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07/02/2007

Et si on rigolait un peu !

Humour et expressions bruxelloises

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A voir sur http://www.eurobru.com/visit16.htm

 

Les bleis (qui signifient également bouées) sont des seins opulents, les "appas", les tets d'une bruxelloise

 

Les bruxelloises utilisent un loozegeriel (harnachement pour seins) connu ausi sous le nom de tettagère (étagère à teits).
On parle aussi de garage à nichons ! Le tettegaraach.

 

Petits seins (de moustique) : mugge tette

 

Quant aux poitrines plates, on les nomme plattebeust
ou, encore pire, 't es just n plank ùet twee rozaaine (une planche avec 2 raisins secs)...

31/01/2007

le bruxellois extrait d'un livre...

Je vais vous faire un aveu....je ne parle pas le bruxellois mais je le comprends assez bien et pour ne pas dire n'importe quoi, j'ai pris un extrait d'un livre de Jean d'Osta qui était  l'ami des Marolliens, des Bruxellois.. il y a d'ailleur en son honneur, .une plaque commémorative  sur l'église du Vieux-Marché...

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Et le « Marollien » ?

 

On entend souvent affirmer que le langage le plus spécifiquement bruxellois est le « marollien ». 

De fait, il s’agit d’un idiome dont l’aire géographique ne fut jamais que très restreinte.  Il est né au XV ème siècle aux alentours du couvent des Sœurs de Marie, dites Sœurs Mariolle ou Marolles, entre la rue Haute et la rue aux Laines, quartier où étaient venus s’installer de nombreux ouvriers hennuyers appelés à Bruxelles pour travailler à la construction d’églises et de demeures patriciennes. C’était un mélange de flamand et de wallon.  Mais ce langage des Marolles, parlé dans un secteur très peu étendu, à l’est de la rue Haute, a peu à peu perdu son apport wallon, pour redevenir du simple flamand populaire, possédant toutefois quelques particularité, telle l’habitude d’ajouter un « ge » terminal aux verbes à l’imparfait ‘hij werktege, il travaillait) et un « ch » chuintant, comme dans riche, à de nombreux mots terminés par « t » ou « d » comme kind, wind, blind, gaat, laat (kindsj, windsj, blindsj, gotsj no den dewel, lotsj ma gerust).

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En 1850, un journaliste a noté quelques phrases en marollien.  Par exemple : ‘k hem bintjes pour fé del soupe vet comme de l’ole (j’ai des os pour faire de la soupe grasse comme de l’huile) et J’ai stampé dans la beik avec mes blann’ches koussen (j’ai marché dans le ruisseau avec mes chaussettes blanches).  Il serait impossible de trouver de nos jours un seul Marollien qui parle encore un tel sabir.

Toutefois, au début de notre siècle, quelques Marolliens employaient encore couramment, lorsqu’ils parlaient français, les articles wallons « el » et « des » et les possessifs « èm », « ès », (mon, ma, ton, ta, son, sa).  Ces réminiscences se retrouvent dans les fameuses Fables de Pitje Schrammoule, écrites vers 1920 par l’avocat poète gantois Roger Kervyn de Marck ten Driessche, qui a fréquenté les caberdouches de la Marolles pour y étudier le langage des vieux. 

Par exemple : El ver luisant, El lintjweurm, Es tête = (sa tête).  Mais les jeunes avaient déjà cessé de parler comme pitje Schramoulle.  Aujourd’hui, le marollien est une langue morte.  Tout au plus a-t-il laissé dans le patois courant quelques termes comme figotte (gifle), ou mettekow (singe), du wallon Marticot, petit Martin.

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12/12/2006

rue Pieremans anciennement 'rue des Vers'

Pour vous situer par rapport à l'anecdote qui suit ...

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Cela se passait dans le quartier du Vieux Marché....rue de la Rasière, les Vieux Blocs et la rue Pieremans (rue de Vers à l'époque) !!

Voici les petites histoires d’un Ket bien de chez nous enfin de mon quartier ….Gilbert Delepeleere  à qui j’avais poser quelques questions afin de me remémorer l’atmosphère qui régnait dans les rues ……surtout celle des gosses du quartier.  Je le remercie du fond du cœur de me faire revivre tout cela et en Bruxellois en plus !!!! Et chaque générations suivante refaisait les mêmes stuut !!!!

 

Voici ses réponses et ses anecdotes :  pour moi, c’est du caviar !!!!

