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04/01/2013

restaurant CHEZ ADRIENNE

CHEZ ADRIENNE

62, Rue de l’Amazone – Bruxelles – Tel. 38.13.65

D’après le Guide « à boire et à manger » de Bruxelles en 1962. De Raymond Declerfayt.

 

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Rue de l'Amazone autrefois

 

 

Une petite marquise à l’entrée signale au passant l’existence – si connue de beaucoup de Bruxellois – de ce restaurant bien fréquenté. 

Je n’ai pas tardé à y venir un vendredi de février. 

On nous apporte un Muscadet 58 « Comte de Camiran » Loire inférieure et puis on ne s’occupe plus de nous.

Après 10 minutes, mon invité me dit « Les hors-d’œuvre c’est tintin, si nous n’allons pas, comme les autres dîneurs nous servir nous-mêmes… »

Je lève la tête et constate, en effet, que des messieurs très graves, assiette en mains, se pressent autour d’un comptoir où 50 hors d’œuvres différents s’offrent à leur convoitise… Nous les imitons aussitôt et trois fois nous allons sous les cors d’un trophée cynégétique qui surplombent le comptoir, choisir parmi ce choix selon notre seul caprice.

J’ai pris un pâté « Adrienne » qui, de loin, surclasse tout le reste, puis un œuf en gelée, puis des anguilles hollandaises fumées, ensuite une tomate farcie, des céleris raves, de la cervelle, et puis un oignon doux à la grecque et des anchois !

 

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J’aurais pu continuer, car Adrienne m’a dit : « Vous savez, autant que vous voulez, nous ne surveillons pas ! »

Cette liste que je viens de vous donner serait bien plus longue si je n’avais demandé, pour suivre, un « ramier à la monégasque » qui m’attire par son originalité.

Je cherche, en effet, à varier mes menus, ce qui n’est pas toujours facile à Bruxelles où l’on aime tous les plats que vous savez et que j’ai énumérés déjà à longueur de rubrique.

En attendant le ramier, voici la salle telle qu’elle se présente en février 1961.  La maison n’est qu’une maison bourgeoise banale de 1910, avec ses sous-sols surélevés, un escalier menant au bel étage où nous cherchons des yeux la salle du restaurant.

Un garçon nous en indique la porte que nous ouvrons pour y découvrir aussitôt un local de 13 mètres de long, formé de 3 pièces d’enfilade qui étaient le fin du fin en 1910.

La porte-fenêtre arrière donne sur un jardin.  Dans le coin de la plus petite salle arrière, nous voyons une table ronde – fort à la mode – surmontée de l’inscription : « le coin des vedettes ».  Cette table est, - hélas ! nous sommes ses voisins – restée inoccupée.  La salle du milieu est occupée par le comptoir à hors d’œuvres, quatre tables et seize chaises.  La pièce de devant qui donne sur la rue, comprend également quatre tables, recouvertes de nappes en papier.

En été, nous dit le garçon, quand il fait beau, on installe les tables dans le jardin.  Cela doit être charmant.  Le sol des trois pièces est recouvert d’un tapis chiné en nylon.

Le chien de la patronne (Adrienne) est d’une taille minuscule qui ne l’empêche pas d’être bruyant.  On l’expulse au jardin.  Il continue à bruiter.  On le fait rentrer…

Voici le ramier monégasque.  Il est noyé dans une ratatouille niçoise, constituée de courgettes, poivrons, aubergines, tomates fraîches, oignon, ail, persil, genévriers, sauge, huile d’olive.  Cette ratatouille n’est pas aussi relevée qu’à Nice, mais c’est à la demande de la clientèle qu’elle est atténuée.

Le ramier a la chair ferme, mais plus fine que le pigeon, cette chair noire se rapproche un peu du goût de la perdrix.  Voilà au moins un mets savoureux et de vraie cuisine.

Le dessert est une mousse au chocolat.

