01/12/2007
Jean de Selys Longchamps
Le 20 janvier 1943, un avion de la Royal Air Force canonnait un immeuble de l’avenue Louise. Le chasseur-bombardier Hawker Typhoon 1B était piloté par un Belge qui « en avait ! » : Jean de Selys Longchamps. Voici cette curieuse histoire dont je m’aperçois quelle projette encore quelques zones d’ombre.
De missions en succès, de Selys acquière le grade de Flight Lieutenant (capitaine d’aviation). Une progression extraordinaire quand on connaît l’extrême sévérité de la Royal Air Force : de Selys est un dur parmi les durs !

Le Hawker Typhoon, monoplace de chasse et de bombardement, est une véritable « bête de course » dont la silhouette présente une énorme prise d’air « en barbiche ». Ses débuts sont inquiétants : beaucoup d’accidents et faiblesses structurelles de la partie arrière du fuselage qui sera modifiée (3.300 furent construits). Equipé de 6 mitrailleuses de calibre 7,7 mm (.303 in), il est doté ensuite de 4 canons Hispano-Suiza HS-404 de 20 mm. Ceux-ci peuvent délivrer 640 obus explosifs en une minute de tir. Sa vitesse maximale est de 664 km/h ; sa vitesse lente peut être estimée à 200 km/h. Curieusement, la verrière de la première version est équipée de portière, comme pour une voiture, avec la vitre coulissant vers le bas grâce à une manivelle. Détail important quand on évoquera le lancer de drapeaux. Par la suite, celle-ci sera remplacée par un modèle en goutte d’eau sans portière. Les « Tyffies » abattront des V-1. Il sera remplacé par le Hawker Tempest à la fin de la guerre ; cet appareil verra aussi d’importantes modifications de structure.

A ma connaissance il n’y a qu’un « Tyffy » survivant, ici photographié en 1986 au Royal Air Force Museum de Hendon (Londres). Actuellement, l’avion est décoré de bandes blanches et noires pour l’époque du débarquement et pourvu des carénages de canon (R. Dehon).
Les missions.
Hormis ses prestations en tant que chasseur, le Typhoon excelle dans l’attaque au sol. Il peut être doté de deux bombes de 250 ou de 500 kg et de rockets RP-3 de 60 livres. En 1943, l’essentiel des missions sont de harcèlement offensif dans le cadre des opérations codées « Rhubarb ». Elles consistent à attaquer un objectif par couple de deux avions ou en solitaire. Dès sur la Manche, les appareils naviguent à basse altitude, de jour ou de nuit, montent en altitude à proximité du but… et attaquent. Le « straffing » consiste à mitrailler au ras des plants de… rhubarbe. Ensuite, retour rapido pour éviter la Flak et retraverser « der Ärmelkanal » (la Manche) et joindre la base à une hauteur moins stressante. De Selys connaît parfaitement la méthode ! L’aimerait-il ?
Le 20 janvier, de Selys décolle avec son équipier, F/Sgt André « le men » Blanco, de la base de Manston (Thanet, Kent), pour bombarder une gare de triage près de Gent (Gand). L’attaque se passe bien et, à ce moment là, de Selys ordonne à son ailier de retourner à la base, lui, il a un rendez-vous à Bruxelles… et il fonce vers Asse puis Zellik. A partir de cette localité, il peut apercevoir le dôme du Palais de Justice. Il tourne à sa gauche, passe plein tube au-dessus des Marolles, survole le Palais Royal, se dirige vers le Cinquantenaire d’où, pivotant vers la droite, il va dans quelques secondes apercevoir le champ de course de Boitsfort, son repère visuel primaire. Le plaçant dans son dos, il remonte vers le nord-ouest : l’axe de pénétration est celui de l’avenue des Nations (aujourd’hui avenue Franklin D. Roosevelt), descente des gaz, vitesse aux environs de 200 km/h, le parc de l’Abbaye de la Cambre se dessine, coup de palonnier à gauche, l’avenue De Mot… Bien joué, notre Jean ! C’est qu’il avait très consciencieusement préparé depuis des semaines son coup. Les journaux clandestins et les rapports de la résistance reçus en Angleterre avaient bien indiqué où se trouvait le quartier général de la Gestapo. De plus, de Selys connaissait l’immeuble où un des ses amis possédait un appartement avant-guerre. Et, coup de chance, la construction était la plus haute de l’avenue Louise, douze étages : bel objectif !

