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29/05/2007

un bruxellois dans la résistance

Mon oncle Joseph Hoeffler dans la résistance durant la seconde guerre mondiale.

 

Tente de rejoindre l’Angleterre pour combattre avec les alliés, mais ses essais restent infructueux.  Les contacts (entre autre un prêtre) sont méfiants et ne donnent pas suite à ses demandes.

 

En France, à Abbeville, il est engagé dans une entreprise belge travaillant pour les champs d’aviation en France occupée.  Les baraquements d’ouvriers se trouvant d’un côté de la Somme et le lieu de travail étant sur l’autre rive de celle-ci, il trouve l’opportunité de servir de passeur pour les évadés et personnes recherchées.  Il fera ainsi prendre à 90 personnes, en 3 mois, le bus des ouvriers traversant la Somme.  Il continuera jusqu’au jour où les allemands distribuent des numéros aux passagers du bus, rendant de cette manière tout passage clandestin impossible.  Il quitte dès lors la firme pour retourner en Belgique.

jef après la guerre

                     Mon oncle Jef ... Jo pour la résistance

 

En Belgique, c’est par le biais d’une infirmière sociale qui s’occupait de sa mère (ma grand-mère), qu’il rejoindra le Groupe G en 1940 à l’âge de 20 ans.  Il sera d’abord présenté à Henri ELIAS, chef direct pour la presse clandestine du front de l’Indépendance.

Il y sera dorénavant connu sous le nom de Jo.  ELIAS, par la suite, cèdera Jo au Groupe G ou Groupe Gérard qui est le Groupe chargé des sabotages.  Il est principalement composé d’intellectuels de l’ULB.  Jo aura comme instructeurs des canadiens anglais.

 

jef

Mon oncle en blouse blanche et casquette au dessus...milieur

 

Un des responsables du Groupe se nomme, BURGERS.  Jo aura souvent des contacts directs avec BURGERS , mais son contact habituel s’appelle Jean Hubert MEIRE.

Jo travaillera pour la région 4 (Bruxelles, Brabant Wallon) – Service de Sécurité dont il assurera les fonctions d’exécuteur.

Il possèdera un faux permis de port d’arme (il utilisera principalement un WALTER 7.65, mais aussi un BERETTA ou un PARRABELLUM, pour la mission Wauters*, une arme avec silencieux de même forme qu’une matraque (*voir plus loin).

Il aura le grade d’Adjudant SRA (service Renseignements et Actions).

 

img015

 

 

 

 

Les messages en provenance de Londres sur les ondes (BBC) et destinées à ce groupe, commençaient par : Message pour Philomène.  Ils étaient transmis par le War Office S-O-E (Special Operator Executive).  Le mot d’ordre transmis par Churchill était de mettre le feu à l’Europe.  Les cibles prioritaires étaient celle dont le bombardement aérien était rendu difficile par la proximité des habitations civiles. 

 

Jo effectuera des missions pour le front de l’Indépendance et pour le Groupe G.

 

Il recevra la Croix de Guerre avec palmes.  Caroline DEPROOST, sa compagne dans plusieurs missions obtiendra elle, la Croix de Guerre avec citation à l’ordre du Régiment (Renseignement et action emblème 2 sabres et 2 éclairs).

 

avis

Merci Roger Cornelis pour l'affiche...pub pour ton site http://sixties-collections.skynetblogs.be

 

Parmi ses missions, Jo transportera à plusieurs reprises des exemplaires du Journal LE FRONT.

Contrairement aux souhaits de ses chefs, il refusera de transporter ces colis par petits paquets, préférant risquer le tout pour le tout en transportant, en un seul trajet à l’aide d’une charrette à bras, l’ensemble des journaux.  Il parcourra ainsi, à la vue de l’occupant et à son insu, le trajet de la rue des Noyers à la rue de la Loi (dans la rue de la Loi se trouvaient la Kommandantur, la Weermacht et les Rexistes). 

 

affiche

beurk !

 

Il participera également à l’action du « faux Soir », en transportant celui-ci (rue de Ruysbroek –Imprimerie Wellens) mais aussi également en incendiant les camions qui devaient transporter le soir « volé ».  Cette action était rendue nécessaire étant donné que la manœuvre de diversion prévue par les anglais (un bombardement aérien) ne pouvait se faire.

