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16/05/2014

Institut Champagnat de J.F. Philippe

Bonsoir Madame,
 
Après avoir regardé quelque peu ces souvenirs de mon école sur votre blog, je suis allé rechercher les deux photos que je possède encore et je me permets de vous les envoyer, je pense qu’elles pourront rappeler à certains de bons souvenirs ...
 
La première photo Institut Champagnat qui doit dater des années 1956 – 1957 montre (les noms dont je me souviens) à l’extrême gauche le frère Pierre, et l’avant dernier frère sur la droite est le frère directeur, je crois frère Léon. Je ne me souviens plus des noms des autres frères sur la photo. La photo Institut Champagnat 2 - qui doit dater de 1953 – 1954 - montre à gauche le frère directeur, frère Léon, et à l’extrême droite le bon frère Gilles que j’ai eu comme enseignant en première année. Je me souviens de bon nombre de ces “ collègues “ aux études, et je m’étonne que la classe de ma première année fut aussi nombreuse ! La cour de récréation était à cette époque un lieu de combats assez discrets – il ne fallait pas se faire prendre par le surveillant - mais sans pitié, et aussi un terrain de football où il ne faisait pas bon de se trouver sur la trajectoire du ballon qui était vigoureusement expédié de l’autre côté de la cour !
 
Je vous souhaite une bonne réception de ces deux photos.  
Merci Madame pour ce blog qui est bien fait et qui m’a permis de me replonger dans mes souvenirs, ceux d’il y a près de 60 ans.
 
Bien à vous
 
J-F PHILIPPE
 

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14/05/2014

Le « scandale » du Petit Sablon

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Le 20 juillet 1890, à 11 heures, le bourgmestre Charles Buls, entouré du ban et de l’arrière-ban des édiles communaux, inaugure en grande pompe le nouveau square du Petit Sablon.

Huit jours plus tard, c’est la catastrophe !  Un brave bourgeois de Bruxelles dont l’histoire n’a pas retenu le nom, demande audience au maïeur.  Pour lui faire part, affirme-t-il, d’une très regrettable anomalie à propos du Petit Sablon.  Intrigué, Charles Buls le reçoit.  Notre homme explique au premier magistrat pour le moins abasourdi que, parmi les dix personnalités statufiées entourant les comtes d’Egmont et de Hornes, se trouve Gérard Mercator (de son vrai nom Gérard de Cremer).  Le célèbre géographe, cosmographe et mathématicien – le socle de la statue enseigne aux visiteurs qu’il naquit en 1512 et décéda en 1594, ce qui est parfaitement exact – tient dans sa dextre la représentation du globe terrestre qu’il contemple avec l’air d’en avoir deux… Il y a de quoi être étonné, affirme notre bourgeois au bourgmestre : le sculpteur Louis-Pierre Van Biesbroeck, auteur de la statue, fait figurer sur la mappemonde les contours de l’Australie !  Un continent qui, n’importe quel potache vous l’affirmera, n’a été découvert que dans le courant du XVIIIème siècle !!!

Effondré, le bourgmestre ne sait quelle attitude adopter …  Lui qui fait partie du corps enseignant, il imagine déjà les gorges chaudes que feront ses adversaires politiques devant une telle bévue.  Pour éviter le « scandale » qui lui retomberait sans conteste sur le dos, il demande au futé bourgeois de garder le secret sur ce regrettable incident.  Ce que ce dernier fit, et très bien.  Puisqu’il fallut attendre presque un demi-siècle – exactement 49 ans – pour qu’un autre quidam se rende compte, en 1939, de cet anachronisme pourtant flagrant. 

 

Si d’aventure vous passez par le square du Petit Sablon, rendez visite à Mercator : sa statue se trouve en haut à gauche de la butte arrière du square.  Vous constaterez que sa mappemonde n’indique plus les continents, lesquels ont été remplacés par des sortes de fuseaux qui n’ont rien d’horaires.  Quant la transformation a-t-elle eu lieu ?  Mystère… La ville les a fait exécuter en « stoumelinks » !