 

 

 

J'ai évidement, évidement fait et vécu beaucoup de "stuutes", on avait et faisait que ça dans notre jeunesse...Twass altaaïd op stroet

 

ces "stuuts", sont  RIGOUREUSEMENT AUTHENTIQUES 

 

Nai que je connais le caisson d'électricité qui était situé dans la rue des Vers en face du cordonnier !  Car ma bande et MOI (eh oui il y avait une BANDE et même une fameuse BANDE !!!!  qui sévissait, je t'en parlerai plus tard...) on tapaient sur le caisson d’alimentation électrique du quartier !!!!

Je tapais donc dans la joie sur le caisson d'électricité  en alles wass doûncker, zou zwait as ne Zwaite in de volle nacht, et la ON ETAIT LES ROIS, oué mais surtout LES ROIS DES EMMERDEURS (mea culpa)!!! car le but était naturellement d'embêter les gens de la façon la PLUS MARRANTE POUR NOUS.
Je t'assure que lorsque l'obscurité totale tombait sur les "blocs", on entendait aussitôt plusieurs portes de balcons qui s'ouvraient pour faire le guet car les gens savaient : "oye, oye, oye tess waal dei rote bende". Mais surtout, surtout, surtout QU'EST-CE-QU'ON FAISAIT ENSUITE ? hein, hein,. ?????

 

 

 C'était dans les années 1956/57/58/59 car c'était, c'était, c'était, c'était l'EPOQUE MAGIQUE, MAGNIFIQUE, UNIQUE,  du, du, du , du , du, ROCK-AND-ROLL mais le VRAI hein, celui d'ELVIS PRESLEY, LITTLE RICHARD, JERRY LEE LEWIS, GENE VINCENT, EDDIE COCHRAN, EDDY DUANE, BILL HALLEY, BUDDY HOLLY, CLIFF RICHARD, JOHNNY RAY, FATS DOMINO, CHUBBY CHECKER, etc, etc, etc, etc, "MAGIQUE"

Je me souviens encore en 1957 à la rue Haute en face de la rue des Renards, nous étions environ 500 jeunes à être aspergés par la gendarmerie. Le gendarme gueulait "vous voulez du rock-and-roll wacht ne meneût, ge goter danse van an rock-and-roll". MAGIQUE

Pour ce qui concerne tes frites/sauce rock-and-roll, awel c'était chez "CARLOS" dans le bas de la rue Pieremans (ex rue des Vers). Il y avait là à l'époque 2 cafés mythiques c.à.d. "Chez JEAN" et au coin (rue des Radis et Pieremans) c'était bij "MANU"... Question fritkot, il y avait dans la rue des Radis une friture célèbre surtout dans les années 50 (donc avant la venue de CARLOS) awel het was bij "AMELEEKE" et AMELEEKE était surtout connue pour sa célébrissimme "POULINGSAUS" (sauce d'anguille-au-vert). A la porte veillait un grand chien berger qui répondait au nom d' ALI et ce chien avait une particularité redoutable (fallait l' savoir) c'est que lorsqu'on craquait une allumette devant lui il se ruait et mordait la personne concernée... Inutile de te dire que j'ai subi la (mauvaise) blague comme tous mes autres amis....

Pour le cordonnier rue des Vers, nai que je m'en souviens (qu'est-ce qu'on a pu emm... ce pei), exemple : "Menier ik kom men schoonen oûle", réponse : à quel nom ? euh Jef MERMANS (célèbre joueur de foot de l'époque), etc... Et le cordonnier qui recherchait désespérément une paire de chaussures qu'on avait JAMAIS apportées. Il y avait un fils prénommé A... que j'ai croisé plus tard à l'athénée LEON LEPAGE, c'était un très très très gentil garçon qui était malheureusement très très très bête, mais bête, mo ne gentil zaile, mo biest. Il n'est resté qu'une année...

Et  à côté du cordonnier il y avait une grande porte (en gruute paût) verte et ça, ça Maske c'était la sortie de secours du cinéma RAF (rue Blaes) et c'est par là qu'on réussissaient à resquiller, etc, etc,

 

Encore merci Gilbert ...quand tu veux pour la prochaine ...croustillante !!!! 

16/11/2006

quelques expressions !!!

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Soois : avoir le menton en galoche !

Zeuresmool : Pisse-vinaigre

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Schieve smool ou Shieve bakkes : Gueule de travers

Scheile : Louche

Scheile trutt : Femme qui louche

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Mee Guelore : Marie la Vantarde

Fierkut : Femme fière

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Mee Fafoel : Une mêle-tout !

Mei : Femme, dame

Matche : Petite mère, petite vieille