 

Lors d’un transport, il fut arrêté par deux représentants de l’ordre qui soupçonnaient un trafic de marché noir.  Jo, avec un certain toupet, sans perdre le contrôle de soi, leur avoue tout de bon qu’il transporte des imprimés et déchirant l’emballage leur dit : « Vous voulez voir ».  Les agents interloqués, après s’être regardés et avoir jeté un regard furtif autour d’eux, n’ont pas insistés et se sont éclipsés.

 

faux soir 1943

reproduction de la première page du "faux" Soir

 

Autres missions :

-La libération de Tosia Darlinov une jeune sous-officier de l’armée russe (mission à préciser ?)

-l’élimination de NOTTENS, DESUTTER, Florentine GIRALD, WAUTERS (Florentine GIRALD échappera avec une blessure à la fesse, mais sera condamnée au peloton d’exécution après la guerre.  Elle mourut en femme courageuse, la tête haute.  WAUTERS, un traître du groupe G, reçu une balle dans le ventre mais parvint à s’enfuir malgré une poursuite par les deux compagnons d’armes de Jo.  Inexplicablement après la guerre, il profitera d’une pension d’invalide pour la blessure qui lui fut infligée !  Les deux autres individus ne purent être trouvés.  Ils seront également condamnés au peloton d’exécution après la guerre, en même temps que Florentine).

 

article presse

 

 

 

A une occasion, les allemands, qui cherchaient Jo, arrêtèrent son père Fernand (mon grand-père).  Sa mère Sophie THYS (ma grand-mère), amena ses enfants à la Kommandantur et menaça de les y laisser si leur père n’était pas relâché.  Le bluff réussit et Fernand rentra le jour même chez lui.

 

La gestapo est souvent descendue à l’adresse de Jo dans les Vieux Blocs pendant que celui-ci était réfugié dans l’église des Brigittines.

 

les sock agents et mon gd père

Mon grand-père était "stock agent" pendant la guerre (en bas à gauche) le voici avec ses compagnons...

 

 

Lorsque Jo fut arrêté (il voyageait dans un tram lorsque deux belges « Zivil Fändher » l’obligèrent à descendre) il fut questionné avec tous les moyens usuels utilisés par (la gestapo ?) durant 2 jours (il était convenu dans le Groupe G qu’en cas de capture, il fallait tenir 2 jours sans rien avouer, afin de permettre d’effacer toute trace du groupe).  Jo n’a jamais avoué quoi que ce soit et c’est peut-être pour cette raison qu’il ne fut pas exécuté, les allemands n’ayant pas de preuves tangibles qu’il appartenait à un groupe de résistants.  Jo conservera de nombreuses marques dues aux entailles qui lui furent infligées durant son interrogatoire.

 

Marché Saint Remi 1

    Dégâts pendant la guerre...ici à Namur...merci Francis Jacoby

trams dans la tourmente 3

 

 

 

 

Jo fut amené à BUCHENWALD dans le camp Roumain (extérieur au camp de triste renommée).  Il y restera 4 ou 5 jours avant de s’évader de la manière la plus simple, en sortant tout simplement par la grande porte en pleine journée !  (le fait de porter encore ses vêtements civils a probablement trompé les gardiens qui ont du croire avoir à faire à un ouvrier du camp).  Il n’ira cependant pas très loin, il parcourra une cinquantaine de km avant d qui ont du croire avoir à faire à un ouvrier du camp).  Il n’ira cependant pas très loin, il parcourra une cinquantaine de km avant d’être repris (comment ?)…

 

De BUCHENWALD, il sera amené à ILSENBURG où il participera à la construction des ailes de Folcke Wulf jusqu’au moment où, en représailles pour son évasion de BUCHENWALD il sera transféré dans une mine de sel à ATMESLEBEN à 300m sous le sol.

 

(à BROCKEN, point culminant du Harz, Jo a vu le château légendaire, point de rendez-vous des sorcières qui y célébraient la nuit de Walpurgis religieuses anglaises – qu’y faisait Jo ?)….

 

 

menneken aux couleurs de la libération...

               Menneken Pis aux couleurs de la libération...

