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23/06/2013

Wittamer Maîtres Pâtissiers

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Wittamer vers 1920

Henri Wittamer, Maître Pâtissier de la 2ème génération….

 

Au n° 11-12, du Grand Sablon, une double boutique se prolonge en labyrinthe d’atelier jusqu’à la rue Sainte-Anne et vers la pente qui mène à la rue de Ruysbroeck.  Pas de temps à la rêverie, tout le monde circule comme dans une ruche ! Il faut dire qu’avec les succès, on ne chôme pas dans la pâtisserie.  Au fur et mesure que les rayons se vident, d’autres plateaux garnis de merveilleux gâteaux surgissent.  Au rythme où passe la clientèle, la marchandise est toujours fraîche !

 

Rapide, une silhouette affairée passe dans la boutique.  Une poignée de main, un sourire chaleureux,… c’est le maître des lieux, Henri Wittamer.  Nous sommes dans les années 80.

 

Sa famille s’y est installée en 1910.  Ayant fait ses études chez les Jésuites de l’Institut Saint-Jean Berchmans pour y apprendre le latin et le grec, ce fils unique ne pensait pas un jour prendre la relève dans le commerce de ses parents.  Comme il disait, « Tout le mérite revient à mon père »…. Dans une aventure pareille, c’est la première génération qui a le plus dur labeur…. « Il lui en a fallut de la volonté et de l’esprit de sacrifice pour faire sa place au soleil…lui qui était un humble ouvrier venu du Luxembourg ».  Et pourtant, à ce jour, toutes les fines bouches de Belgique et d’ailleurs, prononcent le nom de Wittamer avec délices et respect. 

 

Dans ce cas, on peut affirmer qu’Henri le fils destiné à un avenir bien différent, à su prolonger le plaisir de la création en y apportant sa touche.  Puisqu’il n’a pas changé de métier, il s’est décidé à changer la pâtisserie.  Il ne prétendait pas faire de la pâtisserie de luxe mais plutôt de la pâtisserie de qualité en s’adaptant au goût du public qui en avait assez des « choses lourdes et indigestes »….

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Wittamer.... Charette à pain...livraison

Aujourd’hui, Wittamer est mondialement reconnu …

 

visitez le site http://www.wittamer.com/fr/index.php

 

22/06/2013

Restaurant le Mozart

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Situé 541 chaussée d’Alsembert à 1180 Bruxelles.  02/344.08.09

 

Il y a plus de 15 ans, monsieur Remo Gozzi remisait sa trompette dans le tiroir aux illusions et ouvrait à Forest un petit restaurant sans prétention, près de l’Altitude 100, au coin de la chaussée d’Alsemberg et de l’avenue Mozart.  Mozart ?  Voilà qui tombait bien pour un musicien dont la muisque constitue l’univers sans frontières.  Remo Gozzi, dans son… Mozart, se mit à manier la poêle avec brio pour son plaisir, mais aussi pour le régal de ses amis. Entre un… Scampi « Sadi » et un filet pur « Moustache », on parle musique et grands musiciens.  Au pousse-café, les trompettes sortent des écrins …et les clients ravis deviennent spectateurs comblés.  C’est parti !  Pendant des années, le Mozart sera le rendez-vous des amateurs de jazz avec ses concerts du dimanche après-midi.  D’excellents jazzmen défileront par amitié pour Remo d’abord et puis parce que le Mozart commence à être connu dans le milieu du jazz.  Remo Gozzi est heureux, au lieu de se combattre, ses deux démons, jazz et muisique s’unissent, se chevauchent avec un succès tel qu’il décide d’ouvrir sur la Grand’Place, pas moins, le « Brussel’s Jazz Club » qui depuis 1978 s’est taillé une place de choix, la première pour le jazz, parmi les festivités nocturnes de la capitale.  Il faut préciser que tout concourt à faire du « Brussel’s Jazz Club » un endroit à succès.  Autour du podium, s’ordonnent les petites tables et leurs sièges moelleux bordés par le luxueux bar d’acajou.  Moquettes au sol, plafond peint en noir, c’est dans un décor très chic que madame Linda Gozzi présente les artistes les plus célèbres dans une ambiance chaude et sympathique comme seuls savent la créer les amoureux du jazz.  Sont venus au « Brussel’s Jazz Club », Oscar Peterson, Joe Williams, Nat Adderley, Ella Fitzgerald, Lionel Hampton, Erroll Garner, Dizzi Gillepsie, Bill Codeman et le regretté Louis Amstrong devenu l’ami de Linda et de Remo.   Mais aussi Sadi, Toots Thielemans, Michel Legrand, Philippe Catherine, Stan Getz, Peggy Weston et Annie Cordy et d’autres encore qui ne manquent jamais après le spectacle, quelle que ce soit l’heure, d’aller terminer la soirée (ou la nuit plutôt) au « Mozart ». 

