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17/03/2008

De la Madeleine à la prison de Vilvorde.

  

Door_eye

 

Quels sont les liens entre la petite rue de la Madeleine, située au centre de la Capitale, hélas disparue lors des travaux de la Jonction, et la « Correction » de Vilvorde ? Ils sont deux : d’abord l’anecdote développée par Louis Quiévreux, ensuite le fait que l’énorme bâtiment qu’est l’ancienne prison de Vilvorde sera visitable après tant d’années d’abandon.

 

Madeleine_actual

  La chapelle de la Madeleine et son appendice, la chapelle Saint-Anne, transplantée de la rue de la Montagne ; la flèche indique la petite rue de la Madeleine. 

 

Débutons par Quiévreux. Ainsi en 1838, à un endroit inconnu de la petite rue de la Madeleine, se situait un cabaret tenu par un étrange personnage. Le tenancier, nommé Wallop, s’était reconverti… car en fait il avait été un des aumôniers de la prison de Vilvorde, appelée « la Correction ou ‘Tuchthuis’ en néerlandais ». Il avait été chassé suite à quelques problèmes avec le directeur de l’établissement pénitencier ; ou avait-il simplement fuit son sacerdoce ? Son ‘caberdouche’ marchait bien car notre homme, la langue bien pendue, régalait sa clientèle à la fois de ses aventures et de bières fines accompagnées de genièvre. « Les récits du curé cabaretier avaient une telle saveur, un tel piquant, que tout Bruxelles se pressait dans la petite rue de la Madeleine pour les entendre… explique Quiévreux ». Faut-il rappeler que ce quartier de l’église de la Madeleine était « the place to be » au début du 19e siècle ? Quel était l’emplacement de la ruelle ? Elle devait longer l’église de la Madeleine pour peut-être joindre la rue de l’Infante Isabelle, du temps où ce lieu de culte était cerné de maisons à l’instar de l’église Saint-Nicolas. Ce qui était encore le cas après guerre avant les travaux de la Jonction.

 

 

Madeleine_old


L’ancien quartier où filait la petite rue de la Madeleine. 

 

Le succès lui montant à la tête, Wallop décide d’imprimer un mémoire contre le directeur de la prison qu’il dédicace à Monseigneur Englebert, archevêque de Malines et il le diffuse, ni plus ni moins ! Si bien que le directeur, nommé Leduc par Quiévreux pour ne pas offusquer ses descendants, porte plainte pour calomnie.

L’affaire passe en justice en avril 1838 et offre son lot de révélations. Le directeur Leduc s’était érigé en dictateur de la prison : maltraitement des prisonniers, nourriture infecte, détournement de biens… et un intérêt très vif pour les jeunes et avenantes prisonnières. En effet, la Correction est mixte ! Si bien que, vu les remous du procès, une prisonnière dépose contre Leduc et donne les détails croustillants de ses agissements. « L’amusement favori du directeur était de faire, le soir, la ronde dans le dortoir des femmes. Passant d’un lit à l’autre, il soulevait les couvertures… ». Bref, une ambiance concentrationnaire se dégage de cette attitude. Il y aura bien entendu des incidents au cours du procès qui finissent parfois en éclats de rire, et rapportés dans la presse. La loi est la loi, le directeur est renvoyé et Wallop, le prévenu, condamné à trois mois d’emprisonnement, cinq ans de privation des droits civils et à 50 francs d’amende. Il doit aussi publier à cent exemplaires l’arrêt de la Cour ! « Wallop rentra dans son cabaret et se remit à servir force half-scheuts et strieps pour payer les frais de son procès ». Je rejoins Quiévreux pour poser la question : pendant combien de temps ? On l’ignore !

 

 Gardes
Le porche du corps de garde vu de la berge droite de la Senne ; notez la poterne donnant sur un mystérieux tunnel. 

