent confrontés à deux types de complications secondaires : les constrictions et les pseudarthroses des mâchoires (consolidation en mauvaise position des fractures). La plupart des blessés au visage présentaient à leur arrivée dans les hôpitaux spécialisés, situés à l'arrière du front, ces types de complications.

geule cassée 3

 

gueule cassée
Site à visiter : www.bataille-de-verdun.fr

 

gueules cassée2
…ou bien pire encore peut-être, car parti comme le portrait le montre, il effrayait ses enfants et son épouse en revenant…
Terrible ! Blessé deux fois : d’abord par l’obus qui le défigure et ensuite par le regard apeuré de ceux qu’il aime.
Depuis 1931, les Gueules cassées sont financées par une souscription, puis à partir de 1933 par la Loterie Nationale.
 
gueule cassée 4
La solution ?  une prothèse en plastique...mais quand l'âme est blessée...que peut-on y mettre ?
N'oublions jamais nos défenseurs...
loterie_PE3

 

 
 

27/02/2007

autour de Palais de Justice

panorama palais

C’est à cause d’un combat entre la ville et les bruxellois au sujet d’expropriations pour la percée de la rue Ernest Allard que pendant une quarantaine d’années il y eut un buisson (vestige ultime des jardins de Mérode d’autrefois)  à deux pas du Palais de Justice. 

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1920, voici ce que l’on voyait autrefois au pied de l’église des Minimes.  Le vieux couvent des Minimes va bientôt disparaître et on y voit déjà les pilotis qui serviront de soubassement au haut de la rue Ernest Allard.

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1864 On annonce que les démolitions commenceront prochainement et la débâcle de la Marolle est confirmée. 

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Avril 1925, les travaux avancent pour la construction du futur athénée Robert Catteau

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Précédemment, la rue Ernest Allard se nommait rue de l’Etoile mais fut aussi appelée rue d’Angleterre (Engellandtstraete) sur plusieurs actes de la ville et il y a plus longtemps encore, elle se nomma rue Neuve (Nuwestrate) selon un document de l’an 1450.

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En 1914, Les Allemands décidèrent d’entourer le Palais d’une authentique artillerie…

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