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13/01/2010

rue des Harengs et rue Chair et Pain

vue de la Gd Place 002

La Grand’Place en 1594.  On aperçoit à gauche, les maisons situées entre la rue des Harengs et la rue de la Colline.  À droite, la rue des Chapeliers.  L’arc de triomphe qui masque l’entrée de la rue de la Colline, fut érigée en l’honneur de l’archiduc Ernest. 

Rue des Harengs

 Courte ruelle reliant la rue du Marché aux Herbes à la Grand’Place.  

Déjà tracée sur des plans de la ville au XIVème siècle sous le nom de Haerinc strate, elle n’en conserve à ce jour, que  des habitations du côté pair.  Son nom serait à l’origine dû à  l’activité de la corporation des poissonniers.  Leurs étals étaient situés  le long de la rue Marché aux Herbes à côté de l’ancienne Grande Boucherie.  

rue des harengs au filet de boeuf

Elle est composée de maisons  à pignons et de façades néo-classiques. 

rue des harengs resto

La partie droite  (côté impair), est occupée par  la façade latérale du Nouveau Palais (ancienne Grande Boucherie et actuel siège de la Fédération touristique du Brabant et du Commissariat Général au Tourisme) du n°61-63 de la rue Marché aux Herbes et de la partie  latérale de la Maison du Roi. 

rue des harengs épaule de mouton

On peut citer pour l’histoire, que les 2 deux restaurants typiques de l’époque, étaient  l’Epaule de Mouton  au n°16 … où de nombreuses vedettes très célèbres signaient  le livre d’or et le Filet de Bœuf au n°6-8 qui existait depuis le XVIIIème siècle. 

rue des harengs épaule de mouton chantraine

Au n°18 de cette même rue, durant la seconde guerre mondiale, le café « Au Coq de Jemappes », fut un des hauts-lieux de la Résistance. 

 

Rue Chair et Pain

Parallèle à la rue des Harengs, elle relie la rue du Marché aux Herbes à la Grand’Place.   Du XIVème au XVIIème siècle, elle était appelée rue au Poivre (Peperstraet) et n’aurait en principe jamais du changer de nom !

rue pain et chair gd place

Au XVIème siècle, une petite ruelle fut tracée entre la Maison du Roi (Broodhuis) et l’ancienne Grande Boucherie qui se situait en façade à la rue Marché aux Herbes.  Il était donc évident que celle-ci soit nommée « Tussen Vleesh (viande) en Brood (pain) »…. « Entre Chair et Pain ».  On prétend qu’au XVIIIème siècle, les ouvriers communaux auraient commis une erreur lorsqu’ils furent chargés de placer les nouvelles « plaques » des rues ….  Depuis, la ville n’a jamais rectifiée cette faute ! …. Les noms des ces deux rues restent donc permutés !

Grande boucherie 17ème001
Pour l’histoire, la Grande Boucherie « Halle à la viande » fut bâtie aux environs du 13ème siècle.

Ci-dessus, La Grande Boucherie d’après le dessin de Puttaert.

 Au cours des siècles,  ce bâtiment connu diverses rénovations.

Au 19ème siècle, la ville qui n’en tirait plus aucun bénéfice, décida de  vendre celui-ci à un particulier.

rue des harengs grande boucherie

En 1912, malgré les protestations des journalistes et de certains bruxellois,  il fut question de démolition.   Le débat fut clôt le 9 mai 1917 lorsque l’édifice s’effondra lors d’une tempête de vent !

A présent, vous pouvez admirer à cet endroit (61-63 rue Marché aux Herbes), Le Nouveau Palais ;  immeuble érigé en style néo-baroque datant de 1928. 

C’est là aussi que vous trouverez L’Offices du tourisme à Bruxelles

Pour info clic ci-dessous :

http://www.bruxelles.irisnet.be/fr/tourismeloisirs/touris...

25/04/2007

la rue du Chien Marin

rue du chien marin

 

Rue du Chien Marin.

 

Elle relie la rue de Flandre (face à la maison de la Bellone) au quai aux Briques. 

J’ai traversé cette ruelle samedi dernier….elle est en partie éventrée !  Les démolisseurs se sont acharnés sur cette très vieille rue.  Il faut convenir que les maisons étaient tellement vétustes et délabrées que la ville n’a pas eu l’idée d’envisager une rénovation…du moins, je le pense. 

