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24/09/2013

Le livre Bruxelles - Pentagone de Roel Jacobs

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   Genre : Guide illustré.

Domaines : Patrimoine culturel bruxellois – Tourisme.

 

   Format : 13,5 x 20 cm, 400 pages, 200 illustr.

   ISBN : 978-2-930018-88-1

   Prix public :   35,00 € (sous réserve)

 

·       DOCUMENTS

 

200 photographies en couleur et N/B

15 cartes et plans, 37 encadrés


 

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·           AUTEUR

 

Roel JACOBS, guide conférencier et historien

 

Préface de : Claire Billen, historienne et urbaniste. 

 

·           LE SUJET

 

Il existait déjà le célèbre Guide illustré de Bruxelles de Guillaume Des Marez, publié au lendemain de la Première Guerre et réédité de nombreuses fois. Aujourd’hui encore l’amateur de patrimoine culturel trouve dans le commerce des synthèses historiques de très  bonne qualité.

 

Le Guide de Bruxelles-Pentagone  est unique en cela : il rassemble en un seul volume plus de 20 ans de conférences, de visites guidées et de publications sur le patrimoine de Bruxelles menées par Roel Jacobs. Un guide-conférencier bruxellois largement apprécié pour son analyse et son franc-parler, la justesse de ses observations quant aux « à-côtés » de l’Histoire ainsi que la restitution des faits.

La matière de l’ouvrage est construite sur un cycle de 33 visites, lesquelles couvrent l’ensemble du « Pentagone » bruxellois, le centre-ville de Bruxelles.

La balade démarre à la Grand-Place, serpente entre les premières murailles du XIIIe s, et s’achève à l’angle nord-ouest, dans le quartier du Béguinage et des Quais, à l’intérieur de la seconde enceinte du XIVe s.

 

 

·           PUBLIC

 

Amateurs d’Histoire du patrimoine culturel de Bruxelles.

DIFFUSION : Interforum Benelux S.A.

Fond Jean Pâques, 6

1348 Louvain-la-Neuve – Tél 010 42 03 20 – Fax 010 41 20 24

CFC-Éditions

Place des Martyrs, 14 - B - 1000 Bruxelles -Tél  02 227 34 05 - Fax  02 218 08 52

nathalie.d@cfc-editions.be - www.cfc-editions.be

 

 

CFC-ÉDITIONS valorise la richesse patrimoniale et culturelle de la Région de Bruxelles-Capitale.


 

Le Guide de Bruxelles-Pentagone rassemble en un seul volume plus de 30 ans de conférences, de visites guidées et de publications sur le patrimoine de Bruxelles menées par Roel Jacobs.  Un guide-conférencier bruxellois très apprécié pour son analyse et son franc-parler, son souci des « à-côtés » de l’Histoire et la restitution des faits.



 

La matière de l’ouvrage est construite sur un cycle de 33 visites, lesquelles couvrent l’ensemble du Pentagone bruxellois.  La balade démarre à la Grand-Place, serpente entre les premières murailles du XIIIe s, et s’achève dans le Quartier du Béguinage et des Quais, à l’intérieur de la seconde enceinte du XIVe s.

Bruxelles

Et si vous redécouvriez Bruxelles intra muros en ce bel été ?

En panne sur un détail historique à propos de l’hôtel de ville de Bruxelles ? Ou sur le siège du Grand Orient de Belgique à la rue de Laeken ? Ou sur le palais de Charles de Lorraine ? Pas de problème, un mot, un geste, Roel Jacobs fait le reste. Et résout généralement l’énigme en moins de temps qu’il ne faut pour l’énoncer !

Historien et auteur déjà d’autres ouvrages sur sa chère ville de Bruxelles, il a répondu positivement à un appel de CFC-Editions. La maison d’édition issue de la Commission française de la Culture et depuis lors rattachée à la Cocof entendait donner une suite "up to date" - comme on ne dit pas chez CFC-Editions… - au célèbre "Guide illustré de Bruxelles" de Guillaume Des Marez qui avait été publié au lendemain de la Première Guerre et réédité de nombreuses fois. A côté de cela, il y a des synthèses historiques qui tiennent la route mais qui manquaient parfois un peu de chair et de ce "spirit" qui fait le charme de la capitale.

Or s’il y a quelqu’un qui parle et écrit dans cette direction, c’est bien Roel Jacobs, qui accompagne par ses tours et ses conférences des groupes de touristes ou tout simplement de curieux de leur cité à Bruxelles depuis quelque trente ans.