 

Jo fut libéré lors de l’arrivée des chars de Patton.  Il était à ce moment à ILSENBURG.  Après une courte période à l’UNRA (organismes qui soignait les prisonniers avant leur rapatriement), Jo revient à Verviers par camion et reçoit un ticket de train et 100 FB pour son retour à domicile….la guerre est finie…

 

avenue Louise libération de BXL

 

                         Avenue Louise à la Libération

 

libération

 

 

 

 

 

Mon oncle est décédé en 2002 c’était un homme très cultivé qui aimait la lecture à tel point qu’il connaissait toutes les références des livres, des écrivains…incroyable.  Il en savait des choses sur Bruxelles aussi…ah s'il avait connu ce blog !  Après la guerre, il s’est rangé et a mené une vie très ordinaire.  De son expérience pendant la guerre, il a gardé un caractère très affirmé !

Commentaires

MON ONCLE ETAIT AUSSI STOCK AGENT LORS DE LA DERNIERE GUERRE?IL A ETE ARRETER RUE DU FAUCON ,IL N'EST JAMAIS REVENU

Écrit par : guillaume | 29/05/2007

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Le courage. Quand je lis ce topic quel courage ton oncle Jo et tous ces autres résistants avaient. Alors je me pose la question qu'aurais je fais, moi, pendant cette période de guerre? Pour être honnête je n'en ai pas la moindre idée. Le faux soir c'était 9 novembre 1943. J'ai vu le film avec Marcel Roels et Jean-Pierre Loriot tourné à Bruxelles, entre autre rue des Radis. On y voit le marché noir où on y parle le bruxellois. Le film est amusant . Mais dans la vie c'était autre chose. L'imprimeur Ferdinand Wellens avait fait sortir soixante mille exemplaires du faux "Soir" .Il fut victime d'une dénonciation, fut déporté en Allemagne et n'en est pas revenu.

Écrit par : Nelly | 29/05/2007

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Vas y Jo... Mon oncle était en Angleterre avec mon père.

Bonne soirée Sophie
Bizzzz

Écrit par : nictoo | 29/05/2007

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Tous les résistants ont été des héros, du plus petit rôle au plus grand: tous étaient les maillons d'une chaîne indispensable à la victoire de la liberté et de la démocratie. De vrais patriotes.

Écrit par : Daniel | 29/05/2007

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Le groupe G A son square et son monument, au milieu du bâtiment U, sur le campus du Solbosch. Il leur est rendu hommage à chaque St-V (hé oui, ce n'est pas qu'un cortège folklorique).

Écrit par : Patrick | 02/06/2007

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bonjour Patrick Merci pour l'info et bravo aux studen ...

Écrit par : sophie | 02/06/2007

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Le Faux Soir Hello,
Comme tant d'autres, je relis. Bon job sur Jo qui mériterait un article complet.
J'ai retrouvé une mauvaise photo de Bizuth dans un article traitant du Faux Soir avec une mini-interview de Paul Istaz, fils d'Edgar qui a participé à la distribution du FS. Il y a aussi un DVD (RTBF) du film de Schoutens (1956). De même, un bouquin de Marie Istas-Caporali "Le faux Soir" chez Collet, 1993 (sans doute un poche). Impossible de mettre la main dessus via Internet (même via Copernic).
Une idée comment en dénicher une copie ?
Thanks & @+
Robert

Écrit par : Robert | 04/11/2007

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copie Bonjour Robert, Quand tu parle d'une copie.
C'est celle du bouquin ou du Faux Soir ?

Écrit par : jeanke | 05/11/2007

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Faux Soir Salut Jeanke,
C'est le bouquin de Istas que je cherche.
Pour Bizuth, j'ai contacté les Editions Racine qui l'ont publié afin de savoir s'ils avaient une note biographique. Patience donc !
@+
Robert

Écrit par : Robert | 05/11/2007

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ROBERT BONSOIR,POUR INFO/LE<>SOIR/DE MARIE ISTAS AUX EDITIONS J.M.COLLET.RUE VICTOR GAMBIER,21 A 1180 BRUXELLES.REF:D/1987/2070/107.
ESSAYE LES BOUQUINISTES(OCCASIONS),BROCANTES.
A BIENTOT

Écrit par : NICKY | 05/11/2007

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Faux Soir Bingo ! Il y en a un ex. sur Chapitre ! Mais, comme j'ai d'autres 'Collet', à 21 € pour un pocket de 159 p (qualité de production faible faisant penser aux Marabout Junior des années 60), j'estime que c'est cher payé.
@+
Robert

Écrit par : Robert | 06/11/2007

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ROBERT TU AS RAISON,C'EST 20 EUROS DE TROP...J'AI PAYE LE MIEN...1 EURO!