Il y a dans cette rue une petite chapelle de pierre sculptée, datant du 18ème siècle (on peut encore lire dans la pierre 1767).  Elle était dédiée à saint Roch, patron des pestiférés (mort lui-même de la peste en 1327).   La statuette a été volée en 1971 et à ce jour une autre statuette au visage étrange et doré a été mise en place !  J’ai pu remarqué que la vitrine où elle est exposée est sous clé et il y avait des bougies qui brûlaient à l’intérieur…je ne sais pas qui s’occupe à présent de la préservation de cette réplique et qui en a la clé ? …Il est dommage que les gens qui passent devant ne soient pas informés …rien n’est indiqué sous cette chapelle !

Le nom de cette rue est déjà cité en 1559 sur les plans de la ville sous la forme flamande de « Zeehond ».  C’était en référence à la première grue qui fut  installée à Bruxelles, au bord du bassin des Marchands. 

 

L’appellation de « Chien marin » fait l’objet de diverses légendes.  La plus proche de la vérité, sans en être vraiment certaine est celle d’un chroniqueur du 17ème siècle. Monsieur Vertegen, raconte qu’au cours de la construction du quai on trouva le cadavre « bien  conservé » d’un grand animal Marin (otarie ou phoque, antédiluvien ou ramené par la mer par un batelier ?)   Fut-il embaumé ? On dit qu’il aurait été empaillé et gardé dans une cave d’une ruelle proche, où on pouvait venir le voir moyennant 2 deniers.  Cette ruelle fut dès lors nommée « Zeehondstraetken ».

 

Il y avait aussi dans cette ruelle, une impasse nommée « impasse du Chien Marin ».  Elle comportait 5 maisons qui fut déclarées insalubres en 1967. 

 

Dans les années 50, cette rue était obstruée par des charrettes de cabillaud.  Quand on pénétrait dans la rue, une commère s’exclamait… »Encore un qui vient dans not’rue Royale du Chien Marin » !   La chapelle de pierre était encore intacte, en style baroque avec au dessus d’une grille d’angle, la statue de Saint Roch en bois dont les drapés ne manquaient pas de caractère.  Il y avait une porte verte avec une enseigne pittoresque « Chez Jeanneke Stokfish ».  Dans les rues voisines, il y avaient pas mal de maisons du type béguinage, proprement chaulées et goudronnées……Aujourd’hui, cette rue est bien triste…

 

09/04/2007

souvenirs de la rue des Paroissiens....

rue des Parroissiens

 

La rue des Paroissiens était appelée au 15ème siècle Parochiaens straete.  Sous le régime français, elle devint la rue des Amis. 

Pendant plusieurs siècles, cette rue était bordée d’institutions de charité…. Dû au fait de sa proximité avec la cathédrale Ste Gudule. 

 

Depuis les années 60, la rue a été victime des promoteurs immobiliers…il n’en reste plus grand choses…

 

rue des paroissiens 2

 

 

 

rue des paroissiens  3

 

 

 

Merci Jeanke pour les photos...

11:35 Publié dans Histoire des rues | Commentaires (1) |  Facebook | |

03/04/2007

une ruelle à fait place au béton

rue de lEscalier 32

 

 

 

La rue de l’Escalier a perdu une grande partie de sa longueur dans les années 50 lors des travaux de la jonction Nord-Midi.

 

En 1244 elle était une voie marchande très animée reliant la Grand’Place à la Steenpoort.  Devenue Drapstrate au 15ème siècle, elle devint Trapstrate au 17ème siècle.

 

Au 14ème siècle, les sœurs de l’Abbaye de Forest y avaient fait construire un refuge pour y cacher leurs trésors et leurs archives.  Ce refuge fut reconstruit au 18ème siècle pour devenir l’Hôtel du Luxembourg….Dans les années 60 l’ONEM prit sa place !

 

Cette rue possédait des écuries.  Celles-ci servaient aux hommes et leurs chevaux qui faisaient la liaison de la Vieille Halles aux Blés vers Namur, Mons, Nivelles et Anvers. 

photo retirée du blog !!!!