 

Nous déclinons le café, ce qui semble déplaire à la patronne.  La clientèle est choisie, malgré les démocratiques nappes en papier – médecins, industriels, avocats, et, hélas ! quelques ministres du piteux gouvernement de l’époque (sic)

 

Notre addition pour 2 personnes

2 menus                                            200 FB

1 muscadet                                      110 FB

TOTAL                                               310 FB

Service                                                45 FB

 

TOTAL GENERAL                             355 FB

 

 

 

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Droit de réponse de la patronne suite à la parution du guide :

Monsieur,

Mon nom est Galuzzi, veuve Ortmans, prénom Adrienne, évidemment.

Age : entre 39 et 50 ans.  Niçoise.

J’ai créé mon établissement en avril 1954 et mes spécialités sont niçoises en plus des 50 à 60 hors d’œuvre variés.

Les menus sont à 80, 100 et 125 francs belge.  Mon omelette aux fruits de mer fait fureur !

Le Muscadet dont vous parlez était un 1959, Comte de Camiran, Maisdon s/Chèvre (Loire inférieure).

Lorsque vous êtes entré chez moi, je vous ai immédiatement identifié, parce que vous avez sorti un calepin de votre poche. 

Je ferme tous les dimanches et tout le mois d’août.

 

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D’après le Guide Julliard de Bruxelles - Henri Gault Christian Millau de 1965

Restaurant Chez Adrienne (même adresse que ci-dessus)

 

Un hôtel particulier 1900, entouré de charmants jardins où, aux beaux jours, on dresse des tables.  Le restaurant est installé au premier étage dans 3 pièces en enfilade.  Adrienne, une aimable Niçoise dans la quarantaine, est là depuis 1954.  C’est chez elle qu’on trouve les meilleurs hors d’œuvre de Bruxelles.  Ils sont une cinquantaine, posés sur une longue table, et la tradition est d’aller se servir soi-même, assiette en main et à volonté.

Mais Adrienne propose également des spécialités méridionales, comme la ratatouille niçoise, l’omelette aux fruits de mer, le pigeon monégasque, etc.  Clientèle d’habitués, hommes d’affaires, politiciens, médecins, avocats.  Une bonne petite maison sans prétention.

Environ 200 FB, sans le vin.

 

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D’après le Guide Bruxelles Gourmand de 1975 d’Elisabeth Lange on peut lire :

 

CHEZ ADRIENNE

124 Avenue Louise – 1050 Bruxelles – Tel. 649.54.41 – Fermé le dimanche et jours fériés – Plats uniquement à la carte.

 

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avenue Louise

 

Le restaurant Chez Adrienne a quitté voici peu la rue de l’Amazone où, durant près de 20 ans, il avait mené une carrière paisible et prospère.

C’est sans aucun doute à cette prospérité qu’il doit d’avoir pu s’installer dans une des confortables maisons de l’artère sélecte qui a nom Avenue Louise.  Le déplacement n’est pas bien grand, mais pour le standing, quels coup de pouce ! ….

Le cadre est résolument moderne : tapis plain brun foncé, murs recouverts d’une toile aux tons clairs où contrastent les dessins de Folon, sièges à cannage et armatures métalliques, tables en verre fumé qu’éclairent de ravissantes boules blanches descendues du plafond…  C’est lumineux, sobre et de bon goût.  A l’étage il y a un bar où les clients peuvent prendre l’apéritif, en attendant qu’une table soit libre, ou le café, après le repas.  Il se compose de deux petites salles séparées par un ravissant jardin d’hiver.  L’une est meublée de tables basses qu’entourent des fauteuils en cuir blanc ; l’autre possède un mobilier identique à celui du restaurant.  Les murs blancs et bruns soulignent la fraîcheur de tons de quelques Vasarely. 