Écrit par : NICKY | 06/11/2007

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Faux Soir Diable, Nicky, dis-moi (nous) tout, dans quelle cambuse l'as-tu trouvé ? A ce prix sympa, certainement pas à la Librairie de l'Escadron ? Super LOL.
Un mot d'explication: en B (enfin jusqu'à demain) il y a 2 spécialistes en livres de guerre, l'Escadron et De Krijger à Erpe-Mere (une espèce de dépôt assez fou). La librairie des Renards - que vous devez tous connaître - possèdent aussi quelques bons bouquins, dont, pour les amateurs de bunkers, le sublime ouvrage de Jean-Claude Gautrand "Forteresses du dérisoire".
@+
Robert

Écrit par : Robert | 06/11/2007

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recherche résistants Bayard... Bonjour,
En faisant des recherches sur le premier mari de ma grand-mère, j'ai appris qu'il avait été résistant dans le réseau Bayard B.B. (brise botte) pendant la guerre. Il s'appelait Georges Testart (puis Melotte en 1942). Il a été arrêté par la GFP (geheime feld polizei) à leur domicile à Overijse en juillet 1943 ainsi que ses parents : son beau-père (Charles Melotte) et sa mère (Léonie vanderstraeten). Ils étaient tous les 3 membres du réseau depuis septembre 1942. Ils furent emmenés au siège de la Gestapo, rue Traversière (st Josse) puis quelques jours à Anvers et ensuite à la prison de st Gilles. Léonie, malade, fut libérée sous surveillance au début septembre 43. Georges et Charles furent envoyés en Allemagne en février 44. Charles Melotte est mort à Gross-Rozen en novembre 44.
Georges fut lui libéré par les Alliés (avril 1945) à Buchenwald, puis fut envoyé dans un Hilfkrankenhaus pour un mois .A son retour en Belgique, il pesait encore juste 37 kilos. .....Au cours de mes recherches, j'ai appris qu'ils avaient étés arrêtés suite à une trahison (suite à l'infiltration du réseau Bayard de Liège par Prosper de Zitter)..........J'ai aussi eu accès à la liste des co-inculpés de Charles Melotte et donc membres de cette partie du réseau Bayard. ***voici leurs noms : CHARLES MELOTTE, SIDNEY WEBB, GEORGES MELOTTE, JOSEPH SOETENS, JULES DURUISSEAU, PAUL COPPENS, THEOPHILE DEWALTE, SYLVAIN VAN DAMME, LOUIS CAMPION, JEANNE JORDENS, FRANCOIS KINTZINGER, MADELEINE VAN DE WALLE, VIRGINIE KINTZINGER, GUILLAUME VAN HOVE, EMILE PLEETINCKX, VICTOR DE GEYNST, BENOIT HOEBEKE, FRANCOIS ALEXANDER BRUYNS, EDOUARD GASTON PRAGA et FERNAND WELLENSTEIN. *** ......à part Sidney Webb (+1978) et Louis Campion, je n'ai trouvé aucune mention des ces gens nulle part. Ni de cette partie du réseau Bayard créé par Emmanuel Jooris (lieutenant colonel A.R.A.+ Gross Rozen)....si l'un d'entre vous connait ou a connu l'une de ces courageuses personnes, je vous serais reconnaissant d'en parler ici.
A.R.A. signifie je crois Armée de Renseignement et d'Action.
Léonie fut Agent auxilière de 1ère classe ARA.
Charle Melotte fut lieutenant ARA à titre postume.
Georges Melotte fut adjudant ARA. (arrêtés pour espionnage, agents de liaison, transports de documents) ils s'occupaient aussi de transport d'aviateurs et d'armes, mais ces faits restèrent ignorés de la GFP. Ils cachaient et convoyaient les aviateurs depuis la gare du Midi jusqu'au nord de la France (Lille).