Celui-ci a conservé le décor bruxellois, un peu bricolé de ses débuts qui fait son charme.  Les banquettes rembourrées pour le confort entourent les comptoirs.  Le premier, traditionnel, le second en parallèle réservé à Remo Gozzi, ses fourneaux et sa batterie de casseroles devant lesquels il joue en solo le maître queux de service. 

Murs et plafonds sont tapissés de photos de vedettes, d’autographes à la gloire de l’ami Remo, et au-dessus du comptoir, une collection d’instruments de musique brillent de tous leurs cuivres.

Le cuisinier Remo ne prétend nullement jouer les grands chef, il n’empêche qu’on mange très bien au Mozart.  Les suggestions d’entrées sont prometteuses et le succès des cuisses de grenouilles sautées à l’ail ou des Scampis « Sadi » ne se dément pas.  Les flambées du Chef son renommées et ses viandes tendres, juteuses, grillées ou poêlées, les « pavés » parmi les meilleurs de la capitale s’accommodent de dix façons différentes : à la dijonnaise, à la provençale, au roquefort, au poivre vert, etc…. Le homard au poivre rose,  les langoustines grillées au four, la Lotte aux poireaux, sont devenus des classiques de la cuisine dite nouvelle.  Il y a aussi des préparations très classiques comme la selle d’agneau o le pintadeau à la fine champagne et en saison le gibier, tellement demandé qu’il vaut mieux réserver sa table.  La moustache conquérante, Remo Gozzi ne renie pas sa région natale de Côme.  Il maintient à sa carte quelques spécialités comme sa « Lasagne Mozart » du mercredi, le spaghetti aux pâtes fraîches et un étonnant, Jarret de tante Berta.  Au dessert, une crêpe ou un sorbet ou encore le fameux Sabayon au Marsala… tellement onctueux ou le Blue note, une création musicale de Remo, faite de meringue, d’avocat, de crème chantilly, de mousse au chocolat et d’amandes grillées.  La carte des vins est très honorable et le pichet démocratique déjà gouleyant pour 150FB (guide de 1980) le demi litre n’exclut pas quelques mises respectables telles le Barolo 1971, le Brouilly, un Moulin à vent, un excellent Bourgogne : le gelus ou un Château La Lagune enrichissent encore la carte.

Bien servi, égayé par les lieux, le client ne peut que retenir une aussi bonne adresse.

 

Exploitant : SPRL La Gargotière

Jour de fermeture le dimanche

Salle pour réception 30 à 40 personnes

Catégorie de prix : 650FB (Apéritif, entrée, plat principal, dessert)

D’après le guide « Gastronomie Bruxelles, Wallonie, Luxembourg » fourchettes d’Or de 1981-1982.

 

Hélas, le 3 Août 2004, nous apprenions cette triste nouvelle !