 

(Il semblerait que cette photo ne représente pas la rue des Escaliers mais je la garde parceque le style de maisons que l'ont voit sur cette photo devait être semblable)

En 1968, elle a perdu toutes ses habitations, elle n’est plus bordée que par des buildings et du béton

 

Petites infos de la part de Willy Vanloo

 

Aussi petit article suivant sur l'auberge "Maison rouge

1776 : Philippe De Proft, négociant en vins et entrepreneur de la livrance des chevaux du canal, obtient de l'impératrice Marie-Thérèse l’autorisation d’édifier un hôtel de haut standing à l’angle nord-est de la place Royale, sur les vestiges de l’ancienne résidence impériale. L’établissement privé s’appellera « Hôtel de Belle-Vue », du nom de la rue qui longe le Parc de Bruxelles (actuelle place des Palais). L’exploitant, qui avait commencé sa carrière comme tenancier de l'auberge "la Maison Rouge" rue de l'Escalier (près de la vieille Halle au Blés), compte profiter de la présence des caves de l’ancien palais pour y stocker ses tonneaux. L’immeuble est construit selon les plans de Barnabé Guimard (revus par Nieslas Barré) dans le style Louis XVI de l’ensemble de la place Royale. Ph. De Proft sera finalement contraint de se dépouiller de tous ses autres biens pour pouvoir payer les travaux spécialement soignés du Bellevue.

autre info trouve sur Wikipedia  il y aurait eu une imprimerie Mertens et fils au 22 rue de l'Escalier en 1864

 

http://www.magasinpittoresque.be/La-gravure/les-gravures.htm

 

28/03/2007

L'avenue Louise et son histoire

La reine Louise-Marie de Guillaume Geefs buste en marbre

L’avenue Louise doit son nom à une Reine, (la première de la Dynastie) et une princesse (la fille aînée de Léopold II).

Le souvenir de deux grandes dames est perpétué par l’avenue Louise : une Reine, la première de la Dynastie, et la fille aînée de Léopold II

 

Il y eut d’abord la place Louise dont on fait une Porte et puis une rue Louise que l’on a surnommé le Goulet.  Vint ensuite la place Stéphanie, dédiée à une autre fille de notre deuxième Souverain.  Là s’amorça l’avenue du Bois de la Cambre que l’on s’empressa de débaptiser pour associer à son prestige naissant une princesse.  Ainsi deux marraines sous un même prénom ont ennobli une voie unique en son genre

 

charles vanderstraeten constructeur de la porte louise et bourgmestre dixelles 1846-1855 et 1858-1861

 

 

Charles Verstraeten constructeur de la Porte Louise et bourgmestre d'Ixelles de 1846-1855 et 1858-1861

 

img033

 

Gravure des collections des Archives de la Ville, avec pour légende : « Avenue du Bois de la Cambre, ce qu’elle pourrait devenir, nouveau projet pour l’arrangement de la grande promenade vers le Bois de la Cambre, 1864.  On voit à gauche la colline d’Ixelles, à droite celle de Ten Bosch

 

av louise

 

Avant 1840, l’avenue de la Toison d’Or se présentait sous forme d’un immense glacis.  Peu de maisons y étaient construites.  De la porte de Namur à la Porte de Hal, il n’y avait pas une seule communication directe entre la ville et les faubourgs d’Ixelles et de Saint-Giles.  A l’Est de cette avenue s’étendaient des terrains accidentés, coupés par le profond vallon de Ten Bosch.  On y voyait à côté de grandes maisons de campagne, des champs, des prairies et des terrains vagues. 

 

à droite près du coin du bld de la Cambre, lhôtel Aubecq, chefs doeuvre de Horta en 1900 démoli en 1950

Ici, près du coin du boulevard de la Cambre, l'hôtel Aubecq...un chefs d'oeuvre de Victor Horta (1900)...démoli en 1950 !!!!  Encore un immeuble de ce grand architecte rasé !!!!!

 

 

C’est en 1841 que Jourdan et De Joncker obtinrent de construire sur leurs terrains situés vers le milieu de l’avenue de la Toison d’Or, sur le territoire de Saint-Gilles, le Quartier Louise.  Ils purent ouvrir une porte : la porte Louise.   Le gouvernement autorisa l’établissement d’une route (la chaussée de Charleroi), allant de la porte Louise vers le viaduc de Saint-Giles (chaussée de Waterloo).  La construction de la chaussée se fit moyennant la concession d’un péage pendant 90 années.

 

108 av louise le princess restaurant 1905

 

108 avenue Louise.....Le Princess Restaurant

 

Sans contestes, cette route sera d’un caractère d’utilité publique, elle offrira de nouvelles activités, embellira les environs de la ville. 