 

Fin 1779, sous l’impulsion du prince Charles de Lorraine, nous sommes sous le règne de l’impératrice douairière et reine Marie-Thérèse des Pays-Bas Autrichiens, est achevée la Maison de Correction provinciale du Brabant à Vilvorde. Elle est construite sur un terrain très proche du château de la ville, aujourd’hui disparu, mais pendant l’aménagement des berges de la Senne, les fondations de la fortification ont été redécouvertes sur la berge droite, à proximité du pont datant de 1880. L’architecte attitré de Charles de Lorraine, Laurent-Benoît Dewez, en fixe les plans. La Correction se situe donc entre l’actuel canal de Willebroek et la Senne. Le bâtiment à l’origine couvre une superficie de 1,8 ha, soit un quadrilatère de 190 m de large pour 63 m de profondeur, soit une surface totale comprenant le mur extérieur de 3 ha. La façade principale est précédée d’un porche corps de garde à proximité de la rivière. La construction verra son implantation modifiée au cours des temps : destructions, constructions, ajouts modernes… de même que ses affectations !

 

Tuchthuis_Plans
 

Plan de 1779 exécuté par J-B. Provost en 1784 et croquis simplifié du complexe avec le château et l’église de Vilvorde.

 

 

La portion centrale de l’édifice correspond au style néoclassique, tandis que le reste revêt un aspect nettement plus pratique ! De part et d’autre de la section administrative et des appartements du directeur, partent deux sections d’emprisonnement : à gauche, les hommes ; à droite, les femmes. Haute de quatre étages de cellules, ces constructions se prolongent à angle droit vers le canal pour s’achever par une aile arrière qui ferme le quadrilatère de la Correction. De chaque côté des ailes perpendiculaires se trouve une chapelle réservée à chaque sexe. Wallop galope donc dans ces lieux dédiés à l’âme.

 

 Central_Build
Le bâtiment central, logement du directeur. 

 

Prison mixte ? En effet, les autorités de l’époque n’envisageaient pas uniquement confiner les délinquants mais avaient une politique plus large qui s’articulait sur les principes suivants : punir par le travail ceux qui avaient échappé à la peine de mort, nettoyer les villes des sans-logis et autres vagabonds tout comme les prostituées. Dans une certaine mesure à Wallop d’accélérer leur rédemption… La Correction, dans l’esprit de l’époque, peut être considérée moderne puisque la notion de ‘travaux forcés’ est mise en pratique d’où ces immenses halls devant accueillir des ateliers.

 

Workshop
 

Immense hall pour atelier, le parachèvement de briques est typique de l’architecture militaire de l’époque.

 

 

Ce qui n’empêche pas les critiques, ainsi Alphonse Wauters rapporte les remarques de l’abbé augustin Derival (en fait Pierre Damiens) : « les cases sont éclairées par des meurtrières de 4 à 6 pouces de haut sur 8 à 9 de large et par une ouverture à peu près semblable exécutée dans une porte qui donne dans la galerie servant de débouché de 50 à 60 de ces cases. Cette galerie, beaucoup trop basse, les ateliers, les salles de travail, la chapelle, l’infirmerie, la boulangerie, etc., tout manque également d’harmonie ; rien n’est placé où il devrait être ». Wauters les confirme d’ailleurs : « Ce que l’on peut reprocher à Dewez, c’est le peu d’ornementation de la prison ; elle forme un quadrilatère régulier percé de plusieurs rangs d’embrasures. Sauf du côté de la porte et du bout sur la Senne qui la précède, elle offre l’aspect le plus triste et le plus monotone ». Mais fallait-il s’attendre à autre chose pour une telle fonction ? Contemplez un édifice carcéral actuel pour vous faire une opinion !

 

 Roadtocell
Le cheminement vers la cellule : escaliers, grilles… 

De 1794 à 1815, l’énorme bâtiment est affecté en tant qu’hôpital militaire. Puis, jusqu’à 1871, il retourne à une fonction de prison d’Etat. A partir de cette date à 1913, il sert de prison disciplinaire militaire, ensuite, pour une année, il devient une caserne des Carabiniers. Pendant la Première Guerre mondiale l’infrastructure sert de lieu d’internement de prisonniers politiques par l’armée allemande d’occupation. Le 31 mai 1919, l’usine d’explosifs Flavier, à 700 m de là, voit une énorme déflagration qui met le feu aux toitures de la Correction. L’aile longeant le canal est détruite ainsi que des portions des ailes de flanc.

 

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Coursive large et cellule sans doute d’isolation. 