Adrienne Galuzzi, d’origine niçoise, fondatrice et première patronne de l’établissement, savait fort bien ce qu’elle voulait.  Elle a su donner d’emblée à son restaurant une ambiance bon enfant et une orientation culinaire précise.  En dehors des spécialités méridionales, matière où elle était quelque peu orfèvre, c’est à la qualité, à la diversité, à l’abondance des hors d’œuvre qu’elle s’est surtout attachée.  Il y en avant tant, de si délectables et présentés de façon si alléchante que les plus gros mangeurs n’arrivaient pas à les goûter tous.  Cela s’est su très vite et nous connaissons pas mal de gent dons ces fameux hors d’œuvre ont fait des commensaux fidèles de la maison.

Il y a quelque dix ans, Adrienne reçut la visite d’un jeune étudiant en chimie, Pierre du Welz.  L’entrevue fut décisive.  Elle aboutit à une entente si complète que Pierre du Welz ne reprit plus le chemin de l’université.  Il s’installa rue de l’Amazone et y apprit son métier de restaurateur sur le tas.  Aujourd’hui, le patron, c’est lui.  Adrienne lui a remis son affaire.  Il fait son marché matinal, passe aux fourneaux le plus clair de son temps et gère la maison en bon père de famille.

Mais les traditions n’ont pas changé.  Pas même le nom de l’établissement.  On trouve toujours Chez Adrienne, au milieu de la salle, l’immense comptoir garni de 50 raviers de hors d’œuvre.  Impossible, évidemment, de les énumérer tous.  Cela va du pâté du chef et des anguilles fumées aux oignons doux à la grecque, aux œufs en gelée, aux anchois à la cervelle, aux crevettes roses aux quartiers d’orange et à la salade de poivrons verts vinaigrette… Tout cela n’étant cité, comme on dit, qu’à titre exemplatif.  On se sert soi-même en faisant la queue, son assiette à la main ; on mélange ceci, cela, et encore ceci ; on revient se servir aussi souvent qu’on veut.  C’est tout juste si le personnel ne vous adresse pas des signes d’encouragement.  Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Si les hors d’œuvre de Chez Adrienne sont renommés – et à juste titre – on y mange aussi des grillades et des plats cuisinés qui ne manquent pas de séduction. 

Quant aux vins, ils sont très corrects.  Bornons-nous à citer quelques bons Bordeaux « mise d’origine » à 450 FB et un agréable Beaujolais à 260 FB.

Comme l’avait désiré Adrienne et comme le souhaite Pierre du Welz, l’atmosphère est décontractée.  Le code à coude du comptoir doit sans doute y être pour quelque chose.  Les messieurs tombent volontiers la veste pour manger.  Ce n’est pas du laisser-aller, c’est une manifestation de bien-être qui ne provoque aucun froncement de sourcils.  D’ailleurs la clientèle de Chez Adrienne a de la tenue.  Elle fleure la bonne bourgeoisie.  Impossible de s’y tromper, même si l’on n’y retrouvait pas ça et là quelques visages connus du monde de la politique, des affaires ou de la presse.

 

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Chez Adrienne vous présente une de ses recettes :

LE CUISSOT DE PORC CONFIT AU PORTO (préparation pour 30 convives)

Procurez-vous un jambon de porc frais pesant environ 8 kg et faites-le largement piquer de gousses d’ail.

Mettez tremper le jambon pendant une nuit entière dans de l’eau salée (il faut compter environ 1kg500 de sel ainsi qu’une abondante quantité de poivre moulu)

Le lendemain, vous le sortez de la saumure et vous le faites précuire dans un court-bouillon bien aromatisé aux herbes de Provence (réunissez la plus grande variété possible). Par ailleurs, vous faites confire des petits oignons blancs dans du porto.

Laissez refroidir le jambon dans un endroit frais mais pas au frigo.

Servez chaud ou froid.  Dans le premier cas avec les oignons confits, dans le second cas avec une compote d’airelles.