Ainsi dit, ainsi fait, "Bruxelles-Pentagone" réunit en un seul volume plus de 30 ans de conférences, de visites guidées et publications sur le patrimoine de Bruxelles. Voilà - comme on le confirme chez CFC-Editions - "un conférencier bruxellois apprécié pour son analyse et son franc-parler mais dont on apprécie aussi pleinement la justesse de ses observations sur les à-côtés de l’histoire et, ce qui n’est pas rien, la restitution des faits".

Roel Jacobs a construit l’ouvrage sur un cycle de 33 visites qui couvrent l’ensemble du "Pentagone bruxellois", entendez : le centre-ville de Bruxelles.

L’auteur ne cache pas qu’il a hésité un brin avant de s’engager dans le projet. Par rapport à ses glorieux prédécesseurs mais aussi à la manière de travailler ! "Décrire le patrimoine du Pentagone et le mettre en contexte pose d’emblée le problème du choix. Car, en exagérant, à peine, on peut dire que si l’histoire des communes urbanisées au XIXe siècle s’écrit à l’hectare, celle des quartiers compris dans l’enceinte du XIIIe siècle le serait plutôt au mètre carré. Mais bon, mes choix reposent quand même sur mon cycle de 33 visites guidées. Un cycle longuement préparé et expérimenté qui couvre l’ensemble du Pentagone."

Les visites qu’on peut littéralement dévorer dans ce guide de… 400 pages, virtuellement ou en "live" commencent à la Grand-Place pour se terminer dans dans le quartier du Béguinage et des Quais.

Comme tout ouvrage du genre, "Bruxelles-Pentagone" est aussi un bijou encyclopédique, joliment illustré mais incontestablement marqué par l’esprit de son auteur. On rit et puis on réfléchit à propos de ces "Saint-Michel les plus catholiques" et ceux qui le sont moins et qui figurent eux sur des bâtiments neutres, pour ne pas dire franchement laïques voire proches de la franc-maçonnerie.

Véritable puits de science, Jacobs nous régale aussi de listes sur les noms des maisons de telle ou telle rue ou nous emmène à Sainte-Gudule aux enterrements de personnalités importantes depuis son érection. Homme très ouvert, il nous gratifie même d’une généalogie des Nassau. Mais il rejoint aussi le Bruxelles le plus contemporain par exemple à propos des œuvres d’art des stations de métro…

"Bruxelles-Pentagone" ? Le manuel pour (re)découvrir Bruxelles que l’on soit ou non un "echte Brusseleir"... 

 

Renseignements sur "Bruxelles Pentagone" : 02/227.34.03

En épinglé

PAS QU’UN GUIDE !Orfèvre Claire Billen, historienne de l’ULB a signé la préface de « Bruxelles Pentagone ». Non sans une certaine passion elle aussi ! « C’est de fait un objet littéraire singulier. Il se présente comme un guide » mais « c’est également un ouvrage d’histoire nourri, l’air de rien aux références scientifiques les plus récentes. C’est encore un manifeste politico-moral en faveur de l’urbanité, de la richesse de la vie urbaine. C’est enfin, un léger pamphlet raillant les égarements des politiques urbanistiques, les interprétations historiques convenues ou mal étayées, les opinions superficielles sur la ville, sa population, son fonctionnement »…

 

C. Le Soir

Bruxelles

Qui, mieux que Roel Jacobs, eut pu décortiquer si scrupuleusement le Pentagone? Une bible de 400 pages fouillées...

Cent fois, l’on vous a servi du Roel Jacobs. Et pour cause ! Conteur insatiable de sa cité chérie, le sympathique historien barbu avait, en son temps, nourri nos colonnes de son regard amoureux mais joyeusement critique sur son sujet phare. Bonheur supérieur ! L’extraordinaire vulgari- sateur partage son enthousiasme et trois décennies de guidages en un opus, à peine sorti mais déjà référence sans concurrence...

Chaque entame de juillet, l’homme déboule à l’Ommegang, qu’il connaît mieux que sa poche; en travaille le récit auquel l’une ou l’autre vedette prêtera son timbre. Parce que l’été, décidément, lui sourit, à notre infatigable baroudeur du cœur du pays. Ses 400 pages sorties en juin compilent 33 visites ludico-instructives de ce Pentagone. Trente-trois visites, auréolées de clins d’œil, de franc-parler, d’humour. Et d’une foultitudes de documents.

C’était couru d’avance, avec semblable perfectionniste. Bien qu’ayant longtemps hésité à emboîter le pas d’illustres prédécesseurs ("Le défi n’était pas mince", confesse-t-il en préambule), l’auteur n’a pas plus lésiné sur son job propre, que sur les tableaux (l’habitat social, un parcours BD, les Saint-Michel catholiques et moins catholiques, des lauréats de concours de façades, etc.), les chronologies (construction de Saint-Gudule, Notre Dame ou la Petite Boucherie de la place de Bavière), les croquis ou, cela va sans écrire, les illustrations.