 

APRÈS PAUL LENDERS, légendaire patron des clubs Pol's et Bierodrome, la place bruxelloise perd une autre figure du jazz. Remo Gozzi, qui, au cours des années 80, avait été le patron du «Brussels Jazz Club», ce cercle situé sur la Grand-Place à Bruxelles qui a accueilli les plus grands musiciens de jazz, a trouvé la mort dans un accident de moto qui s'est produit il y a quelques jours dans la région d'Orléans, en France, a annoncé samedi l'association «Les Lundis d'Hortense» qui regroupe la plupart des musiciens de jazz belges. Son épouse, Linda, a été grièvement blessée dans l'accident et se trouverait dans le coma.«Remo Gozzi a apporté une contribution considérable à la vie du jazz à Bruxelles et s'était lié d'amitié avec de nombreux musiciens qui le regretteront», a encore précisé l'association. Dans ce club, situé en sous-sol, sont passés de toutes grandes pointures comme Barney Willen, Art Blakey qui, à l'époque, comptait le trompettiste Terence Blanchard parmi ses «Jazz Messengers», Dexter Gordon et bien d'autres.

© La Libre Belgique 2004

 

 

Après cette tragédie, c’est sa fille qui a reprit les rennes de l’entreprise et le restaurant existe toujours. 

20/06/2013

Les plaisirs du Bois de la Cambre, ses guinguettes et ses vélodromes

 

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Le Bois de la Cambre d’après le guide du touring club de Belgique en 1925.

 

Ce beau parc public est la promenade favorite des Bruxellois.  Par son accès facile, il est le prologue d’un grand nombre d’excursions au sud-est de la capitale.

 

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Le bois de la Cambre est relié à la ville par l’avenue Louise, superbe voie de communication bien ombragée, de 55 m. de largeur, bordée de somptueux hôtels et tracée en ligne droite, à part une déviation dissimulée par un rond-point.

L’avenue gravit en pente douce une différence de niveau d’environ 22 mètres.  Sa longueur, depuis la place Stéphanie, est de 2.500 mètres.

Le percement de l’avenue Louise et l’aménagement du bois de la Cambre constituent une des créations principales du Bruxelles « moderne ».

 

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L’idée première de relier le Bois à la Ville par une voie directe et luxueuse revient à MM. Jourdan et de Joncker, qui avaient acquis et mis en valeur des vastes terrains aux alentours de l’actuelle porte Louise.  La création de l’avenue fut décidée par les édiles bruxellois en 1847, mais elles ne furent soumises à la Ville ; après de longues discussions, on adopta le premier projet, élaboré par M. de Joncker précité.

L’avenue Louise, avec deux zones latérales, de 40 à 100 mètres de largeur, de même que le bois de la Cambre, fut incorporée au territoire de Bruxelles, par une loi de 1864.

 

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La ligne de tramways a été établie en 1867.  C’est à cette époque que la Ville fut autorisée à créer un « chemin de fer américain », depuis la porte de Schaerbeek jusqu’au Bois.

L’avenue est entièrement bâtie de nos jours.

 

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Ce bois magnifique, rendez-vous préféré des promeneurs bruxellois, a une superficie de 110 hectares (environ 2.000m. de longueur X 550m. de largeur).

 

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En vertu d’une loi, le gouvernement fut autorisé à concéder le bois à la ville de Bruxelles, qui s’engageait à en faire un parc public.  Elle s’engageait aussi à payer à l’Etat une redevance d’environ 10.000 francs par an (2 juin 1861).  Pour l’aménagement du bois, la ville adopta, à la suite d’un concours, l’excellent projet élaboré par l’architecte paysagiste Keilig (22 février 1862).  Ce projet avait l’avantage de tracer au travers de la forêt des promenades agréables, tout en conservant d’épais ombrages et des futaies séculaires.  C’est incontestablement ce qui en fait la beauté.  Par ses larges avenues bien tracées, ses sentiers tortueux, ses ravins, son lac, ses pelouses, le bois de la Cambre tient du jardin anglais.  Il rappelle la forêt, par l’aspect majestueux de ses vieux massifs.