 

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03/01/2013

Le Cheval Marin

D’après le : GUIDE JULLIARD DE BXL HENRI GAULT – CHRISTIAN MILLAU  DE 1965 (guide français)

 

 

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Il est facile de manger à Bruxelles admirablement bien.  Il est facile d’y manger extrêmement mal.  Il est plus difficile d’y manger, tout simplement, bien.  On trouve, en effet, à Bruxelles de remarquables restaurants qui n’ont rien à envier aux plus grands de Paris.  On y trouve, comme chez nous, des gargotes, luxueuses ou modestes, où quel que soit le prix qu’on paie, on est assuré de ne pas en avoir pour son argent.  On trouve également de nombreux restaurants où l’on ne mange ni bien ni mal, où l’on se contente d’avaler des calories.  Mais, ce qui fait le plus défaut, ce sont des restaurants – à Paris, on dirait des bistrots – où à des prix abordables, l’on peut faire un repas finement préparé, sortant de l’ordinaire, sans qu’il s’agisse pourtant de grande cuisine.  A Bruxelles, entre l’exceptionnel et le médiocre, on n’a pas l’embarras du choix.

On nous répondra que nous ne connaissons pas tous les restaurants de Bruxelles.  C’est exact.  Mais nous en avons vu suffisamment pour nous faire une opinion, à titre provisoire …

 

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Points de repère dans Bruxelles pour manger, c’est :

 

 

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-        « Périmètre Sacré » (Grand’Place et abords immédiats) : la plus forte concentration de restaurants.  Il en naît (et il en meurt) chaque mois !

Débauche de pittoresque, de poutres apparentes et de dîners aux chandelles.  Quelques bonnes tables – en général chères – mais beaucoup d’attrape-nigauds.  Clientèle surtout touristique.  Hors saison, ces restaurants généralement vides à midi ; soirées un peu plus animées, surtout le samedi. 

 

 

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mais aussi ......

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-        Bourses, bd Anspach, place de Brouckère : brasseries et restaurants ressemblant assez à ceux de nos Grands Boulevards.  Clientèle spécifiquement bruxelloise.

 

 

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-        Marché aux Poissons : Une dizaine de restaurants spécialisés dans les produits de la mer.  Beaucoup d’animation, surtout le soir.  Clientèle aussi bien bourgeoise que mondaine.

 

ou encore :

 

-        Avenue Louise et environs : des restaurants de luxe, et aussi des établissements plus modestes, mais bien fréquentés.

-        Quartier d’Ixelles : petits restaurants de quartier (souvent bons) et friteries.

-        Uccle-Bois de la Cambre : faubourg élégant et moderne.  Fermes aménagées en restaurant, mais aussi maisons de style classique.

 

 

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Les quatre mamelles de la restauration bruxelloise sont : les grillades, les frites, le poulet à la broche et les moules.  Voilà pour la nourriture de base.  Une certaine monotonie caractérise également les cartes plus ambitieuses.  D’un grand restaurant à l’autre, le choix est sensiblement le même.

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Chez certains, on a même l’impression que la carte a été imprimée une fois pour toutes ! L’imagination n’est pas débordante.

 

 

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Manger des spécialités belges à Bruxelles n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire.  A part l’anguille au vert, que l’on mange partout, ce n’est pas une petite affaire que de trouver des carbonnades, des choesels, du hochepot ou des poissons à l’escavèche.  Les Bruxellois répondent que ces plat-là, ils les mangent à la maison et que lorsqu’ils vont au restaurant, c’est pour déguster la cuisine française.

 

 

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Espérons que s’ouvrira un jour à Bruxelles un restaurant qui osera afficher : « Spécialités belges ».

 

 

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Nous nous plaignions de ne pas trouver dans les restaurants parisiens de desserts et d’entremets bien originaux.  Nos lamentations valent également pour Bruxelles.  Dans cette ville où la pâtisserie est exquise, les restaurateurs s’obstinent à ne nous offrir que des crêpes (d’ailleurs souvent délicieuses), des soufflés glacés et des glaces (qui sont neuf fois sur dix à la margarine).