Écrit par : jl | 06/01/2009

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Je pense que ce Jules Duruisseau (que je n'ai pas connu), était mon grand-oncle. Si c'est bien lui, il est né à Oizy (BIEVRE) le 26 novembre 1902 et est mort en Allemagne en 1944 (Déporté). Je crois que ma grande-tante, (son épouse) s'appelait "Flora". C'est tout ce que je peux dire à son sujet et si vous en savez plus, merci de m'informer, cela me ferait plaisir.

Écrit par : GILLARD | 07/04/2015

résistant dernière guerre Au niveau des aviateur anglais et résistant qui ont aidé voir info sur www.réseaux comète.be ou plus en anglais.
le réseaux comète retrace l'histoire des passages entre la Belgique et l'Angleterre avec le nom des résistants comme ma grand mère dcd en camps.

Écrit par : bouvy | 10/01/2009

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Résistants... Merci pour l'info, mais j'ai déja cherché de long en large sur internet, sans succès.
Je pense que cette section (Acta) du réseau BB Bayard est restée dans l'anonymat le plus complet. J'ai pu voir, grâce à de nombreux documents, à quel point Georges Melotte et Léonie, sa mère, ont eu des difficultés pour être reconnus comme résistants. Léonie n'a été reconnue résistante qu'au milieu des années '50 (elle est morte après un très longue maladie en 1947!).
Georges s'est remis directement au boulot en Belgique, malgré son état de santé.
Il a même reçu la visite, une fois rentré d'Allemagne, de deux policiers de Woluwé qui ont tenté de lui reprendre tout ses papiers et preuves de déporté, ce qu'il a refusé (il a envoyé directement ces documents au Ministère de la Reconstruction et à l'Office National des Anciens combattants en les suppliant de l'aider, ce qu'il ont fait).
Il ne possédait plus rien et a du se battre de nombreuses années pour bénéficier de l'héritage de son beau-père mort à Gross-Rosen.
L'administration et ses ronds-de-cuirs avait repris ses droits et lui a mis des bâtons dans les roues à chaque pas...
Les déportés étaient la mauvaise consience de bien des Belges et ont essayait, avec pas mal de succès hélas, de les décourager et de les rendre silencieux.
J'ai souvent entendu de la part d'anciens restés à Bxl pendant la guerre, que les prisonniers de guerre "n'avaient pas été si malheureux et qu'en Allemagne, ils avaient du prendre du bon temps dans les fermes teutonnes !"....et que "les allemands n'étaient pas tous méchants et que beaucoup étaient même des gens très bien...mais qu'ils avaient dû obeir...ya, ya, mamzelle, la kerre, gross maleuur, ach... ".

Écrit par : jl | 10/01/2009

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Réaction à Recherche résistants Bayard Dans la liste des co-inculpés à Charles Melotte, figure le nom de mon père VICTOR DE GEYNST. Vous demandez de témoigner sur ce forum à propose de ces personnes. Mon père est décédé en 1992 à l'âge de 80 ans. Il a toujours été très 'secret' sur sa participation à la résistance. Pas de traces écrites de cet épisode de sa vie en dehors d'une parution du récit de sa libération (il fut arrêté, torturé et ensuite emprisonné à la prison de Forest pour ensuite être fait prisonnier politique et enfermé un camp en Silésie (Pologne actuellement) dont je ne me souviens pas du nom. Il a été libéré en 1944 lors de la prise de la zone par l'armée russe, puis évacué par la mer noire pour arriver à Marseille au moment de la libération de la France. Il a reçu diverses décorations (dont l'Ordre de Léopold avec palme) et restait très actif dans les réunions d'anciens résistants. Ma mère (de 14 ans sa cadette) doit pouvoir avoir des informations plus précise, ainsi sans doute que des noms de l'un ou l'autre de ses compagnons de résistance. Si vous souhaitiez plus d'informations, ...et surtout plus de précisions. je me ferai un plaisir d'en rechercher en souvenir de mon père, des résistants et de leur action.

Écrit par : Claude DE GEYNST | 20/02/2009

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. .