Jean de Selys Longchamps avait aussi averti de son projet ses supérieurs. Sans réponse et peut-être même un certain mécontentement ! Curieux… Les missions « Rhubarb » n’en devenaient que plus tentantes pour une petite diversion, c’était dans son caractère, non ? A la moindre occasion… il la prendrait ! Et pour marquer le coup, il envisage la production de petits drapelets aux couleurs britanniques et belges qu’il veut éparpiller sur la ville, de même qu’un drapeau noir-jaune-rouge. Le tout fourré dans son cockpit : du culot quand même !
L’avenue De Mot, longue de 400 m, s’inscrit déjà dans la verrière du « Tyffy », collimateur centré sur le trottoir du n° 453. Il avait estimé son straffing à 20 secondes.
Il est bien difficile de se faire une opinion : il aurait dû voler à 72 km/h, ce qui paraît invraisemblable pour un avion de six tonnes… On peut aussi s’interroger sur sa route exacte : soit, Boitsfort, Nations et, alors, entamer un virage pour se mettre dans l’axe de De Mot… Comme j’ignore la vitesse de décrochage d’un Typhoon, j’ai indiqué plus haut une vitesse « lente » de 200 km/h. On pourrait aussi envisager une autre route : Boitsfort comme repère visuel et crochet pour se mettre dans l’axe de De Mot plus loin, soit survoler les toits de l’Université Libre de Bruxelles, l’abbaye de la Cambre servant de repère secondaire. De Selys devait connaître cette topographie comme le dos de sa main (‘like the back of his hand’). A quelle altitude ? Pour ces pilotes « Rhubarb », plonger de 2.000 pieds (600 m) à 200 pieds (60 m) doit être un plaisir intense !
De toute façon, les canons crachent les obus de 20 mm pendant que de Selys entame fond les manettes sa ressource pour éviter de s’écraser sur l’immeuble. Juste le temps de déglutir, il ouvre la verrière et lance le drapeau belge sur le parc de Laeken (Laken). Il oublie les drapelets qui seront éjectés plus tard en Flandres sur son chemin vers Manston. Certaines sources parlent aussi du jet d’un drapeau anglais… sur la propriété de sa nièce, la baronne de Villegas de Saint-Pierre.

Petit exercice sur le plans de vol (Google Earth 2007). 1 = Palais de Justice, 2 = Palais Royal, 3 = Cinquantenaire, 4 = Hippodrome de Boitsfort, 5 = Université Libre de Bruxelles, 6 = Abbaye de la Cambre.
Excellent tireur expérimenté, de Selys, lors de sa ressource pour éviter l’immeuble arrose de quelque 200 obus la façade sans toucher les mitoyens, dans un mouvement vertical bien ajusté (désolé, avocat du diable, je me pose des questions sur le nombre d’obus, question de vitesse d’approche, ‘rate of fire’ de 700 obus par minute, raison pour laquelle on répète ‘200’ obus puisqu’on part sur l’hypothèse d’un straffing de 20 secondes). Les obus qui ont frappé la façade de pierres de taille ne font pas grand dégât, ceux qui explosent les fenêtres… quatre tués et treize blessés graves dont un responsable de la Gestapo, pour la plupart des sources.
Le « hit and run » n’a pas échappé à la population environnante qui se précipite « pour voir ». Dans les heures qui suivent, les trams sont bondés, les bruxellois rigolent un coup. Ce qui ne plaît pas aux sbires de la Gestapo. Les badauds sont arrêtés et jetés pour quelques jours dans les cellules de la cave. Ils seront libérés peu après quelques coups de matraque, sans doute bien appliqués.