Scientifiquement rigoureux quoique décalé de par la nature même du récitant, l’ouvrage brasse délibérément large. Entraîne ses lecteurs à travers époques et sites - Roel Jacobs illustre tant la haute école Francisco Ferrer, que le portail Saint-Roch de la rue Rempart des moines ou la sublime galerie Bortier.

 

Un fourre-tout que Bruxelles-Pentagone ? On en est à mille lieues. Parce qu’au final, sa frénésie, le bonhomme la réprimande, la structure même. Mais en offrant à ses pages, comme à ceux qui les prendront en pleine poitrine, l’exact relief de la vie, d’hier et d’aujourd’hui, d’une petite superficie, inversement proportionnelle à ce que Roel Jacobs en extrait. (la D.H.)

16/09/2013

Le livre de la Grand'Place

Superbe ouvrage !  Celui-ci aborde toutes les facettes aussi multiples que variées, de ce fait, qui fait notre fierté de Bruxellois, avec science et simplicité….. Un livre à (s’)offrir !!!!

 

Chef-d’œuvre de l’architecture baroque, la Grand-Place de Bruxelles est inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1998.  Mais qui la connaît vraiment ?

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Les auteurs : Valérie Paelinck, Lillo Chiarenza et Philippe Denis

Le livre est en vente en librairie ou en ligne 

Visitez le site : 

http://www.grandplacebruxelles.be/befr/#!/page_book

 

07/09/2013

Evolution

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Le percement des tunnels et des viaducs de la jonction du chemin de fer Nord-Midi a modifié les vieux quartiers qui ont été entièrement réaménagés vers 1950… de nombreux passages souterrains pour voitures et une longue passerelle, permettent de franchir facilement les principaux carrefours.  Les anciens quartiers où l’on trouvait, dans des rue irrégulières, des vieilles maisons brabançonnes pittoresques et variées, ont en grande partie disparu….La ville haute, reliée jadis à la ville basse par des artères étroites et raides, communique maintenant avec elle par des voies larges, bordées de maisons de commerce et de banques…

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Années 50-60...Place Charles-Rogier, un des centres d’animation de Bruxelles ; elle est dominée par le haut building du Centre Rogier, 30 étages qui abrite des maisons de commerce, des salles de réunions, etc… et deux salles de spectacle : le théâtre National de Belgique (architecte Cuisinier, décorateur Jacquemin), avec 764 places et l’Atelier, avec 250 places.  En arrière, gare routière (lignes vicinales de Bruxelles-Nord) et gare du Nord, des chemins de fer, achevée en 1957 par les architectes G. et P. Saintnoy et H. Van Den Bosch.  La Gare du Nord abrite le musée des Chemins de fer…. 

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Dans les années 50, certains bruxellois s’étant élevé dans hiérarchie sociale, ont bien le droit de vivre en automobile et de ne plus concevoir la vie à Bruxelles autrement  que comme une cascade continuelle d’accélérateurs, d’accumulateurs, de carburateurs, de freins et de tuyaux d’échappement.  Le mécanisme du mouvement vital dans les années 50 fonctionne si bien que l’espace compris entre Sainte Gudule et l’église Ste Marie n’est plus que pour ceux-ci qu’un Champ-de-Mars où la carrosserie belge mâtinée de moteurs américains, allemands, français ou anglais, déchaîne ses splendeurs.  


 

11/08/2013

C'était au temps où Bruxelles brussellait également sur Facebook

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Chers visiteurs....

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Sophie Peeters 

16:19 Publié dans BELGIQUE, BRUXELLES | Commentaires (6) |  Facebook | |

Hommage à nos dentellières

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Dans les années 50, Louis Quievreux écrivait dans Bruxelles notre Capitale…

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La construction du Palais de Justice a fait disparaître plusieurs rue et impasses portant des noms pittoresques : rue d’Artifice, impasse des Pauvres, impasse des Créquillons, impasse des Brodeuses, impasse du Fuseau, impasse des Dentellières…

Ces derniers noms me font rêver avec mélancolie….

Je replace dans leur décor de jadis, nos dentellières bruxelloises dont le point fut à l’origine des points de France et d’Angleterre.

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Elles étaient nombreuses, jusqu’au milieu du 19ème siècle dans le quartier populaire de la rue Haute.