 

 

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Même chose pour le pain : on fait en Belgique d’excellents pains de campagne cuits au feu de bois mais, apparemment, les restaurateurs l’ignorent.  Ils servent un pain fade et sans saveur bon à donner aux animaux.

 

 

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Le service est de 15%, généralement compris dans l’addition.  Pas de couvert, sauf dans quelques établissements de luxe.  En revanche, le pain et le beurre sont souvent comptés en plus.

Le client belge mange, le plus souvent, au menu.  La plupart des restaurateurs classiques ont un menu (au moins, au déjeuner) ; celui-ci est toujours abondant et relativement bon marché (de 60 à 250 FB).  Contrairement à ce qui se passe en France, on mange souvent mieux au menu qu’à la carte.

 

Certains grands restaurants, pour attirer la clientèle, ont adopté, à leur tour, le menu.

Cela dit, même les plus modestes restaurants sont fiers d’arborer une carte, immense et illisible. Ils veulent montrer qu’eux aussi, « ils ont tout », ce qui est une fumisterie.

 

 

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Les Bruxellois sont des grands amateurs de vin.  Dans les restaurants, le pichet de beaujolais a presque détrôné la bière.  Mais si vous voulez faire des économies, n’hésitez pas à demander une bière, même dans les endroits les plus élégants.  Pour voir ce qui se passerait, nous en avons fait l’expérience au « Carlton ».  Le sommelier nous a servi notre bière avec le même cérémonial que s’il s’était agi d’une bouteille de château d’yquem.

 

On se met à table de bonne heure : à midi, si l’on veut et le soir, à 19h30.

Il est recommandé de réserver sa table.

 

 

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Restaurant Le Cheval Marin en 1965 d’après le guide Gault et Millau

 

25 Rue Marché-aux-Porc à 1000 Bruxelles – Tél. 13.02.87 – Fermé le dimanche

 

Construite en 1680 (la date figure dans les cartouches d’allège), dans la prolongation du quai aux Briques se dresse une large et haute maison de style renaissance espagnole.  Jadis, le canal passait devant.  Cette maison servait jadis de résidence au capitaine du port de Bruxelles et, à partir du 18ème siècle, devint une auberge fort prospère où l’on prenait au comptoir les tickets de voyages pour les services réguliers de barques vers Malines et Anvers. 

A la fin du 19ème siècle, le Cheval Marin s’impose extérieurement comme l’un des immeubles les plus remarquables du vieux quartier portuaire.

 

 

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L’intérieur, avec ses stucs et ses boiseries baroques, ne manque pas non plus de pittoresque.  Un renard et un busard empaillés montent la garde près de la cloison qui sépare le café du restaurant.  C’est à midi qu’on trouve le plus d’animation ; surtout une clientèle de quartier : commerçants, marchands de poisson, etc. 

 

Menu très classique à 175 FB qui, pour un touriste, ne vaut pas vraiment le déplacement. 

 

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On peut aussi bien, pour découvrir ce charmant endroit, venir avant le déjeuner et déguster une douzaine de Zélande : elles sont d’une magnifique fraîcheur.  En sortant, vous irez jeter un coup d’œil, à dix mètres de là, à droite, sur une ruelle charmante, la rue du Pays-de-Liège.  Saint Roch y a sa statue, posée dans une petite niche. 

 

 

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Au niveau architectural

De 1680, situé à l’angle de la rue du Marché aux Porcs et du Quai aux Briques.  Resté, jusqu’à la fin du XIXe s. l’unique exemple encore intact d’architecture traditionnelle en briques et en grès, mêlée d’éléments baroques, ce bâtiment s’impose extérieurement comme l’un des plus remarquables du vieux quartier portuaire. 