Écrit par : jl | 21/02/2009

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Victor De Geynst... Bonjour Claude,
Merci pour toutes ces précisions!
Si votre père a été prisonnier politique (ce qui est pratiquement certain), un dossier le concernant, lui et ses activités, devrait se trouver au Service des Victimes de Guerre (square de l'Aviation, près de la gare du Midi). Ces gens sont très biens et serviables et si vous leur dite le but de votre recherche, ainsi que le nom et la date de naissance de votre père, il vous en enverrons gratuitement (dans le cas où ce dossier existe) une copie.
Ce serait sympa de me tenir au courant de vos recherches et des éventuels résultats.
Si votre père a fait son service militaire, ou bien est seulement passé par le centre de sélection de l'Armée, ou s' il a reçu un grade A.R.A., alors, il doit normalement exister un dossier sur lui (consultable gratuitement) au service de la Matricule (Quartier reine Elisabeth à Evere).
Ce n'est que justice que de vouloir sortir ce réseau de l'oubli.
Bonne chance dans vos recherches!

Écrit par : jl | 21/02/2009

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L'office Central de la Matricule (OCM) se trouve maintenant à l'hôpital militaire à Neder-over Heembeek, à la DGHR (bien que les énormes archives se trouvent toujours au bloc 6C à Evere). Il y a aussi le Centre de Documentation Historique à Evere. La bibliothèque centrale à Evere possède aussi un énorme paquet de bouquins historiques sur les guerres. J'y ai travaillé.

Écrit par : chantal | 27/02/2009

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. Merci pour ces précisions Chantal, je ne savais pas que l'office de la matricule avait déménagé. Cela veut-il dire que l'on ne peut plus se rendre chez l'adj Van Tilborg pour y consulter un dossier? Pour ceux que cela intéresse, le Centre de Documentation Historique (à Evere) est fermé le jeudi et le vendredi. ps : est-ce que tu ne serais pas apparentée à Griselda Wijnants, la belle fille de Georges Melotte, cité plus bas?

Écrit par : jl | 28/02/2009

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Bravo pour votre article.
Mon grand oncle ,Henri Liesnard était capitaine à ARA.
Son nom de code dans le réseau Bayard était Bob P F 97.
Effectivement ce reseau est fort peu connu et je suis heureux que vous en parlier si bien dans votre article.

Écrit par : Liesnard Jean-Marc | 27/09/2010

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je suis la fille de marie jose tinchant ,asasinée à ravensbrug le 28 mars 1945.dans la chambre a gaz....je suis ayant droit de prisonier politique,mais elle a étée aussi aretée pour raison racial,etant de pere mexicain..
je ne connais rien de ses activitées,peux etre quelquún de votre entourage sait quelque chose..nous avons fait beaucoups de recherches,ont m,a parler de rode kapel,y de zero..mais je sais que elle etait pianiste,cad que elle envoyait des mesages ..son frere aussi ,jose tinchant y pierre ruhl ou rulh ,beau frere..si quelquún veut m,ecrire .lv.acker@hotmail.com...merci ..y felicitation pour ces articles qui m,interesent enormement ...y me consernent..pour ma part ,je suis à las palmas ..liliane

Écrit par : liliane van acker | 06/10/2010

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Mon grand père Pierre Peerboom à aussi été arrêté à Bruxelles suite aux dénonciations de DE Sutter.Il faisait partie du réseau Bayard et a aussi travaillé avec le groupe G.Il a été déporté à Gross Rosen et y est décédé ...à la libération du camp!J'aimerais bien avoir des renseignements sur les conditions de vie dans ce camp

Écrit par : merveille yvette | 28/10/2011

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j'aime vous lire toutes et tous. mais j'ignore comment ma mère a pu vivre cette guerre la peur au ventre pas résistante reconnue mais résistante active. aviateurs anglais,armes cachées ... elle détestait les actes de son jeune frère "résistant reconnu" : un peu trop un jeu de piste et tuer du boche. la résistance est un mot que j'ai aimé.dans la bouche de ceux qui m'en ont peu parlé et dont j'ai découvert le parcours .et un réfractaire n'est pas un résistant.