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’occupant nazi récupère à nouveau l’infrastructure pour l’incarcération de prisonniers politiques. De 1945 à 1975, nouvelle utilisation en tant que casernement pour les troupes des Transmissions de l’Armée, les chambrées de 70 lits sont sous les combles. Dans cet intervalle, deux ailes de trois étages sont construites de part et d’autre du bâtiment central et le reste du bâti est fortement modifié, surtout au niveau des fenêtres. Les années cinquante voient encore des destructions ou l’érection de quelques bâtiments extérieurs pour le compte de l’Armée. Puis, à nouveau, s’ensuit un lent abandon définitif.

Gang_Cell


 
Encore quelques pas et vous y êtes ! 

 

En 1981, la ville de Vilvorde devient propriétaire des lieux et y installe ses services techniques. Il faut attendre 2006 pour que les parties historiques soient protégées par les Monuments et Sites et 2007 pour voir le début de la restauration et de la rénovation. Il faut saluer les autorités communales de Vilvorde qui, pour réhabiliter cette zone du canal, ont choisi la solution du développement durable : la conservation de ce vestige historique somme toute incomparable puisque seul et unique en Belgique !

 

 Zodiac
Un graffiti de prisonnier, dit « le zodiaque ». 

Quant aux liens entre la petite rue de la Madeleine et la Correction comme relatés en début d’article, relisons ces lignes de Wauters : « En 1835 parut à Bruxelles un curieux pamphlet dont l’auteur paraît avoir voulu, par un plaidoyer pro domo, du reste maladroit et écrit en un style alambiqué et ridicule, intéresser le public à des déconvenues personnelles peu intéressantes ». La source est une plaquette d’un certain De Jumne intitulée « Vices et intrigues de la maison de détention » publiée à Bruxelles en 1835. Des noms sont cités mais comme Quiévreux je maintiendrai l’anonymat… En tout cas pas un mot du sieur Wallop ! Curieuse histoire !

 

 Robert Dehon   Wall_Win

Bâtiment des geôles des femmes avant restauration.  

 

Je remercie vivement Raymond Waeyenbergh, vice-président du « Heemkundige Kring Hertog Hendrik I Vilvoorde », pour son aide documentaire et pour m’avoir fait visiter la « Tuchthuis » avec toutes les facilités de prises de vues. Actuellement, la Correction est encore un vaste chantier mais des visites de groupe seront possibles (commentaires en néerlandais ou français) dans quelque temps. Vous serez tenu informés sur ce website.

Sources

« Bruxelles notre capitale », Louis Quiévreux, éditions PIM-Services, ca 1951

« Het voormalige tuchthuis van Vilvoorde », Dieter Nuyten et al, M&L, Ministerie van de Vlaamse Gemeenschap, nr. 1, 2006.

« Histoire des environs de Bruxelles », A. Wauters, 1972.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore une fois, MERCI  Robert Dehon pour la qualité qu'il apporte au blog avec ses formidables articles.

Sophie

Commentaires

Ville ... voor De Jean-Luc ! C'est pas là que notre ancien "premier" s'était fait enfermer volontairement pour récolter des sous pour une oeuvre de restauration ?
En tous cas, de un, ça fait froid dans le dos, de deux, imaginer que l'Armée a encore utilisé ces bâtiments en '75 ! amaï !!! et de trois ..... Quel Monsieur ce Robert Dehon, pur bonheur que de le lire, merci Monsieur !

Écrit par : Michel....@// | 17/03/2008

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Bonsoir Robert, Merci, j'ai eu vraiment beaucoup de plaisir de lire ton reportage. Formidable et intéressant comme d'habitude. Il y avait une fameuse santé Leduc! Une question, un jour à la TV chez vu le ministre Jean-Luc Dehaene. On le voit qu'il a passé une nuit dans une cellule du Tuchthuis. Peut tu confirmer mes dires? Merci d'avance.

Écrit par : Nelly | 17/03/2008

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Eh bien je ne savais pas tout çà en 1969, quand j'y ai fait mes trois mois d'instruction dans les Troupes de transmission!
.. on apprend toujours ici!
à bientôt

Écrit par : Daniel | 17/03/2008

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Eglise de la Madeleine Source - Plan parcellaire de la ville de Bruxelles
7ième section – 1866.
Par P.C. POPP.