 

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Le lac situé dans la seconde partie du bois est une création artificielle.  Il est alimenté par l’aqueduc communal.

 

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Avant sa transformation, le bois de la Cambre était presque désert.  Seuls les amis du pittoresque s’y rendaient les dimanches d’été.  Les familles bourgeoises allaient y déjeuner sur l’herbe et les couples d’amoureux y cherchaient la solitude.

Au commencement du siècle dernier (19è), c’est là que s’exécutaient « la plupart de ces folles et malheureuses provocations, auxquelles on donne si improprement le nom d’affaires d’honneur ».  (G. de Wautier).

 

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Le tableau suivant donne la longueur des promenades habituelles du bois de la Cambre :

1° De l’entrée du Bois à la cloche (située devant le lac, à la jonction des deux allées latérales du Bois dit Carrefour des Attelages) par la droite : 1.400m par la gauche : 1.200m

 

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2° De l’entrée du Bois à la drève de Lorraine par la droite : 2.350m par la gauche : 2.500m.

 

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3° Tours simples :

De l’entrée du Bois à la laiterie et retour : 1.900m

De l’entrée du Bois à la cloche et retour : 2.600m

De l’entrée du Bois jusqu’à l’arrière du lac, sans passer devant la cloche : 4.100m

 

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De l’entrée du Bois jusqu’à la drève de Lorraine (soit donc le tour complet du Bois par les allées extérieures) 4.750m

Le tour du lac (de la cloche jusque derrière le lac et retour) : 1.850m

 

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4° Tour en forme de huit :

De l’entrée du Bois jusqu’à la drève de Lorraine en passant devant la cloche à l’aller et au retour 5.100m.

 

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Notons que l’entrée du bois de la Cambre est ornée d’une grande composition sculpturale de Jacques de Lalaing, la Lutte équestre  (1906), ainsi que de deux pavillons occupés par la police.  Ce sont les pavillons d’octroi de l’ancienne porte de Namur, que la Ville a transportés ici.


Bois de la Cambre d’après Charles d’Ydewalle. (années 50)

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Nous voici, à présent, terme ultime de l’avenue Louise, à l’orée du bois de la Cambre, qui est le poumon de Bruxelles, le royaume des hêtres pourpres, allée cavalière, eaux et pelouses, vallons et bocages, remarquablement dessiné par Kellig. 

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L'entrée est ses magnifiques immeubles rasés 

A peine franchi, le carrefour où nous rafraîchit la fontaine du poète Odilon Perrier, nous pénétrons sous les plus majestueuses futaies d’Europe. 

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Ce bois fut partie de la forêt de Soignes.  Nous le limitons aujourd’hui à ce déroulement, long de deux mille mètres et large de cinq cent cinquante mètres, qui nous mène à la chaussée de Boitsfort. 

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Le lac, de belle dimension, avec son île Robinson, plaît par son côté Jean-Jacques, à Armenonville, un côté gloriette de Schoenbrunn. 

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Aux premiers beaux jours, les pelouses se couvrent de familles buvant le soleil.  C’est Hyde Park et Kew Gardens à la fois. 

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De drèves en sous-bois, nous pénétrons dans cette forêt de Soignes qui, en plein vingtième siècle, est à peu près sauve.  Cela tient du miracle.  Comment la mercantile capitale du plus industriel des royaumes a-t-elle gardé, parure suprême, une forêt de 5000 hectares à sa porte ?  L’explication remonte à l’an mille, quand les comtes de la maison de Louvain en firent l’acquisition.  Ces hommes aimaient la vénerie au point d’en faire un deuxième métier.  Nobles et chasseurs, il leur convenait d’édifier « A la Vure » (Tervueren) un château fortifié qui tenait surtout du pavillon de chasse. 