Écrit par : bilmans joële | 14/11/2011

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Je suis occupé à reconstituer le parcours de ma grand-mère paternelle décédée à Ravensbrück en mars ou avril 1945.
Elle faisait partie d'un réseau dont j'ignore encore le nom (ils se livraient au recueil de renseignements et à l'évasion d'aviateurs britanniques). Arrêtée le 15 décembre 1940, elle a été, avec ses compagnons condamné en février 41 à la peine de mort (commuée à cette époque en détention à vie). Les 11 hommes du réseau furent fusillés et les femmes (4) déportées (dont Mmes BAILLY). Leurs noms figurent sur le monument du tir National.
Son nom était Germaine GUERIN; elle vivait rue Lefrancq, 47 à Schaerbeek, mais fut jugée et emprisonnée sous son nom de jeune fille DIRIQUE.
Si quelqu'un-e peut moi aussi m'aider dans mes difficiles recherches...

Écrit par : Michel Guérin | 29/02/2012

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SVP n'oubliez pas qu'il existe une association patriotique nationale fondée en sept. 1945 et qui est 100 % consacrée aux Agents des Services de Renseignement et d'Action :
asbl RUSRA-KUIAD vzw (www.rusra-kuiad.blogspot.com, cliquer ensuite sur "afficher mon profil complet" pour découvrir les autres sujets proposés). Vous poiuvez également rejoindre l'association comme membre sympathisant. L'adresse e-mail de l'association est : rusra-kuiad@skynet.be

(s) Paul-M. Renard, secrétaire national a.t. asbl RUSRA-KUIAD vzw (13-0522)

Écrit par : RENARD Paul-M. | 22/05/2013

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Je vous remercie pour l'information Mr Renard. Je note ;) ... c'est très intéressant et cher à mon coeur.

Écrit par : sofei | 23/05/2013

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Photos de Namur
Bonjour ! Votre article est très bien fait. Je me demandais juste s'il y avait un moyen d'obtenir les contacts de M. Jacoby, l'auteur (ou détenteur des droits) des photos de Namur. Actuellement occupé à rédiger un dossier pédagogique pour rhétoriciens namurois, je souhaiterais le contacter afin de pouvoir obtenir avec son consentement la possibilité de reprendre ses photographies en guise d'illustrations. Mon adresse mail : romain.creccide@gmail.com. Merci beaucoup pour votre aide.

Écrit par : Romain Veys | 11/06/2013

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Cher monsieur,
Lors de la création de mon blog, monsieur Jacoby a pu me fournir une quantité impressionnante de cartes postales et photos. Je ne le connaissais pas personnellement mais nous échangions souvent divers courriers où il me faisait part de ses soucis de santé liés à son grand âge. Cela va bientôt faire 4 ans que je n'ai plus aucunes nouvelles de lui. Entre-temps, mon adresse e-mail à changée et je n'ai plus accès à l'ancienne. Je suis donc dans l'impossibilité de pouvoir vous fournir son adresse e-mail hélas et j'en suis bien désolée.

Écrit par : sofei | 21/06/2013

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C'est dommage.
Mais je vous remercie pour votre réponse. J'ai entre temps pu contacter d'autres personnes-ressources et je vais donc chercher de ce côté-là.
Je vous souhaite une excellente journée.

Écrit par : Romain Veys | 28/06/2013

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Bonjour,
un gran bravo pour cet article!Je suis vidéaste amateur de la règion de Wavre et je tiurne un film sur la résistance locale et je récolte des témoignages divers.j'ai obtenu vos références en écrivant le nom Dezitter qui m'intéresse pour des faits de répressions d'évadés alliés + patriotes résistants.Il était accompagné par sa maîtresse appelée Florence Girault (dit Annie).Vous nommez "DEZUTTER" et Florence Girald.Pourriez-vous m'indiquer l'origine de ses données.
Par la même occasion, m'autorisez vous (en vous citant dans le générique) à utiliser les photos de votre oncle?Merci d'avance pour votre réponse.
Cordialement, Alain Libert

Écrit par : Alain Libert | 06/12/2013

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Bonjour Monsieur Libert, ce document se trouvait dans la valise de ma grand-mère sans aucunes mentions de l'auteur. Ce doit être une copie du document lors de sa remise de médaille (que je ne possède pas). Vous pouvez bien entendu utiliser la photo de mon oncle. Bien à vous,
Sophie Peeters

Écrit par : sofei | 16/12/2013

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