Le problème, me semble-t-il, remonte à l’attitude de la Royal Air Force quand de Selys avait proposé son plan d’action. Resté sans réponse, rappelez-vous. Or, une des victimes était un certain Müller, officier de son état. Sur le cadavre de ce dernier est récupérée une liste de membres des réseaux de résistance belge. Müller était un agent de l’Intelligence Service ! Je dis ça, je dis rien. En effet, l’IS n’est qu’un sigle de roman, on aimerait avoir plus de précisions et savoir à quel service il rapportait : M.I.6, S.I.S., S.O.E. ou dieu sait quelle autre officine dont les rapports doivent se trouver aux National Archives britanniques, sous un préfixe « WO » signifiant « War Office ». Accessible au public ou non ?
Le malheur est que cette liste, trouvée sur le cadavre, a propulsé des combattants de l’ombre vers les camps d’extermination. La Royal Air Force était-elle informée de ce Müller ? Personnellement, je ne le pense pas. Cloisonnement, chers amis. Il y a une différence entre les opérations « Rhubarb » et celles traitant de la résistance en pays occupés. Le débat reste ouvert…

La statue de Jean de Selys Longchamps et le n° 453 en arrière-plan (R. Dehon).
Ceci dit, à son retour, de Selys se voit remettre la décoration Distinguished Flying Cross et, pour cause d’indiscipline, se voit rétrogradé à un grade inférieur à celui qu’il possédait, à savoir Flying Officer (lieutenant d’aviation). Il quitte le 609 Squadron pour être transféré au 3 Squadron. Le 15 août 1943, de Manston, il part avec Charles Demoulin pour une opération de bombardement de nuit. « Windmill » pour Amiens et Jean pour la Belgique. Demoulin effectue sa mission et revient par Bray-Dunes. A sa droite, il voit un terrible barrage de Flak sur Oostende (Ostende) et semble-t-il un avion pris dans les projecteurs. A l’approche du Kent, il s’identifie et demande permission d’atterrir. On lui demande d’attendre, l’avion de de Selys est en premier. « Windmill » voit alors une forte explosion à Manston : Jean s’est écrasé ! Il atterrit et la confirmation suit. Aucune enquête n’a permis de savoir les raisons exactes du crash. Le héro du straffing de la Gestapo de Bruxelles repose dans le cimetière de Minster, Thanet, dans cette belle contrée du Kent. Il avait 31 ans.
C’est curieux, je me demande ce que les gens qui habitent et vivent dans cette belle demeure de l’architecte Stanislas Jasinski, élève de Victor Horta, doivent ressentir… s’ils connaissent cette histoire. Je ne suis franchement pas un gringalet mais je crois que je serais mal à l’aise (‘kiekebiche’) en descendant à la cave.
Robert Dehon

« Mes oiseaux de feu », Charles « Windmill » Demoulin, Julliard, Paris 1982.
« Les as de l’aviation belge », Hervé Gérard, Editions J. M. Collet, Bruxelles 1985.
Revue « Carnets de vol », brainstorming jamais publié, ca 1987.
« Hawker Typhoon », Mister Kit & C. H. Thomas, Editions Atlas,Il y a deux excellents sites sur la toile : http://www.verzet.org/ (en NL) et http://home.clara.net/clinchy/index.htm (en UK), ce dernier présente un intéressant dessin de l’attaque par l’artiste Patrick Sadler. Ce topic reste donc une mise en bouche dans l’espoir d’un bon gros bouquin sur la vie de Jean.

10:10 Publié dans aviation, aérodrome,sabena | Commentaires (25) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Écrit par : Charles | 01/12/2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : francis (titi) | 01/12/2007
Répondre à ce commentaireJacqueline, De Panne
Écrit par : jacqueline | 01/12/2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Nelly | 01/12/2007
Répondre à ce commentaireOui, l'avion sur la carte Liebig est un Tyffy avec verrière longue et portière. Le dessin est bon (j'ignore si le dessinateur est un spécialiste). Seul bémol, la teinte de la carlingue et des ailes; la photo de Hendon correspond mieux à l'époque du raid: camouflage. De même l'avion est mal positionné, mais cela donne l'avantage de pouvoir 'croquer' la façade entière; remarquez les petites silhouettes courant sur le trottoir.