 

 

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Acheté en 1893, en vue d’assurer sa conservation, par la Ville de Bruxelles, à l’exception des deux travées dr. De la r. du Marché aux Porcs antérieurement séparées, vendu publiquement, après un minutieux relevé, en 1898, avec obligation de reconstruction, le bâtiment fut entièrement démoli puis réédifié sur les plans de l’arch. H. Marcq en 1898-1899, avec utilisation imposée des matériaux contemporains de ces travaux.  – e.a. brique de Boom, pierre blanche d’Euville et de Gobertange, pierre bleue – sur un soubassement légèrement surélevé.  Les deux travées dr. Excédentaires, partie de l’ensemble originel, cependant distinctement aménagées en 1853, furent pareillement démolies et reconstruites sur les plans de l’arch. A. Lagache de 1917 à 1918,  concernant respectivement une reconstruction libre, une consolidation et remise en état avec maintien maximal des éléments d’origine et enfin une reconstruction avec récupération des briques et des éléments de grès, révélatrice de l’évolution dans la philosophie de la restauration. 

 

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Constat à ce jour, classé depuis le 21 novembre 2003, ce magnifique immeuble est à l’abandon depuis bien trop longtemps et je me demande qui en est encore propriétaire aujourd’hui ?  Vont-ils le laisser se dégrader comme tant d’autres édifices disparu à ce jour  pour laisser place aux promoteurs ?  … Et un scandale de plus !!!!

29/12/2012

Ecole Charles Buls : recherche élèves et témoignages

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Chers visiteurs,

 

Madame Hinz est  à la recherche de personnes qui sont allées à l'école primaire Charles Buls, soit comme élèves, soit comme membres du personnel (enseignants ou autres) dans le but d’organiser une  exposition en février 2013.

 

Avez-vous des photos de classe, des photos individuelles de votre passage à l'école?

 

Vous, qui êtes du quartier, connaissez-vous d'autres personnes qui ont des souvenirs de cette école?

 

Si vous êtes intéressés par cette exposition, qui aura lieu dans les locaux de l'école en février 2013.....c'est avec grand plaisir qu’elle  vous enverra toutes les informations.

 

Pour faire parvenir vos photos, anecdotes et souvenirs.......il suffit de soit les envoyés par mail à l’adresse suivante : pilotte70@yahoo.fr ou les déposez à l'école 86 bd du Midi...sous enveloppe à l'attention de Mme Hinz/Expo photos"

 

D'avance un super merci !!!!

Et au plaisir de vous rencontrer.....

 

 

 

 

 

Voici deux photos : celle en noir et blanc date de 60/61; Il s’agit de la classe de Mr Otten...

 

Celle en couleurs date de 85....86...87 vous y voyez tout le personnel de l'école (profs et personnel de service)

 

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Merci à vous de nous consacrer du temps.... et de contribuer au succès de cette prochaine exposition.

 

Bien à vous,

Ch. HINZ

 

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03/03/2012

L'avenir imaginé par nos aïeux...

"De tant de nouveauté je ne suis curieux, - Il me plaît d'imiter le train de mes aïeux."
Pierre de Ronsard

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Notre avenir imaginé par quelques auteurs (trouvé dans un livre datant de 1894).

 

VOTRE SORT de demain, petits propriétaires isolés ou associés en commun, le voici, si vous ne vous défendez pas : on vous prendra le champ et la récolte, on vous prendra vous-même, on vous attachera à quelque machine de fer, fumante et stridente, et tous enveloppés de la fumée du charbon, vous aurez à balancer vos bras sur un piston dix ou douze mille fois par jour.  C’est là ce qu’on appellera l’agriculture, car nous sommes dans un âge de science et de méthode, et nos gouvernants, servis par l’armée des chimistes et des professeurs, vous préparent une organisation sociale dans laquelle tout sera réglé comme dans une usine où la machine dirige tout, même les hommes, où ceux-ci sont de simples rouages dont on se défait quand ils se mêlent de raisonner et de vouloir.

Elisée Reclus.