 

La route fut achevée en octobre 1843.  Très vite elle exerça une influence profonde sur la partie encore rurale du faubourg qu’elle traversait et très vite de nombreuses habitations s’élevèrent dans son voisinage.  Un nouveau quartier prit naissance (quartier Louise).   Les belles bâtisses eut pour effet d’accroître rapidement la valeur des propriétés particulières. 

 

303-307 le barbier de lavenue

Commerce au 303-307 de l'avenue....le barbier d'époque

 

Vers 1847, trois rues y étaient ouvertes : les rues de Joncker, Jourdan et de Saint-Gilles (actuelle rue Jean Stas).  Pour donner une impulsion nouvelle au quartier, Jourdan et De Joncker reprirent cette année là, l’idée d’y construire une route monumentale reliant la ville au Bois de la Cambre.   Il leur a fallut revoir les plans plusieurs fois afin d’obtenir l’accord du Gouvernement.   Pour arriver à cet accord, ils feront appel au géomètre Druaert.

 

abbaye de la Cambre

L'Abbaye de la Cambre

 

 

Le conseil communal de Bruxelles vota sur la proposition de l’échevin Blaes.  De Brouckère cependant combattit le Collège  parce qu’il estimait que contribuer à embellir un faubourg c’est contribuer à appauvrir la ville de Bruxelles.  On sortirait, par la porte Louise, au lieu de sortir par la porte de Namur.  On augmenterait la tendance déjà trop grande à l’émigration qui menaçait de ruiner Bruxelles. 

Le Conseil communal de Saint-Gilles émit un avis favorable à cause du développement des bâtisses.  Ixelles se prononça contre le projet !!!  L’administration de cette commune affirmait qu’une avenue régulière et montante ne saurait offrir aux promeneur autant d’attraits que la route accidentée qui conduit de la Porte de Namur au Bois de la Cambre par les étangs d’Ixelles en longeant ce beau vallon qui fait l’admiration des étrangers.   

 

allée des cavaliers av. louise

L'allée des Cavaliers sur l'avenue Louise

 

 

L’établissement de la voie exigeait de grands travaux de déblais à cause du terrain vallonné.  Il y eut aussi les protestations de plusieurs riverains, le Gouvernement fit modifier le plan.  Au lieu d’une route monumentale à pente douce, on élabora un projet mesquin, étriqué.   En voyant ce nouveau projet, la Ville fit une opposition tenace et vigilante…on en revînt au projet primitif.  Il y eut même une promesse de subvention de la part du Roi personnellement.  Il tenait beaucoup à la construction de cette voie monumentale. 

 

 

av louise monument lutteurs

 

 Le monument aux Lutteurs...

Plus tard, il y eut beaucoup de spéculations sur les terrains avoisinants.  Même De Brouckère en était devenu l’un des défenseurs les plus convaincus..Lui-même qui l’avait tant combattu !

 

Il fut convenu que la route, une fois terminée, appartiendrait à l’Etat, mais que les frais d’entretien seraient à perpétuité à charge de la Ville. 

 

 

 

la tombe des lutteurs

 

La tombe des Lutteurs 

 

Dès 1860, la nouvelle avenue devint pour un grand nombre de propriétaires une source de revenus considérables, plus d’une fortune bruxelloise est sortie des sables du Ten Bosch ont écrit H. et P. Hymans. 

 

 

1956 creusement des tunnel sous le goulet

1956, creusement des Tunnels sous le goulet Louise...

 

Le 21 avril 1864, la Ville de Bruxelles, fut autorisée à incorporer à son territoire l’avenue Louise et le Bois de la Cambre…et ce malgré de nombreuses protestations d’élus communaux d’Ixelles. 

 

Extrait d’un texte d’Antoine Chabert…

 

Et voici d'autres vue aux alentours de l'avenue Louise

 

 

 

albert leemans  - washington

Place Albert Leemans et rue Washington

 

ancien hôtel Wiltchers and Carlton Hotel occupé plus tard par lUnion chimique belge

L'ancien hôtlel Wiltchers and Carlton Hotel occupé plus tard par l'Union chimique Belge et par après par...

 

 

hôtel conrad

L'hôtel Conrad...

 

chaussée de Charleroi

 

Concernée par les travaux...la Chaussée de Charleroi...

 

commerce xl

Commerce dans le style du quartier.....Rue de Tenbosch....

 

 

img036

Belle avenue bien fréquentée depuis toujours l'Avenue Louise