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06/01/2009

C'est le Brol aux Marolles

 

vieux marché 01

 

C'est le Brol aux Marolles!

roman bruxellois de Georges Roland

éditions bernardiennes

Le livre:

Amaï ! C'est le brol aux Marolles ! Et c'est Roza la rame du métro

qui te le dit, fieu ! Ça est pas du cuit dans le bon beurre ! Elle en avait

la larme aux phares, la pauvre crotje.

On rencontre de ces énergumènes, dans les petits parcs,

à Bruxelles ! Des jeunes mères boxeuses, des dragueurs boxés, des

amoureux cinquantenaires sur les bancs publics. Je te raconte pas le

peï à la gueule patibulaire, qui vient cracher ses incisives dans un

parterre de roses ! Ou l'Angliche qui cause pas comme nous, et dont

la mère est assassinée en pleine vie ! Ouille, ouille !

Ni une invasion de Noirs qui donnent le tournis aux

commissaires de police Guy Carmel et Isidore Turpin.

Ça est la première enquête de l'agent Bertrand Dughesclain.

Et je peux te dire que ça va faire monter le tram sur le trottoir !

Le brol, que je te dis !

en vente sur les sites :

http://www.bernardiennes.be

http://georges-roland-auteur.wifeo.com

et à la librairie Calligrammes à Wavre

PRIX: 14,50€

Format 15 x21, 196 p.

ISBN 978-2-9600805-2-0

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Je m'appelle Roza, car les autres ils m'appellent pas : ils m'attendent.

Ça est juste si ils disent : « Tiens, la rame est là ! ».

C'est par mes galeries de taupe que je roule dans les intestins de la ville.

Je suis comme un tram qui est descendu à la cave.

Le matin, il y a un type qui vient me chercher en sifflotant.

Il a une mallette avec son thermos de café au lait et deux tartines beurrées avec du jambon ou une fricadelle, et avec une gozette aux cerises emballée pour la pause. Ça, c'est Jef Matras. On l'appelle comme ça car il aime pas de se lever. Mais il aime pas de se coucher, non plus, c'est pour ça.

Parfois, c'est Saïd qui vient me chercher, ça dépend des jours. Lui, il a jamais du jambon dans ses tartines, tu sais, il aime pas. Il dit comme ça que c'est du cochon, et que ça se mange pas, du cochon. Moi, je suis d'accord : je mange pas ça non plus. Je l'aime bien, Saïd, car il me cause comme avec sa femme ou avec ses gamins. Quand il est gai, il chante des trucs dans sa langue.

Il est vers cinq heures du matin quand ils viennent me chercher. C'est chouette en été, parce qu'il y a souvent du soleil, que j'entrevois par les carreaux du dépôt. Un peu de lumière, ça fait du bien, mais pas trop longtemps. Moi, je suis contente que dans mon noir. Les longues périodes où je fonce comme une folle, qu'heureusement il y a mes rails pour me guider. Et quand au bout du tunnel je vois un peu de clarté, la station n'est pas loin, et je ralentis. Va pas croire que c'est le conducteur qui freine, hein ! C'est moi ! Prends-moi pas pour une idiote !

. Je suis sortie de mes galeries, je me suis assise dans un parc, pour regarder. En stoumelinks1. Virtuellement, hein, comme on dit maintenant, vous avez compris!

Bien sûr, ils ne me voient pas, quand je les tiens à l'oeil. Ils agissent comme si j' étais pas là.

Au début, j'ai rien vu de fameux. Des crotjes qui viennent froucheler avec leur amoureux, des vieux kroums qui lisent leur gazette, ça est pas ça qui allait me faire du nouveau. Des comme ça, il y en a plein dans mes rames ! Et puis ça a commencé.

Toute cette histoire, je vous la raconte avec mon bon accent bruxellois, que si vous comprenez pas, eh bien : va voir le lexique à la fin du livre, ou bien venez faire un tour dans les Marolles. Moi, je vais faire un effort pour causer fransquillon.

Mais attention, hein ! Ici, il y a un Angliche, des pisseurs de comptoir, un ajoën caché derrière une aubette, des Pitje Schandaul , des moumas avec leur knelleke1, amaï1 ! Quel cirque !

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L'auteur:

Avant tout, je revendique ma belgitude, et

estime que mon sabir belge vaut bien le

pidgin qu'est devenue la langue française. Je dis nonante-neuf au

lieu de quatre-vingt-dix-neuf. Ce qui à mes yeux, vaut mieux que

d'utiliser des raccourcis anglo-saxons en guise de pédanterie.

Mais n'allez pas croire que je dis « une fois » à tout bout de

phrase. Et je n'aime ni les caricoles, ni le coca cola. Qu'est-ce que tuJe reste un Bruxellois blafard et mangeur de

dis en bas de ça, cadeï ?

poulet, un « kiekefretter » anar, en quelque sorte.

LISEZ UN EXTRAIT AU VERSO

1 va une fois voir le lexique à la page 195. Et quand tu comprends pas un mot, tu regardes là et

si tu le vois pas eh bien tu oublies. Moi je sais pas à l'avance ce que toi tu sais pas, hein?

 

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Commentaires

disquaires les 4 magasins de disques étaient le roi du disque à gauche de l'eglise,plus loin le soldeur à l'emplacement du stuut musico de l'autre coté de la place sonica la société sonica possedait ces 4 magasins devenant la principale maison de distribution de bruxelles ,metrophne dans les années 70 centre monnaie,puid devient la chaine extra zone en faillite depuis un an ou deux

Écrit par : andré | 21/05/2010

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