 

Dans les souvenirs du vieux Bruxelles, Jean Servais écrivait :

Une simple promenade au bois représentait toute une expédition.  Pour accomplir il fallait se laisser véhiculer par un tramway poussif et bringuebalant qui, au trot menu, de ses deux chevaux, vous prenait à peu près une heure pour vous mener de la porte de Schaerbeek à l’entrée du Bois.

Mais, lent à venir, le succès n’en fut pas moins assuré en un temps relativement bref dès que la tractions des tramways se fit à l’électricité.

 

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Dans le bois, on découvrit des sites admirables.  Le ravin où les enfants s’amusèrent à se laisser « tribouler » du haut en bas, enlacés deux par deux ; exercices pratiqués aussi par des couples de jeunes gens et de jeunes filles ; le trou du diable, laissé par une carrière ancienne, trou où stagnait une mare et auquel on attribuait des origines diaboliques

 

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le Chalet Robinson devant lequel se tirait le sensationnel feu d’artifice du 21 juillet ; le lac, le fameux lac et ses petits bateaux qui allaient sur l’eau à des prix abordables ; les pelouses, toujours occupées par d’innombrables flâneurs

 

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et où circulaient des vendeurs de « smoeteboles » de « carabitjes », de « coco-au-caliche »… et si le feu d’artifice se tire maintenant ailleurs (année 50) c’est que la foule de ses admirateurs était telle que les taillis, les arbustes subissaient d’inévitables déprédations…

 

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Telles étaient les réjouissances estivales qui suffisaient au bonheur du Bruxellois de l’époque et le retenaient dans sa ville…

 

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Quant aux plaisirs d’hiver, il y avait les balades en traineaux et, sur le lac en temps de gel, le patinage.  Le public était prévenu par des pancartes dans les voitures des tramways : « On patine au bois de la Cambre ».

 

Rappelons à ce propos les représentations d’une revue bicentenaire au sympathique théâtre du Bois-Sacré et qui s’intitulait : « On potine au Bois-Sacré ».  (Libeau et son collaborateur habituel, notre vieil ami de Caigny, en étaient les heureux auteurs).

 

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N’oublions pas de mentionner, en outre, en toutes saisons, les promenades à cheval qu’y faisaient quotidiennement la ‘Gentry ‘… C’est au cours de l’une d’elles que Sarah Bernhardt en représentation dans notre capitale, fit la connaissance d’un membre de notre haute aristocratie, début d’une idylle qui laissa un profond souvenir dans la vie sentimentale de la grande tragédie…

 

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Tout Bruxellois digne de ce nom se devait d’aller déguster, à défaut d’un repas pris à la Laiterie, sa tartine au fromage blanc agrémentée de radis noirs, chez Moeder Lambic ou chez Moeder Cramique

 

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et d’y applaudir Madame Gaspard, chantant, en jouant de la guitare, les aventures d’une ménagère qui va-t-au marché.  S’y produisaient également parfois, raconte Frans Fisher dans ses souvenirs de Bruxelles d’autrefois trois petites vieilles toutes menues et toutes ratatinées. 

 

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ambiance chez Moeder Kramick


« On les avait toujours connues vieilles.  D’une voix cassée et chevrotante elles entamaient des strophes d’une chanson un peu puérile et enfantine intitulée « Petites fleurs des bois ».  Puis tout à coup, continuant à chanter et à pincer de la guitare, elles se mettaient à tournoyer et virevolter sur elles-mêmes en une lente valse sur place, pareilles à ces petites poupées mécaniques qui se trémoussent dans certaines boîtes à musique. 

 

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ambiance chez Moeder Lambic aussi 

Plus le public, un peu goguenard, encourageait par ses rires et ses bravos les pauvres petites chanteuses-ballerines et plus elles prolongeaient cette mimique rotative, jusqu’à ce que, épuisée, elles allassent s’affaler sur un banc, avant de faire la quête.

 

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« La recette faite, elles allaient achever, jusque bien tard dans la soirée, leur tournée dans les vieux cabarets de la ville où chacun les connaissait mais ne leur donnait d’autre nom que celui de leur unique chanson : « Petites fleurs des bois ».