 

AU VINGTIEME SIECLE, a dit Victor Hugo, il n’y aura plus ni dogmes, ni frontières.  Il se trompait doublement.  Et pour ne parler que des frontières, elles subsisteront autant que les nations auxquelles elles gardent leur physionomie distincte et leur indépendance mutuelle.  Ce qui est vrai, c’est que les frontières ne seront plus marquées de sang, ni les nations possédées par la haine.  Libre enfin de tous les Caïns, le monde verra la fraternité des hommes sous la paternité de Dieu.

Les âmes droites sont destinées à se rencontrer un jour dans la même religion et il n’y aura, je le redis encore une fois avec l’Evangile, ici-bas ou ailleurs, qu’un seul troupeau sous un seul pasteur.

Hyacinte Loyson, prêtre.

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LE PROCHAIN siècle est au travail, et ne voit-on pas déjà dans le socialisme montant s’ébaucher la loi sociale de demain, cette loi du travail pour tous, le travail régulateur et pacificateur.  Quelle grande et saine société qu’une société où chaque membre apporterait sa part logique de travail.  Un homme qui travaille est toujours bon.  Aussi suis-je convaincu que l’unique foi qui peut nous sauver est de croire à l’efficacité du devoir accompli.

Emile Zola.

 

LE TEMPS présent, malgré tous les progrès, toutes les facilités de la vie moderne, est moins gai que le passé : je crois que l’avenir sera plus ennuyeux encore, du moins pour les délicats et les sensitifs.  Il y aura certainement moins d’art, moins de raffinement : on pensera moins, on agira, on produira plus sans doute : il y aura moins de malheureux, matériellement : moralement il y en aura autant, plus peut-être, sans parler des simples mécontents.

….Que les rêveurs se consolent cependant…  Les roses fleuriront toujours.

F. Magnard.

 

GRACE à des mesures très simples dictées par la science expérimentale, il est permis de prévoir que tous les grands fléaux de contage qui ont décimé l’humanité pourront être étouffés sur place.

L. Pasteur.

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Et depuis 1891 on pouvait lire dans le journal « Le Soir »…

Un bilan scientifique de cette fin d’année ?  Il est étourdissant.

Les Russes ont commencé le transsibérien qui doit aboutir à Vladivostok.  Les Français s’occupent activement du transsaharien.  Panama est toujours en souffrance, Corinthe avance lentement, mais Sénat de Washington vient de se prononcer en faveur du canal du Nicaragua.  Nous sommes convaincus que l’Angleterre sera bientôt reliée à la France, soit par un tunnel, soit par un pont.  Des expériences de navigation sous-marine ont été faites au Havre, à Toulon et à Cadix.  L’air est vaincu, lui aussi : un compatriote annonce qu’il a résolu le problème de navigation aérienne en faisant « plus lourd que l’air ».

Pendant que la science s’applique d’un côté à rendre à l’homme la vie plus facile, de l’autre, elle recherche le moyen de vaincre son plus mortel ennemi : le microbe.  L’un des plus redoutables a été jusqu’ici le microbe de la tuberculose.  Le remède de Koch (dont on peut regretter que la formule soit encore inconnue) constitue une des plus grandes conquêtes de l’humanité.

Avec les engrais chimiques de Georges Ville, c’est le commencement d’une révolution agronomique.  Vigne ou froment, roses ou carottes, auront peut-être un jour la part mathématique de chaleur et de lumière, de phosphore, de potasse, d’azote et de chaux nécessaire à leur complet épanouissement.  La chimie agricole a fait, depuis 1880, de véritables MIRACLES.  Elle nous en réserve d’autres…

 

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Il nous reste enfin à parler de la plus étonnante des découvertes scientifiques à l’actif d’aujourd’hui : le téléopte.  Après le téléphone, le téléopte.  Après la parole à grande distance, la vue.  On ne se doutait guère, il y a une douzaine d’années, que l’on pourrait se téléphoner de Bruxelles à Paris.  Et pourtant c’est la réalité.  Pourrons-nous voir bientôt notre correspondant ?  On peut répondre oui, sans hésitation.  Les expériences sont là.  Il n’y a qu’à les continuer avec patience et rigueur. 