Elles étaient les descendantes de ces spellewerksters qui fabriquèrent le magnifique couvre-pieds offert en 1599 aux archiducs Albert, chef-d’œuvre remarqué à l’exposition de la Dentelle qui fit les beaux jours de Bruges et de Londres.

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Mais quel déclin depuis le 20ème siècle !

En 1914, nous avions dans le pays, 12.000 apprenties.  En 1936, plus que cinquante…

Pourtant, la plus grande dame du pays, la reine Elisabeth, ne cessa, dès avant son ascension au trône, de se dévouer entièrement à la belle cause de la dentelle.  C’est à son initiative que se créa l’Association des Dentellière belges.

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Hélas !  La dentelle se meurt !  L’Amérique et l’Angleterre ont fermé leurs frontières à nos exportations.  Il est loin le temps où Charles II attirait chez lui les artistes de Bruxelles ! 

On aura beau multiplier les expositions de dentelle, les associations, décerner des prix et des médailles, la dentelle continuera d’agoniser si la Mode, cette maîtresse exigeante, ne s’intéresse pas à sont sort.   

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La reine Elisabeth continue à protéger activement l’art de la dentelle.  Des pièces de sa collection figurèrent à l’exposition de Bruges.  Si j’étais une dame de l’aristocratie honorée d’une audience de la Reine, je paraîtrais devant elle parée d’une de ces pièces qui ont porté le renom de Bruxelles dans le monde entier : mouchoirs exquis à fond de brides, col en rosaline ou ces charmants papillons boucles d’oreilles encadrant la fleur d’un beau teint….

Ce serait la meilleure façon de rendre hommage au bon goût de la compagne du roi Albert Ier.

Qui sait ?  La Mode, à son tour, se dirait que rien n’est plus art pur dans la parure féminine que la dentelle et elle décréterait à son retour en vogue.

Ah ! Si Paris, Hollywood et Londres, si la princesse Elisabeth d’Angleterre, Rita Hayworth ou la femme de l’Aga Khan voulaient s’en mêler…

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Qu’est-ce qui pourrait égaler la cape en dentelle, le voile de mariée en point de Bruxelles, le fichu Marie-Antoinette en application sur réseau ?

Nos belles, pour se protéger la chevelure – Oh !  si peu – se passionnent pour les mouchoirs de couleurs avec des inscriptions anglaises sur fond d’instrument de jazz.  Pourquoi pas des mouchoirs au point à l’aiguille appliqué sur tulle ? 

Las ! … Bruxelles s’est internationalisé.  Bruxelles n’a plus de toilettes régionales qui feraient la part belle à la dentelle.

C’est pourquoi, la résurrection de la dentelle devrait se faire sur un plan international.

Les rares dentellières qui nous restent, qui ont encore le courage de s’adonner à un métier extrêmement fatigant et peu rémunérateur, peuvent cependant se consoler d’avoir comme protectrice et patronne la reine du pays.

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Cette reine succède à la madone qui était invoquée à Bruxelles sous le nom de Notre-Dame-aux-Neiges et qui fut oubliée après la démolition du quartier du même nom, lors de l’urbanisation de la partie de la ville qui s’étend entre la rue Royale et l’ancien observatoire.

Dans ce quartier se trouvait une petite chapelle où les dentellières de Bruxelles se rendaient chaque année, le 4 août, afin de prier la Vierge qu’elle conserve, à leurs dentelles, cette blancheur dont se parait son nom.

A la Révolution française, la chapelle fut vendue comme bien national et démolie.  Aux premiers coups de pioche, les habitants du quartier, dentellières en tête, assaillirent les démolisseurs, qui ne purent continuer leur œuvre de vandales qu’après l’arrivée d’un détachement de soldats.

Notre-Dame-aux-Neiges, continuez, de vos lointains inconnus, à protéger nos dentellières, avec la Reine !

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On dit aussi …..

L’industrie de la dentelle fut toujours en honneur à Bruxelles.  L’art joli de nos grands-mères périclitait et des efforts nombreux furent tentés pour le sauver au cours des années 80.  A présent, les petites boutiques disparaissent une à une !  

En quel siècle le génie de la femme s’attacha-t-il à ce travail si frêle auquel il suffit d’un peu de fils et des épingles ?  Nul ne le dira jamais avec certitude.

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Les archives sont muettes à cet égard.  Mais la légende, qui maintient toujours ses droits là-même où l’histoire perd les siens, a gardé la mémoire de ce jour effacé et lointain. 