@+
Robert
Écrit par : Robert | 01/12/2007
Répondre à ce commentaireA BIENTOT.
Écrit par : NICKY | 01/12/2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : willy vandebeules | 01/12/2007
Répondre à ce commentaireDes leçons à prendre pour certains!
Bon dimanche!
Écrit par : Daniel | 01/12/2007
Répondre à ce commentaireBravo Monsieur Dehon.
Écrit par : Guy Jonau | 02/12/2007
Répondre à ce commentaireBravo pour l'exactitude rigoureuse de tous les détails sur ce raid. Je connaissais cette histoire car ma mère m'en avait parlé ---- et au risque de "plomber" un peu l' enthousiasme général ---- elle m'avait dit que la majorité des Bruxellois n'avaient PAS apprécié ce raid (cet exploit ?) car -- toujours d'après ma mère -- les Allemands, de rage, avaient arrêté et vidé les 2 premiers trams sur l'avenue Louise et emmené les voyageurs en représailles... Vrai/faux ?, personnellement je n'ai RIEN trouvé pour étayer les affirmations de ma mère.
Par contre ce qui est certain, c'est qu'au retour de son raid, Jean Selys de Longchamps a été copieusement eng.. et...rétrogradé...et... décoré et je trouve que ces différentes attitudes entièrement contradictoires reflètent bien la difficulté de donner un jugement indiscutable sur ce raid. Daaag al men Chaukess. Gilbert
Écrit par : Delepeleere | 02/12/2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : sofei | 03/12/2007
Répondre à ce commentaireMa mère m'a dit qu'à l'époque, cela avait été perçu en général comme une bouffée d'oxygène par la population bruxelloise qui supportait difficilement la présence allemande. Mais qu'effectivement, pour une minorité, cela avait été très dur car ils ont subi la colère de la Gestapo.
Mais 30 ans après, j'ai plutôt entendu des commentaires positifs, les années ayant adouci les mauvais sentiments.
Quant à l'histoire de Müller, ne serait-il pas étonnant qu'un "agent secret" se balade dans le nid de l'ennemi avec une liste complète de résistants dans sa poche ?? C'est un peu gros, quand même !
Ne serait-ce pas une rumeur destinée à diminuer l'impact du geste de Jean ?
En tous cas, chapeau bas, pour moi c'est un véritable héros : sa volonté de passer en Angleterre malgré la menace d'une arme, parce qu'il voulait continuer à servir son pays ; sa volonté d'aller mitrailler la Gestapo malgré l'interdiction de ses supérieurs, et ainsi montrer à ses compatriotes qu'ils n'étaient pas oubliés à leur triste sort, qu'on se battait pour eux ... c'est un truc qui donne honte de ne penser qu'à sa petite personne et son petit bien-être ...
Écrit par : camille | 30/12/2007
Répondre à ce commentaireBeni soit ce courageux aviateur Belge et que son nom ne s'effacera jamais.
Écrit par : Alain B. | 08/02/2008
Répondre à ce commentaireSur mon site (voir URL), je raconte l'histoire des Forteresses Volantes bourrées d'explosifs qui étaient téléguidées sur les constructions spéciales d'Hitler. Plus qu'étrange !
Bonne lecture,
Robert
Écrit par : Robert | 11/04/2008
Répondre à ce commentairePOSTEZ VOS PHOTO VOUS MEME ET VOS COMENTAIRE VOUS POUVEZ MEME DISCUTRE ENTRE VOUS EN DIRECTE MAIS LES SOUVENIR SA DOIS RESTER ET JE FERAIT TOUT POUR QUE SA RESTE A+
Écrit par : STEPHANE DOSSIN | 12/04/2008
Répondre à ce commentaireBEAU SUJET SUR "BEBE"ET"MERE", QUE JE NE CONNAISSAIS PAS.MERCI.