 

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20/02/2012

Les Rolling Stones à Bruxelles... Appel à témoins

Afin de réaliser une émission, un animateur de RADIO NOSTALGIE est à la recherche de photos et témoignages concernant le passage des ROLLING STONES à Bruxelles.

Merci de bien vouloir laisser vos coordonnées dans les commentaires du blog afin qu’il puisse vous contacter.

D’avance un tout tout grand merci.

 

 

1ère venue des Rolling Stones à Bruxelles, le 18 octobre 1964.

 

Voici l’annonce de l’époque de la firme de disque Decca :

 

Veux-tu les accueillir à l'aérodrome de Zaventem avec des centaines d'autres fans le dimanche 18 octobre à 10H45 ?

Départ en train : Depuis la gare centrale de Bruxelles. Voici les heures de départ : 8h29 ; 8H48 ; 9H22 ; 9H49 ; 10H11.

Pars à temps ! Les trains seront combles. Le prix aller-retour est de 25 francs (60 centimes d'euro). Les billets doivent normalement être retirés aux guichets de la gare.

Par autobus spéciaux :

Les bus partent à 9H30 de la Porte de Ninove à Bruxelles. Le trajet aller retour ne coûte que vingt francs. (Cinquante centimes d'euro).

Que faut-il faire pour accompagner ?

-Demander un billet de voyage à Decca – Service >Rolling Stones – 26 quai des charbonnages – Bruxelles 8 - en écrivant LISIBLEMENT ton nom et adresse

-Joindre un billet de vingt francs et un timbre de trois francs à ta demande.

- Mettre la demande ( plus un billet de vingt francs et un timbre de trois francs) dans une enveloppe fermée affranchie à trois francs à envoyer à l'adresse ci-dessus. Tout ceci AVANT le 14 octobre.

Tu recevras alors par la poste ton billet de voyage avec le numéro de ton bus. Tu devras être au plus tard à 9H30 au square Smets (en face de Eurokarting) à la Porte de Ninove à Bruxelles. Les billets de voyage peuvent également être retirés avant le 14 octobre directement chez Decca.

Le groupe de teenagers actuellement le plus populaire sera accueilli de manière fantastique.

Enfin une mention couleur bordeaux sur le côte de l'affichette ajoute :

 Vers 13 heures, les Rolling Stones lanceront par parachute de la Terrasse Martini sur la Place Rogier des disques et des photos.

 

 

 

tour martini.jpg

 

Et le 17 octobre 1973 les Rolling Stones à Forest National

Un concert marquant pour le groupe qui garde un excellent souvenir de cette prestation et des fans présents ce soir-là. Une ambiance du tonnerre pour un concert qui ne tombera jamais dans l'oubli...

 

affiche Rolling Stones 1973.jpg

 

Court rappel historique :

La tournée européenne des Stones a débuté le 1er septembre 1973 à Vienne (Autriche) et comme toujours, c’est le délire qui se propage comme une traînée de poudre à travers le continent.  Les fans français attendent leur heure avec impatience mais la déception sera immense car une décision de justice interdisant l’entrée en France du guitariste Keith Richards pour une affaire de drogue est en cours et les Stones doivent annuler leur passage dans ce pays !

Soudain, la station de Radio RTL décide d’affréter un train spécial au départ de Paris pour permettre aux fans français de venir voir le groupe à Bruxelles parce que les Rolling Stones ont décidés de donner un concert supplémentaire pour eux le 17 octobre dans l’après-midi avant leur représentation du soir pour les Belges. 

 

rolling stones forest national.jpg

 

Article sur le 1er passage à Bruxelles

http://www.memoire60-70.be/Chronique_1960_1965/Les_Stones_Bruxelles1964.htm