 

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Version années 50

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Et on y danse même le Rock and Roll 

Mais le Bois de la Cambre, du moins ses environs immédiats, laissent surtout des notables souvenirs au vieux sportifs en ce sens qu’il accueillit les deux premiers vélodromes bruxellois.

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Le premier, en somme, fut le vélodrome de Longchamp, installé au coin de l’avenue du même nom (actuellement Avenue Winston Chruchill) et de l’actuelle rue Edith Cavell.  L’inauguration eut lieu le 22 mai 1893 en présence du Roi, de la Reine et de la princesse Clémentine.  C’est là que se termina, en cette même année, la première course Paris-Bruxelles qui dura deux jours, les 14 et 15 août et dont le vainqueur fut Henri André, maçon verviétois, follement ovationné, on le conçoit …

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Le deuxième vélodrome fut inauguré en 1897 : le vélodrome de la Cambre, racheté en 1907 par M. Van Hammée, l’ancien directeur du Palais des Sports de Schaerbeek.  Il se trouvait au Solbosch et fu exproprié en 1908 en vue de l’exposition de 1910, pour être remplacé, la même année, par le vélodrome du Karreveld.  Mais n’anticipons pas…

 

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Les gloires de l’époque héroïque du Cyclisme étaient notamment le liégeois Robert Protin, le populaire Bruxellois Hubert Houben, vainqueur en match mémorable au vélodrome de Longchamp, de l’Américain Zimmerman, qui, jusqu’alors n’avait subi aucun défaite.  Citons aussi, parmi nos compatriotes, notre toujours vert Léon Coekelberg, de Saint-Hubert les frères Fischer, Huet, le dentiste….

Léopold II honorait le sport cycliste de sa protection.  Il dota de prix importants plusieurs compétitions.  Et il ne manquait pas de féliciter personnellement les vainqueurs des courses auxquelles il assistait, tel André, qui fut reçu par lui au Palais.  Evènement dont parlèrent les journaux, pour la plupart desquels le cyclisme sportif n’avait guère de considération.

Et l’on raconte qu’ayant assisté à un match à l’issue duquel Houben avait été victorieux une fois de plus, le Roi le complimenta également et lui posa cette question plutôt singulière :                  

-         Comment faites-vous donc, Monsieur Houben, pour courir si vite ?

Un instant interloqué, mais se ressaisissant, Houben répondit : - Sire, ça est un truc !  Ce qui eut le don de faire rire de bon cœur son auguste interlocuteur, de même que les personnalités présentes à l’entretien.

La popularité du sport cycliste s’étendant de plus en plus, les deux vélodromes, l’un après l’autre, s’attirèrent bientôt une nombreuses clientèle.  Et les cafés des environs du Bois en profitaient. 

 

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Paris - Bruxelles amateurs 1910

 

Il convient d’accorder une mention spéciale au « Café du Cycle » où, chaque jour, après leur entraînement, se rendaient les coureurs.  La patronne de l’établissement les aimait bien et elle était payée de retour.  Le poète-revuiste Théo Hannon, lui avait dédié ce quatrain :

Dans son amitié maternelle

Pour le cycle et ses dérivés

Dévotement, sur son sein, elle

Regonflerait les pneus crevés !

 

Aussi bien l’appelait-on « Maman Bodinus » du nom de son mari.  Très temporaire, ce mari !

Dans « le Soir », Jacques le Belger-Carrière a retracé il y a quelques années (années 50), le curriculum vitae de cette sympathique et originale personne l

« Née en 1840, à Deux-Acren, elle était la fille de Constant d’Hoffschmidt, ministre des en 1880, la connaissance de « Herr Doktor Bodinus » conservateur du Jardin Zoologique de Parin et l’épouse.  Mais le caractère austère de son mari ne convient guère à son tempérament.  Elle interrompt brusquement son voyage de noces, à Berlin, et revient à Bruxelles, sa ville d’adoption, qu’elle ne quittera plus. 