BON W.E.
Écrit par : NICKY | 12/04/2008
Répondre à ce commentaireOUI NELLY MERCI ET LE SITE IL LES LA POUR NOUS LES MAROLLIENS A NOUS TOUSSE DE REMPLIRE POUR QU'IL RESTE LONTEMP UN OU DEUX SITE FAIT PAS DE MAL ET MERCI A VOUS TOUSSES
Écrit par : STEPHANE DOSSIN | 13/04/2008
Répondre à ce commentaireUn autre sujet aviation ? Mais comme le disait le général Alcazar « dé plous en plous diffissilé ». Je prépare un article qui aura deux retombées sur le net : dans le Pas de Calai et à Bruxelles, donc chez Sophie bien entendu. Le personnage central est le multimilliardaire belge Alfred Loewenstein. Celui-ci trouva la mort lors de son vol de Londres vers Bruxelles, en 1928. En fait, survolant la Manche, il est tombé de son avion ! Son corps fut retrouvé près du Cap Gris-Nez. Suicide ou meurtre ? L’énigme est toujours complète. Il repose au cimetière de Bruxelles à Evere… où les photos sont interdites. Bon, j’ai pris contact avec les instances compétentes et attends des éclaircissements.
Je suis aussi en contact avec un auteur anglais qui, semble-t-il, a écrit un livre définitif à ce sujet. Mais, vous me connaissez, j’aime aller un peu plus loin dans mes investigations.
L’histoire de Loewenstein vous rappelle-t-elle un élément, un souvenir qui pourrait « ajouter de la valeur » au topic ? Je pense simplement à une coupure de presse.
D’avance grand merci et comme aime le dire Alcazar « Caramba ! ».
@+
Robert
Écrit par : Robert | 27/08/2008
Répondre à ce commentaireUne nouvelle chronique sur mon site de la Côte d'Opale: les bombardements des hôpitaux d'Etaples en 1918.
Bonne lecture.
@+
Robert
Écrit par : Robert | 30/08/2008
Répondre à ce commentaireEnjoy, Robert.
Écrit par : Robert | 19/04/2010
Répondre à ce commentairedes hangars de zeplins allemands à EVERE. Avons nous des informations sur cet
exploit ?
Écrit par : lenaerts | 22/04/2011
Répondre à ce commentaireJe ne suis pas spécialiste mais dans le livre 'L'aérodrome de Haren-Evere' présenté dans la rubrique Aviation, il y a quelques pages consacrées aux Zeppelins, à leurs hangars et à l'attaque du 7 juin 1915. Le bouquin est de stock à la librairie du MRA.
RD
Écrit par : Robert Dehon | 23/04/2011
Répondre à ce commentairedécouvrant ce blog pour l'article sur Jean de Sélys, j'y vois également les recherches de Robert (27.08.2008) à propos d'Alfred Loewenstein.
A toutes fins utiles, si le sujet est toujours d'actualité, je peux lui signaler la publication, en 1929, à la Nouvelle Société d'Editions, d'un ouvrage de Maurice Privat (spécialiste des affaires judiciaires et énigmes) : "La vie et la mort d'Alfred Loewenstein, l'homme aux deux milliards".
Un exemplaire de cet ouvrage est en vente sur le site belge de Delcampe
Écrit par : philippe | 22/07/2011
Répondre à ce commentaireRobert
Écrit par : Robert Dehon | 24/07/2011
Répondre à ce commentaireJe ne connaissais pas votre site, mais j'y suis arrivé par hasard suite à une recherche sur l'immeuble de la Gestapo à Bruxelles.
J'ai donc également lu ce qui se rapporte à Jean de Selys Longchamps et sa fameuse attaque sur le 453 de l'avenue Louise.
Ce site m'a l'air très intéressant, j'y reviendrai ultérieurement, mais je voulais déjà vous signaler que http://www.verzet.org (figurant sur cette page) est hélas un lien mort!
Bravo pour le site.
Écrit par : Marco | 22/01/2012
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