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Au fond d’une impasse vivait une pauvre veuve qui n’avait pour se nourrir, elle et ses 5 enfants, que le produit du travail de sa fille aînée Kaatje.  Celle-ci était à son rouet du matin au soir, mais l’hiver était rude et la tâche mal payée.  Non loin de là vivait un riche marchand de bois dont le fils Arnold, en passe d’être reçu  dans la corporation des sculpteurs et tailleurs d’images, était amoureux de la jolie Kaatje.  Cette dernière, d’ailleurs, n’était pas insensible à ses vœux.  Un jour, lasse de voir souffrir sa pauvre mère, Kaatje adressa une redoutable prière à la Vierge : « Sainte mère de Dieu, donnez-moi les moyens de faire vivre les miens, et je renonce aux vœux de mon cœur ».  Quelques jours plus tard, se promenant à la campagne avec sa mère et Arnold, elle vit une infinité de fils de la Vierge venir se poser sur son tablier noir et, comme par hasard, y dessiner des fleurs et des arabesques.  La jeune fille comprit l’intention de sa protectrice.  Elle emporta précieusement chez elle le tablier et, le cœur gros du sacrifice consenti mais l’âme pleine de courage, elle essaya de reproduire avec du fil de lin le délicat dessin.  D’abord, elle n’y réussit guère.  Mais, ayant attaché des petits bouts de bois aux fils qui mêlaient et ayant fixé l’ouvrage sur un coussin pour pouvoir s’aider d’épingles, elle arriva bientôt à un meilleur résultat.  La dentelle était inventée.  L’histoire ajoute que, plus tard, Kaatje fut relevée de son vœu et qu’elle épousa son Arnold.  Elle eut plusieurs filles qui, elles aussi, furent d’habiles dentellières et répandirent l’art de la dentelle dans tout le pays. 

Que faut-il croire ? 

 

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Plantin et Charles XV

Certains auteurs affirment que la dentelle n’a pas d’origine, qu’elle a existé de tout temps, d’autres nous apprennent que l’ouvrage que l’on peut véritablement baptiser du nom de dentelle et qui doit être un travail minutieux et bien fait, date du temps des croisades, où les grandes dames, pour se distraire de l’absence de leurs maris, consacraient leurs loisirs à faire ce que l’on nomme le point de lacet, point primitif duquel sont nés tous les autres points de dentelle. 

 

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Parlons plutôt de notre bonne ville…. Vers 1550, la dentelle prend son essor remarquable dans les Flandres, surtout à Bruges.  Néanmoins, les textes les plus autorisés permettent de croire que c’est à Bruxelles que naquit la dentelle aux fuseaux (par opposition à la dentelle à l’aiguille pratiquée un peu partout à l’époque) dès le début du XVè siècle.  Ce qui est certain, c’est que, dès la moitié de ce même siècle, l’art de la dentelle faisait partie de l’éducation de la femme et l’autorité supérieure voulait qu’il fût enseigné dans les écoles et les couvents. 

Charles-Quint déjà protégeait les débuts de cette industrie dans nos provinces du Nord.  Il portait d’ailleurs lui-même une « calotte ajourée » sous sa couronne : il en avait de tous les points.  Ce métier d’art devient bien vite un métier populaire et innombrables furent les femmes du peuple qui s’y adonnèrent. 

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Dans les années 70, la Belgique dénombrait près de quarante mille ouvrières en dentelle, dont quelque douze mille à Bruxelles.  

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Mais que faut-il entendre par « ouvrière dentellière » en cette fin de siècle ?  C’est la pauvre vieille qui doit vivre, elle et ses enfants, du produit de son carreau.  Ce sont encore des malheureuses petites orphelines et toutes ces jeunes et vieilles filles qui, par dévouement, soutiennent un pauvre ménage, un vieux père, une mère infirme, un frère ou une sœur dans la misère… Toutes ces femmes sont mal, fort mal payées, elles dont la plupart produisent parfois de véritables chefs-d’œuvre.  Pendant 14 heures par jour, elles restent à la même place, la tête inclinée sur le carreau, les yeux constamment en éveil, l’estomac écrasé, les doigts brisés, pour gagner … combien ?  75 centimes voir 1 Franc tout au plus. 

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Quel contraste avec le besoin de luxe toujours croissant de cette fin de 20ème siècle !  Et combien sont mal rétribuées ces humbles femmes qui apportent chaque jour leur merveilleuse pierre au monument d’art national… Leurs doigts noueux, pareils à ceux des virtuoses, aiment leur « carreau » comme eux leur clavier ou leur archet.

(Extrait de l’ouvrage « Matériaux pour servir à l’histoire de la dentelle en Belgique » de Van Oest et Cie, éditeurs)

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Musée du Costume et de la Dentelle

 

rue de la Violette 12 - 1000 Bruxelles