 

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Elle y achète « Le Trianon » au Bois de la Cambre, en fait un petit jardin d’acclimations où les enfants viennent jouer… Et son penchant naturel pour les animaux exotiques, se double de son affection pour les coureurs cyclistes dont la vogue commence.  Elle fonde le « Cyclist’s Club House » qui, malgré son enseigne engageante au goût du jour, n’a guère de succès. 

 

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C’est alors qu’après avoir repris la gérance du bar du Vélodrome de Longchamps, nouveau venu, elle achète un terrain sis entre l’avenue Legrand et le Bois et y fonde « Le Café du Cycle », le favori des sportsmen. »

Camille Bodinus, née d’Hoffschmidt, n’était pas dénuée de ressources.  Mais elle avait une passion : le jeu.  C’est ce qui fit son malheur, causa sa ruine et amena sa retraite dans une masure à Deux-Acren, son village natal, où elle mourut en 1921, misérablement…

 

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On le voit, les souvenirs qu’évoquent le Bois de la Cambre et ses abords sont nombreux, divers et « Maman Bodinus » telle que l’a ressuscitée le Berger-Carrière méritait d’être sauvée de l’oubli.  Elle est digne de figurer dans la petite histoire de notre cher Bruxelles.

Et en version plus récente.... 

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16/06/2013

Boendael d'après le guide du touring club de 1925

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Ce hameau d’aspect rustique a été annexé à Ixelles en 1829.  Son églisette, rebâtie en 1842, occupe, dans la Duyvel Delle, l’emplacement d’une chapelle fondée au XVème siècle et qui fut longtemps l’oratoire du Serment des Arquebusiers de Bruxelles.

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Cette minuscule église campagnarde possède deux magnifiques retables de l’école brabançonne, restaurés en 1865 par M. Malfait. 

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A côté du sanctuaire, un tilleul, contemporain de Charles-Quint, dresse son tronc trapu et décapité, à branches menues.  Il a fallu depuis longtemps panser se plaies et le cercler de fer, tellement l’âge l’a rongé.  Mais il reverdit chaque année, malgré sa caducité.

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Au bon temps de la vénerie, Boendael fut un des rendez-vous de chasse de nos anciens souverains (Marie de Hongrie inaugura en 1541 la chasse de nuit, à la lueur des flambeaux)… « Aux torches enflammées qui sillonnaient la forêt en tous sens, se mêlait la vive clarté de centaines de feux qu’on avait allumés pour guider la marche des traqueurs.  Qu’on joigne à cela les cris de la multitude et les sons aigres des trompes et des cornets, et l’on pourra se figurer une scène vraiment fantastique. » (L. Galesloot.)

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Au bout de la place, une rue se dirige vers Watermael.  Près de la station de cette localité, passons sous le viaduc du chemin de fer et descendons vers la place pour nous y rendre. 

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Chaussée de Watermael 

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Estaminet au Pelikan Rouge

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Rue du Relais

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Rue du Schoolgat

04/06/2013

Restaurant l'Atomium ... guide de 1965

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Restaurant l’Atomium en 1965 (guide Julliard de Henri Gault Christian Millau)

Tel . 78-30-00 Ouvert tous les jours.

 

Pendant l’Exposition, les Bruxellois se devaient d’aller déjeuner ou dîner près d’un hublot du célèbre atomium, d’où l’on a une vue immense sur Bruxelles et ses environs.  Les étrangers et les provinciaux ont pris la relève et le samedi, ainsi que le dimanche, il y a du monde dans l’ascenseur qui vous transporte, en 22 secondes, à 100 mètres du sol et, par la même occasion, à l’une des meilleures caves de la capitale.  Les vins sont en effet, avec le panorama, le meilleur atout de ce restaurant luxueux où l’on pratique la cuisine internationale et les prix forts.

 

Environ 400 FB, sans le vin.