La petite rue de la Madeleine, logeai l’église par la gauche et débouchait entre le n° 43 – 45 rue de la Putterie. De suite à la sortie de la rue, à droite, débutait la rue Nuit et Jour.

Autre source - Dictionnaire Historique
des rues, place de Bruxelles.
Eugène BOCHART - 1857

Lire page 404

Imp. De la porte de bois, rue de la Madeleine entre la chapelle de Sainte Madeleine et le n° 42. (à droite) Cette impasse doit son nom à un estaminet qui de temps immémorial porte pour enseigne à la porte de bois. Les pères Rédemptoristes qui desservent la chapelle de la Madeleine ont dans cette impasse une petite maison, qui communique avec leur corps de logis, et dans laquelle ils ont établi une cuisine, pour faire des distributions journalière de soupe et de pain aux familles pauvres.

Écrit par : Pierrot | 17/03/2008

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Bon souvenirs Merci à vous monsieur, vous venez de réveiller en moi quelques anciens souvenirs car j'y ai passé 6 mois d'instruction (en 1964) et ensuite parti au 5ème bataillon TTR à Etterbeek (caserne Rolin) pour finir mes 15 mois de service militaire.
Je me souviens que non loin de la caserne il y avait un tof petit restaurant renommé pour ses steaks de cheval.

Marc.

Écrit par : Macarthur | 18/03/2008

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C'est un vrai délice de vous lire....je suis une toute nouvelle lectrice de votre blog...didactique....fameux , moi qui suis une curieuse de l'histoire.....très bonne continuation...

Écrit par : Sandra | 18/03/2008

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Superbe reportage ! quel plaisir !
Merçi aussi à Pierrot qui est toujours en possession de nombreux détails complémentaires , qu'il nous fait partager .

Écrit par : Andrée | 18/03/2008

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Madeleine suite. Bonjour à toutes et à tous,
Merci pour vos encouragements. Je réponds dans l’ordre.
Nelly & Michel : oui en effet notre ancien Numero Uno, J-L. Dehaene, avait passé 24 h dans une cellule (j’espère qu’on avait balayé les épaisses toiles d’araignée) pour la promotion de la restauration dans le cadre d’une émission de la VRT, Monumentestrijd. Hélas, le fantôme de Wallop ne fut pas du côté de notre démineur national dans cette affaire. Dommage.
Pierrot : merci pour tes infos ; en fait, je ne me suis pas étendu sur le problème de la Madeleine par manque de ‘data’, je me suis simplement basé sur le plan de BXL de 1850 et j’ai été sur le terrain pour prendre quelques photos, ainsi que celles pour Victor Hugo. Par contre, par échange de mails avec Nelly, Jean Pierre et Sophie, nous envisageons un topic sur le quartier disparu de La Madeleine (zone géographique à préciser), on engrange des photos… Je serais ravi, Pierrot, si tu rejoignais l’équipe ‘Mado’ (je viens d’inventer le nom de code du projet). Ensemble on pourrait aller plus loin, tout en s’amusant !
Ceci dit, appel aux visiteurs du site de Sofei, si vous avez des illustrations ou des renseignements/sources, elles sont les bienvenues (attention aux copyrights !).
Cordialement,
Robert qui bosse sur un sujet planant.

Écrit par : Robert | 18/03/2008

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Un super reportage.Bravo

Écrit par : gilbert | 19/03/2008

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Robert, si on siat Vous aider.... Aaaah MONSIEUR Robert (je l'écrit car je me doutes bien qu'Il n'aimeras pas ! hehehe) si je (nous) pouvons vous aider de quelque manière point de vue "logistique" , nous sommes à votre DISPOSITION ! ... (mais que ceci reste entre nous bien sûr :o)
Une fois de plus, que du bonheur de vous lire, même si je ne suis "planant" qu'à partir d'une certaine heure :o)
Bien à Vous,
Michel

Écrit par : Michel...@// | 19/03/2008

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ROBERT BONJOUR TOUT LE MONDE. ROBERT, COMME D'HABITUDE, TOUJOURS 9,99/10, POURQUOI PAS 10/10...TA FLECHE ROUGE N'EST PAS DROITE !!!
POUR "MADO"SI JE PEUX AIDER, PAS DE PROBLEME.
A BIENTOT.

Écrit par : NICKY | 20/03/2008

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Bravo Monsieur Dehon pour la qualité du reportage. C'est du haut vol! J'ai une petite question: qui pourrait donner l'origine du mot: "caberdouch" ?

Écrit par : Guy | 20/03/2008

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KABERDOECH(BXLOIS) BONSOIR TOUT LE MONDE. LE MOT VIENDRAIT DE CABARET. KABERDOES: KLEINE, GEMEENE HERBERG=PETITE AUBERGE VULGAIRE !!!

Écrit par : NICKY | 20/03/2008

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Kaberdoech Voici l'origine du mot:
En son temps, Napoléon avait classifié les cafés(appelés cabarets) en 12 catégories: cabaret 1= grand luxe/ cabaret 12 (déformé en caberdouch) = peu fréquentable!
NA !

Écrit par : Guy | 22/03/2008

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Une belle leçon d'histoire Pourquoi ne pas envoyer cela à notre nouveau sinistre de la justice, une très bonne idée de renovation de prison, non ?

Écrit par : Marchal Albert | 22/03/2008

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Vilvoorde le retour Bonsoir à tous,
Voici bien la preuve qu’un sujet ‘de chez notre Sophie’ peut donner des envies photographiques.
Philippe Reale a emmené son Canon 450D et un pied photo se balader dans les sinistres couloirs de la ‘Tuchthuis’ de Vilvoorde. Etait-il accompagné d’un gros toutou genre Airedale pour se protéger des araignées galopantes ? Il présente de très beaux clichés sur son site « Focale Alternative » que je vous recommande chaudement de parcourir, en voici l’adresse : http://www.focale-alternative.be/prisonv/
A bientôt avec un sujet bien marollien,
Robert

Écrit par : Robert | 25/01/2010

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L' ambiance... ...des photos est vraiment lugubre et pas seulement dans la prison...mais c' est le but recherché on dirait, non, car si c' est pas fait en exprès, c' est réussi...j' ai même vu un fantôme...bouhhhhhh;o)
Merci Robert

Écrit par : Nicky | 25/01/2010

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Csor en 1972 De mai à août 1972, j'ai dormi sous les combles pour 4 mois d'instruction militaire à la caserne Lt Van den Bergh, et la partie radio à la caserne Poliet, ce qui nous promenaient en peloton en ville 2 x par jour. Sans oublier la garde le long du canal de temps en temps sinistre! Les murs étaient épais! Et puis départ à Aachen ... logement à Hitfeld et boulot à Brand.

Écrit par : Gérald | 07/02/2010

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Csor 1972 Enfin, un ancien du Canadian Special Operations Regiment-CSOR qui intervient. Avez-vous connu Willy Vandeneede qui roupillait sous le même toit ?
@+
Robert

Écrit par : Robert | 07/02/2010

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J'y ai fait mon instruction militaire sous off en de février a juillet 1964.
J'ignorai que c'était une ancienne prison.Je ne sais plus le nom que portait la caserne a cette époque.
Merci pour la doc.

Écrit par : Yves | 13/10/2010

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C'était la caserne "Van Leerberg",(pas certain de l'orthographe).
J'y ai monté de garde en 74 ou 75 quand j'étais caserné à Peutie.
Super reportage A+

Écrit par : christian | 19/09/2013

Merci Gérald, je ne me souvenais plus du nom de la caserne située entre les deux cours d'eau et ça faisait quelque mois que je cherchais. J'étais également CSOR entre mai et août 1972 mais au peloton ligne et notre dortoir était sous les combles, à droite quand on est face au bâtiment. Que de bons souvenirs avec les COR, les CSOC et les poses de lignes en campagne. J'ai terminé mon service au pleloton SDS de la 123ième Cie TTR à la Chartreuse de Liège.
Au plaisir de vous relire.
Jean-Claude

Écrit par : Jean-Claude | 03/03/2011

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Hi ! Cela me fait vraiment plaisir de constater que ce papier a remis en contact des anciens du COR/CSOC. Actuellement, les bâtiments sont réhabilités et augmentés d'une barre à appartements assez chic avec vue sur le canal. Je devrais y refaire un tour photos.
All the best,
Robert

Écrit par : Robert | 04/03/2011

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